One Thing in a French Day Podcast
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One thing in a French day: A small slice of a Frenchwoman's day -- in France and in French. A fun way to improve your French! (With language level and podcast transcript on the website.) On Tuesdays, Wednesdays and Thursdays.
About Podcasting:
For those of you new to podcasting, Click Here to read our "Introduction to Podcasting" Article.

Be the First to Review One Thing in a French Day Podcast
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Podcast Website: http://onethinginafrenchday.com
Gazouillis
Author: Laetitia Fri, Jun 19, 2009
Test lié au changement d'hébergeur.
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Eh, c'est ma poussette
Author: Laetitia Fri, Jun 5, 2009
Cet aprĂšs-midi, mes filles et moi avons retrouvĂ© Caroline et ses filles au parc. Nous choisissons un banc et les filles jouent devant nous. Enfin, les plus petites. Câest un moment sympa. Caroline et moi bavardons. A un moment, la petite Felicia a rĂ©clamĂ© sa mini poussette. Je lâai dĂ©pliĂ©e et elle est partie avec. Je la suivais du regard. Elle, pas le moins du monde prĂ©occupĂ©e Ă lâidĂ©e de sâĂ©loigner, est partie Ă lâautre bout du parc en direction de lâaire de jeux. Voyant quâelle sâĂ©tait beaucoup Ă©loignĂ©e, je me suis levĂ©e et je lâai suivie. Entre temps, elle avait lĂąchĂ© sa mini poussette et elle avait entrepris de gravir le toboggan par la pente. - Non, non Felicia, lĂ câest pour descendre! Tu ne peux pas monter par lĂ . Je lâattrapai juste avant quâun enfant ne lui fonce dessus en descendant. Câest alors que je me rendis compte que la mini poussette avait disparu. Un petit garçon lâavait empruntĂ©e. Lorsque je mâapprochai de lui pour quâil me rende la poussette, il sâen alla en courant. La grande fille de Caroline, qui avait vu la scĂšne et sâĂ©tait approchĂ©e, commença Ă lui courir aprĂšs avec une de ses copines. Felicia dans les bras, je lui courais aussi aprĂšs en lui disant : - Allez, rends-nous la poussette! Elle nâest pas Ă toi!! Se voyant ainsi poursuivi, le garçon, un peu affolĂ© tout de mĂȘme, couru encore plus vite! Pour finalement buter contre sa propre mĂšre, les mains sur les hanches, le regard courroucĂ©. - Rends ça tout de suite Ă la petite fille! lui dit-elle - Non! rĂ©pondu le garçon en faisant mine de sâenfuir. Mais il Ă©tait tombĂ© sur plus rapide que lui. Sa mĂšre, plus rapide que lâĂ©clair, lâattrapa par le bras, pris la poussette, me la tendit et lâinstant dâaprĂšs assena une belle fessĂ©e au garçon. CâĂ©tait peut-ĂȘtre un peu exagĂ©rĂ©. Nous lâavons regardĂ© sâĂ©loigner pleurant Ă chaudes larmes. Quelques minutes plus tard, il avait piquĂ© une autre mini poussette!
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Coupe plaisirs gùchée
Author: Laetitia Wed, Jun 3, 2009
Cet aprĂšs-midi, jâai vu mon amie Natasha. Enfin! Nous Ă©tions vraiment trĂšs contentes de nous retrouver. Bien sĂ»r, notre rendez-vous avait lieu chez LadurĂ©e Ă la Madeleine. Nous avons Ă©tĂ© installĂ©es au premier Ă©tage Ă une large table. De ma place, je pouvais voir la circulation sur la place. Nous avons toutes les deux choisi de prendre une glace. Natasha a choisi une coupe Ispahan : sorbet framboise, glace aux pĂ©tales de roses, framboises fraĂźches, litchis, coulis de framboises, crĂšme Chantilly. Jâai choisi une coupe plaisirs : sorbet framboise, glace vanille, framboises fraĂźches, coulis framboise, crĂšme Chantilly. Nous avions commencĂ© Ă bavarder tranquillement lorsque les coupes de glace sont arrivĂ©es. Alors, lĂ , silence religieux. Quel dĂ©lice! Et puis, tout Ă coup, dĂ©barque Ă la table dâĂ cĂŽtĂ© un couple de touristes accompagnĂ© de deux jeunes femmes copies conformes lâune de lâautre : jeans moulants taille basse, dĂ©bardeurs blancs, lĂšvres refaites (mal refaites), longues chevelures noires, bronzage (dĂ©jĂ bronzĂ©es?). Deux vĂ©ritables corneilles qui se mirent Ă parler terriblement fort pour raconter Paris et dâautres choses Ă leurs amis touristes. Natasha leur a lancĂ© des regards noirs! Je nâentendais mĂȘme plus mes pensĂ©es dans ma tĂȘte! Finalement, je me suis laissĂ©e happĂ©e par le flot de leur monologues respectifs (chacune avait pris Ă part un des touristes) pour entendre quelque chose dâabsolument hilarant : - You know, when I go to the OpĂ©ra Garnier I feel like Iâm Marie-Antoinette! Oh, oh, chĂšre corneille, tu manques de repĂšres historiques! En effet, lâOpĂ©ra Garnier fut construit dans la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle alors que tout le monde sait que Marie-Antoinette nâa pas survĂ©cu Ă la RĂ©volution Française et mourut guillotinĂ©e en 1793!
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Une belle corneille
Author: Laetitia Mon, Jun 1, 2009
Hier soir, alors que nous rentrions de promenade, Micaela mâa fait remarquer un oiseau perchĂ© sur le rebord dâun balcon du dernier Ă©tage de notre immeuble. - Regarde lâoiseau Maman? Câest une pie? - Non, câest une corneille. Tu vois, elle est toute noire. Une pie est noire et blanche et sa queue est plus longue. - Quâest-ce quâelle fait la corneille? - Euh, on dirait quâelle attend. - Elle attend qui? - Ses copines, pour lâapĂ©ritif. - Ah. En fin de soirĂ©e, alors quâil ne faisait pas encore tout Ă fait nuit, je suis allĂ©e fermer les volets de notre chambre. Jâaime bien respirer lâodeur du soir, suivre du regards quelques martinets, regarder le grand marronier agiter doucement ses branches. Câest justement en suivant le vol dâun martinet que jâai remarquĂ© que la corneille Ă©tait toujours Ă sa place, sur la rembarde du balcon. Impassible, elle ne bougeait pas. Jâai trouvĂ© cela Ă©trange. Jâai appelĂ© mon mari pour quâil vienne voir. - Regarde, la corneille est toujours lĂ . - Elle dort peut-ĂȘtre? Ce matin, lorsque jâai ouvert les volets, elle Ă©tait toujours Ă sa place! Je suis allĂ©e prendre mes jumelles pour lâobserver de plus prĂšs. Jâai pu distinguer son plumage, ses yeux, son bec. CâĂ©tait un peu terrifiant de la dĂ©couvrir de prĂšs. Lorsque jâai annoncĂ© Ă mon mari quâelle nâavait pas changĂ© de place, il mâa dit âĂ mon avis câest une fausse corneilleâ. La corneille nâayant toujours pas bougĂ©, je dois conclure quâil a raison. Mais quelle idĂ©e quand mĂȘme de mettre un pareil oiseau sur son balcon! La nouvelle adresse du podcast Ă partir du 9 juin : http://onethinginafrenchday.podbean.com/feed Via iTunes le changement sera automatique.
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En voiture
Author: Laetitia Sun, May 31, 2009
Ce matin, mon pĂšre mâa emmenĂ©e en voiture faire quelques courses dans une zone commerciale Ă un quart dâheure (en voiture) de chez moi. Vous vous demandez peut-ĂȘtre pourquoi je nây suis pas allĂ©e toute seule, comme une grande, au volant de la twingo familiale? Eh bien pour la simple raison que je nâai pas mon permis de conduire! Un jour peut-ĂȘtre lorsque jâarriverai Ă dĂ©passer la peur que je ressens, je passerai mon permis. Jâai peur parce que nous avons Ă©tĂ© vicitimes mon mari et moi il y a plus de dix ans dâun conducteur qui sâĂ©tait endormi au volant sur lâautoroute. A cette Ă©poque je passais mon permis de conduire. Jâai dĂ» tout arrĂȘter, jâavais trop peur. Mais, je supporte bravement toujours les mĂȘmes remarques sur le fait que je nâaie pas le permis. âTu pourrais en avoir besoin pour tes enfants ou pour ton travailâ, âTu ne peux pas dĂ©pendre des autres Ă©ternellementâ. Jâaurais eu un accident de ski, tout le monde comprendrait que je ne veuille pas remonter sur des skis, mais jâai failli perdre la vie, je me sens incapable de reprendre le volant et on me fait des remarques! Enfin! Et puis, comme ça, je passe un moment avec mon pĂšre. Et jâai trouvĂ© ce que je voulais dans les magasins, une nouvelle pomme de douche! Le calcaire avait fini par avoir raison de la prĂ©cĂ©dente.
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Visite d'un bed and breakfast
Author: Laetitia Sat, May 30, 2009
Je commence par une annonce Ă propos du pique-nique, je remercie tous ceux qui mâont Ă©crit pour me dire quâils viendraient. Jâallais prendre mes billets Eurostar, mais les prix avaient tellement augmentĂ©s pour le 13 juin que jâai dĂ» renoncer. 400 euros lâaller-retour, ce nâest pas pour ma petite bourse. Par contre, je vous propose de le remettre en septembre. Je fixerai la date avant de partir en juin et je mây prendrai bien plus tĂŽt pour acheter mes billets. Est-ce que cela vous convient comme ça? JâespĂšre que vous serez nombreux Ă venir. Jâai trĂšs envie de faire votre connaissance.
Visite dâun B and B Mon frĂšre qui vit en Allemagne mâa annoncĂ© il y a quelques jours quâil envisageait de nous rendre visite prochainement. Je lui ai alors proposĂ© de me renseigner sur un bed and breadfast prĂšs de chez moi. Câest une de mes amies qui est italienne qui mâen a parlĂ©. Son frĂšre y avait logĂ© avec sa famille Ă lâoccasion dâune visite. Donc, aujourdâhui, mes filles et moi sommes allĂ©es sonner Ă lâinterphone du bed and breakfast. - Ouiiiiiii? - Bonjour Madame, je voudrais des renseignements sur votre bed and breakfast. - Entrez, je vous en prie. Nous avons alors poussĂ© la grille du pavillon pour dĂ©couvrir un beau jardin. La dame est sortie de sa grande maison pour nous accueillir. - Bonjour, je suis CĂ©cilia, mâa-t-elle dit en me tendant la main. CĂ©cilia, trĂšs sympathique Anglaise (dâaprĂšs moi) nous a fait faire le tour du propriĂ©taire et nous a montrĂ© deux des trois studios qui composent son b and b. - Vous voyez, chaque studio peut loger quatre personnes. Il y a une kitchinette, une salle de bain et une entrĂ©e indĂ©pendante sur le jardin. - Câest trĂšs agrĂ©able! - Je ne vous fais pas visiter le troisiĂšme studio car il y a un couple dâAmĂ©ricains et ils dorment encore. CĂ©cilia mâa remis une carte de visite avec lâadresse de son site Internet et elle a longuement dit au revoir Ă mes filles. - Oh, vous ĂȘtes trop mignonnes! Je rĂȘve dâavoir des petites-filles comme vous! Revenez me voir quand vous voudrez! Et nous avons quittĂ© le jardin enchanteur.
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Blanquette de veau
Author: Laetitia Fri, May 22, 2009
GrĂące Ă Bergamote, que je remercie chaleureusement au passage pour son commentaire Ă propos du billet âPains au laitâ, jâai dĂ©couvert le blog de cuisine de Lilo. Jâai consultĂ© lâindex des recettes et jâai dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© quelques recettes tout Ă fait dĂ©licieuses (simples et Ă ma portĂ©e en matiĂšre de temps : la tarte banane-chocolat et les rillettes de maquereaux). Mais il y a une recette qui a tout de suite attirĂ© mon attention, câest celle de la blanquette de veau. La blanquette de veau, câest tellement bon, câest tellement doux, bref câest un plat savoureux. Bien que ce soit davantage un plat dâhiver, jâai dĂ©cidĂ© de me lancer. Hier, je suis allĂ©e chez le boucher acheter le veau. - Vous savez quelle est la diffĂ©rence entre une blanquette et un sautĂ©? mâa-t-il demandĂ©. - Euh, je nây ai jamais rĂ©flĂ©chi, ai-je rĂ©pondu. - Eh bien une blanquette se cuit Ă lâeau et pour un sautĂ© on fait revenir la viande. - Ah! Câest Ă©vident, maintenant que vous le dĂźtes. - Mais, dĂźtes-moi, je vois que vous avez bien rĂ©visĂ© votre recette... Vous avez lu la liste des ingrĂ©dients, ce qui est dĂ©jĂ pas mal. Il est un peu moqueur ce boucher. Ce matin, câĂ©tait le grand moment. JâĂ©tais devant mes fourneaux Ă huit heures et demi. Certains points de la recette de Lilo nâĂ©taient pas clairs pour moi, comme par exemple la rĂ©alisation du roux. âFaĂźtes un rouxâ dit Lilo. Dâaccord, mais comment fait-on? Heureusement, je me suis souvenue que jâavais quelque part une autre recette de blanquette. Le roux y Ă©tait trĂšs bien expliquĂ©. Il faut faire fondre le beurre, ajouter la farine et faire cuire Ă feu doux pendant cinq minutes. Jâai Ă©galement imprimĂ© une recette dâun autre site Internet et, naviguant dâune recette Ă lâautre, jâai fait ma blanquette. Ăa mâa occupĂ©e toute la matinĂ©e. A midi, Micaela, prĂ©sidente du jury, mâa donnĂ© son verdict : - Maman, est-ce quâon peut manger de la blanquette tous les jours? Câest trop bon! Ăa tombe bien, jâen ai fait pour huit personnes!
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Varicelle
Author: Laetitia Wed, May 20, 2009
Ăa y est, Micaela a la varicelle! Hier, jâai remarquĂ© un petit bouton dans son cou, mais je ne me suis pas inquiĂ©tĂ©e. Je pensais quâil sâagissait dâun bouton de chaleur. Ce matin, au petit-dĂ©jeuner, Micaela me dit : - Regarde Maman, jâai un grain de beautĂ© sur le doigt! - Ah? Fais voir! Oh lĂ lĂ , mais ce nâest pas un grain de beautĂ©, câest une cloque! Jâai alors soulevĂ© son pyjama pour dĂ©couvrir tout un tas de boutons semblables sur son torse et dans le dos. - Ah, Micalea, tu as la varicelle! - Non, je ne veux pas avoir la ravicelle... je ne veux pas vomir! - Mais, tu ne vas pas vomir! Tu vas juste avoir des boutons et ne pas aller Ă lâĂ©cole. - Je ne vais pas aller Ă lâĂ©cole? - Non. - Ah, je suis dâaccord alors pour la ravicelle. Ceci entendu, nous sommes allĂ©es Ă la pharmacie acheter les granules contre les dĂ©mangeaisons de la varicelle et une lotion assĂ©chante pour les boutons. La pharmacienne qui est aux petits soins pour moi depuis que je lui ai fait goĂ»ter une tranche de brioche faite maison mâa donnĂ© tout un tas de conseils : âMicaela peut sortir, mais ne la mettez pas au soleil. DĂ©sinfectez bien les boutons plusieurs fois pas jour. Ne la couvrez pas trop pour dormir!â. Nous sommes rentrĂ©es Ă la maison. Micaela semble ravie de son nouvel Ă©tat et de ses dĂ©corations quâelle admire dans la glace. Felicia nâa pas Ă ĂȘtre jalouse. A mon avis, juste le temps de lâincubation et ce sera bientĂŽt son tour.
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Comme si j'allais au travail
Author: Laetitia Tue, May 19, 2009
Ce matin, jâavais un rendez-vous de bonne heure Ă Paris et jâai pris le train en pleine heure de pointe. Je suis arrivĂ©e Ă la gare Ă 8h34. Le prochain train pour Paris Ă©tait affichĂ© Ă 8h39, quai C. Dans le couloir central de la gare, celui qui dessert les diffĂ©rents quais, les gens marchaient, pressĂ©s, habillĂ©s pour le travail, les yeux rivĂ©s sur les panneaux dâaffichage. Je me suis fondue dans la masse, prenant le rythme imposĂ© par la foule. En haut de lâescalier qui mĂšne au quai C, jâai aperçu un voisin. Arnaud. On se croise de temps en temps. Nous avons fait le trajet ensemble jusquâĂ Saint-Lazare. Nous avons parlĂ© de son travail. Il a un chef qui lui met la pression Ă cause de ses horaires. Il arrive un peu tard aprĂšs avoir emmenĂ© ses filles Ă lâĂ©cole et câest mal vu. Ce qui est injuste, câest quâil fait trĂšs bien son travail et quâil a dâexcellents rĂ©sultats. Mais seules les apparences comptent! Il faut trop souvent pour ĂȘtre bien vu arriver tĂŽt et partir tard, mĂȘme si câest pour brasser du vent! A cause de cela Arnaud va au travail Ă reculons. Quand je travaillais dans une entreprise câĂ©tait bien souvent mon cas. Quâest-ce que je suis heureuse dâĂȘtre ma propre patronne! Pas de rumeurs sur mon cas, pas de coups bas de mes collĂšgues, pas dâaugmentations de salaire mesquines, pas de reproches injustifiĂ©s pour quâun chef puisse se dĂ©fouler, pas dâhorizon bouchĂ©e pour mes projets... juste parfois un peu de solitude. A Saint-Lazare Arnaud a pris le RER E et jâai marchĂ© jusquâau mĂ©tro Havre-Caumartin pour attraper la ligne 9.
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Nouvel hébergeur
Author: Laetitia Fri, May 15, 2009
VoilĂ , jâai pris ma dĂ©cision, je vais changer dâhĂ©bergeur pour le podcast. Cela fait longtemps que jây songe. Vlad lâauditeur de Moscou qui avait rĂ©parĂ© le podcast lâannĂ©e derniĂšre mâavait fait des propositions. Et sans arrĂȘt je retardais ma dĂ©cision. La mise en route de mon second podcast âCultivate your Frenchâ mâa donnĂ© lâoccasion de tester un nouvel hĂ©bergeur. Et je dois dire que je suis plutĂŽt convaincue. Je nâai pas Ă faire des tas de manipulations pour garder les textes avec des accents et la gestion des commentaires est bien meilleure. Pour lâinstant, si vous me laissez un commentaire et que je ne fais pas attention Ă quel billet il est liĂ©, une fois le commentaire approuvĂ©, je nâai aucun moyen de le retrouver et donc de vous rĂ©pondre. Jâai dĂ» passer pour une mal Ă©levĂ©e auprĂšs de certains dâentre vous! Jâai choisi une date pour le basculement vers lâautre hĂ©bergeur : le mardi 9 juin. Pour ceux dâentre vous qui mâĂ©coutent via iTunes le changement devrait ĂȘtre automatique. Par contre, pour ceux qui mâĂ©coutent via le web et un flux RSS, il faudra changer lâadresse dans votre navigateur. Je mettrai la nouvelle adresse sur le site web dĂšs la semaine prochaine. Et je ne manquerai pas de rĂ©pĂ©ter encore et encore la nouvelle adresse du podcast. Je rĂ©flĂ©chis Ă©galement Ă un pique-nique Ă Londres peut-ĂȘtre le samedi 13 juin. Je ne promets rien, mais cela mâaiderait Ă prendre ma dĂ©cision si vous pouviez me faire savoir par e-mail si vous seriez intĂ©ressĂ©s.
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Trois commĂšres dans la nuit
Author: Laetitia Thu, May 14, 2009
Hier soir, je suis sortie avec mes amies Michelle et Caroline. Nous sommes allĂ©es manger des crĂȘpes dans une crĂȘperie trĂšs sympa Ă dix minutes Ă pieds de chez nous. Non, non, ce nâest pas une crĂȘperie dont je vous ai dĂ©jĂ parlĂ©! Nous avons trĂšs bien mangĂ© et beaucoup discutĂ©. Quelques fois, la dicussion nous amenait Ă parler des personnes que nous connaissions dans le quartier. Michelle Ă©tait effarĂ©e. - Mais, Ă©coutez-moi ces concierges! Eh, mais câest vrai que dĂšs que lâon a des enfants la vie change. On se met Ă croiser toujours les mĂȘmes personnes sur le chemin de lâĂ©cole. On dit bonjour aux parents le matin Ă lâĂ©cole. On sait qui habite oĂč. Etc. Câest-Ă -dire que sans le vouloir on apprend beaucoup de choses. Sur le chemin du retour, nous sommes passĂ©es devant une maison inhabitĂ©e depuis plusieurs annĂ©es. La maison et le jardin sont trĂšs dĂ©labrĂ©s. - Regardez! nous dit Michelle, il y a de la lumiĂšre. Et Michelle se penche pour observer les fenĂȘtres par une fente de la grille pleine. On sâest penchĂ© toutes les trois. - Il y a des parapluies suspendus Ă la porte, ai-je dit. - Et des jouets dâenfants dans le jardin, a ajoutĂ© Caroline. - Alors ça câest Ă©tonnant, a continuĂ© Michelle. Câest peut-ĂȘtre des squatteurs. Nous avons continuĂ© notre chemin. Puis Caroline mâa indiquĂ© une maison de ville. - Câest lĂ quâhabite la mĂšre de E. dans la classe de Micaela. - Ah, câest lĂ ! - Oui, il me semble. Il faudrait vĂ©rifier le nom sur la boĂźte aux lettres. - Attendez, je vais aller voir a dit Michelle qui a traversĂ© la rue. On a rigolĂ© Caroline et moi. Nous Ă©tions trois et non deux commĂšres Ă nous promener dans la nuit!
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En triant des affaires
Author: Laetitia Tue, May 12, 2009
Il y a quelques jours, mon pĂšre mâa apportĂ© une grosse caisse remplie de dossiers, cahiers, papiers, etc. Il sâagissait dâaffaires que jâavais laissĂ©es chez mes parents. Nous avons regardĂ© ce que contenait la caisse cet aprĂšs-midi avec mes filles. Micaela a Ă©tĂ© absolument enchantĂ©e par un livre de photos dâavions. Felicia, quant Ă elle, a dĂ©nichĂ© quelques albums photos dont celui de mon voyage aux Etats-Unis lorsque jâĂ©tais adolescente. Jâavais passĂ© un mois dans une famille amĂ©ricaine Ă San Francisco. ça mâavait super plu. Mais deux ou trois mois aprĂšs ces vacances la ville a subie un terrible tremblement de terre. Je me suis promis de ne plus jamais y retourner. Bref. En voyant les photos, Micaela a quittĂ© les avions. - Câest qui lĂ ? - Câest moi, avec la fille de la famille chez qui jâhabitais. - Et lĂ , câest qui? - Les parents. Et ainsi de suite, jusquâaux photos de la fĂȘte de fin de sĂ©jour. Sur lâune dâelles, jâĂ©tais assise Ă cĂŽtĂ© dâun garçon. - Et câest qui ce garçon? - Un copain de Maman. En fait, il sâagissait dâun petit copain. Il Ă©tait AmĂ©ricain et sa famille hĂ©bergeait un Français. Comme je me souvenais de son nom, par curiositĂ©, je lâai cherchĂ© sur Google. Et je lâai trouvĂ©, il est devenu chef dâorchestre Ă San Francisco!
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Serrage de pince
Author: Laetitia Sun, May 10, 2009
Ce midi, jâai fait le trajet de retour de lâĂ©cole avec Caroline. Nous avons papotĂ© comme dâhabitude. Puis Caroline mâa racontĂ© ses aventures au cafĂ© du coin, celui qui est juste en face de la poste. Elle y va depuis quâelle a vendu sa machine Ă cafĂ© sur eBay. Elle trouvait quâelle ne faisait pas du bon cafĂ©. Elle a donc pris lâhabitude de prendre un cafĂ© certains matins aprĂšs avoir accompagnĂ© ses filles Ă lâĂ©cole. La premiĂšre fois quâelle est entrĂ©e dans le cafĂ© toutes les tĂȘtes masculines se sont retournĂ©es, lĂ©gĂšrement Ă©tonnĂ©es. Quâest-ce quâune mĂšre de famille venait faire lĂ ? Car câest un vrai cafĂ© de banlieue avec les piliers de bar qui sont au blanc dĂšs huit heures trente du matin. Le genre de cafĂ© qui est un univers Ă lui tout seul, complĂštement dĂ©connectĂ© de la vie extĂ©rieure toute proche avec lâĂ©cole, les mamans, les enfants, les poussettes, etc. La deuxiĂšme semaine, le patron lui a dit âBonjour, ça va?â. Elle a pensĂ©, âça y est, je me suis fait repĂ©rerâ et elle a commandĂ© son petit noir. La troisiĂšme semaine, le patron lui a serrĂ© la main par dessus le comptoir. Caroline a compris quâelle faisait partie des habituĂ©s. ça lâa fait rire. Que penseraient donc toutes ces BFPS si elles la voyaient dans un endroit comme ça en train de serrer la pince au patron? Quelques hirondelles sont passĂ©es au dessus de notre tĂȘte. Elles aussi se moquent du qu'en dira-t-on.
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Tour de manĂšge
Author: Laetitia Wed, May 6, 2009
Samedi dernier, mon mari et mes filles sont allĂ©s au marchĂ©. Ils sont rentrĂ©s en bus ce que ma grande fille adore. Au cours du trajet, Micaela a vu que le manĂšge Ă©tait de retour. Elle est rentrĂ©e toute excitĂ©e. - Maman, le manĂšge de la mairie est revenu! Mais il Ă©tait fermĂ© lĂ . On pourra y aller aprĂšs la sieste? Nous y sommes allĂ©s dimanche. Et jâai pris quatre tickets. Micaela a fait deux tours et nous avons gardĂ© deux tickets pour un autre jour. Cet autre jour câĂ©tait aujourdâhui. Le manĂšge tournait lorsque nous sommes arrivĂ©s. Micaela a choisi de monter dans la voiture bleue. Les hĂ©licoptĂšres, les avions et autres navettes spaciales, ce nâest pas son truc. Non, ce quâelle veut câest conduire une voiture. Elle a conduit avec sĂ©rieux, les sourcils froncĂ©s comme dâhabitude. Dans ces moments-lĂ , câest Ă peine si sa sĆur et moi existons. A ma grande surprise, Ă la fin du tour, elle est descendue de la voiture bleue. - Je veux conduire le bus maintenant. Elle est donc montĂ©e dans le petit bus qui mâa rappelĂ© celui du film âLittle Miss Sunshineâ, vous savez un combi Volkswagen. Bon, celui du manĂšge Ă©tait rose avec des paillettes. Mais Micaela, cheveux au vent, avait lâair de rouler sur une route au bord de la mer, les yeux au loin, concentrĂ©e sur la route et lâesprit ailleurs. Jâadore voir ma fille conduire!
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Au café
Author: Laetitia Tue, May 5, 2009
Cet aprĂšs-midi jâai vu mon ami Trevor, le mari de Natasha. Il avait un petit problĂšme administratif Ă rĂ©gler dans Paris et je lui ai servi dâinterprĂšte car il ne maĂźtrise pas encore trĂšs bien le français. Le problĂšme a vite Ă©tĂ© rĂ©glĂ© Ă la grande surprise de Trevor qui nâavait pas cette image de lâadministration française. Nous Ă©tions Ă lâURSSAF, lâorganisme qui collecte les cotisations pour la sĂ©curitĂ© sociale et les allocations familiales. AprĂšs, nous sommes allĂ©s boire un pot dans un cafĂ©. Nous Ă©tions prĂšs des grands boulevards, nous nous sommes un peu Ă©loignĂ©s en prenant la rue Montmartre pour trouver un endroit moins touristique. Nous sommes entrĂ©s dans un cafĂ© normal avec un garçon de cafĂ© normal avec un plateau sous le bras. Trevor a pris une biĂšre et moi un Perrier. Jâai soudain rĂ©alisĂ© que câĂ©tait la premiĂšre fois que je retournais dans un cafĂ© depuis que la loi anti-tabac Ă©tait passĂ©e. Il nây avait donc dans la salle aucun fumeur. CâĂ©tait super agrĂ©able. Nous avons discutĂ© de choses et dâautres. Trevor mâa parlĂ© dâun de ses auteurs favoris : Chaucer. Et puis, je lui ai appris la mort de Michel Champendal dont le corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans une forĂȘt du canton de Vaud en Suisse. Ils sâĂ©taient rencontrĂ©s Ă lâoccasion dâun dĂźner que jâavais organisĂ© chez moi oĂč Trevor avait fait la cuisine, indienne, bien sĂ»r. Justement, il y a quatre ans de cela jâavais pris un bus Ă deux pas du cafĂ© oĂč nous Ă©tions Trevor et moi pour rejoindre Michel pour un rendez-vous de travail. JâespĂšre que je le croiserai souvent ainsi, ce sera sa façon de me faire signe.
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Selles-sur-Cher, grande distribution
Author: Laetitia Fri, May 1, 2009
Ce matin, je suis allĂ©e faire le plein de smoothies au supermarchĂ©, je ne me suis pas arrĂȘtĂ©e au rayon des confitures cette fois! Mais, jâai fait une petite halte au rayon des fromages. Je boude le fromager qui a remplacĂ© mon fromager qui est parti Ă la retraite alors câest la disette des fromages Ă la maison. On mâa parlĂ© dâun bon fromager de lâautre cĂŽtĂ© de la gare. Oui, je le connais, mais ce nâest pas sur mes itinĂ©raires habituels. Et puis, jâai le souvenir dâun Beaufort avec un fort goĂ»t de cave. En attendant, alors quâil y a quelques jours jâai Ă©crit un dialogue pour Cultivate your French qui se situe chez un fromager, jâai eu soudain envie dâun bon fromage de chĂšvre comme celui dont je parlais dans mon texte : un Selles-sur-Cher. En passant dans le rayon des fromages, je remarque justement dans une petite boĂźte en plastique le fromage cendrĂ© et rond de mes rĂȘves. Jâai hĂ©sitĂ©, pas dâaffinage dans les caves du supermarchĂ©, mais jâai Ă©tĂ© trop tentĂ©e et je lâai pris. Mon excuse? Faire dĂ©couvrir le fromage Ă la plus jeune de mes filles qui ne connaĂźt que lâemmental. Nous lâavons testĂ© ce midi. Je lâai sorti de sa boĂźte pour le faire respirer et son aspect mâa paru trĂšs engageant. En fait, il Ă©tait bon, bien quâun peu salĂ©. Bien sĂ»r, jâen ai mangĂ© de meilleurs provenant de chez mon fromager. Des fromages dont la douceur et la fraĂźcheur vous racontent une histoire, mais jâen ai aussi mangĂ© de pires. Ma petite fille lâa aussi goĂ»tĂ©. Cependant, je ne crois pas quâelle soit une fan de fromage comme sa sĆur. AprĂšs avoir regardĂ© le petit bout que jâavais posĂ© devant elle pendant un long moment, elle lâa finalement pris entre ses petits doigts et lâa portĂ© Ă sa bouche. Elle lâa aussitĂŽt repris et jetĂ© par terre, en me regardant droit dans les yeux et en commentant son geste dâun âninâ contestataire. Tant mieux, ça en fera plus pour les autres.
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Des montagnes de questions
Author: Laetitia Wed, Apr 29, 2009
Le mercredi, les enfants ne vont pas Ă lâĂ©cole. Ce matin, ma fille avait envie dâĂ©couter de la musique. Je lui ai proposĂ© dâĂ©couter des chansons que jâaime bien. Jâai rĂ©ussi Ă mettre la main sur quelques CD (vous vous souvenez que Felicia a rĂ©organisĂ© ma bibliothĂšque de CD?) dont Fantaisie militaire dâAlain Bashung. Cela faisait une Ă©ternitĂ© que je ne lâavais pas Ă©coutĂ©. Je voulais le faire plus tĂŽt parce quâil est mort il y a seulement quelques semaines alors que, malade, il donnait encore des concerts. Jâavais aussi lu quelques jours avant dâapprendre sa mort une interview de lui trĂšs Ă©mouvante dans TĂ©lĂ©rama. Son dernier album Bleu PĂ©trole a eu beaucoup de succĂšs et Alain Bashung a reçu trois victoires aux derniĂšres victoires de la musique : meilleur interprĂšte masculin, meilleur album et meilleur spectacle. Il dĂ©tient ainsi le record du nombre de victoires. Jâai glissĂ© le CD dans la platine et les premiĂšres notes de La nuit je mens ont envahi la piĂšce. Ecouter cette chanson que je nâavais pas entendue depuis plusieurs annĂ©es mâa ravi comme lorsquâon arrive en vacances, que lâon descend de voiture et que la mer est lĂ comme dans notre souvenir, mais nouvelle et odorante. Nous lâavons Ă©coutĂ©e deux fois. A lâĂ©poque oĂč cette chanson Ă©tait diffusĂ©e sur toutes les radios, je nâhabitais pas cet appartement, je nâavais pas dâenfants, je passais mes journĂ©es Ă courir Paris. - Une autre chanson! a demandĂ© ma fille. Nous sommes passĂ©es Ă Luz Casal dans la B.O. du film Talons Aiguilles de Pedro Almodovar, Un ano de amor! Encore des souvenirs!
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La premiĂšre hirondelle
Author: Laetitia Tue, Apr 28, 2009
La semaine derniĂšre, jâĂ©tais donc Ă Lyon. Enfin, pas vraiment, jâĂ©tais Ă Venissieux, dans la banlieue lyonnaise. Notre petit sĂ©jour dans ma belle-famille sâest bien passĂ©. JâespĂ©rais dĂ©couvrir Ă notre retour que les hirondelles Ă©taient bien arrivĂ©es. Mais je ne les ai pas vues. Lundi matin, rien non plus. Pourtant, jâai bien observĂ©. Je ne sais pas pourquoi mais leur retard commençait Ă me rendre nerveuse. Je ne pouvais mâempĂȘcher de penser que câĂ©tait peut-ĂȘtre la fin, quâelles ne viendraient peut-ĂȘtre plus jamais. En fin dâaprĂšs-midi, jâai eu mon amie Michelle au tĂ©lĂ©phone pour organiser un cinĂ©ma ce soir. Je nâai pas pu mâempĂȘcher de lui demander si elle avait vu des hirondelles de chez elle. - Non, je ne les ai pas vues, mâa-t-elle rĂ©pondu. Lâheure du dĂźner est arrivĂ©. Micaela a demandĂ© Ă ce que je mâassoie Ă cĂŽtĂ© dâelle soit pile en face de la fenĂȘtre. Nous Ă©tions en train de manger quand jâai vu passer devant la fenĂȘtre une petite forme noire. Mes yeux lâont automatiquement suivie et sur le ciel bleu jâai bien reconnu la forme dâun martinet! - Une hirondelle! me suis-je exclamĂ©e. - Une ârondelle? a demandĂ© ma fille, oĂč ça? - LĂ , elle vient de passer, vous ne lâavez pas vue? Personne Ă par moi ne lâavais vue. Nous avons tous regardĂ© le ciel pendant quelques minutes, mĂȘme notre bĂ©bĂ© observait avec curiositĂ©. Aucune autre hirondelle nâest passĂ©e. Finalement, nous avons continuĂ© notre repas. AprĂšs le dĂźner, jâai fait un tour sur Internet et jâai dĂ©couvert un site trĂšs intĂ©ressant oĂč des passionnĂ©s font part de leurs observations concernant les hirondelles et les martinets. Si je lâavais regardĂ© plus tĂŽt, jâaurais sĂ» que les hirondelles Ă©taient dĂ©jĂ arrivĂ©es depuis le 19 mars dans certaines rĂ©gions.
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A l'improviste
Author: Laetitia Mon, Apr 20, 2009
Je mets ce podcast en ligne aujourdâhui lundi car nous avons dĂ©cidĂ© au dernier moment de rendre visite aux parents de mon mari Ă Lyon. Nous avons achetĂ© les billets en ligne hier soir et ce matin mon mari est allĂ© les chercher Ă la gare. A Lyon, je nâaurai pas Internet alors je ne pourrai pas diffuser mes podcasts. Il nây aura donc que cette unique Ă©pisode cette semaine. Mais ne vous inquiĂ©tez pas, nous ne partons que quelques jours et mardi prochain je serai de retour, fidĂšle au poste. Au moment oĂč je vous Ă©cris mes bagages ne sont pas prĂȘts. Je viens de regarder les prĂ©visions mĂ©tĂ©o pour savoir quels vĂȘtements emporter et Ă Lyon ce sera pratiquement lâĂ©tĂ©! Je viens de rĂ©aliser que ma grande fille nâa pratiquement que des cols roulĂ©s Ă se mettre. La pauvre! Pour la plus petite de mes filles, câest plus simple car elle profite des vĂȘtements de sa sĆur. Il ne faut pas que jâoublie de mettre dans ma trousse de toilette les mĂ©dicaments que mâa prescrit le docteur au cas oĂč Micaela aurait la varicelle. En effet, vendredi, il y a dix jours, la moitiĂ© de sa classe, soit une quinzaine dâĂ©lĂšves, avait la varicelle. Pour lâinstant, pas le moindre bouton qui gratte Ă lâhorizon. Tous les matins, jâexamine Micaela et elle me demande invariablement : - Maman, est-ce que jâai la ravicelle? - La VA-RI-celle. - Oui, mais est-ce que jâai la ravicelle? Cela dure cinq bonne minutes et je nâai jamais rĂ©ussi Ă lui faire prononcer correctement le nom de la maladie. Il faut Ă©galement que je pense Ă emporter les petites gourdes de compotes pour le voyage. Micaela adore ça. Et puis, les cĂ©rĂ©ales de Felicia, et puis les chaussons, mon livre de chevet, les chargeurs pour les tĂ©lĂ©phones portables, les doudous, les brosses Ă dents, et encore plein dâautres choses. Je me demande si les hirondelles seront lĂ quand nous reviendrons.
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Adieu tartelettes
Author: Laetitia Fri, Apr 17, 2009
Je suis encore sous le choc. Mais il faut que je vous raconte tout depuis le dĂ©but. Aujourdâhui, ayant enfin mis un point final Ă ma compta, jâai dĂ©cidĂ© de mâoffrir en rĂ©compense une tartelette aux fraises de ma pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e. Vous savez, celle qui est Ă vingt minutes Ă pieds de chez moi. Jâai convaincu Micaela de mâaccompagner sans maugrĂ©er en lui faisant miroiter un beau pain au lait. Nous voilĂ donc parties pour traverser la ville. On en profita pour chanter quelques chansons dont notre chanson favorite du moment : âLa mare Ă Totoâ. Enfin, nous arrivons Ă la pĂątisserie. Je comptais dĂ©jĂ mentalement le nombre de baguettes tradition que jâallais acheter, hĂ©sitant entre deux ou trois. Nous rentrons dans le magasin. Y a-t-il des tartes aux fraises? Oui. Tiens, câest nouveau, ils mettent de la pistache maintenant. Oh! Mais câest une nouvelle prĂ©sentation. - Que dĂ©sirez-vous Madame? Je passe ma commande, remarquant que je nâavais jamais vue cette vendeuse et que toutes les vendeuses dâailleurs mâĂ©taient inconnues et portaient une nouvelle tenue. Je mâapproche de la caisse. Tiens, ce nâest pas la patronne. Tiens, les tradi nâont pas la mĂȘme tĂȘte que dâhabitude. La dame Ă la caisse se comportait comme la patronne. Mais oĂč Ă©tait donc Madame Berquier, la vraie patronne? Je payai et on me tendit un paquet sur lequel Ă©tait inscrit un autre nom. Je mis quelques instants Ă rĂ©aliser. La pĂątisserie avait changĂ© de propriĂ©taires! Quoi! Fini les palmiers succulents, les tartes aux fraises Ă tomber par terre, les tradi avec leur lĂ©ger goĂ»t de farine de maĂŻs... Oh lĂ , pour le coup, je suis triste. En illustration de ce podcast, la tarte aux fraises que jâavais achetĂ©e pour le pique-nique âOne thing in a french dayâ lâannĂ©e derniĂšre. Celle que jâai achetĂ© chez les nouveaux propriĂ©taires ne lui arrive pas Ă la cheville.
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Nouveau passeport
Author: Laetitia Thu, Apr 16, 2009
Il y a quelques jours, jâai reçu par la poste un courrier mâavisant que mon nouveau passeport Ă©tait Ă ma disposition Ă la mairie annexe. La mairie annexe est Ă cinq minutes Ă pieds de chez moi. Câest lĂ quâil y a quinze jours environ jâai dĂ©posĂ© ma demande de renouvellement de passeport. Il faut un certains nombre de documents pour accompagner la demande : copie dâextrait de naissance, photocopie du livret de famille, justificatifs de domicile et deux photos dâidentitĂ©. Maintenant, plus question de sourire sur les photos destinĂ©es au passeport : il faut ĂȘtre sĂ©rieux et avoir le visage bien dĂ©gagĂ©. Ah, que je dĂ©teste cette photo de moi comme ça! Mon dossier Ă©tait complet. Pourquoi ai-je besoin dâun passeport? Pour voyager hors dâEurope, imaginez-vous. Eh bien, mĂȘme pas. Câest pour obtenir auprĂšs de lâadministration amĂ©ricaine un numĂ©ro des impĂŽts qui me permettra de vendre sur Amazon.com mon livre regroupant les podcasts. Jâavais fait une premiĂšre demande de numĂ©ro ITIN il y a plusieurs mois, les documents que jâavais fournis Ă©taient tous certifiĂ©s conformes et faisaient partie de la liste des justificatifs demandĂ©s par lâadministration amĂ©ricaine. Mais, ma demande a Ă©tĂ© rejetĂ©e. On mâa indiquĂ© dans le courrier mâinformant de cette dĂ©cision que le passeport Ă©tait la plus simple des piĂšces Ă fournir. VoilĂ pourquoi jâai fait cette demande. Maintenant, il faut que je remplisse Ă nouveau cet obscur formulaire. Les documents administratifs ne sont en gĂ©nĂ©ral pas simples, mais dans une langue Ă©trangĂšre cela demande encore plus de concentration.
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Les cloches de PĂąques
Author: Laetitia Wed, Apr 15, 2009
Ma grande fille a bien compris que des cloches volant dans le ciel et revenant de Rome, dĂ©posaient sur leur retour des friandises en chocolat et parfois, pour les enfants trĂšs sages, un petit cadeau. Personnellement, jâai vu les cloches de PĂąques. Une fois quand jâĂ©tais petite. Je les revois trĂšs bien volant dans le ciel. Il faisait trĂšs beau ce jour-lĂ . Elles Ă©taient deux volant en formation serrĂ©e. Lorsquâelles eurent disparu et que jâeus baissĂ© les yeux, je vis Ă mes pieds (jâĂ©tais sur le balcon) un petit parapluie en plastique transparent avec un liseret rouge. Exactement celui que je rĂȘvais dâavoir! Câest un peu ce qui sâest passĂ© pour Micaela. Je lâai appelĂ©e dimanche matin. - Vite, viens voir Micaela! Les cloches sont lĂ ! Vite! Nous avons tous couru jusquâĂ la fenĂȘtre du salon, mais trop tard. Les cloches Ă©taient dĂ©jĂ parties. CâĂ©tait mignon de voir Micaela qui les cherchait du regard. Puis, elle sâaperçut quâil y avait des boĂźtes sur le balcon. - Oh! Regarde Maman, les cloches ont laissĂ© des cadeaux! Est-ce quâil y en a un pour moi? - Oui, lĂ , il y a Ă©crit ton nom sur cette boĂźte. - Oh, câest une cloche en chocolat! Merci les cloches! Un peu plus tard dans la journĂ©e, jâai envoyĂ© un email Ă mon amie espagnole Teresa lui racontant quâon sâĂ©tait bien rĂ©galĂ© avec les chocolats laissĂ©s par les cloches. Elle mâa rĂ©pondu ce matin. Elle dit quâelle ne comprend pas cette histoire de cloches qui apportent des chocolats. Elle a dĂ» nous trouver bien bizarres si les cloches nâapportent rien en Espagne!
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Emplettes de PĂąques
Author: Laetitia Thu, Apr 9, 2009
Hum, je ne rĂȘvais que de cela depuis que jâai dĂ©couvert ce chocolatier Ă deux stations de train de chez moi : acheter les chocolats de PĂąques. Jây suis allĂ©e ce matin avec ma petite fille. La petite boutique Ă©tait remplie Ă ras bord dâĆufs, de poules, de lapin, de poissons, de cloches en chocolat blanc, noir ou au lait, ornĂ©s de rubans ou dĂ©corĂ©s de nougat. PosĂ©s les uns Ă cĂŽtĂ© des autres sur les Ă©tagĂšres du magasins ils faisaient un de ces tintamarres dans ma tĂȘte! - Alors, que vais-je choisir pour Micaela? - Cot cot cot, choisis une poule, me criĂšrent les poules! Nous sommes bien garnies et tu auras des Ćufs en pralinĂ©s! - Ding dong, ne les Ă©coute pas! Prends une cloche et en nous dĂ©gustant tu nous verras voler dans le ciel! - Blup blup, un poisson! PĂȘche un poisson de PĂąques et tu auras dans tes filets la plus croquante des fritures! - Non, câest un Ćuf que tu dois choisir, me cria un Ćuf de PĂąques, dangereusement perchĂ© en hauteur. Je suis le plus beau, regarde comme ma forme est parfaite! Tu fondras de bonheur en me croquant. - Madame, madame! Câest Ă vous me dit le chocolatier en personne, faisant taire la basse-cour. - Oui, euh, je voudrais des sujets de PĂąques. - Ah, oui, tout ce que vous voulez! Etais-je la seule Ă entendre la basse-cour ou bien le chocolatier avait-il un regard complice? Je suis ressortie avec un gros sac!
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Les singes du Jardin des plantes
Author: Laetitia Wed, Apr 8, 2009
Il y a quelques semaines, je croyais enfin tenir lâexplication de lâintĂ©rĂȘt trĂšs prononcĂ© de ma petite Micaela pour les singes. En effet, en lâaccompagnant jusquâĂ sa classe jâavais remarquĂ© sur le bureau de la maĂźtresse un livre avec un singe en couverture. - Ah, câest sans doute Ă cause de ce livre que Micaela me parle autant des singes! ai-je dit Ă la maĂźtresse. - Non, je ne crois pas, me rĂ©pondit-elle, car je nâai reçu ce livre que ce matin. - Ah. Cela doit venir dâautre chose alors. - Ou bien câest un goĂ»t personnel! me dit la maĂźtresse. âUn goĂ»t personnelâ, ça mâa bien plu comme explication. Nous avons donc dĂ©cidĂ©, mon mari et moi, dâemmener Micaela voir de vrais singes et nous nous sommes rendus ce matin Ă la mĂ©nagerie du Jardin des plantes dans le cinquiĂšme arrondissement. Câest un endroit qui mâa bien plu. Il nây avait pas la tristesse que lâon ressent parfois dans les zoos. Tous les habitants de la mĂ©nagerie avaient lâair bien chez eux. Enfin, ceux que nous avons pu croiser car notre visite a Ă©tĂ© rapide ; nous avions peu de temps. Nous avons passĂ© une bonne demi-heure devant les ouran-outangs. Micaela Ă©tait mĂ©dusĂ©e, debout devant la vitre, la bouche ouverte, totalement absorbĂ©e par la comtemplation dâune maman oran-outang. JusquâĂ ce que son fiston fasse le clown avec un bidon dâeau, se dĂ©plaçant agilement de corde en corde. - Oh, le singe, regardez! Regardez! Sur le chemin de la sortie, nous avons vu des yaks, des chĂšvres des montagnes (trĂšs grandes, blanches au poil long, absolument majestueuses), des flamants roses et des wallabees. Nous reviendrons, câest sĂ»r.
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Les bonnes femmes pas sympas
Author: Laetitia Wed, Apr 8, 2009
Jâadore mon quartier! Je vois des arbres partout de chez moi. Il y a des oiseaux, comme par exemple cette pie qui chante sur une branche de lâarbre que je vois du salon au moment oĂč jâĂ©cris ce texte. Jâai des voisins super sympas dont je vous parle rĂ©guliĂšrement. Mais câest un quartier qui sâembourgeoise. Les parisiens viennent y acheter une maison, se barricadent derriĂšre des grilles aveugles et se promĂšnent en 4x4 aux vitres fumĂ©es. Et puis, il y a cette bande de bonnes femmes pas sympas que lâon retrouve partout dĂšs quâon a des enfants. Avec ma copine Caroline, on en parle souvent, en rigolant dâĂȘtre si commĂšres! Vous voulez savoir comment elles se comportent ces bonnes femmes pas sympas? En voici un exemple tout frais de ce matin. AprĂšs avoir accompagnĂ© Micaela Ă lâĂ©cole, le mardi, je dĂ©pose Felicia Ă la garderie. Sur le parking Ă poussettes, jâai croisĂ© ce matin une de ces BFPS les bras chargĂ©s dâun immense moule Ă tarte. Je ne sais pas quelle mouche mâa piquĂ©e, je lui ai adressĂ© la parole en souriant. - Ah! Il y a de lâanniversaire dans lâair! lui ai-je dit. - Non, non, ce nâest pas pour ici, mâa-t-elle rĂ©pondu sĂšchement. Et elle sâen va donnant la main Ă sa petite fille. Je la suis, Felicia dans les bras. Elle ouvre la porte de la garderie. Vous savez câest une de ces portes qui se referme toute seule dĂšs quâon la lĂąche. Je mâattendais Ă ce quâelle me tienne la porte. JâĂ©tais juste derriĂšre elle, câĂ©tait quand mĂȘme la moindre des politesses. Et paf! La porte se referme devant mon nez. Sympa, non? Je la retrouve Ă lâintĂ©rieur minaudant. - Regardez ma belle tarte aux poires! Elle aurait mĂ©ritĂ©, comme me lâa suggĂ©rĂ© par la suite Caroline, que je lui fasse un croche-patte, que sa tarte aux poires se retrouve par terre et que je lui dise âce nâest pas grave. Ce nâest pas pour ici!â.
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Religieuses, le test entre copines
Author: Laetitia Thu, Apr 2, 2009
Vous vous souvenez que jâavais remarquĂ© la semaine derniĂšre des religieuses appĂ©tissantes dans une boulangerie? Eh bien, ça mâa donnĂ© une idĂ©e. Jâai proposĂ© Ă mes amies et voisines Caroline et Alexandra de faire une dĂ©gustation de religieuses au chocolat. Nous avons organisĂ© cela cet aprĂšs-midi. Ce matin, nous sommes allĂ©es nous approvisionner dans diffĂ©rentes boulangeries du quartier. Jâen ai pour ma part achetĂ© trois diffĂ©rentes. CâĂ©tait trĂšs amusant de rentrer dans la boulangerie et trois fois de suite de demander le mĂȘme gĂąteau, lâair de rien. A quinze heures, nous nous sommes rĂ©unies chez moi. Nous avons tout dâabord notĂ© lâemballage. ça compte aussi. Caroline sâest chargĂ©e dâouvrir les quatre paquets et nous avons dĂ©couvert notre butin. La dĂ©gustation proprement dite pouvait commencer. Nous avons dâabord soigneusement notĂ© le prix et le poids de chaque religieuse. PremiĂšre constatation : plus le prix augmente, plus la religieuse se fait lĂ©gĂšre. Ainsi, la plus lourde Ă©tait aussi la moins chĂšre. Nous avons dĂ©coupĂ© chaque religieuse en quatre ou en dâautres mots, nous avons fait un massacre de religieuses car ce nâest pas le plus aisĂ© des gĂąteaux Ă dĂ©couper. Puis, chacune de nous a goĂ»tĂ© un morceau. En silence, bien concentrĂ©es sur notre tĂąche, nous avons observĂ©, dĂ©gustĂ© et pris des notes. Quand toutes les assiettes furent vides, nous nous sommes regardĂ©es. - Alors? a demandĂ© Caroline. - Pour moi, il nây en a aucune de franchement bonne, ai-je annoncĂ©. Alexandra pour sa part nâen avait apprĂ©ciĂ© quâune seule. Les notes moyennes nâont guĂšre dĂ©passĂ© cinq sur dix. Le bilan : pĂąte Ă chou insignifiante, crĂšme au chocolat sans goĂ»t et beaucoup trop de sucre. La quĂȘte des religieuses continue.
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Des pas dans l'escalier
Author: Laetitia Wed, Apr 1, 2009
Dans lâimmeuble oĂč jâhabite lâisolation phonique laisse Ă dĂ©sirer. Mais cela nâa pas que des dĂ©savantages. Si, si, je vous assure. Par exemple, on entend trĂšs bien la porte dâentrĂ©e de lâimmeuble sâouvrir lorsque quelquâun entre, puis les pas de la personne qui monte. Mes filles, qui ont remarquĂ© cela, sont tout ouĂŻe le soir. Elles guettent lâarrivĂ©e de leur pĂšre et savent dĂ©jĂ reconnaĂźtre son pas dans lâescalier. Câest vrai que moi-mĂȘme je me suis surprise plusieurs fois Ă associer les pas dans lâescalier avec mes voisins. - Tiens, câest Christine qui part au travail. - Câest SĂ©bastien qui rentre. - Câest monsieur L. qui part faire ses courses. Il a lâair fatiguĂ© aujourdâhui. Lorsque ma voisine Alexandra descend avec Elena et son petit frĂšre, mes filles accourent et crient. Micaela dit toute joyeuse : âCâest Elena! Maman, je veux la voir!â. Hier soir donc, mes filles avaient entendu un bruit de clĂ©s qui tintaient et ont cru quâil sâagissait de leur pĂšre (il fait souvent tinter ses clĂ©s pour sâannoncer avant dâouvrir la porte). - Maman, câest Papa! Il est lĂ derriĂšre la porte! Il a frappĂ©! Jâouvre la porte et oh surprise! ce nâĂ©tait pas mon mari mais une voisine! Et je lui dit âoh, vous mâavez fait peur!â. Elle mâa regardĂ© sans comprendre et je lui ai expliquĂ© que je croyais que câĂ©tait mon mari derriĂšre la porte. CâĂ©tait comique. En fait, ma voisine venait chercher un colis que jâavais pris pour elle quelques jours auparavant.
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Disparition inquiétante de Michel Champendal
Author: Laetitia Tue, Mar 31, 2009
Il y a quelques annĂ©es, jâai Ă©tĂ© pendant prĂšs dâun an la prĂ©sidente dâune association dâauteurs. Ces quelques mois ont Ă©tĂ© un vĂ©ritable cauchemar pour moi, mais au milieu de tout ça il y avait la prĂ©sence sympathique, rassurante et trĂšs active de Michel Champendal. Lui aussi Ă©tait membre de lâassociation. Nous avons beaucoup travaillĂ© ensemble, il mâa plusieurs fois remontĂ© le moral, mâa beaucoup aidĂ©e dans lâorganisation pratique de lâassociation, sâoccupait comme une mĂšre poule des auteurs. Bref, rien nâaurait Ă©tĂ© possible sans lui. Je crois pouvoir dire que nous sommes devenus de bons amis, mĂȘme si nous nous sommes peu vus depuis la naissance de mes enfants. Je vous parle de Michel parce quâil y a quelques jours, jâai reçu un email mâannonçant quâil avait disparu dans la rĂ©gion dâAnnemasse, en Haute-Savoie, et que sa famille et ses amis Ă©taient trĂšs inquiets. Ils ont besoin que lâavis de recherche soit diffusĂ© le plus possible câest la raison pour laquelle jâen parle ici dans ce podcast. Michel est parti de chez lui annonçant quâil allait voir sa famille en Suisse et il nâest jamais arrivĂ©. Ce qui est trĂšs inquiĂ©tant câest que Michel est diabĂ©tique et quâil est parti sans son traitement. Alors, regardez bien sa photo, celle qui illustre cet Ă©pisode, on ne sait jamais, vous aurez peut-ĂȘtre des informations Ă transmettre Ă son Ă©pouse. Vous trouverez dâautres informations et dâautres photos de Michel sur le site www.champendal.com. Merci.
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Pain au chocolat
Author: Laetitia Fri, Mar 27, 2009
Ah, je nâai pas pu enregistrer de podcast hier car Micaela, ma petite fille de trois ans, Ă©tait malade et jâai dĂ» mâoccuper dâelle. Heureusement, avant cela jâavais eu lâoccasion dâaller mâacheter un pain au chocolat pour le goĂ»ter. Câest une auditrice du podcast, May, qui mâa donnĂ© lâidĂ©e de mâacheter cette viennoiserie pour le goĂ»ter. May me demandait dans un message si je pouvais lui donner une recette de pain au chocolat ou bien lui envoyer quelques photos pour quâelle puisse se faire une idĂ©e de ce Ă quoi ressemble vraiment un pain au chocolat. Ma premiĂšre idĂ©e fut de rĂ©aliser moi-mĂȘme une recette de pain au chocolat que jâavais repĂ©rĂ©e il y a quelque temps. Avec ma machine Ă pain, cela semblait bien facile. Vous savez en utilisant le fameux programme âpĂąte seuleâ! Malheureusement, ma journĂ©e ne sâest pas dĂ©roulĂ©e comme je lâimaginais et jâai dĂ» me rabattre sur un pain au chocolat achetĂ© Ă la boulangerie sur le chemin des courses. Câest une boulangerie que je frĂ©quente peu parce quâelle nâest pas tout prĂšs de la maison. Jâavais peur que le pain au chocolat nâait pas le goĂ»t de ceux de mon adolescence ; quand je rentrais du lycĂ©e et que jâĂ©tais chargĂ©e dâacheter le pain Ă la bonne boulangerie sur le chemin du retour ou bien quand je me levais le dimanche matin trĂšs tĂŽt pour faire mes devoirs et quâensuite jâenfourchais mon vĂ©lo pour aller acheter des croissants et des pains au chocolat pour faire une surprise Ă ma famille. Eh bien, vous le voyez ce pain au chocolat sur la photo? Il Ă©tait trĂšs bon. La pĂąte bien feuilletĂ©e, mais moelleuse Ă lâintĂ©rieur, deux barrettes de chocolat, une bonne odeur de beurre. C'Ă©tait un bon goĂ»ter consistent. Pour moi, un mauvais pain au chocolat est : petit, ratatinĂ©, trop gonflĂ© et vide Ă l'intĂ©rieur, vendu trop chaud, huileux. Finalement, cette boulangerie est une bonne adresse, je reviendrai pour goĂ»ter dâautres choses. Jâai dĂ©jĂ repĂ©rĂ© de magnifiques religieuses au chocolat....
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Découpage
Author: Laetitia Wed, Mar 25, 2009
Ce matin, jâavais besoin dâun peu de tranquillitĂ© pour avancer dans ma comptabilitĂ© et jâĂ©tais ravie que Micaela ait trouvĂ© une bonne occupation. Je lui avais trouvĂ© une pochette remplie dâĂ©chantillons de papiers cadeau. - Maman, est-ce que je peux avoir des ciseaux? - Tu sais tâen servir? Tu en as utilisĂ© Ă lâĂ©cole? - Non, mais je peux apprendre. - Dâaccord, mais tu fais bien attention Ă ne pas te couper. - Dâaccord. Je savais que jâavais une paire de ciseaux Ă bouts arrondis que je suis allĂ©e lui chercher. Vous auriez vu ses yeux brillants de joie lorsque je lui ai apportĂ©e! Elle sâest vite mise au travail. - Je fais de la soupe pour toi Maman! - Ah super! - Et pour Felicia aussi. - Câest trĂšs bien. Double avantage, sa petite sĆur la regardait âfaire sa soupeâ en papier. Tout allait donc bien, jâai pu me concentrer sur ma compta. Mais tout Ă coup je lĂšve les yeux! Quâest-ce que je vois? Micaela qui sâapprĂȘtait Ă dĂ©couper son doudou. - Mais quâest-ce que tu fais! Micaela apeurĂ©e par mon cri jeta les ciseaux par terre. Câest lĂ que je la vis de face et que je mâapperçus quâavant de sâen prendre Ă son doudou, elle avait coupĂ© ses propres cheveux... Heureusement, pas beaucoup. Mais maintenant Micaela a une frange. - Je croyais que tu devais faire de la soupe. - Oui, mais jâavais les cheveux devant les yeux alors je les ai coupĂ©s! Logique, non?
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Au bord de l'eau
Author: Laetitia Tue, Mar 24, 2009
Hier soir, jâai commencĂ© la lecture dâun roman-fleuve chinois. Je lâai dĂ©couvert Ă lâoccasion dâune recherche sur le site Amazon. Ma recherche nâavait pas abouti, mais Amazon me suggĂ©rait dâautres titres apprĂ©ciĂ©s par les lecteurs. Bon, je ne suis pas contre les suggestions alors jâai lu les avis des autres lecteurs. Les avis Ă propos de âAu bord de lâeauâ Ă©taient tellement enthousiastes que je nâai pas rĂ©sistĂ©, je lâai commandĂ©. Puis le livre est restĂ© un certain temps sur ma table de nuit, puis dâautres livres sont venus le recouvrir et je lâai oubliĂ©. Enfin, Ă lâoccasion dâun peu de rangement je lâai redĂ©couvert. Jâen ai donc commencĂ© la lecture hier soir. JâĂ©tais fatiguĂ©e alors je ne suis pas allĂ©e tellement plus loin que la prĂ©face, mais elle mâa enchantĂ©e. Lâauteur y raconte sa vie dans sa maison, ponctuĂ©e par les visites de ses amis. Il y raconte aussi comment lui a pris lâenvie dâĂ©crire ce livre. Sur lâamitiĂ©, une phrase en particulier mâa beaucoup plu. Je vous la cite : âEntre toutes les joies, nulle ne vaut celle de lâamitiĂ© ; et entre toutes les joies de lâamitiĂ©, nulle ne vaut celle de la conversation.â Elle mâa plu parce que jâai eu ces derniers jours lâoccasion de beaucoup parler au tĂ©lĂ©phone avec ma copine de lycĂ©e que jâai retrouvĂ© grĂące Ă un site dâanciens Ă©lĂšves. Et que cela faisait bien longtemps que je nâavais pas eu lâoccasion de parler comme ça, parlant de tout et de rien, passant au grĂ© de la conversation dâun sujet Ă un autre. Un des sujets abordĂ©s fut ce podcast, lâidĂ©e a bien plu Ă mon amie et Ă son mari, mais son mari a trouvĂ© quâil nây avait pas assez de photos. Câest vrai, je vais donc faire un effort.
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Pains au lait
Author: Laetitia Thu, Mar 19, 2009
Hier, Ă la boulangerie jâai achetĂ© un pain au lait Ă ma fille qui avait faim. Le pain au lait coĂ»tait quatrevingt-huit centimes et jâai eu la confirmation que le boulanger Ă©tait Belge lui aussi parce quâil avait un accent. Il a dit âhouitâ et non pas âhuitâ. Je nâachĂšte pas souvent de viennoiseries Ă ma fille, en gĂ©nĂ©ral je prĂ©fĂšre lui donner du pain. Mais, lĂ , câĂ©tait une urgence. Micaela a adorĂ© le pain au lait, elle a commencĂ© par le manger Ă grandes bouchĂ©es puis lâa dĂ©gustĂ© petit bout par petit bout, lâĂ©conomisant, pour quâil dure plus longtemps. Cela mâa donnĂ© une idĂ©e, et si je faisais des pains au lait Ă la maison. Je me suis souvenue que Bergamote avait donnĂ© la recette des fameux pains au lait de sa tata Lulu. Un billet inoubliable que celui-lĂ ! Je vous invite Ă le lire. Eh, mais moi, je nâai pas lâĂ©nergie de Tala Lulu. PĂ©trir un kilo de farine me rendrait hors service pendant au moins deux jours. Alors, jâai eu lâidĂ©e de confier la confection de la pĂąte Ă ma machine Ă pain. Il y a un programme qui sâintitule âpĂąte seuleâ (ça me donne toujours envie de pleurer, cette pauvre âpĂąte seuleâ). Au cours de ce programme , la machine pĂ©trit, fait lever Ă la juste tempĂ©rature, puis pĂ©trit Ă nouveau, puis fait encore lever et finalement au bout dâune heure et demi vous rend une pĂąte quâil nây a plus quâĂ façonner. Les proportions de la recette Ă©tait pour trente petits pains... cela faisait quand mĂȘme beaucoup. Donc, jâai divisĂ© les proportions par deux. CâĂ©tait plus raisonnable. Une fois le programme terminĂ©, jâai façonnĂ© mes petits pains en boules bien rondes comme sur le blog de Bergamote, jâai fait lever sous un torchon pendant une heure et hop au four! Un quart dâheure plus tard je ressortais du four des petites boules bien dorĂ©es qui ont fait le bonheur du goĂ»ter de mes deux filles!
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Sans le vouloir
Author: Laetitia Wed, Mar 18, 2009
Aujourdâhui, sans le vouloir, jâai suivi une femme. Cela a commencĂ© Ă la poste. Jâavais un colis assez urgent Ă poster et queue ou pas queue il devait partir aujourdâhui. Donc, psychologiquement prĂ©parĂ©e Ă faire la queue Ă la poste, jâai franchi le seuil de lâĂ©tablissement. Surprise! il nây avait que deux personnes qui faisaient la queue et deux guichets Ă©taient ouverts. Cela mâa drĂŽlement dĂ©tendue. Jâai sortie le paquet de la poussette, jâai dit Ă Micaela ânon, non, nâenlĂšve pas ton manteau, on ne reste pas longtempsâ et je me suis rendue compte dâune nouveautĂ© : un Ă©cran tĂ©lĂ© avait Ă©tĂ© installĂ© au mur, diffusant des infos et reportages divers, sans le son. Un mariage typique au Niger câest drĂŽlement moins bien sans le son. Eh, mais ça fait combien de temps que jâattends, qui est-ce qui squatte les guichets? Une jeune femme blonde Ă©tait toujours lĂ . Elle portait un bĂ©bĂ© en Ă©charpe. Apparemment, elle cherchait un paquet que lui avait envoyĂ© sa sĆur de Belgique. Je commençais Ă lâĂ©couter. Le paquet avait Ă©tĂ© envoyĂ© fin fĂ©vrier, un mois âaprĂšs la naissance du petitâ. âA quel nom?â a demandĂ© la guichetiĂšre, pas trĂšs enchantĂ©e de rechercher si loin dans son cahier des colis reçus. Câest Ă ce moment-lĂ que la guichetiĂšre a soupirĂ©, quand la femme lui a rĂ©pondu : soit au mien, soit Ă celui de mon mari. La femme dans la queue devant moi a aussi soupirĂ©. Micaela mâa fait remarquer quâelle avait chaud et faim. On va passer Ă la boulangerie parce que lĂ je nâai rien pris, lui ai-je dit. Finalement, la femme Belge est partie. Mais, je lâai retrouvĂ©e cinq minutes plus tard devant moi Ă la boulangerie, questionnant le boulanger. - Ah, vous ĂȘtes de Belgique, vous aussi? - Oui, du cĂŽtĂ© de Namur. - Et vous avez du levain pour que je puisse faire mon pain? - Non, je ne peux pas vous en vendre. Câest interdit. - Ah, en Belgique, tous les boulangers font ça. - Oui, mais ici câest interdit. Par contre, jâai du pain au levain. - Non, merci, ce nâest pas sĂ»r. Quâest-ce qui nâest pas sĂ»r? Il faudra que je lui demande si je la revois. En attendant, elle Ă©tait encore devant moi dans la rue alors que je me rendais aux impĂŽts. Jâai cru quâelle allait y rentrer aussi. Mais, non, câest ici que câest arrĂȘtĂ© ma filature.
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Premiers pas
Author: Laetitia Tue, Mar 17, 2009
Il y a des premiers pas qui comptent... Felicia 15 mois a fait ses premiers pas il y a quelques jours. Elle est tellement croquignolette que ça surprend de la voir marcher. Câest vrai quâelle est trĂšs lĂ©gĂšre que je peux encore la porter dans le porte-bĂ©bĂ© sans problĂšme. Tout le monde la voit encore comme le bĂ©bĂ© de la famille. Il faut dire quâavec lâhiver elle est souvent emmitouflĂ©e dans son Combi-zip et quâon aperçoit quâun petit nez et deux petites billes noires. Ainsi personne ne sâaperçoit quâelle a bien grandi. Donc, aujourdâhui, toute fiĂšre, je lâemmĂšne Ă la garderie et jâannonce aux puĂ©ricultrices : âça y est, elle marcheâ. Evidemment, pour me contredire, dĂšs que je la pose par terre elle sâenfuit vers la salle de jeux Ă quatre pattes. Lorsque plus tard dans la matinĂ©e, je retourne la chercher, elle court vers moi... toujours Ă quatre pattes. La puĂ©ricultrice me dit : âon sent que câest pour bientĂŽtâ. - Quâest-ce qui est pour bientĂŽt? lui ai-je demandĂ©. - La marche, mâa rĂ©pondu la puĂ©ricultrice. On sent quâelle va bientĂŽt marcher. - Oh, mais Ă la maison elle marche depuis quelques jours. - Ici, elle fait deux pas, pas plus. - Ah. A la maison, câest plutĂŽt cinq ou six. - Oui, câest ce que je vous disais, câest pour bientĂŽt. Je suis rentrĂ©e chez moi perplexe. Si un enfant fait un ou mĂȘme deux pas de suite sans se tenir on peut dire quâil marche, non? Ou bien y a-t-il une norme qui spĂ©cifie le nombre de pas quâun enfant doit faire Ă la suite devant une puĂ©ricultrice assermentĂ©e? Puis-je continuer Ă affirmer, sans certificat, que ma fille marche? y compris sur ce podcast? Il y en a une qui ne se pose pas ce genre de questions, câest sa grande sĆur : Tu marches Felicia? Tu viens courir dehors avec moi, alors?
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Tout bio
Author: Laetitia Fri, Mar 13, 2009
<itunes:summary> Avec ma copine Caroline, nous sommes devenues des vraies accros du bio. Il en est question Ă presque chacune de nos rencontres. On sâĂ©change nos infos, nos trouvailles... et la grande blague qui nous fait rire quand on parle de quelque chose qui nâest pas bio câest de dire âOuais, câest bien, mais câest pas bio!â. On sâamuse comme on peut! Le supermarchĂ© oĂč jâai trouvĂ© la confiture Abricots et framboises a dĂ©veloppĂ© toute une gamme de produits bio, jâai dĂ©couvert cela grĂące Ă Caroline qui y va rĂ©guliĂšrement. Ce matin, en allant chercher nos filles Ă lâĂ©cole, elle mâa racontĂ©e les nouveaux produits bio de la gamme : du saumon fumĂ©, du jambon cuit, des raviolis vĂ©gĂ©tariens, des tagliatelles fraĂźches. - A la caisse, je nâavais presque que des produits bio, mâa-t-elle dit. Je me faisais livrer alors il y avait le monsieur qui sâoccupe des livraisons qui remplissait la caisse. Il a dit Ă la caissiĂšre âça marche bien ces produitsâ et la caissiĂšre lui a rĂ©pondu âmoi, je suis sceptiqueâ. - Tu sais que mes voisins du dessus sont trĂšs bio aussi. - Cela prend vraiment de lâampleur. - Ouais. - Ce week-end, jâĂ©tais chez ma belle-mĂšre. Elle achĂšte beaucoup de magazines. Eh bien, tous parlaient du bio. AprĂšs avoir Ă©tĂ© cherchĂ© nos petites filles, nous sommes passĂ©es chercher la grande fille de Caroline. Jâattendais au bout de la rue avec Micaela qui mangeait avidement sa tranche de pain quand Caroline est revenue vers moi. - Viens voir! Il y a une affiche pour des paniers bio en face de lâĂ©cole! Je suis allĂ©e voir. VoilĂ , tous les mardis soirs nous allons pouvoir acheter au marchĂ© couvert Ă cĂŽtĂ© de lâĂ©cole des paniers de lĂ©gumes et fruits bio cultivĂ©s et vendus par un maraĂźcher bio de la rĂ©gion. En sâabonnant aux paniers on participe Ă lâĂ©conomie solidaire. Je me demande si je vais mâinscrire. </itunes:summary>
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Pointage
Author: Laetitia Thu, Mar 12, 2009
Cet aprĂšs-midi, alors que mes filles faisaient la sieste, jâai pris mon courage Ă deux mains et jâai continuĂ© ma compta. Oui, ça y est, câest Ă nouveau lâĂ©poque des dĂ©clarations dâimpĂŽts. Enfin, cette annĂ©e câest un peu moins speed que dâhabitude car je vais tĂ©lĂ©-dĂ©clarer câest-Ă -dire que je vais dĂ©clarer mes revenus professionnels en ligne. Vous vous souvenez que je suis adhĂ©rente dâune association de gestion qui me permet de bĂ©nĂ©ficier dâun abattement fiscal de 20%? Eh bien, maintenant au lieu de leur envoyer une photocopie de ma dĂ©claration, je remplie ma dĂ©claration directement sur le site de lâassociation de gestion et celle-ci sâoccupe de transfĂ©rer par voie Ă©lectronique ma dĂ©claration Ă mon centre des impĂŽts. Ainsi, les impĂŽts savent que je suis adhĂ©rente et mâoctroient lâabattement. En fait ce nâest plus un abattement, mais je ne vais pas vous raconter en dĂ©tails la fiscalitĂ© des travailleurs indĂ©pendants! Lâavantage pour moi câest que jâai plus de temps pour prĂ©parer ma dĂ©claration, je suis donc plus tranquille pour faire ma compta. Je la fais sans stress. Surtout que jâai Ă©tĂ© trĂšs sĂ©rieuse cette annĂ©e et que je lâai faite en partie avant de partir en vacances, au mois de juin. Vous voulez savoir ce que jâai fait cet aprĂšs-midi? Alors, cet aprĂšs-midi, jâai pointĂ© les rĂšglements qui mâont Ă©tĂ© fait par virement bancaire. Ils sâagit la plupart du temps de rĂšglements de librairies. Je prends mes relevĂ©s bancaires dans lâordre chronologique, je repĂšre les virements et jâessaye de comprendre Ă quelles factures ils correspondent. Parfois câest rapide, parfois câest un vĂ©ritable travail dâenquĂȘte. Pour lâinstant, un seul virement nâa pas trouvĂ© de correspondance. Mais je lâaurai! Donc, je pointe, je note, je classe, jâagrafe et je perfore... pendant que mes pitchounes sont au pays des rĂȘves de lâaprĂšs-midi.
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En campagne
Author: Laetitia Tue, Mar 10, 2009
Il y a quelques semaines de cela, jâai craquĂ© pour une clĂ© TNT (TĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre) qui permet de regarder la tĂ©lĂ© sur son ordinateur et de sâen servir comme magnĂ©toscope numĂ©rique. Bien sĂ»r, je lâai testĂ©e tout de suite aprĂšs avoir reçu le colis de la poste, jâai trouvĂ© cela absolument Ă©patant et je nâai pas eu le temps dâapprocher le programme tĂ©lĂ©... JusquâĂ samedi. Donc, samedi, jâai eu cinq minutes Ă moi pour regarder le programme tĂ©lĂ©... NON, mĂȘme pas! Câest mon mari qui a lu le programme tĂ©lĂ© et mâa dit : - Il y a une Ă©mission qui a lâair sympa ce soir sur France 5. ça sâappelle âEn campagneâ. Ce sont deux journalistes qui vont dans un village et interviewent les habitants. - Ah, ouais, ça a lâair pas mal. Câest Ă quelle heure? - Euh... vingt-et-une heures trente-cinq. - Ouais, mais ce soir je vais au cinĂ©ma. Zut! - Tâas quâĂ lâenregistrer. - Mais, oui! Câest ainsi que jâai enregistrĂ© sur mon ordinateur ce programme. Nous lâavons regardĂ© hier soir. Jâai beaucoup aimĂ©. Les deux journalistes, une jeune femme et un jeune homme, se sont rendus dans un village de Bretagne, dans les CĂŽtes dâArmor (le dĂ©partement de Perros Guirec). Ils sont descendus de voiture et ont constatĂ© quâil nây avait personne dans les rues. Finalement, ils croisent un homme et entament la conversation. Et ainsi de suite. Ils font la connaissance de plusieurs habitants de village, se rendent chez eux, sondent leur vie et le rĂ©sultat est drĂŽlement rafraĂźchissant, loin des Ă©missions de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. Jâai dĂ©jĂ hĂąte dâĂȘtre au prochain numĂ©ro. Pour ceux que lâĂ©mission intĂ©ressent, vous pouvez la visionner en ligne sur le site de la chaĂźne France 5 (je mets un lien sur mon site). Vous savez ce que je suis allĂ©e voir au cinĂ©ma? La vie moderne, un film documentaire de Raymond Depardon qui se rend dans diffĂ©rentes fermes de France interviewer des paysans...
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La véritable histoire du baba au rhum
Author: Laetitia Fri, Mar 6, 2009
En ce moment, le midi, alors que je viens juste de coucher les filles pour la sieste, je mâoffre un petit moment de lecture. Cela me repose et me change les idĂ©es. Depuis le dĂ©but de la semaine, jâai entamĂ© la lecture dâun petit livre que jâavais commandĂ© le mois dernier et qui est consacrĂ© Ă lâhistoire de la cuisine française. Câest trĂšs bien fait et surtout trĂšs bien Ă©crit. Il ne sâagit pas dâune histoire complĂšte, mais lâhistoire de quelques recettes phares de notre gastronomie. Je ne lis pas dans lâordre, je prends au hasard. AprĂšs avoir lu lâhistoire du bĆuf bourguignon, du petit salĂ© aux lentilles, de la mousse au chocolat, jâai lu ce midi lâhistoire du baba au rhum. Rien quâĂ dire âbaba au rhumâ, jâen ai lâeau Ă la bouche! Hum, la pĂąte spongieuse imbibĂ©e de rhum, la petite cerise confite, la garniture de crĂšme pĂątissiĂšre... Jâai donc dĂ©couvert lâhistoire de ce dessert que je connais bien au niveau gustatif, mais dont jâignorais totalement lâorigine. Nous devons ce dessert Ă la gourmandise du Roi Stanislas, roi dĂ©chu de Pologne, mais devenu Duc de Lorraine grĂące Ă Louis XV qui allait Ă©pouser sa fille Marie. Câest pour lui que fĂ»t créé ce dessert en Lorraine. Mais lâhistoire du dessert ne sâarrĂȘte pas lĂ , un pĂątissier de la cour du Roi, Stohrer, y a vu matiĂšre Ă devenir riche. Il a amĂ©liorĂ© et mis au point la recette avant de monter Ă Paris faire connaĂźtre ce gĂąteau. DâaprĂšs le livre, ce fĂ»t un grand succĂšs. La pĂątisserie Stohrer existe toujours rue Montorgueil Ă Paris. Hum, voilĂ , il me faudrait absolument un baba au rhum de chez Stohrer. Je vais mâorganiser ça. Bon, vous savez, le plus tentant dans ce livre, câest que lâauteur, Sylvie Girard-Lagorce, fournit une recette Ă la fin de chaque histoire. Oh, non, je nâai pas le courage de me lancer dans la confection dâun baba. Je prĂšfĂšre goĂ»ter au baba historique!
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Une location Ă Perros Guirec
Author: Laetitia Wed, Mar 4, 2009
Aujourdâhui, jâai reçu le contrat de location pour notre petit sĂ©jour Ă Perros Guirec! Oui, nous avons craquĂ©, câĂ©tait trop dur dâimaginer que nous ne pourrions pas y aller du tout. Alors, aprĂšs nos traditionnelles deux semaines Ă La ForĂȘt-Fouesnant, dans le sud du FinistĂšre, Ă la fin du mois de juin, nous remonterons vers Perros pour deux semaines en juillet. Jâai trouvĂ© in extremis une location Ă quelques kilomĂštres du centre de Perros, sur une exploitation lĂ©gumiĂšre avec un poney et Internet! Je dis in extremis car il faut sây prendre de bonne heure pour louer pour les vacances. CâĂ©tait la derniĂšre location disponible dans les dates qui nous intĂ©ressaient. Ne parlons pas du mois dâaoĂ»t, tout Ă©tait dĂ©jĂ retenu. Donc, aujourdâhui, jâai reçu le contrat de location dont je devais retourner un exemplaire signĂ© et accompagnĂ© dâun chĂšque dâarrhes reprĂ©sentant vingt-cinq pour cent du montant de la location. Le contrat Ă©tait accompagnĂ© dâun descriptif et dâun plan du gĂźte en question. Il y avait Ă©galement une feuille reprenant les instructions pour se rendre au gĂźte. Je lâai montrĂ© Ă mon pĂšre qui est passĂ© nous voir cet aprĂšs-midi : âAh, oui, je vois trĂšs bien oĂč câestâ mâa-t-il dit. Bien sĂ»r, nous ne verrons pas la mer, mais je suis dĂ©jĂ heureuse Ă lâidĂ©e de pouvoir passer deux semaines Ă Perros! Jâai donc vite signĂ© le contrat, rĂ©digĂ© le chĂšque et mis tout ça dans une enveloppe. Pendant la sieste des filles, je suis allĂ©e Ă la boĂźte aux lettres situĂ©e Ă la sortie de ma rĂ©sidence, pour que mon courrier parte dĂšs aujourdâhui, par la levĂ©e de 15 heures. Donc, voici le programme pour cet Ă©tĂ© : La ForĂȘt-Fouesnant, Perros Guirec puis Dieppe. Et partout, il y aura Internet donc, je pourrais vous envoyer des podcasts de tous ces endroits.
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Alors, c'était bien Dieppe?
Author: Laetitia Tue, Mar 3, 2009
Câest la question que tout le monde me pose depuis que je suis rentrĂ©e! Et jâai comme le pressentiment que vous vous la posez aussi. Alors, oui, câĂ©tait bien Dieppe! La ville est sympa, vivante, avec une pointe de tristesse parfois, mais nous nous y sommes sentis trĂšs bien. On a vite pris nos petites habitudes : balades en ville pour faire les courses le matin et sorties dans les environs lâaprĂšs-midi Ă la dĂ©couverte des falaises et du bord de mer. CâĂ©tait agrĂ©able de sortir le matin, de passer faire un tour sur le port pour regarder les bateaux de plaisance ou les bateaux de pĂȘche, de sentir lâodeur de la mer, puis dâaller acheter du pain dans la rue commerçante. Nous avons trouvĂ© dĂšs le premier jour une boulangerie qui faisait du pain au levain cuit au feu de bois. Il Ă©tait trĂšs bon. On terminait toujours la promenade du matin par un tour sur le long de la plage (de galets, malheureusement). En face de nous, imposant, perchĂ© sur une falaise, le chĂąteau-musĂ©e qui date du XIVe siĂšcle et Ă nos cĂŽtĂ©s la mer gris-vert, magnifique. Au cours de nos promenades de lâaprĂšs-midi, nous avons visitĂ© quelques stations balnĂ©aires aux alentours : Varengeville et sa plage oĂč ma grande fille a jouĂ© malgrĂ© le froid et le vent, en me faisant remarquer quâon avait oubliĂ© de prendre son seau et sa pelle! Veules les roses, adorable petite ville avec ses maisons typiques et son salon de thĂ© oĂč lâon verrait bien Marcel Proust y dĂ©guster, pensif, une petite madeleine, Saint-ValĂ©ry en Caux et son port paisible. CâĂ©tait une belle semaine de vacances. Lâappartement que nous avions louĂ© Ă©tait trĂšs agrĂ©able, on se serait cru chez des amis. Malheureusement, il Ă©tait dĂ©jĂ louĂ© une partie du mois dâaoĂ»t, alors nous avons louĂ© dans le mĂȘme quartier une petite maison de pĂȘcheur... En aoĂ»t, je serai donc Ă Dieppe, câest dĂ©cidĂ©.
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CrĂšme de citron ou galion?
Author: Laetitia Thu, Feb 19, 2009
Hier soir, mon mari et moi sommes allĂ©s dĂźner dans une crĂȘperie Ă quinze minutes Ă pieds de chez nous. Mon pĂšre gardait nos filles. Nous nâĂ©tions jamais allĂ©s dans cette crĂȘperie. En fait, je lâai aperçue Ă lâoccasion dâun trajet en voiture sur une avenue que nous avons empruntĂ© des dizaines de fois sans jamais la voir. Le week-end dernier, jâĂ©tais allĂ©e en repĂ©rage avec mon bĂ©bĂ© Ă lâoccasion dâune promenade. La carte, classique, mâavait semblĂ© appĂ©tissante et la salle simple mais agrĂ©able. Une nouvelle crĂȘperie dans les parages, vous imaginez bien que jâavais hĂąte de goĂ»ter cela! Lorsque nous sommes entrĂ©s, plusieurs tables Ă©taient occupĂ©es. Nous avons Ă©tĂ© placĂ©s au centre de la salle avant. De ma place, je voyais le patron sâactiver par une ouverture dans la porte qui menait Ă la cuisine. La carte des galettes Ă©tait classique, comme je vous lâai dit. Nous avons tous les deux choisis une crĂȘpe avec du bacon, un Ćuf, du fromage et des oignons. Il est de coutume dans les crĂȘperies de nommer les crĂȘpes. La nĂŽtre sâappelait âRennaiseâ en rĂ©fĂ©rence Ă la ville de Rennes. La mĂȘme crĂȘpe sans les oignons se nommait âPloumanacâhâ. Ăa vous dit quelque chose? A cĂŽtĂ© de nous, deux femmes se sont installĂ©es et ont commencĂ© Ă se parler de leurs dĂ©boires amoureux. Il Ă©tait beaucoup question dâInternet, de sites de rencontres, de chat, etc. La galette Ă©tait trĂšs bonne. Au mur de la salle Ă©taient accrochĂ©es, ça et lĂ , des ardoises avec des suggestions. Je venais juste de le remarquer lorsque le patron est sorti de sa cuisine pour un petit tour en salle. Il a vu que je regardais lâardoise. - La crĂšme citron est dĂ©licieuse! mâa-t-il dit avant de saluer quelques clients Ă une autre table. Je nâen doutais pas, jâavais dĂ©jĂ lâeau Ă la bouche, mais jâhĂ©sitais avec la suggestion suivante. La crĂȘpe galion : compotĂ©e de rhubarbe et crĂšme dâamandes. Jâavais envie des deux, ce qui nâĂ©tait pas raisonnable. Jâai convaincu mon mari de prendre lâune et moi lâautre et de partager. Pour une fois, je laissais tomber la chocolat-banane et lui la âpommes caramĂ©lisĂ©es flambĂ©e Calvadosâ. Et nous ne fument pas déçus par ces dĂ©licieuses crĂȘpes. Les plus originales que jâaie jamais mangĂ©es.
La semaine prochaine, pas de podcast car je serai en vacances Ă Dieppe, en Normandie, sans connexion Internet. Je vous retrouve donc dĂšs le mardi 3 mars!
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Macarons colorés
Author: Laetitia Wed, Feb 18, 2009
Hier soir, le tĂ©lĂ©phone sonne. Mon mari rĂ©pond. Je lâentends dire : âoui, bien sĂ»r, tu peux passerâ. - Qui est-ce qui va passer? lui demandai-je alors. - Câest Caroline. Elle a quelque chose pour nous, pour nous remercier pour les clĂ©s. Quelques instants plus tard, lâinterphone sonnait et Caroline faisait son apparition un joli petit sac Ă la main. Nous nous sommes fait la bise. - Tenez, câest pour vous remercier de nous avoir accueillies lâautre jour les filles et moi lorsque je ne pouvais plus rentrer chez moi. (Caroline sâĂ©tait enfermĂ©e dehors). Le sac contenait une belle boĂźte de macarons de chez LenĂŽtre. - Mais, nâimporte quoi! me suis-je exclamĂ©e, câest beaucoup trop! Et câest normal que vous soyez venues chez nous. Ce cadeau nous a beaucoup touchĂ©s et nous avons dĂ©cidĂ© de faire honneur aux macarons dĂšs le dessert. Micaela ne savait pas quelle couleur choisir. - Je vais prendre le marron, finit-elle par dire. Elle le goĂ»ta, mais le reposa. - Je ne lâaime pas. Je vais prendre le rose. Ah, celui-lĂ est bon! Je les veux tous, tous les roses, câest possible? - Non, ce nâest pas possible et tu as dĂ©jĂ mangĂ© beaucoup de gaufres chez Elena. Il faudra ĂȘtre raisonnable. Mais nous en mangerons Ă nouveau demain. Mon mari a pris un macaron au chocolat et jâen ai pris un Ă la vanille. Hum, ils Ă©taient dĂ©licieux, croquants, moelleux, fondants.
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Gaufres maison
Author: Laetitia Tue, Feb 17, 2009
La semaine derniĂšre je parlais avec ma voisine de leur prochain dĂ©part. En effet, nos voisins, ceux dont la petite fille est trĂšs amie avec ma fille, nous quittent au mois de juin pour aller habiter une maison dans le 95. Ils ont mis leur appartement en vente. Comme nos filles sont trĂšs amies, nous essayons de nous voir souvent pour profiter des quelques mois qui leur restent Ă se voir rĂ©guliĂšrement. Par exemple, la semaine derniĂšre Elena mâa accompagnĂ©e pour aller chercher Micaela Ă lâĂ©cole. Elena a deux mois de moins que ma fille et Ă cause de cela, par raison administrative, elle ne va pas encore Ă lâĂ©cole. Mais, moi aussi je vais ĂȘtre triste de leur dĂ©part. Et puis nous sommes, Alexandra et moi, toutes les deux gourmandes et nous parlons souvent de desserts. Il y a quelques temps de cela, Alexandra mâa dit quâelle aimait beaucoup les gaufres et quâelle avait un appareil Ă gaufres chez elle. La semaine derniĂšre, je lui ai dit que cela me ferait plaisir de goĂ»ter ses gaufres avant son dĂ©part. - Oui, bien sĂ»r, nous pouvons faire un goĂ»ter la semaine prochaine si tu veux. Le fameux goĂ»ter, câĂ©tait aujourdâhui! Nous nous sommes rĂ©galĂ©s! Alexandra mâa expliquĂ© quâelle avait plusieurs recettes de gaufres et que celles quâelle avait choisi de nous faire Ă©tait une recette utilisĂ©e par sa maman en tous points semblables Ă une des recettes de Bergamote. Je vous parle rĂ©guliĂšrement de Bergamote qui tient le blog de desserts Sucrissime.com Jâavais apportĂ© un pot de confiture Abricots-Framboises pour Alexandra. En effet, je lui avais parlĂ© la semaine derniĂšre de cette dĂ©licieuse confiture et elle mâavait rĂ©pondu âMoi aussi je la connais, câest mon pĂȘcher mignonâ. AprĂšs les traditionnelles gaufres au sucre glace, nous avons goĂ»tĂ© les gaufres ensoleillĂ©es!
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La tartine ensoleillée
Author: Laetitia Fri, Feb 13, 2009
La semaine derniĂšre, le jour de la chandeleur, je suis allĂ©e faire des courses dans un supermarchĂ©. Je vous en ai parlĂ©. Eh bien, ce jour-lĂ , je nâai pas seulement achetĂ© de la poudre dâamandes. La personne qui a organisĂ© ce supermarchĂ© doit ĂȘtre une personne gourmande car pratiquement le premier rayon par lequel on passe est celui des confitures. Jâaime beaucoup la confiture alors je nâai pas pu mâempĂȘcher de jeter un Ćil au choix proposĂ©. En fait, cela faisait un certain temps que je nâĂ©tais pas allĂ©e dans un rayon de confitures car nous avons reçu pour NoĂ«l de la part de Marie-Françoise de Perros-Guirec un lot de confitures faites maison. Je nâavais donc pas lâintention dâacheter le moindre pot. Pourtant mon regard fut attirĂ© par un pot de la marque Bonne Maman, plutĂŽt en bas. Câest la couleur de la confiture qui mâa surprise. Elle Ă©tait dâun beau rose orangĂ©. En fait, il sâagissait dâun mĂ©lange, abricots et framboises. Abricots et framboises! Abricots et framboises! Jâen ai eu lâeau Ă la bouche et jâai achetĂ© un pot. Pourtant, je sais quâil ne faut pas que je mâattache Ă un mĂ©lange. Car les mĂ©langes ont toujours une courte durĂ©e de vie dans les rayons. Quelquâun au marketing ou au laboratoire Ă©labore le produit, il est validĂ© et mis en production, puis finalement en rayon grĂące Ă un bon commercial. LĂ , arrive Laetitia cliente curieuse et avide de nouvelles saveurs. Quelques mois plus tard, fatalement, le mĂ©lange est abandonnĂ© par les magasins parce quâil ne se vend pas assez. Le produit est mĂȘme retirĂ© du catalogue. Et Laetitia toute triste cherche vainement le pot tant aimĂ© sans jamais le retrouver. Eh oui, câest bien dans ce genre de piĂšge que je viens de tomber. Tous les matins depuis la semaine derniĂšre jâattends avec impatience le petit-dĂ©jeuner, je pense Ă mes tartines recouvertes de la confiture dont la couleur rappelle celle du soleil qui se lĂšve. Je pense Ă mes tartines ensoleillĂ©es par la magie de la framboise et de lâabricot rĂ©unis. Hum! Quel dĂ©lice! Et je rĂȘve que ces pots restent en rayon le plus longtemps possible.
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Vie sociale
Author: Laetitia Thu, Feb 12, 2009
Quand on parle des enfants de lâĂąge de ma grande fille (3 ans), le grand mot Ă la mode câest âsocialisationâ. Aujourdâhui, a eu lieu le premier grand Ă©vĂ©nement social de ma fille : elle Ă©tait invitĂ©e Ă lâanniversaire de Juliette, la fille de mon amie Caroline. - Câest maintenant que je vais Ă la fĂȘte de Juliette? - Non, câest demain. - Non, câest cet aprĂšs-midi. - Non, câest aprĂšs la sieste. - Oui, il faut vite se prĂ©parer. Quâest-ce que tu veux mettre? - Ma jupe culotte rose et mon collant. Je peux ouvrir le cadeau de Juliette? et je pourrais manger de son gĂąteau dâanniversaire? Oh lĂ lĂ quelle bavarde! ArrivĂ©e chez Juliette, câĂ©tait comme si on lui avait coupĂ© la langue. Mais la coquine avait tout prĂ©vu. Elle avait emmenĂ© Grand Doudou, son fidĂšle compagnon, et lâa silencieusement installĂ© dans le mini landau quâelle convoitait depuis quâelle savait quâelle se rendrait chez son amie. Grand Doudou installĂ©, elle sâest mĂȘlĂ©e aux jeux des autres enfants et sâest bien amusĂ©e, mâa racontĂ© Caroline. Car je me suis Ă©clipsĂ©e, la laissant profiter de la fĂȘte et des autres enfants. Lorsque je suis revenue la chercher Ă lâheure prĂ©vue, elle ne voulait plus partir. - Tu viens Micaela, câest lâheure de rentrer Ă la maison. - Euh, non, je fais Ă manger pour Grand Doudou. - Tu reviendras bientĂŽt, lui a promis Caroline. - Avec Grand Doudou? - Si tu veux. - Allez, on y va. Finalement, au bout de dix minutes, jâai rĂ©ussi Ă lui enfiler ses chaussures et son manteau. Caroline mâa racontĂ© que Micaela avait Ă©tĂ© un peu surprise quand elle avait compris que les autres enfants Ă©taient tous dans la mĂȘme classe. - Oui, mais nous avons la mĂȘme sortie, a-t-elle fait remarquer Ă Caroline. Elle me fait rire cette petite!
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La pointure idéale
Author: Laetitia Wed, Feb 11, 2009
Vendredi dernier, pendant que mes filles Ă©taient respectivement Ă lâĂ©cole et Ă la garderie, je suis allĂ©e faire un peu de shopping aux Quatre Temps. Les Quatre Temps, vous vous en souvenez peut-ĂȘtre, est le centre commercial situĂ© Ă La DĂ©fense, le quartier dâaffaires de lâouest parisien. Câest Ă©galement Ă La DĂ©fense que se trouve La Grande Arche, le cĂ©lĂšbre bĂątiment. Jâai profitĂ© de ma visite pour acheter des chaussures pour ma petite fille. Elle se tient bien debout, se lĂąche souvent et marche avec appui. Elle ne va donc pas tarder Ă faire ses premiers pas âsans filetâ. Le kinĂ© mâavait recommandĂ© de la chausser avec des chaussures Ă lacets le plus tĂŽt possible. Je suis donc entrĂ©e dans un magasin de chaussures pour enfants. Jâai expliquĂ© Ă la vendeuse ce quâil me fallait. - Quelle taille vous faut-il? - Elle a les pieds trĂšs trĂšs petits. A mon avis, il lui faut du 16. - Du 16! mâa rĂ©pondu la vendeuse, mais nous nâen faisons pas. Câest trĂšs rare. Nous commençons au 17 et encore, nous sommes un des rares magasins Ă en proposer. Combien son pied mesure-t-il? - Je ne sais pas exactement, mais il est Ă peu prĂšs grand comme ça, lui ai-je rĂ©pondu en indiquant un espace dâenviron 10 centimĂštres entre mon pouce et mon index. - Eh bien, câest bien du 17 quâil lui faut. Je vais vous expliquer. Je prends cette chaussure et je la retourne. Je place un index Ă chaque bout de la semelle. La largeur du premier index correspond Ă lâespace quâil lui faudra pour marcher et lâespace du deuxiĂšme pour que son pied puisse grandir. Il faut donc que son pied tienne entre les deux index. Dix centimĂštres, nous y sommes exactement. Je me suis laissĂ©e convaincre dâacheter du 17 tout en pensant intĂ©rieurement que je devrais revenir pour rapporter ces chaussures certainement trop grandes. Je suis effectivement revenue ce matin, mais pas parce que les chaussures Ă©taient trop grandes... mais parce quâelles Ă©taient trop petites! Ma fille fait du 18! Jâai bien fait sourire la vendeuse.
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Escapade
Author: Laetitia Fri, Feb 6, 2009
Ah, aujourdâhui jâai fait quelque chose de super mĂ©ga gĂ©nial! Je suis allĂ©e Ă Paris! Merci Papa qui a gardĂ© mes filles de onze heures Ă treize heures, sâoccupant mĂȘme de leur donner Ă manger. Vous mâauriez vu courir sur le chemin de la gare pour ne pas manquer le train de onze heures cinq sur le quai C, rapide, lĂ©gĂšre, comme portĂ©e par le vent! Dans le train, ce petit voyage de sept minutes mâa paru aussi merveilleux que si je me rendais en vacances. Jâai mĂȘme aperçu une pĂ©niche alors quâon passait au dessus de la Seine (vous souvenez-vous du jeu des pĂ©niches?, vous y jouerez peut-ĂȘtre si un jour vous venez Ă Paris). ArrivĂ©e gare Saint-Lazare, je me suis faufilĂ©e entre les badauds comme une vraie parisienne et je suis vite sortie en direction des grands magasins avec lâidĂ©e de jeter un Ćil aux soldes. Oh, ça a vite Ă©tĂ© rĂ©glĂ©, il ne restait plus rien Ă ma taille. Au croisement de la rue Caumartin et du Boulevard Haussmann, je me suis demandĂ©e oĂč jâallais bien pouvoir me rendre ensuite. En fait, jâhĂ©sitais entre aller mâacheter un croissant aux noix chez LadurĂ©e et aller faire un tour Ă la Fnac. Hum, le choix a Ă©tĂ© difficile et il me fallait choisir vite car dans ce genre dâescapade le temps est comptĂ©. Jâai finalement dĂ©cidĂ© de mâoffrir de la nourriture intellectuelle et je suis remontĂ©e vers la Fnac du passage du Havre. Jâai profitĂ© de mon passage dans la librairie pour acheter le cadeau dâanniversaire dâun de nos amis : deux romans policiers dont un de lâauteur chinois Qiu Xialong. Je pensais trouver âVisa pour ShangaĂŻâ du mĂȘme auteur, mais il nâĂ©tait pas disponible. En passant par le rayon des romans espagnols, jâai eu le bonheur de dĂ©couvrir un roman dâEduardo Mendoza, en poche câest-Ă -dire Ă un prix raisonnable, que je nâavais pas lu. Rien que ça rendait la journĂ©e belle. Au rayon des livres russes, jâai pris un recueil de nouvelles de TchĂ©khov dont je viens de terminer une biographie. Et puis, je me suis promenĂ©e comme ça dans les rayons, regardant les livres disposĂ©s sur les tables ou en tĂȘte de gondoles. Puis, il fĂ»t lâheure de partir. Jâai commencĂ© le roman dâEduardo Mendoza dans le train....
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Un drĂŽle de comportement
Author: Laetitia Thu, Feb 5, 2009
Le mardi ma plus petite fille passe la matinĂ©e Ă la halte-garderie. Elle est Ă deux pas de lâĂ©cole, donc je vais la chercher juste un peu avant dâaller chercher ma grande fille Ă lâĂ©cole. Je mây rends en gĂ©nĂ©ral vers onze heures car je bavarde toujours un peu avec les puĂ©ricultrices. Mais hier, je suis sortie tĂŽt de la garderie. Je nâavais pas envie de poireauter en grelottant devant la porte de lâĂ©cole alors jâai dĂ©cidĂ© de faire un petit tour. Jâai remarquĂ© devant moi dans la rue une dame qui habite notre rĂ©sidence. Câest une voisine toujours prĂ©occupĂ©e de ce que font les autres rĂ©sidents. Rien ne lui Ă©chappe. Par exemple, un jour, jâai oubliĂ© de ranger la poussette et je lâavais laissĂ©e tout un aprĂšs-midi devant la porte de mon escalier ; eh bien, ça ne lui avait pas Ă©chappĂ© et, elle qui aime lâordre dans la rĂ©sidence, me lâa fait remarquer, de maniĂšre sympathique, mais quand mĂȘme. Elle Ă©tait donc devant moi et sâest arrĂȘtĂ©e subitement pour regarder un immeuble. Je lâai dĂ©passĂ©e et jâai tournĂ© dans une autre rue. Plus loin, je lâai aperçue venant en sens inverse. Elle sâest Ă nouveau arrĂȘtĂ©e pour observer un immeuble. Jâai trouvĂ© cela Ă©trange. Jâavais Ă peine eu le temps de penser cela quâelle Ă©tait repartie et sâĂ©tait Ă nouveau arrĂȘtĂ©e pour lever la tĂȘte. LĂ , jâai trouvĂ© son comportement des plus Ă©tranges. Oh, pas de quoi en rĂ©fĂ©rer Ă Sherlock Holmes, bien sĂ»r. Mais, il Ă©tait lâheure pour moi de retourner Ă lâĂ©cole. Jây ai retrouvĂ© Caroline Ă qui jâai racontĂ© ce que jâavais vu. - Câest bizarre, mâa-t-elle dit. Il y a sĂ»rement une explication, je la connaĂźtrai peut-ĂȘtre un jour.
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A cÎté de la plaque
Author: Laetitia Tue, Feb 3, 2009
Hier matin, je suis sortie faire quelques courses dans un supermarchĂ© oĂč je ne vais pratiquement jamais. Il ne fait pas partie de mes itinĂ©raires habituels. Mais, câĂ©tait le plus proche aprĂšs mon passage par la pharmacie. A lâentrĂ©e, jâai remarquĂ© lâimmense palette recouverte de paquets de farine. Jâai pensĂ© âtiens, il y a une promo sur la farineâ. Jâai fait mes courses. En fait, jâĂ©tais Ă la recherche de poudre dâamandes. En effet, avant-hier, jâai consultĂ© le blog de Bergamote qui met en ligne des recettes de desserts. En naviguant, je suis retombĂ©e sur sa recette de macarons tirĂ©e dâun livre du XVIIIe siĂšcle. Ils avaient lâair si bons que je me suis dit que jâen ferais bien une fournĂ©e. Mais pour cela il me manquait de la poudre dâamande que jâai trouvĂ©e au supermarchĂ©. Jâavais promis Ă ma fille que nous les ferions ensemble aprĂšs la sieste. Cependant, aprĂšs la sieste jâai dĂ» sortir pour aller chercher le mĂ©dicament que jâavais commandĂ© dans la matinĂ©e Ă la pharmacie. Avant de passer Ă la pharmacie, jâai dĂ» passer Ă la Biocoop acheter de la bouillie pour la plus petite car il ne mâen restait plus. Bref, quand nous sommes arrivĂ©es Ă la pharmacie, il Ă©tait prĂšs de dix-huit heures. Et la pharmacienne dit Ă ma fille : - Alors, tu vas manger des crĂȘpes ce soir? Des crĂȘpes, hier, câĂ©tait la chandeleur! CâĂ©tait pour ça quâil y avait autant de farine au supermarchĂ©. JâĂ©tais vraiment Ă cĂŽtĂ© de la plaque avec mes macarons. Finalement, il nây a eu ni crĂȘpes ni macarons, il Ă©tait trop tard lorsque nous sommes rentrĂ©es... mais, ce nâest que partie remise!
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Des colis pour le salon des vins
Author: Laetitia Thu, Jan 29, 2009
Aujourdâhui, il fallait absolument que je prĂ©pare mes colis pour le salon des vins dâAngers. Câest un des grands salons professionnels en France. Il a lieu chaque annĂ©e dĂ©but fĂ©vrier, Ă Angers donc, qui est situĂ©e dans la rĂ©gion Pays de la Loire, dans le dĂ©partement du Maine-et-Loire. Câest une des grandes rĂ©gions viticoles françaises. Mes livres sur le vin (des guides de conversations français-anglais pour les vignerons) se vendent bien Ă ce genre dâoccasion et la librairie qui tient le stand livres du salon des vins me passe commande chaque annĂ©e dâune grande quantitĂ© dâouvrages. Cela demande un certain travail de prĂ©paration car chaque livre est accompagnĂ© dâun CD audio que je dois mettre dans une pochette. Puis je glisse le livre et le CD dans une petite pochette plastique. Câest la prĂ©sentation la plus pratique que jâai trouvĂ©. Jâen prĂ©pare en gĂ©nĂ©ral en avance, mais avec la grippe, je nâai pas eu le temps de me prĂ©parer un petit stock. Jâai donc fait du âjuste-Ă -tempsâ comme on dit en logistique. En plus, hier, je me suis aperçue que je nâavais plus assez de pochettes et jâai dĂ» demander Ă mon pĂšre dâaller en chercher dans un magasin spĂ©cialisĂ© situĂ© prĂšs de Roissy. Mon mari a promis de mâaider ce soir. Et ma grande fille adore me passer chaque CD pour que je le range dans sa pochette. La contrainte devient alors un jeu, sauf pour la plus petite de mes filles qui est trop jeune pour participer et que cela rend furieuse. Lorsque mes colis seront prĂȘts, mon mari les emportera pour moi Ă la poste demain matin. Ensuite, jâattendrai que la librairie me rappelle pour me donner les chiffres des ventes. En gĂ©nĂ©ral, ils sont bons et chaque annĂ©e cela me fait autant plaisir car câest comme si ces chiffres me disaient que jâai Ă©crit de bons livres, que les vignerons y reconnaissent leur mĂ©tier et câest ce qui me rend le plus fiĂšre de mon travail. Tiens, et si ce soir, jâouvrais une bonne bouteille de vin, un blanc de la Loire en apĂ©ritif?
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Ćuf de pigeon
Author: Laetitia Wed, Jan 28, 2009
Cet aprĂšs-midi, aprĂšs la sieste nous Ă©tions mes filles et moi dans le salon. Elles jouaient toutes deux tranquillement. Ma grande fille jouait avec ses quatre poupĂ©es quâelle tentait de toutes faire tenir dans le mĂȘme petit lit en bois quâelle a reçu pour NoĂ«l. Sa petite sĆur avait patiemment entrepris de sortir tous les CD de la bibliothĂšque. Câest un travail qui demande beaucoup de soin. On commence par en bas, on disperse autour de soi, on regarde fiĂšrement son Ćuvre avant de passer Ă lâĂ©tage suivant en rigolant. Moi aussi, je travaillais, mais Ă mon ordinateur. Jâavais des factures Ă prĂ©parer. Dâordinaire, je fais ça plutĂŽt le soir, mais aujourdâhui jâen avais beaucoup et jâavais envie de mâavancer. Une fois mes factures imprimĂ©es, jâai sorti mon classeur pour les ranger. Câest un gros classeur, je lâai posĂ© par terre Ă cĂŽtĂ© de moi. Ma petite fille lâa soudain trouvĂ© plus intĂ©ressant que les CD et sâest approchĂ©e avec intĂ©rĂȘt. Dans sa prĂ©cipitation elle a glissĂ© et sâest cognĂ© la tĂȘte contre le pied de ma chaise. AĂŻe! Je lâai vite prise dans mes bras pour la consoler et câest alors que jâai remarquĂ© un trait rouge sur son front. Le trait sâest vite transformĂ© en bosse verte. Oh lĂ lĂ ! Je lui ai vite passĂ© de lâeau froide sur le visage, puis de la crĂšme Ă lâarnica et enfin je lui ai mis dans la bouche une dose dâarnica en granules. La bosse avait grossi ressemblant Ă ... un Ćuf de pigeon! Câest ainsi quâon appelle ce genre de bosse. Je vous rassure, Felicia nâa pas pleurĂ© longtemps et quelques minutes aprĂšs le drame elle Ă©tait dĂ©jĂ retournĂ©e sâoccuper des CD. Deux heures plus tard, la bosse avait dĂ©jĂ bien diminuĂ©. Ma grande fille lui a dit âOh, Felicia, tu as dĂ©corĂ© ta figure avec une bosse!â.
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Les prochaines vacances
Author: Laetitia Tue, Jan 27, 2009
Cette annĂ©e, pour les vacances dâĂ©tĂ©, je ne pourrai pas aller Ă Perros-Guirec. Mes parents ont dĂ» rendre leur appartement au propriĂ©taire car celui-ci souhaitait le vendre. Mes parents nâont pas lâintention de prendre une nouvelle location rapidement. De mon cĂŽtĂ©, je nâimagine pas passer lâĂ©tĂ© en banlieue parisienne. Ma grande fille attend dĂ©jĂ avec impatience de revoir la mer, les bateaux et de jouer sur la plage. Le week-end dernier, jâai cherchĂ© des locations pour lâĂ©tĂ© sur Perros. Oh lĂ lĂ , câest hors de prix! Et bien souvent les locations saisonniĂšres sont dĂ©jĂ rĂ©servĂ©es pour lâĂ©tĂ©. Aujourdâhui, jâai eu une idĂ©e. Et si nous passions une partie de lâĂ©tĂ© en Normandie plutĂŽt quâen Bretagne? Je ne connais pas bien la Normandie alors jâai pris une carte de France et les horaires de train pour Ă©tudier la question. Jâai dâabord pensĂ© Ă Granville dont jâai beaucoup entendu parlĂ©, mais les dĂ©parts en train se font de la gare Montparnasse. Quitte Ă aller en Normandie, je prĂ©fĂ©rerais une ville desservie depuis la gare Saint-Lazare qui dessert Ă©galement notre gare. Jâai alors vu Dieppe. Câest un peu au nord, mais câest seulement Ă deux heures de train de Paris et dâaprĂšs ce que jâai vu sur Internet cela a lâair trĂšs joli. Il y a une vieille ville, de jolies plages et de lâanimation avec les ferries. Jâai dĂ©jĂ repĂ©rĂ© des locations bien sympathiques. Jâai alors pensĂ© quâavant de nous dĂ©cider nous pourrions nous y rendre pour un petit sĂ©jour pendant les vacances de fĂ©vrier. Hum, revoir la mer! Ah, bien sĂ»r, lâidĂ©e de ne pas aller Ă Perros me rend carrĂ©ment triste, jâavais trĂšs envie de revoir tout le monde... Aude, sa mĂšre Marie-Claire, Marie-Françoise, VĂ©ronique... Ce sera pour une prochaine fois.
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Commandant RovĂšre
Author: Laetitia Thu, Jan 22, 2009
Ce soir, bravant la pluie et le froid, mes filles et moi sommes allĂ©es chercher mon mari Ă la âgare des saucissesâ. La âgare des saucissesâ est tout simplement la gare Ă cĂŽtĂ© de chez le boucher oĂč jâachĂšte les saucisses de Francfort dont raffolent mes deux petites filles. Hum, rien que de parler de saucisses, je mangerais bien une bonne choucroute! Donc, nous sommes allĂ©es chercher mon mari qui rentrait du travail. Nous Ă©tions en avance. Plusieurs trains sont passĂ©s sans que mon mari soit dedans. - Est-ce que câest le train de Papa? demandait Ă chaque fois ma petite fille. - Je ne crois pas. Peut-ĂȘtre sera-t-il dans le prochain. - Ah. On lâattend alors? - Oui, on lâattend. Enfin, le voyageur tant attendu est arrivĂ© et nous sommes rentrĂ©s tranquillement Ă la maison. Sur le chemin, mon mari mâa racontĂ© quâil avait vu Jean-François Balmer dans le bus. - RovĂšre? me suis-je exclamĂ©e. - Oui, en personne, mâa-t-il rĂ©pondu. Mon mari avait couru pour attraper son bus Ă Ecole Militaire ; le bus Ă©tait presque vide car il venait de prendre son service. Mon mari est allĂ© sâasseoir Ă sa place prĂ©fĂ©rĂ©e et en levant les yeux il a vu Ă quelques siĂšges de lui lâacteur Jean-François Balmer. Câest un acteur suisse que jâadmire beaucoup et que je connais surtout pour son rĂŽle du commandant de police RovĂšre dans une trĂšs bonne sĂ©rie policiĂšre française intitulĂ©e âBoulevard du Palaisâ. - Il Ă©tait comment? ai-je demandĂ© Ă mon mari. - Comme Ă la tĂ©lĂ©, comme RovĂšre. Et il portait un chapeau. Tu sais je ne lâai pas trop regardĂ©, je ne voulais pas le dĂ©ranger. Oh lĂ lĂ , ce que jâaurais aimĂ© ĂȘtre avec lui dans le bus!
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Tous les chemins mÚnent au kiné
Author: Laetitia Wed, Jan 21, 2009
Ce matin, mon pĂšre est passĂ© nous prendre en voiture pour nous emmener chez le kinĂ©. Vous savez celui que jâallais voir lâannĂ©e derniĂšre pour le pied de mon bĂ©bĂ©. Eh bien, jây retourne pour faire quelques sĂ©ances de kinĂ© respiratoire Ă mon bĂ©bĂ© et ainsi la dĂ©barrasser dĂ©finitivement des suites de la grippe. Elle nâaime pas ça, mais une fois la sĂ©ance terminĂ©e elle est vraiment mieux. Moi, ça me fait Ă©trange de retourner tous les jours chez le kinĂ©, je croyais ne plus jamais le revoir. Donc, mon pĂšre a la gentillesse de nous emmener en voiture. Nous avons rendez-vous tous les matins Ă neuf heures. Câest lâheure de pointe. Alors pour Ă©viter les embouteillages nous faisons un dĂ©tour par des petites rues et en un quart dâheure Ă peine nous sommes arrivĂ©s. Nous passons par la ville de Bois-Colombes, ce ne sont pratiquement que des rues en sens unique. On se croirait dans un labyrinthe. Pour ne pas nous perdre, jâai marquĂ© le chemin au crayon sur une photocopie de mon plan de banlieue. Mais il nây a rien Ă faire chaque matin nous empruntons un chemin diffĂ©rent. Câest toujours pareil. Je commence Ă parler avec mon pĂšre, nous devenons distraits et comme je suis placĂ©e Ă lâarriĂšre et quâil y a de la buĂ©e aux vitres, jâai vite fait de ne plus savoir oĂč nous sommes. Ce matin, nous nous sommes retrouvĂ©s Ă mairie de Colombes, câest-Ă -dire Ă lâopposĂ© de lĂ oĂč nous devions nous rendre. On a vite fait de retrouver notre chemin et quelques minutes plus tard nous Ă©tions arrivĂ©s. Aller chez le kinĂ© câest un peu comme partir Ă lâaventure et arriver Ă bon port malgrĂ© les vents contraires. Chaque matin, câest un nouveau voyage. Par contre, pour le retour, câest presque comme si la voiture rentrait toute seule Ă la maison. Je saute de coq Ă lâĂąne. Est-ce que vous suivez le VendĂ©e Globe?
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Laetitia est de retour
Author: Laetitia Tue, Jan 20, 2009
ChĂšres auditrices, chers auditeurs, me voici de retour! Je suis dĂ©solĂ©e que cela ait pris tant de temps, mais jâĂ©tais vraiment malade. La grippe, la vraie avec 40 de fiĂšvre, mâa laissĂ©e complĂštement Ă©puisĂ©e et mâa fait cadeau en partant dâun torticolis. Mais cela va mieux et je suis trĂšs heureuse de vous retrouver. Je peux enfin vous remercier pour vos gentils messages de bonne annĂ©e et vos bons vĆux de rĂ©tablissement. Je peux aussi enfin vous souhaiter Ă mon tour Ă tous une trĂšs belle et heureuse annĂ©e 2009!
Je profite de cette reprise pour vous parler du livre regroupant les textes de 2007. Vous ĂȘtes nombreux Ă mâavoir demandĂ© comment le commander. Il suffit pour cela de cliquer sur le logo Lulu.com situĂ© en haut Ă gauche de mon site. Lulu est une entreprise dâimpression Ă la demande qui gĂšre pour moi les commandes et lâimpression. Ah, aussi, grĂące Ă Dorien qui mâĂ©coute depuis la Belgique, je me suis aperçue dâun dĂ©faut dans lâimage principale de la couverture. Câest maintenant rĂ©parĂ© (merci Papa!).
Enfin, je voulais vous annoncer que jâai mis en ligne un nouveau podcast de français le lundi et le vendredi. Il sâagit de âCultivate your Frenchâ, disponible sur iTunes et en ligne sur le site www.cultivateyourfrench.com. Jâai eu la chance de pouvoir enregistrer les Ă©pisodes pour le mois de janvier 24 heures avant de tomber malade! Mais de quoi sâagit-il? Il sâagit surtout de dialogues concernant des situations pratiques dans un français de tous les jours. Par exemple, il y a en ligne un Ă©pisode sur le shopping, un autre sur le fait de se promener. Mais je souhaitais Ă©galement traiter des sujets moins classiques et je pense tout aussi divertissants. Par exemple, jâai mis en ligne deux Ă©pisodes sur le vin. Câest un peu ardu, mais jâai pensĂ© que cela pourrait intĂ©resser certains auditeurs. Bref, Cultivate your French me donne lâoccasion de dĂ©velopper certaines situations qui ne se prĂ©sentent pas dans âOnething in a French dayâ. Par contre, câest un vrai travail dâĂ©crire ces dialogues alors les textes du mois seront disponibles en ligne moyennant une petite contribution financiĂšre. Allez, aprĂšs toutes ces nouvelles, je vous dis Ă demain pour un Ă©pisode ânormalâ.
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Laetitia est malade
Author: Laetitia Thu, Jan 8, 2009
Cher auditeurs, vous m'en voyez désolée, mais je ne peux pas mettre en ligne de podcast cette semaine. Toute ma petite famille a la grippe depuis le week-end dernier. Nous voyons le bout du tunnel alors j'espÚre vous retrouver trÚs vite! En attendant je vous souhaite à tous un trÚs bon début d'année 2009! Laetitia
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Repas de Noël
Author: Laetitia Sat, Dec 27, 2008
Hier, nous sommes rentrĂ©s tard Ă la maison et jâĂ©tais Ă©puisĂ©e. Je nâai pas eu le courage de vous raconter notre repas. Je le fais donc aujourdâhui.
Ma sĆur et son mari nous avaient invitĂ© Ă fĂȘter NoĂ«l chez eux, avec mes parents. Hier matin, aprĂšs avoir fait dĂ©jeuner nos deux filles nous avons chargĂ© notre voiture des diffĂ©rents paquets que le PĂšre NoĂ«l nous avait chargĂ© de remettre pour lui et nous sommes partis en direction de Paris. Ma sĆur habite le Ve arrondissement de Paris, Ă deux pas du PanthĂ©on.
Nous avons trouvĂ© une place juste en face de lâimmeuble de ma sĆur, câĂ©tait idĂ©al pour dĂ©charger la voiture. Eric, le mari de ma sĆur est venu nous aider. Ma grande fille Ă©tait excitĂ©e comme une puce, elle aime beaucoup les rĂ©unions familiales.
Mes parents sont arrivĂ©s peu aprĂšs nous. Nous avons pris lâapĂ©ritif. Eric nous a servi du Champagne que nous avons dĂ©gustĂ© avec des gougĂšres. Puis, nous sommes passĂ©s Ă table. En entrĂ©e, nous avons mangĂ© du saumon fumĂ© avec des blinis. Ensuite, un rĂŽti de biche accompagnĂ© de marrons aux lardons et de sauce aux airelles. Nous avons mangĂ© une salade dâendives aux noix et du fromage. Le plateau se composait de ComtĂ© et dâEpoisses. LâĂ©poisses est un fromage bourguignon, affinĂ© au marc de Bourgogne, qui se sert Ă la petite cuillĂšre. Enfin, la traditionnelle bĂ»che de NoĂ«l en dessert. Une dĂ©licieuse bĂ»che Ă la mousse framboise apportĂ©e par mes parents.
Eric nous a proposĂ© des cafĂ©s que nous avons bu avec des chocolats de lâAtelier du confiseur! Enfin, câĂ©tait lâheure du spectacle de marionnettes concoctĂ© par Eric et CĂ©cile avec en vedettes Georges de Mykonos (un Ăąne marionnette qui porte le nom de lâĂźle oĂč il fut achetĂ©) et Kermit la grenouille qui avait dĂ©laissĂ© le Muppet Show pour ce show privĂ©. Nous avons bien ri.
Et ce fĂ»t lâheure des cadeaux que nous avons trouvĂ© disposĂ©s au pied du sapin. Nous avons tous Ă©tĂ© gĂątĂ©s. Merci PĂšre NoĂ«l!
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Une sympathique rencontre
Author: Laetitia Wed, Dec 24, 2008
Ce matin, dâassez bonne heure, je me suis rendue avec mes filles chez le boucher pour commander une volaille de NoĂ«l pour ce week-end. Ma petite fille courait dans la rue en criant âCâest NoĂ«l! Câest NoĂ«l!â. Elle a fait sourire plusieurs passant. Chez le boucher, heureusement, il nây avait pas foule. Alors que jâattendais mon tour, jâentends quelquâun parler du fond de la boutique. Je la connaissais cette voix forte et sympathique. Je fis signe Ă la femme du boucher qui tenait la caisse : - Câest le fromager quâon entend? - Oui. Vous voulez lui dire bonjour? - Ah, oui, ça me ferait bien plaisir. - Jacky, venez par ici. Il y a quelquâun qui veut vous dire bonjour! - Ah, mais câest ma petite cliente! Comment allez-vous? dit le fromager Ă la retraite quand il mâaperçut. Nous nous sommes fait la bise et nous avons Ă©changĂ© quelques nouvelles. Sa femme nous a rejoint et elle a demandĂ© des nouvelles des enfants. Eux Ă©taient âmontĂ©sâ Ă Paris (puisquâils habitent dĂ©sormais le sud de la France) pour passer les fĂȘtes avec leur fils et leurs petits-enfants. Enfin, le fromager mâa demandĂ© si je continuais Ă aller chez le nouveau fromager, celui qui a repris sa boutique. - Non, parce que ce nâest pas pareil, lui ai-je rĂ©pondu. - JâĂ©tais trĂšs exigeant sur la qualitĂ©. - Oui, câest vrai. Mais il y a aussi lâaccueil qui est diffĂ©rent. Vous voir me rappelle de bons souvenirs. Bon aprĂšs cette rencontre, une nouvelle rĂ©solution dans ma liste de 2009 : retrouver un bon fromager! A demain pour le rĂ©cit de mon repas de NoĂ«l en famille. Bon rĂ©veillon et bonnes fĂȘtes Ă tous!
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L'atelier du confiseur
Author: Laetitia Tue, Dec 23, 2008
Il y a la grĂšve depuis plus de dix jours sur les lignes de train desservies par Saint-Lazare. Mais heureusement, le trafic nâest pas totalement nul. Certains trains circulent et sont annoncĂ©s Ă lâavance sur le site de la SNCF. Cela mâa permis de faire une petite expĂ©dition jusquâĂ la gare du Stade Ă Colombes. Vous vous doutez bien quâil y a de la gourmandise derriĂšre tout ça. En effet, il y a quelque temps, jâai lu un article sur un chocolatier trĂšs rĂ©putĂ© dont le magasin se trouvait Ă Colombes. Câest Ă deux stations de train de chez moi. Seulement deux petites stations. Bon, il y a un trĂšs bon chocolatier prĂšs de chez moi, dans la grande rue commerçante oĂč je fais dâhabitude mes courses. Mais, lâidĂ©e dâune dĂ©couverte excitait mes papilles. Ce matin, jâai donc pris le train avec mes deux filles et nous nous sommes rendues Ă ce fameux magasin. Oh lĂ lĂ , câest carrĂ©ment bizarre comme endroit. Le magasin est en bas dâun groupe dâimmeubles, Ă peine visible. Au milieu de nulle part. Jâai cru Ă un moment quâil ne sâagissait que de lâatelier, mais jâai aperçu plusieurs personnes entrer et sortir. Nous sommes entrĂ©es Ă notre tour et hum, quel ravissement olfactif!! puis pour les yeux... partout des chocolats, des tablettes, des moulages, une vitrine entiĂšre de chocolats individuels. Quâallais-je choisir? Le chocolatier, Monsieur RĂ©mi Henry, Ă©tait lĂ au milieu de ses vendeuses et faisait le service. âCâest Ă qui?â. Jâai profitĂ© de la queue pour regarder. Puis, une jeune femme trĂšs aimable sâest occupĂ©e de me servir et mâa proposĂ© de dĂ©guster un chocolat pendant quâelle prĂ©parait mon ballotin. Mes filles ont eu droit Ă une sucette en chocolat (autant leur apprendre le bon goĂ»t dĂšs maintenant). Je suis sortie ravie, heureuse, impatiente de goĂ»ter. Je crois quâun tel trĂ©sor Ă seulement quelques minutes de train, ça change la vie.
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LE livre
Author: Laetitia Fri, Dec 19, 2008
Chers auditeurs : cela fait des mois que jây travaille, mais les minutes de libertĂ© Ă©tant rares ce nâest quâen cette fin dâannĂ©e 2008 que jâai le plaisir de vous annoncer que jâai rĂ©uni tous les textes de la premiĂšre annĂ©e de podcast en un livre. Et aujourdâhui, aprĂšs moultes batailles avec lâautomate de Lulu.com, ce livre est enfin disponible Ă la vente! Je dois un grand merci Ă mon pĂšre qui a fait la maquette du livre et comme dâhabitude sâest chargĂ© pour moi de tous les aspects techniques comme par exemple prĂ©parer un Pdf aux dimensions exprimĂ©es en pouces ou en pixels (ouh ouh, est-ce que quelquâun connaĂźt le systĂšme mĂ©trique?), redimensionner toutes les photos qui illustrent les textes, traduire les explications du site Lulu âclaires comme du jus de chiqueâ (câest mon pĂšre qui lâa dit) qui prĂ©voient tellement de cas que ça en devient un vrai casse-tĂȘte chinois. Un nouveau livre, câest toujours Ă©mouvant et celui-lĂ particuliĂšrement. Relire mes premiers textes, me rappeler les circonstances de leur Ă©criture, et puis aussi le dernier, juste avant la naissance de ma deuxiĂšme fille qui a fĂȘtĂ© ses un an dimanche dernier. Hum. Oui, jâĂ©tais assez Ă©mu. Et puis câest aussi un an dâĂ©changes bien sympathiques avec vous chers auditeurs qui mâĂ©crivez de tous les coins de la planĂšte pour me faire partager vos sentiments sur tel ou tel texte, ou bien me raconter Ă votre tour quelques anecdotes. Allez, câest promis, jâessaierai dâaller un peu plus vite pour rĂ©unir les textes de 2008. Oh, si vous avez envie de vous procurer le livre, vous trouverez un lien sur mon site Internet.
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En passant par la gare
Author: Laetitia Wed, Dec 17, 2008
La semaine derniĂšre, je suis allĂ©e au cinĂ©ma avec ma voisine Alexandra. Nous avons vu le film The visitor qui nous a Ă©normĂ©ment plu Ă toutes les deux. En rentrant chez nous, nous avons un peu parlĂ© du sort des sans-papiers en France. Jâai Ă©voquĂ© un reportage entendu dans une Ă©mission de radio il y a plusieurs mois de cela qui mâavait donnĂ© une claque sur la rĂ©alitĂ© des centres de dĂ©tention. Nous Ă©tions dâaccord toutes les deux que la façon de traiter les gens ici nâest pas humaine. Hier soir, je suis allĂ©e voir un autre film, avec Caroline. Il sâagissait de MusĂ©e haut, musĂ©e bas. Je nâai pas accrochĂ©. Je ne sais pas pourquoi, je nâarrĂȘtais pas de penser au prix quâavaient dĂ» coĂ»ter les dĂ©cors et je trouvais quâil y avait trop de dĂ©penses. Caroline nâa pas trop aimĂ© le film non plus. Pour rentrer chez nous, nous avons traversĂ© la gare. Je ne sais plus de quoi nous parlions, mais notre discussion a Ă©tĂ© interrompue par la prĂ©sence de la Police dans le hall. Des agents entouraient quelques personnes, des africains au regard hĂ©bĂ©tĂ© assis contre un mur, enveloppĂ©s comme des paquets cadeaux dans des couvertures de survie dorĂ©es. Il nây avait aucune agitation. Les gens passaient comme Caroline et moi, surpris, ne sachant pas quoi penser. - Tu crois que ce sont des sans-papiers mâa demandĂ© Caroline aprĂšs que nous sommes sorties de la gare. - Jâen ai lâimpression. - Nous, nous rentrons Ă la maison et eux quâest-ce quâils vont devenir. - Ben, centre de dĂ©tention et ensuite expulsion. Il faut bien tenir les chiffres. Pas facile de parler cinĂ©ma aprĂšs ça.
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Le nez en l'air
Author: Laetitia Tue, Dec 16, 2008
Je ne sais pas pour vous, mais jâaime bien regarder dehors, voir ce qui se passe. Lorsque jâĂ©tais plus jeune, surtout au lycĂ©e, je me mettais toujours Ă une place prĂšs de la fenĂȘtre pour pouvoir regarder le ciel. En y rĂ©flĂ©chissant, je pense aussi que câĂ©tait un moyen de garder la possibilitĂ© de mâĂ©chapper quelques instants. A la maison, je pouvais rester trĂšs longtemps Ă observer ce qui se passait de hors. Mes parents habitent la DĂ©fense, câest un quartier animĂ©. Il nây a pas de voiture, seulement des gens qui marchent, des gens des bureaux. Ici, chez moi, câest davantage le ciel que je regarde. Mes fenĂȘtres ne donnent pas sur la rue, il nây a personne a regarder. Eh bien, en regardant le ciel de chez moi, jâai vu deux choses ce matin. La premiĂšre en ouvrant les volets. Dans le ciel, au loin, jâai aperçu la silhouette dâun grand oiseau avec un long cou qui volait majestueusement vers lâouest. Je suis restĂ©e sans comprendre, je nâen avais jamais vu auparavant en train de voler, mais toujours glissant sur lâeau. Ce que je voyais dans le ciel, ce ne pouvait ĂȘtre quâun cygne! Une oie, non le cou Ă©tait vraiment trĂšs long. Un cygne. Hum, cette vision mâa emplie de joie. Un peu plus tard dans la matinĂ©e alors que je regardais le ciel en passant devant les mĂȘmes fenĂȘtres (simplement pour me rappeler lâimage de ce cygne) jâai aperçu volant dans le ciel une sĂ©rie de trois ballons bleus. Ils volaient Ă vive allure dans la mĂȘme direction que le cygne. Ce pourrait ĂȘtre le dĂ©but dâune histoire intĂ©ressante. Il Ă©tait une fois, un peu avant NoĂ«l, un cygne qui avait dĂ©cidĂ© de sâĂ©chapper du royaume des ballons bleus. Trois dâentre eux eurent pour mission de le ramener Ă la maison...
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Un chocolatier exceptionnel
Author: Laetitia Thu, Dec 11, 2008
Ah, aujourdâhui, jâai enfin vu mon amie Natasha! Nous ne nous Ă©tions pas vues depuis le mois dâavril. Vous vous rendez compte. Câest de la folie. Mais pour nos retrouvailles, nous avons fait fort. Je souhaitais acheter des chocolats pour les offrir Ă mon frĂšre et sa famille pour NoĂ«l. Natasha mâa indiquĂ© le meilleur chocolatier quâelle connaisse pour lâinstant Ă Paris : Michel Chaudun. Nous nous sommes retrouvĂ©es Ă Saint-Lazare. Nous avons pris la ligne 9 jusquâĂ la station Alma Marceau. Nous avons commencĂ© Ă discuter assises sur des strapontins, ballotĂ©es par le mĂ©tro. Sorties du mĂ©tro, nous avons traversĂ© la Seine et nous avons marchĂ© tranquillement jusquâĂ notre destination. La boutique de Michel Chaudun est une petite boutique en angle qui propose de belles vitrines. Natasha mâa expliquĂ© que Michel Chaudun nâavait pas de site Internet parce que cela ne lâintĂ©ressait pas. Elle trouve cela touchant, tout comme les cahiers dâĂ©coliers et les photos dâĂ©poque du chocolatiers prĂ©sentĂ©s dans lâune de ses vitrines. Nous sommes entrĂ©es. La boutique est belle, petite, lambrisĂ©e, chaleureuse, comme un endroit hors du temps. Et quels parfums! Le vendeur trĂšs aimable, nous a entendu discuter en anglais et sâest adressĂ© Ă nous en anglais. CâĂ©tait drĂŽle. Pendant que Natasha faisait son choix, jâai pu tranquillement regarder les chocolats exposĂ©s. Le vendeur nous a proposĂ© de dĂ©guster un chocolat quâil nous a prĂ©sentĂ© sur un petit plateau dorĂ©. Câest ainsi que jâai goĂ»tĂ© la spĂ©cialitĂ© de la maison, le pavĂ©, une petite truffe fondante en forme de cube. Hum, une petite truffe, mais quel voyage pour les papilles!
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Injoignable
Author: Laetitia Wed, Dec 10, 2008
Ce matin, mon tĂ©lĂ©phone portable a sonnĂ© pour mâindiquer un nouveau message. Un SMS. Je jette un Ćil au petit Ă©cran. âRappeler 888, vous avez un nouveau messageâ. Ah. Jâappelle ma messagerie et jâĂ©coute le message. CâĂ©tait une maman de la classe de ma fille qui invitait ma fille Ă venir jouer chez elle. Jâallais la rappeler quand jâai rĂ©alisĂ© que je nâavais pas entendu le tĂ©lĂ©phone sonner alors que le message ne datait que de quelques minutes Ă peine. Pire, mon tĂ©lĂ©phone nâindiquait aucun appel manquĂ©. Bizarre. Jâai essayĂ© de mâappeler depuis mon tĂ©lĂ©phone fixe et je suis tombĂ©e directement sur ma messagerie. Le tĂ©lĂ©phone nâavait pas sonnĂ©. JâĂ©tais vraiment intriguĂ©e. Comment Ă©tait-ce possible? Jâai envoyĂ© un SMS Ă la mĂšre de la copine de ma fille. Elle lâa bien reçu. - Bon, rĂ©sumons, ai-je dit Ă mes deux filles qui me regardaient avec curiositĂ©, lâair de dire âElle fait des drĂŽles de trucs Mamanâ, je peux appeler, je peux envoyer des SMS et en recevoir, mais je ne peux pas recevoir dâappels. Pourtant, je nâai touchĂ© Ă rien. Un peu plus tard dans la matinĂ©e, alors que je faisais des courses, je me suis arrĂȘtĂ©e dans un magasin de tĂ©lĂ©phones portables. Une femme au visage autoritaire sâest occupĂ©e de moi. - Vous avez votre portable sur vous? - Oui, lui ai-je rĂ©pondu en lui tendant mon tĂ©lĂ©phone. - Hum, vous avez activĂ© le renvoi dâappel permanent? - Pardon? - OK. Câest trop technique. Elle a fait des trucs sur mon portable et mâa appelĂ©e depuis un autre tĂ©lĂ©phone. Mon tĂ©lĂ©phone sonnait Ă nouveau! Merci Madame!
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Vernissage
Author: Laetitia Tue, Dec 9, 2008
Hier soir, je suis allĂ©e au vernissage de lâexposition de mon amie Michelle. Lâexposition a lieu dans le hall du studio-théùtre de ma ville, lĂ oĂč nous sommes allĂ©es rĂ©cemment voir une piĂšce. Câest un endroit bien sympathique pour une expo. Je ne suis pas arrivĂ©e au tout dĂ©but de la soirĂ©e, malheureusement. Jâai manquĂ© les discours des officiels! Jâai quand mĂȘme bien profitĂ© de la soirĂ©e. Jâai longuement admirĂ© les tableaux de mon amie. Jâen connaissais certains, mais dâautres mâĂ©taient totalement inconnus. Il sâagit de collages, souvent trĂšs colorĂ©s et souvent avec une petite note dâhumour. Au bar, jâai pris un verre et mangĂ© quelques petits fours sucrĂ©s (absolument dĂ©licieux) en discutant avec Haroldo, le compagnon de Michelle. A cĂŽtĂ© de nous, le maire-adjoint Ă la culture sâentretenait avec le directeur du théùtre. Haroldo a profitĂ© dâun moment pour me prĂ©senter. - Je vous prĂ©sente Laetitia, une amie de Michelle. Elle aussi Ă©crit des livres. - Ah! Comme câest intĂ©ressant. Nous avons Ă©changĂ© quelques paroles et ne me demandez pas pourquoi, je lui ai parlĂ© de mon podcast. Il ne savait pas ce que câĂ©tait. Je lui ai expliquĂ©. Puis, il a Ă©tĂ© appelĂ© ailleurs. La soirĂ©e ne sâest pas terminĂ©e tard. Je suis rentrĂ©e avec mes amis Ă travers les rues de la ville, dans la nuit noire, mes les pensĂ©es illuminĂ©es par les couleurs vives ou douces des Ćuvres de mon amie.
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Enfermée dehors
Author: Laetitia Fri, Dec 5, 2008
Hier, la sieste a durĂ© trĂšs longtemps... Et au moment oĂč nous allions sortir notre petite voisine est passĂ©e dans lâescalier.
Ma fille a lùché son goûter se précipitant vers la porte.
- Maman, je veux voir Elena!
Jâai ouvert la porte et jâai un peu discutĂ© avec sa maman.
Bref, quand jâai refermĂ© la porte, il faisait dĂ©jĂ nuit dehors. Je me suis demandĂ©e si jâallais sortir. Mais comme la sieste avait durĂ© longtemps, je me suis dit que ce serait mieux que mes filles prennent un peu lâair pour bien trouver le sommeil ce soir.
Nous nous sommes donc préparées à sortir.
Câest au moment de quitter la rĂ©sidence que je me suis rendue compte de mon oubli. Il faut une clĂ© pour sortir et je nâavais pas les clĂ©s dans ma poche.
- Zut, jâai oubliĂ© mes clĂ©s!
- Pourquoi? a demandĂ© ma fille qui veut toujours quâon lui explique tout.
- Parce que je nâai pas pensĂ© Ă les prendre.
Mon amie Caroline a un double de mes clĂ©s. Jâai vu que ses fenĂȘtres nâĂ©taient pas allumĂ©es. Heureusement, jâavais mon portable sur moi et jâai pu lâappeler.
- Caroline, câest Laetitia.
- ça va?
- Oui, mais je suis enfermĂ©e dehors. Jâai oubliĂ© mes clĂ©s. Tu es chez toi?
- Non, je suis dehors, mais je ne suis pas trĂšs loin. On est rue de Champagne. Jâarrive tout de suite!
Caroline est allĂ©e chercher le trousseau de clĂ©s et ma fille a jouĂ© en bas de lâimmeuble avec ses filles. Nous sommes rentrĂ©es Ă la maison saines et sauves.
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Petit-déjeuner réussi
Author: Laetitia Thu, Dec 4, 2008
Ma grande fille de trois ans mange super bien au dĂ©jeuner, au goĂ»ter, au dĂźner, mais câest la croix et la banniĂšre pour lui faire avaler son petit-dĂ©jeuner. Ăa me stresse un peu car le matin on est toujours un peu pressĂ© et je ne voudrais surtout pas quâelle aille Ă lâĂ©cole le ventre vide. Nous avons essayĂ© toutes sortes de petit-dĂ©jeuner : le pain de mie avec du beurre, de la confiture, du miel, le pain grillĂ© (sans la croĂ»te), les cĂ©rĂ©ales avec du lait, le yaourt, le petit-suisse, la semoule, la bouillie. Les tartines de pain grillĂ© avec du miel ont eu le plus de succĂšs, mais la lassitude commençait Ă pointer son nez. Jâai commencĂ© Ă dire des choses comme : tu sais si tu ne manges pas bien tes tartines, le PĂšre NoĂ«l va le voir et il peut dĂ©cider de ne pas tâapporter tes jouets. Un horrible chantage, nâest-ce pas? Eh bien ma fille, imperturbable dans ses certitudes me rĂ©pond toujours : mais siiiiiii, il va apporter mes jouets. Puis, hier soir, jâai eu une idĂ©e. Et si je lui faisais des crĂȘpes? Il Ă©tait vingt-trois heures. Ăa serait bien que jâaie ce genre dâidĂ©es un peu plus tĂŽt dans la soirĂ©e. JâĂ©tais dĂ©jĂ couchĂ©e, mais je me suis relevĂ©e pour prĂ©parer une pĂąte Ă crĂȘpes. Jâen ai rĂȘvĂ© toute la nuit. Ce matin, je nâai eu aucun mal Ă me lever. Jâai prĂ©parĂ© mes crĂȘpes sous lâĆil ahuri de ma fille qui sâest englouti deux crĂȘpes beurre-sucre. - Maman, demain, je veux encore des crĂȘpes. - Oui, on verra (si jâai le courage).
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Cartes de visite
Author: Laetitia Tue, Dec 2, 2008
Mon amie Michelle avait absolument besoin de cartes de visite. Ses tableaux vont ĂȘtre prochainement exposĂ©s dans le hall du théùtre oĂč nous sommes allĂ©es la semaine derniĂšre voir la remarquable piĂšce âLes trente millions de Gladiatorâ. Il faut quâelle puisse remettre une carte Ă toute personne intĂ©ressĂ©e par lâachat dâune de ses Ćuvres.
Elle mâa demandĂ© si je pouvais lâaider. Elle a contactĂ© un imprimeur Ă Paris qui lui demandait plus de cent cinquante euros pour cent cartes, impression plus mise en page. Je lui ai proposĂ© de demander Ă mon pĂšre de faire une maquette. Mon pĂšre est graphiste (Ă la retraite). Il a tout de suite acceptĂ© car il aime bien rendre service.
Jâai ensuite cherchĂ© un imprimeur en ligne pour Michelle. En quelques clics jâavais trouvĂ© ce quâil me fallait. Jâai choisi un imprimeur qui a ses locaux sur Paris pour avoir des dĂ©lais de livraison les plus courts possible.
Ce matin, mon pĂšre mâa envoyĂ© par Internet le fichier dĂ©finitif. Il avait fait plusieurs maquettes et Michelle a choisi celle qui lui plaisait le plus. Jâai ensuite passĂ© la commande en ligne auprĂšs de lâimprimeur et Michelle devrait recevoir les cartes dâici quarante-huit heures. Jâai ensuite appelĂ© Michelle.
- Tu auras tes cartes demain ou aprĂšs-demain, lui ai-je dit.
- Les bras mâen tombent! mâa-t-elle rĂ©pondu.
Câest ça Internet!
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Croissant aux noix
Author: Laetitia Thu, Nov 27, 2008
Ce matin, je suis allĂ©e Ă Paris. Hum, ça fait du bien! Ce nâĂ©tait pas prĂ©vu au programme, mais lâoccasion se prĂ©sentant, je ne lâai pas manquĂ©e. Le problĂšme Ă©tait quâil Ă©tait bien tĂŽt. Je venais juste de dĂ©poser mes filles Ă lâĂ©cole et Ă la garderie et il Ă©tait Ă peine neuf heures lorsque je suis descendue du train. Pas question de faire du shopping Ă cette heure. Les magasins nâouvrent leurs portes quâĂ dix heures. Jâai alors pensĂ© que LadurĂ©e place de la Madeleine serait probablement ouvert. Ce nâest pas trĂšs loin Ă pieds. Jâai longĂ© le Printemps, traversĂ© la rue Auber et pris la rue Tronchet. Je suis arrivĂ©e au niveau du magasin Fauchon. Les vitrines Ă©taient jolies, je me suis arrĂȘtĂ©e pour regarder. Mais je nâai pas traĂźnĂ©. Jâai fait le tour de la place. Le LadurĂ©e se trouve au dĂ©but de la rue Royale. Jâai poussĂ© la porte avec Ă©motion. Il y avait quelques personnes devant moi et jâai pu prendre mon temps pour regarder le choix de viennoiseries. Ah, le beau palmier mâa tentĂ©! Mais, en fait, je prends toujours la mĂȘme chose : un croissant Ă lâancienne fourrĂ© Ă la pĂąte de noix. Que câest bon! La serveuse mâa tendu mon petit sachet vert et je suis sortie toute heureuse. Je me suis assise pour le dĂ©guster sur un banc de lâautre cĂŽtĂ© de la rue Royale, en souvenir dâune longue discussion que jâavais eue avec mon amie Natasha au moment de ma premiĂšre grossesse. CâĂ©tait le printemps Ă lâĂ©poque. Jâai pris tout mon temps pour dĂ©guster cette merveille, petite bouchĂ©e par petite bouchĂ©e, regardant autour de moi les gens, les voitures... Je crois quâil nâaurait pas eu le mĂȘme goĂ»t si je lâavais mangĂ© ailleurs. Ah, la journĂ©e avait bien commencĂ©!
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Les trente millions de Gladiator
Author: Laetitia Wed, Nov 26, 2008
Hier soir, je suis allĂ©e au théùtre! Cela faisait une Ă©ternitĂ© que je nây Ă©tais pas allĂ©e et ça mâa vraiment plu. Je dois cette belle soirĂ©e Ă mon amie Michelle qui mâa invitĂ©e. Nous sommes allĂ©es voir une piĂšce de EugĂšne Labiche, un auteur français du dix-neuviĂšme siĂšcle trĂšs cĂ©lĂšbre pour ses vaudevilles. La piĂšce sâintitulait âLes trente millions de Gladiatorâ. Elle raconte lâhistoire dâune cocotte parisienne qui prend dans ses filets un richissime AmĂ©ricain. La piĂšce Ă©tait trĂšs drĂŽle, pleine de quiproquos. Certaines rĂ©pliques mâont bien fait rire. Mais surtout toute une partie du spectacle Ă©tait chantĂ©e. Les acteurs Ă©taient accompagnĂ©s par quatre musiciens placĂ©s au bord de la scĂšne. Un hautbois, un piano, un violon et une batterie. Tous les acteurs mâont Ă©poustouflĂ©s par leur talent dâacteur et de chanteur, leur drĂŽlerie et leur prĂ©sence. Comment font-ils pour murmurer et quâon les entende sans micro! Avec ma petite voix, je serais bien incapable de faire ça! Jâai pris autant plaisir Ă assister Ă la reprĂ©sentation quâĂ attendre dans le hall du théùtre le moment de rejoindre nos siĂšges. Câest tout une ambiance. Au bar, il y avait Ă la fois des spectateurs et des acteurs. Personne ne semblait stressĂ©. Certains se parlaient, dâautres regardaient dans le vide, mais tous avaient plus ou moins le sourire. Jâai remarquĂ© une femme et sa mĂšre. Elles ont pris un cafĂ©. Deux jeunes actrices en robes noires qui murmuraient et riaient sous cape. Un couple qui regardait avec un intĂ©rĂȘt silencieux les tableaux exposĂ©s (car le hall du théùtre fait aussi office de salle dâexposition). Hum, jâai hĂąte de retourner au théùtre.
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Un gĂąteau rose
Author: Laetitia Tue, Nov 25, 2008
Ce midi, nous nous sommes partagĂ© ma fille et moi la derniĂšre part de son gĂąteau dâanniversaire. Elle a eu trois ans dimanche. AprĂšs la sieste nous avons reçu la famille pour le goĂ»ter dâanniversaire. Micaela mâavait demandĂ© un gĂąteau rose avec de la crĂšme Chantilly. Samedi matin, je me suis mise au travail. Jâai prĂ©parĂ© une gĂ©noise. Malheureusement, au moment dĂ©licat oĂč il faut incorporer la farine, je me suis dĂ©concentrĂ©e et la pĂąte a perdu de son volume. En plus, le four Ă©tait trop chaud. Bref, le gĂąteau Ă©tait ratĂ©. Heureusement, il Ă©tait tĂŽt et jâai tout de suite commencĂ© un autre gĂąteau. Jâai fait un gĂąteau de Savoie. Câest drĂŽle parce que ces deux gĂąteaux ont exactement les mĂȘmes proportions de sucre, dâĆufs et de farine. Simplement, ils ne sont pas rĂ©alisĂ©s de la mĂȘme maniĂšre et le goĂ»t est diffĂ©rent. Pour la gĂ©noise, les Ćufs sont battus entiers avec le sucre. Le mĂ©lange est ensuite lĂ©gĂšrement chauffĂ© en mĂȘme temps quâil est battu vigoureusement. Lâair chaud fait tripler de volume lâappareil, câest ce qui fera gonfler le gĂąteau Ă la cuisson. On incorpore ensuite la farine. Pour le gĂąteau de Savoie, les jaunes et les blancs des Ćufs sont sĂ©parĂ©s. On bat longuement le sucre et les jaunes jusquâĂ ce que le mĂ©lange blanchisse. Ensuite, on bat les blancs en neige et on les incorpore au mĂ©lange sucre-jaunes dâĆuf en alternance avec la farine. Je me suis souvent demandĂ©e comment ces pĂątes Ă gĂąteau avaient Ă©tĂ© inventĂ©es. Jâai trouvĂ© quelques explications historiques sur Internet. Samedi soir, tranquille dans ma cuisine jâai terminĂ© le gĂąteau. Je lâai fourrĂ© de crĂšme Chantilly que jâai moi-mĂȘme prĂ©parĂ© en y ajoutant du coulis de framboise. Hum, jâai lĂ©chĂ© le fond du bol comme une gourmande! Jâai ensuite prĂ©parĂ© un glaçage Ă lâeau auquel jâai aussi ajoutĂ© du coulis de framboise. Jâai ainsi obtenu un gĂąteau dâanniversaire rose et bon.
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Les chansons d'amour
Author: Laetitia Fri, Nov 21, 2008
Il y a trois jours, mon amie Caroline mâa remis Ă la sortie de lâĂ©cole le DVD dâun film quâelle venait de voir et qui lui avait beaucoup plu. Elle lâavait empruntĂ© Ă la bibliothĂšque. Ce film de Christophe HonorĂ©, Les chansons dâamour, a eu Ă©normĂ©ment de succĂšs Ă sa sortie et je nâavais pas pu le voir Ă lâĂ©poque. Je lâai regardĂ© en deux fois avec mon mari. Caroline avait Ă©tĂ© frappĂ©e par la façon dont le rĂ©alisateur avait filmĂ© Paris. Câest vrai, câest le Paris des parisiens. Et puis les personnages sont aussi trĂšs bien. Câest comme sâil y avait un Ă©cho dâeux en nous mĂȘmes. MĂȘme si leurs histoires sont loin des nĂŽtres ce sont aussi les nĂŽtres. Le film est en partie musical. Les acteurs chantent Ă certains moments du film, dâoĂč le titre du film. Les chansons sont vraiment magnifiques! Jâai dĂ©jĂ achetĂ© lâalbum sur iTunes. Par exemple, la chanson intitulĂ©e La Bastille raconte un dimanche pluvieux sur Paris. Des images que jâavais oubliĂ©es me sont revenues grĂące Ă cette chanson. Jâai connu des dimanches de pluie dans un quartier proche, RĂ©publique, lĂ oĂč habitait mon mari avant que nous nâamĂ©nagions ensemble. Ce sont de bons souvenirs. Et puis, Ă dix-huit ans, jâai travaillĂ© tout prĂšs de la Bastille, rue Amelot. CâĂ©tait mon premier travail, je remplaçais la secrĂ©taire dâune agence de graphisme. Je voyais le gĂ©nie, ce petit ange suspendu en haut de la tour de la Bastille, depuis mon bureau. Cet Ă©tĂ©-lĂ , jâai passĂ© de longues heures solitaires Ă le regarder. Câest le troisiĂšme film que je voyais de ce rĂ©alisateur. Il y a quelques semaines avec Caroline et moi sommes allĂ©es voir La belle personne dont lâaction se situe dans un lycĂ©e parisien. Lâhistoire est librement inspirĂ©e du fameux roman de Madame de Lafayette, La princesse de ClĂšves. Ce roman Ă©crit au XVIIe siĂšcle est considĂ©rĂ© comme le premier roman moderne de la littĂ©rature française. Le film nous a enthousiasmĂ©es, nous replongeant lâune et lâautre dans nos annĂ©es lycĂ©e qui furent moins dramatiques quand mĂȘme.
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Des fleurs pour Jacqueline
Author: Laetitia Thu, Nov 20, 2008
Ma voisine du dessous est une personne ĂągĂ©e. Elle sâest fait opĂ©rer des genoux et a Ă©tĂ© absente pendant plusieurs semaines. Mardi, nous avons vu son fils qui la ramenait Ă la maison. Jâai plusieurs fois expliquĂ© Ă ma fille pourquoi elle Ă©tait absente, quâelle allait avoir de nouveaux genoux et je me suis embarquĂ©e dans des explications bien compliquĂ©es. Ma fille voue depuis un amour sans bornes Ă notre voisine qui a de nouveaux genoux. Jâai eu envie de souhaiter Ă notre voisine la bienvenue aprĂšs cette opĂ©ration difficile alors ce matin, au marchĂ©, je lui ai achetĂ© un bouquet de fleurs. Je ne la connais pas particuliĂšrement, mais jâai pensĂ© que cela lui ferait plaisir. Il y a une semaine environ, jâai vue une voisine qui rentrait chez elle aprĂšs son premier accouchement. Elle avait lâair trĂšs fatiguĂ©e et abattue. Jâai eu envie dâaller la voir et de lui dire que si elle avait besoin de parler ou dâautre chose, elle pouvait mâappeler et que pour mon premier bĂ©bĂ© aussi ça avait Ă©tĂ© dur. Je ne lâai pas fait et aprĂšs je lâai regrettĂ©. Jâai racontĂ© ça Ă mon mari et il mâa dit que souvent on osait pas alors que ça pourrait faire plaisir. Câest aussi pour ça que jâai voulu offrir ce bouquet Ă notre voisine qui est rentrĂ©e de lâhĂŽpital. Nous sommes donc descendues chez elle ce midi pour lui remettre notre petit prĂ©sent. Elle Ă©tait trĂšs touchĂ©e et nous a embrassĂ©es toutes les trois. Ma fille intriguĂ©e, ne cessait de regarder les jambes de notre voisine. Sans doute voulait-elle voir ses nouveaux genoux.
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Une visite
Author: Laetitia Tue, Nov 18, 2008
Hier soir, alors que je prĂ©parais Ă manger, lâinterphone sonna. Ma fille surprise se prĂ©cipita vers moi, apeurĂ©e : - Câest qui? - Je ne sais pas. Je vais rĂ©pondre. Oui? - Bonsoir Madame, câest pour le calendrier des pompiers. Vous pourriez nous ouvrir la porte? - Oui, je vous ouvre.
- Câest qui? demanda ma fille avec cette fois une pointe dâexcitation dans les yeux. - Un pompier. - Il va venir ici? - Oui, il vient pour nous vendre un calendrier. Le pompier qui avait dâabord Ă©tĂ© chez nos voisins du dessous arriva enfin Ă notre Ă©tage. Je lui ai ouvert la porte, ma fille entre les pattes. Le pompier, un grand homme jeune en tenue, a vite repĂ©rĂ© la coquine. - Tu vois Micaela, ce monsieur est pompier. Tu lui dis bonjour. - Bonzour, lui a-t-elle dit faisant sa timide. - Bonjour jeune fille. - Ce monsieur travaille dans un gros camion rouge. Ma fille en est restĂ©e la bouche ouverte. Jâai remis un peu dâargent au pompier qui mâa donnĂ© en Ă©change le calendrier des pompiers pour 2009. A peine avais-je fermĂ© la porte que ma fille me demanda le calendrier pour le montrer Ă Grand Doudou. - Alors tu vois Grand Doudou, câest le cahier des pompiers. LĂ câest le camion qui fait pin-pon. Oui, il est rouge. Ah, Maman, Grand Doudou veut un camion rouge! On est pas sorti dâaffaires!
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Commissaire Le Floch
Author: Laetitia Thu, Nov 13, 2008
Cet Ă©tĂ©, jâai dĂ©couvert un super truc. Un site qui propose dâenregistrer les programmes de la TNT comme un magnĂ©toscope et ensuite de tĂ©lĂ©charger le fichier une fois lâĂ©mission terminĂ©e. On passe ses âordresâ via un logiciel gratuit. La TNT, câest la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre. Ce sont dix-huit chaĂźnes numĂ©riques gratuites dont les principales chaĂźnes de la tĂ©lĂ© française. Pour visionner les enregistrements sur ma tĂ©lĂ© Ă partir de mon ordinateur jâai dĂ» acheter un cĂąble spĂ©cial. Mais je ne le regrette pas car ça marche vraiment trĂšs bien. Je trouve cela beaucoup plus pratique quâun magnĂ©toscope et pour lâinstant jâai repoussĂ© lâachat dâun enregistreur sur disque dur. DerniĂšrement, jâai enregistrĂ© plusieurs Ă©pisodes dâune sĂ©rie policiĂšre française adaptĂ©e des livres de lâauteur Jean-François Parot. Le hĂ©ros est un commissaire du ChĂątelet au XVIIIe siĂšcle, sous le rĂšgne du roi Louis XV. LâoriginalitĂ© de la sĂ©rie est que les personnages parlent comme on parlait Ă lâĂ©poque. Câest vraiment savoureux. Jâai justement regardĂ© un Ă©pisode hier soir, un crayon Ă la main, avec lâidĂ©e de vous noter quelques rĂ©pliques. Dans lâĂ©pisode que jâai regardĂ© hier, des lettres compromettantes pour le Roi ont disparu (câest typique!). Le hĂ©ros est chargĂ© par son supĂ©rieur tout en perruque de retrouver. Il lui dit ceci : âVous pouvez imaginer les tourments qui me rongent Ă lâidĂ©e du pĂ©ril qui menace le roi!â. De nos jours, on dirait âVous imaginez Ă quel point je suis stressĂ© rien quâĂ lâidĂ©e du danger qui menace le roiâ. Un peu plus tard, une âmoucheâ (un espion) renseigne le commissaire sur deux individus suspectĂ©s dâavoir âhomicidĂ©â (tuĂ©) un policier : âIls prennent leurs quartiers dans un estaminet loucheâ. Aujourdâhui, on dirait âils traĂźnent souvent dans un bar loucheâ. Fichtre! Je me rĂ©gale dâavance des prochains Ă©pisodes annoncĂ©s pour lâannĂ©e prochaine. Peut-ĂȘtre vous aurais-je convaincus, chers auditeurs, de les enregistrer? Vous mâen manderez des nouvelles!
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T55 ou T110?
Author: Laetitia Wed, Nov 12, 2008
Tout Ă lâheure, je suis rentrĂ©e de ma promenade en mĂȘme temps que mon voisin. Nous nous sommes retrouvĂ©s devant la porte dâentrĂ©e de lâescalier au mĂȘme moment. AprĂšs lui avoir dit bonjour, je lui ai posĂ© une question. Cela faisait quelques temps dĂ©jĂ que jâavais remarquĂ© un bruit le soir qui me semblait venir de chez sa femme et lui. - DĂźtes-moi, je suis curieuse, mais vous nâauriez pas une machine Ă pain chez vous? - Oui, mâa-t-il rĂ©pondu surpris. - Jâai entendu le bruit et il mâa semblĂ© que câĂ©tait une machine Ă pain qui tournait. - Câest une machine absolument gĂ©nial. On nâarrĂȘte pas de faire du pain! - Moi aussi, jâen ai une. Il faudra quâon Ă©change nos recettes. - Avec plaisir. On fait du pain avec diffĂ©rentes farines, on rajoute des graines. On vient dâessayer avec du potiron, câest super bon. - Je fais toujours la mĂȘme chose. Jâutilise surtout de la T55. Et puis, je fais des brioches aussi. - Nous aimons beaucoup le pain complet, on utilise surtout de la T110. - Ah, on ne joue pas vraiment dans la mĂȘme catĂ©gorie. - Par contre, on nâa jamais fait de brioche. ça marche bien? - HonnĂȘtement, câest aussi bon quâune brioche de boulangerie. - Il faudra quâon essaye. - Est-ce que vous faĂźtes une poolish la veille? - Non, quâest-ce que câest? - Câest un levain que lâon prĂ©pare la veille avec un peu de farine, de lâeau et une pincĂ©e de levure. ça rend le pain nettement meilleur et ça permet dâĂ©conomiser de la levure. - Ah tiens, jâessaierai. Jâai un livre avec plein de recettes, vous voulez que je vous le prĂȘte? - Je veux bien. Une petite demi-heure aprĂšs avoir nous avoir quittĂ©, notre voisin est venu nous apporter son livre. Je lâai feuilletĂ© et jâai dĂ©jĂ envie dâessayer plein de recettes.
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Gare de l'Est
Author: Laetitia Tue, Nov 11, 2008
Vendredi aprĂšs-midi, jâai rĂ©veillĂ© mes deux filles un peu plus tĂŽt de la sieste. - Micaela, rĂ©veille-toi! ça y est, on va chercher LĂ©a! - LĂ©a! Je veux la voir! LĂ©a est la fille de mon frĂšre, elle a douze ans et vit en Allemagne. Elle est venue passer quelques jours en France. Il y a maintenant des trains rapides entre la France et lâAllemagne. Il y a seulement quatre heures entre Franckfort et Paris. Ma niĂšce arrivait de plus loin et ce dernier train Ă©tait le troisiĂšme de la journĂ©e. Impatiente, ma petite fille a couru tout le long du chemin vers la gare oĂč nous avons pris le train pour Saint-Lazare. Jâavais consultĂ© les horaires grĂące Ă un site trĂšs pratique de la SNCF qui concerne uniquement les trajets en rĂ©gion parisienne. A Saint-Lazare, nous avons pris la correspondance pour la ligne de RER E. Quand jâĂ©tais petite, je ne comprenais pas toutes les nuances entre le mĂ©tro, le RER et les trains de banlieue. Jâavais du mal Ă situer le RER au milieu des deux autres. Le RĂ©seau Express RĂ©gional est un train plus gros et plus rapide que le mĂ©tro et qui sâarrĂȘte moins souvent. Comme son nom lâindique ses lignes desservent la rĂ©gion. La ligne E est une ligne rĂ©cente, elle a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en 2000, je crois. Je lâutilise surtout parce quâelle permet de relier la Gare Saint-Lazare Ă la station Magenta situĂ©e entre la Gare du Nord (dâoĂč partent les Eurostars pour lâAngleterre) et la gare de lâEst. Ma fille a Ă©tĂ© impressionnĂ©e par le fait que le train circule âdans le noirâ. - Câest un tunnel! - Ah, jâaime pas les tunnels. Nous sommes arrivĂ©es avec un peu dâavance. Micaela nâa pas voulu quitter le quai. - Jâattends LĂ©a. Quand lâICE est arrivĂ© et que ma niĂšce est descendue (elle Ă©tait accompagnĂ©e de mes parents), la joie a fait pĂ©tiller les yeux de ma petite fille, subitement devenue muette alors que sa cousine lui prenait la main et lâembrassait sur la joue.
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Expédition familiale
Author: Laetitia Fri, Nov 7, 2008
Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce dĂ©tail, mais nous avons perdu les vis du prochain lit de notre petite fille. Nous les avons cherchĂ©es partout et nous ne les avons pas trouvĂ©es. Impossible de mettre la main dessus. Pourtant câest bien rangĂ© chez moi. Bref, jâai fini par demander Ă ma sĆur (qui nous avait donnĂ© ce lit) si ce nâĂ©tait pas elle qui avait les vis. Elle a cherchĂ© et nous a annoncĂ© quâelle avait trouvĂ© des vis qui pourraient bien ĂȘtre les bonnes. Jâai dĂ©cidĂ© dâaller les chercher Ă son travail hier en fin dâaprĂšs-midi. CâĂ©tait une expĂ©dition car ma sĆur travaille prĂšs du Louvre, au niveau de la station de mĂ©tro Louvre-Rivoli. Jâai mis mon bĂ©bĂ© dans le porte-bĂ©bĂ©, ma grande fille dans sa poussette et nous avons pris le train jusquâĂ Saint-Lazare. De lĂ , jâai choisi de prendre le bus avec lâidĂ©e de descendre Ă Palais-Royal et de marcher jusquâau bureau de ma sĆur. En mĂ©tro, il y avait trop de changements et ce nâest pas vraiment pratique avec la poussette. Jâai donc pris le 21. CâĂ©tait super dâĂȘtre Ă Paris. Jâai montrĂ© Ă ma fille lâOpĂ©ra Garnier. Puis, je ne sais pas pourquoi, jâai eu un moment dâinattention et jâai loupĂ© lâarrĂȘt. Le bus a ensuite traversĂ© la cour du Louvre, nous avons vu la pyramide et jâai pensĂ© quâil valait mieux que je descende au niveau du Pont des arts (Ah, le Pont des arts!). CâĂ©tait une bonne idĂ©e. Ma sĆur mâa appelĂ©e sur mon portable. - Vous ĂȘtes oĂč? - Devant lâĂ©glise, aprĂšs le Pont des arts. Il Ă©tait justement 18 heures et les cloches ont carillonnĂ©. La douce musique des cloches de Saint-Germain-lâAuxerrois ajoutait un air de fĂȘte Ă cette sortie parisienne. Nous avons retrouvĂ© ma sĆur qui nous a remis les vis avant de disparaĂźtre pour son cours de code. Au retour, nous avons marchĂ© jusquâĂ la station Pyramides et de lĂ , jâai quand mĂȘme pris le mĂ©tro (la ligne 14 direct jusquâĂ Saint-Lazare) pour aller plus vite (le bus Ă©tait bondĂ©). Et vous savez le fin mot de lâhistoire? Ce ne sont pas les bonnes vis! Mais quelle balade!
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Ma journée américaine
Author: Laetitia Wed, Nov 5, 2008
Hier soir, jâai lu jusquâĂ une heure du matin. Je suis en train de finir la lecture dâun roman policier chinois de Qiu Xialong, un vĂ©ritable voyage, plein de citations et de poĂšmes, du Parti et de descriptions de plats. Câest passionnant. Au moment dâĂ©teindre la lumiĂšre, jâai pensĂ© aux Ă©lections. Jâai eu envie de me lever et dâaller allumer la tĂ©lĂ©. Mon mari Ă©tait pessimiste, il ne pensait pas que Barack Obama gagnerait. Moi, jâavais trĂšs envie dây croire. Ce nâĂ©tait pas raisonnable quand mĂȘme de se lever Ă cette heure-lĂ , il Ă©tait dĂ©jĂ tard. Jâai Ă©teint la lumiĂšre, impatiente dâĂȘtre au lendemain. Câest ma fille qui mâa rĂ©veillĂ©e Ă 8 heures (oui, ce matin, jâai pu faire la grasse matinĂ©e, youpi!). - Maman! Maman! Je suis rĂ©veillĂ©e! Est-ce que tu veux bien mettre Felicia dans mon lit? Elle est rĂ©veillĂ©e. Maman! Maman! - Oui, jâarrive! Je me suis levĂ©e et jâai foncĂ© vers la tĂ©lĂ©. Jâai allumĂ© et câĂ©tait les infos sur France 2. Je nâai rien compris, on parlait des inondations dans la NiĂšvre. Un journaliste parlait sous un parapluie avec derriĂšre lui des gens qui circulaient en barque Ă travers les rues. Jâai changĂ© de chaĂźne. Un dessin animĂ©. Jâai encore changĂ©. Ah, des infos! Mais rien sur les Ă©lections Ă part une bande en bas de lâimage qui indiquait les rĂ©sultats des deux candidats Ă©tat par Ă©tat. Oui, mais qui a gagnĂ©? Je commençais Ă mâimpatienter. Micaela aussi. Finalement, je suis allĂ©e dans la chambre mettre mon bĂ©bĂ© dans le lit de ma grande fille pour quâelles puissent sâamuser. Jâai foncĂ© dans la cuisine et jâai allumĂ© la radio. RFI. Et lĂ jâentends une interview en direct du prĂ©sident du Mali qui raconte quâil a passĂ© la nuit Ă suivre les Ă©lections. Oui, mais qui a gagnĂ©? Enfin, le journaliste pose la question suivante : et quel est votre sentiment sur le fait que les AmĂ©ricains aient Ă©lu un prĂ©sident noir? Je nâai pas Ă©coutĂ© la rĂ©ponse, jâai pensĂ© Ă ma copine Janet qui Ă©tait AmĂ©ricaine, elle aurait adorĂ©! Et moi, jâai envie de dire tout simplement bravo aux AmĂ©ricains!
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Objet non identifié
Author: Laetitia Tue, Nov 4, 2008
Hier soir, mon mari a mis le linge a sĂ©cher. Il a ouvert le hublot de notre nouvelle machine (nous avons changĂ© de machine aprĂšs les travaux dans notre cuisine) et il a retirĂ© le linge mouillĂ© du tambour. En mettant le linge Ă sĂ©cher sur lâĂ©tendoir il a trouvĂ© un objet mĂ©tallique. IntriguĂ©, il me lâa apportĂ©. - Regarde ce que jâai trouvĂ© dans le linge, mâa-t-il dit. - Quâest-ce que câest? - On dirait une lime, non? Jâai pris lâobjet entre les mains. - Oui, tu as raison. Et câĂ©tait dans la machine? - Oui. Je me demande dâoĂč ça vient. - Moi aussi. En tout cas, ce nâest pas Ă nous. Bizarre. Plus tard alors que jâĂ©tais dans la cuisine, je repensai Ă lâobjet. Comment Ă©tait-il arrivĂ© dans notre linge? Et tout Ă coup, jâai eu une idĂ©e. Notre voisin Jacques a utilisĂ© notre machine la semaine derniĂšre, câĂ©tait peut-ĂȘtre Ă lui. Je lâai appelĂ©. - On a trouvĂ© une lime dans notre machine. Est-ce quâelle est Ă toi? lui ai-je demandĂ©. - Ah, vous lâavez trouvĂ©e! Je la cherche partout! - On lâa trouvĂ©e ce soir en vidant la machine. - Et elle est restĂ©e tout ce temps dans votre machine! - Oui, on vient juste de la trouver. - Incroyable. - CarrĂ©ment bizarre tu veux dire! Je fais une lessive par jour et je viens juste de la trouver. Bon, on te la met de cĂŽtĂ©!
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Retrouvailles virtuelles
Author: Laetitia Thu, Oct 30, 2008
Hier soir, en consultant ma boĂźte mail jâai dĂ©couvert un message dâun site dâanciens Ă©lĂšves auquel je me suis inscrite. Ce message contenait la liste des personnes rĂ©cemment inscrites et qui avaient frĂ©quentĂ© le mĂȘme lycĂ©e que moi Ă la mĂȘme pĂ©riode. Jâai remarquĂ© dans la liste le nom dâune trĂšs bonne amie malheureusement perdue de vue en 1997. Nous Ă©tions ensemble en premiĂšre (lâannĂ©e qui prĂ©cĂšde le bac) et nous Ă©tions bonnes copines. LâannĂ©e dâaprĂšs elle nâĂ©tait plus avec nous car elle avait dĂ» retourner dans son pays. Nous avons commencĂ© Ă nous Ă©crire. Puis nous nous sommes revues en 1997 alors quâelle Ă©tait de passage Ă Paris pour quelques semaines. Ce sont de trĂšs bons souvenirs. JâĂ©tais au chĂŽmage alors nous pouvions nous voir presque tous les jours. On allait au cinĂ©ma, on se promenait Ă Saint-Michel et on passait beaucoup de temps Ă discuter. Le soir on dĂźnait avec mon copain (qui est devenu mon mari). CâĂ©tait lâhiver et il faisait trĂšs froid. On Ă©tait tout le temps gelĂ©es. AprĂšs, nous nous sommes perdues de vue jusquâĂ ce que je reçoive ce message. Alors, jâai cliquĂ© sur son nom et un lien mâa emmenĂ©e jusquâĂ sa page perso. Jâavais la possibilitĂ© de lui envoyer un message, ce que jâai fait. Quelques heures plus tard, je reçois un message du mĂȘme site me disant que mon amie avait essayĂ© dâouvrir mon message mais pour quâelle puisse le faire il fallait que je devienne membre âpremiumâ câest-Ă -dire payer une cotisation annuelle de plus de 23 euros. Jâai rĂ©flĂ©chi cinq minutes. Je suis allĂ©e sur un autre site dâanciens Ă©lĂšves sur lequel je suis Ă©galement inscrite. Jâai cherchĂ© mon amie, elle Ă©tait Ă©galement inscrite. Jâai pu lui envoyer un message quâelle a pu lire gratuitement. VoilĂ , nous nous sommes Ă©crit et nous avons prĂ©vu de nous tĂ©lĂ©phoner prochainement, toutes les deux trĂšs heureuses de ces retrouvailles virtuelles.
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Petites invitées
Author: Laetitia Wed, Oct 29, 2008
Aujourdâhui, nous avions des petites invitĂ©es Ă la maison. Caroline et ses deux petites filles Mathilde et Juliette. Pour lâoccasion nous avions dressĂ© la grande table du salon. Micaela Ă©tait toute excitĂ©e par ces prĂ©paratifs de fĂȘte. - Et elle va sâasseoir oĂč Juliette? A cĂŽtĂ© de moi? - Non, en face de toi. Câest Mathilde qui va sâasseoir Ă cĂŽtĂ© de toi. - Ah, câest bien comme ça. De mon cĂŽtĂ©, je prĂ©parais notre dĂ©jeuner. En entrĂ©e, des carottes rĂąpĂ©es et du jambon cuit. En plat principal, une soupe au pistou. La recette familiale. Je me suis dit que ce plat plairait aux enfants parce quâil contient des pĂątes et que ce serait aussi lâoccasion de manger des lĂ©gumes. Il y avait justement de belles courgettes ce matin au marchĂ© chez mon producteur prĂ©fĂ©rĂ©. La soupe au pistou est trĂšs simple Ă rĂ©aliser, il faut juste ĂȘtre attentif au minutage. On commence par les haricots verts, dix minutes plus tard, les courgettes, dix minutes plus tard, les tomates, puis encore dix minutes et on ajoute les pĂątes, enfin dix minutes plus tard on termine par les haricots blancs Ă©bouillantĂ©s. Jâavais Ă©galement fait du pain dans ma machine Ă pain. CâĂ©tait la premiĂšre fois que je le prĂ©parais avec une poolish (un levain que lâon prĂ©pare la veille). Caroline est arrivĂ©e avec un gĂąteau au yaourt aux pommes. Jâadore ce gĂąteau tout simple, câest un de mes premiers souvenirs de maternelle. Les filles ont jouĂ© puis nous sommes passĂ©es Ă table. CâĂ©tait un vrai repas de fĂȘte.
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Cave party
Author: Laetitia Tue, Oct 28, 2008
Mon mari est en vacances cette semaine. Nous en avons profitĂ© pour faire un peu de rangement dans la maison. Avec les enfants les choses sâaccumulent vite et il y a toujours aussi peu de place pour ranger. Nous avons donc fait du tri et dĂ©cidĂ© de jeter des choses au prochain passage des encombrants (dont un canapĂ©, une table et une chaise - du mobilier sentimental de mon mari dont jâai enfin rĂ©ussi Ă me dĂ©barrasser!). Les encombrants passent tous les deuxiĂšmes mardis du mois dans notre quartier. La veille de ce jour-lĂ les trottoirs ressemblent Ă des dĂ©potoirs. Il y a des gens qui se promĂšnent avec leur caddy, fouillent et emportent ce qui les intĂ©ressent. Nous avons aussi rangĂ© les affaires de bĂ©bĂ© dont nous nâavons plus besoin. AprĂšs les avoir bien emballĂ©es et mises dans des cartons, nous les avons descendues hier soir Ă la cave. Le soir est le seul moment oĂč nous sommes Ă peu prĂšs libres de nos mouvements. Pas de petites chipies dans les pattes. Nous avons fait plusieurs voyages car il y avait beaucoup de choses Ă descendre. Mon mari en a aussi profitĂ© pour remonter le futur grand lit de Micaela. Elle est trĂšs impatiente de dormir dans son nouveau lit. Câest lâancien lit de ma sĆur. Le seul hic pour lâinstant est que nous nâavons pas mis la main sur les vis... A un moment donnĂ©, alors que nous Ă©tions en bas, nous avons entendu que quelquâun passait la porte dâentrĂ©e. Cette personne voyant la porte de la cave ouverte lâa refermĂ©e au passage. Heureusement que cette porte sâouvre de lâintĂ©rieur, sinon nous aurions dĂ» passer la nuit Ă la cave. Cette perspective ne mâenchantait guĂšre!
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Saucisson brioché
Author: Laetitia Fri, Oct 24, 2008
Hier, chez le boucher, jâai fait une petite folie (câest-Ă -dire un Ă©cart au rĂ©gime crĂ©tois, hi hi!). Il y avait dans la vitrine dâadorables petits saucissons briochĂ©s individuels. Jâen ai pris deux. Il sâagit tout simplement dâun mini saucisson lyonnais cuit dans une brioche. Câest dĂ©licieux. JâĂ©tais certaine que ça plairait Ă ma fille pour son dĂ©jeuner en rentrant de lâĂ©cole. Je les ai fait doucement rĂ©chauffer au four. Je les ai accompagnĂ©s dâĂ©pinards. Maintenant ma fille aime beaucoup les Ă©pinards. Dâailleurs, câest drĂŽle car mes deux filles sont plus becs salĂ©s que sucrĂ©s. Mon bĂ©bĂ©, qui est maintenant âdiversifiĂ©eâ, ne mange dâailleurs que des lĂ©gumes. Elle refuse les compotes. Je lui ai proposĂ© tous les parfums que jâai pu imaginer. Curieuse, elle commence toujours par ouvrir la bouche, puis dĂšs quâelle rĂ©alise quâil sâagit dâune compote elle me regarde offusquĂ©e, ferme sa bouche hermĂ©tiquement, tourne la tĂȘte et fait de grands moulinets avec ses bras pour Ă©viter toute approche de la cuillĂšre. Bon. OK. Pas de compotes. Jâai compris le message. Mais personnellement, je ne mangerai pas une purĂ©e de lĂ©gumes pour goĂ»ter. Mais revenons Ă nos saucissons. Hum! Vous auriez dĂ» voir les yeux gourmands de ma fille devant son assiette. Je crois que câest ce genre de plat qui donne son goĂ»t Ă lâenfance. La brioche Ă©tait moelleuse, la saucisse trĂšs bonne, truffĂ©e de petits morceaux de champignons. Micaela plus tard pourra parler des âsaucissons briochĂ©s de son enfanceâ. Ah, vous aimeriez bien les voir? Malheureusement, jâai totalement oubliĂ© de faire une photo! Bon, dâaccord, jâen rachĂšterai rien que pour les montrer. Pas par gourmandise, bien sĂ»r.
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Adieu doudou
Author: Laetitia Wed, Oct 22, 2008
Cet aprĂšs-midi, mes filles et moi sommes parties en expĂ©dition Ă lâautre bout de la ville pour acheter les cĂ©rĂ©ales que ma grande fille aime bien prendre au petit-dĂ©jeuner et qui ne sont vendues que dans un magasin bio dans le centre ville. Pour aller un peu plus vite, jâai proposĂ© Ă ma fille de prendre un raccourci et de passer par le pont de chemin de fer. Elle nâĂ©tait pas trop dâaccord car il fallait monter un grand escalier, mais la perspective dâarriver plus vite Ă la boulangerie lâa motivĂ©e. Gentiment deux jeunes garçons qui discutaient en bas de lâescalier mâont proposĂ© de mâaider Ă porter la poussette, mais je me suis dĂ©brouillĂ©e toute seule. Nous avons regardĂ© les trains passer quelques minutes. Jâaime bien ce pont, on a un beau point de vue sur la ville et on voit les trains arriver de loin. A la boulangerie, nous avons achetĂ© le goĂ»ter promis (un palmier et un pain au chocolat), puis nous sommes passĂ©es au magasin bio. Malheureusement, il nây avait plus ces cĂ©rĂ©ales, mais la dame qui est super sympa va les commander spĂ©cialement pour nous. Ensuite, nous sommes passĂ©es chez le boucher, vous savez celui qui a retrouvĂ© sa boutique aprĂšs des dĂ©mĂȘlĂ©s avec ses actionnaires. Il Ă©tait temps de rentrer Ă la maison. Ce nâest quâĂ quelques pas de la maison que je me suis rendue compte que le doudou de Micaela nâĂ©tait plus lĂ . DĂšs que mon mari est rentrĂ©, jâai refait tout le chemin que nous avions fait lâaprĂšs-midi, seule, dans la nuit, scrutant le trottoir et les rebords de fenĂȘtre au cas oĂč quelquâun lâaurait dĂ©posĂ© lĂ ... mais aucun doudou. Il a bel et bien disparu. Jâavais un clone heureusement, mais ça me serre le cĆur de savoir que cette petite boule blanche et douce qui a si souvent consolĂ© ma fille est perdue, par terre, quelque part, et quâil va finir Ă la poubelle...
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Parachute doré
Author: Laetitia Tue, Oct 21, 2008
Vous avez Ă©tĂ© adorables de mâenvoyer de si gentils messages de rĂ©tablissement! Merci Ă tous, jâai presque aimĂ© ĂȘtre malade! Lâautre jour jâĂ©crivais que lâhomĂ©opathie Ă©tait terriblement efficace et bien câest vrai. Mais parfois cela peut aussi aller dans le mauvais sens car câest le traitement que mâavait prescrit mon docteur qui a dĂ©clenchĂ© une aggravation des symptĂŽmes. Jâai eu une sinusite maxillaire aiguĂ«, jâai cru quâon mâavait Ă nouveau arrachĂ© les dents de sagesse! Heureusement, câest presque fini. Aujourdâhui, en lisant un blog, jâai appris que le chanteur Français Alain Souchon mettait Ă disposition gratuitement sur son site une chanson de son prochain album. Jâaime beaucoup ce chanteur alors je suis allĂ©e faire un tour sur son site. Il y a une vidĂ©o sympa oĂč il explique la raison de son geste. Il explique aussi lâorigine du titre de sa chanson âParachute dorĂ©â. Je ne sais pas si câest une expression anglo-saxone traduite en français, mais un parachute dorĂ© est la mĂ©ga prime que reçoit un pdg (prĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral) pour quitter lâentreprise qui lâemploie. Il est virĂ© moyennant finances. Et câest une clause de son contrat. Les montants de ces primes font souvent ces derniers temps la une des journaux, elles scandalisent, elles Ă©cĆurent et elles inspirent les poĂštes! Je nâai pas encore Ă©coutĂ© la chanson, mais je lâai tĂ©lĂ©chargĂ©e sur mon ordinateur. Jâai dĂ©compressĂ© le fichier ZIP et jâai fait glisser le fichier mp3 sur lâicĂŽne de iTunes. La chanson dâAlain Souchon fait dĂ©sormais partie de ma bibliothĂšque de musiques. Et vous, avez-vous votre parachute dorĂ©?
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Laetitia est malade
Author: Laetitia Tue, Oct 14, 2008
Exceptionnellement, pas de podcast cette semaine parce que je suis malade et que je tousse beaucoup! Je vous souhaite Ă tous une trĂšs bonne semaine et je vous dis Ă bientĂŽt!
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La fameuse salade de pommes de terre
Author: Laetitia Fri, Oct 10, 2008
Je me dis quâil y a des plaisirs simples quâil faut savoir apprĂ©cier, surtout quand on a eu une semaine difficile. Depuis quelques semaines vous savez que Jacques est Ă nouveau notre voisin. Cette semaine Jacques, qui campe littĂ©ralement dans son appartement en attendant que les travaux soient terminĂ©s, a trouvĂ© le temps de prĂ©parer sa fameuse salade de pommes de terre. La recette familiale hollandaise est un secret bien gardĂ©, mais le rĂ©sultat est dĂ©licieux. Il y a un mĂ©lange de saveurs qui rend cette salade toute simple merveilleusement bonne. En plus, elle me rappelle cette belle journĂ©e du pique-nique Onething oĂč Jacques nous en avait prĂ©parĂ©. Bref, la salade de Jacques câest comme un souvenir dâenfance. Pour vous donner une petite idĂ©e de son goĂ»t, jâai pu identifier les cornichons (visibles Ă lâĆil nu), les Ćufs durs Ă©crasĂ©s et lâestragon. Hier soir, Jacques mâa passĂ© un petit coup de fil pour mâannoncer quâil mâavait mis de cĂŽtĂ© de la salade. - Salut, câest Jacques. ça y est la salade est prĂȘte. Dis-moi quand je peux passer te la dĂ©poser? - Hum! Merci! Non, ne te dĂ©range pas. Je passerai demain matin avec les filles. Je suis passĂ©e ce midi avec mes deux filles prendre possession de ma boĂźte. Jacques avait ajoutĂ© pour mon mari et moi quelques harengs marinĂ©s. Ce midi, ma fille et moi avons bien entamĂ© la salade. Ma fille a dit : âhum, câest bon! Je veux encore de la salade de Jacquesâ.
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Le bon docteur
Author: Laetitia Wed, Oct 8, 2008
Il y a parfois des dĂ©cisions qui sâimposent, comme changer de docteur. Câest ce que jâai fait aujourdâhui. Ma fille de presque trois ans Ă©tait fiĂ©vreuse depuis dimanche soir. Je lâai emmenĂ©e chez mon docteur habituel mardi aprĂšs-midi. Il lâa examinĂ©e et mâa prescrit quelques mĂ©dicaments. JâĂ©tais surprise par sa prescription que je trouvais lĂ©gĂšre. Dans ma famille, nous nous soignons par homĂ©opathie, câest une mĂ©decine dite âdouceâ, moi je dirais âefficace, naturelle et Ă©conomiqueâ. En rentrant Ă la maison ma fille sâest mise Ă tousser trĂšs fort et quand je lâai couchĂ©e Ă pleurer sans pouvoir trouver le sommeil. Le lendemain matin, jâai demandĂ© Ă la pharmacienne si elle pouvait me donner lâadresse dâun autre homĂ©opathe dans le quartier. AprĂšs la nuit que je venais de passer, ma dĂ©cision Ă©tait prise. - Oui, bien sĂ»r, je vous conseille le docteur Martin. Le docteur Martin! Mais oui, bien sĂ»r! Câest le docteur qui me soignait lorsque jâĂ©tais petite. Comment nây avais-je pas pensĂ© plus tĂŽt? Sa femme a Ă©tĂ© mon institutrice au CP et mâa appris Ă lire et Ă Ă©crire. Je lâai appelĂ©. Il a pu nous recevoir lâaprĂšs-midi mĂȘme. CâĂ©tait trĂšs Ă©mouvant de le revoir. Il se souvenait de moi et surtout de ma sĆur qui lui avait transmis la rougeole! Je crois que lui aussi Ă©tait Ă©mu. Il a examinĂ© ma fille et elle avait une otite. Il a fait sa prescription et ce soir, la douleur a dĂ©jĂ nettement diminuĂ©e. Je nâai aucun regret dâavoir changĂ© pour le bon docteur.
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La gourmet solitaire
Author: Laetitia Tue, Oct 7, 2008
Jâai intitulĂ© ce podcast âLaâ gourmet solitaire et câest une faute, mais je lâai fait exprĂšs. En effet, gourmet est un nom masculin. Mais comment dire lorsque le gourmet est une femme? Le dictionnaire dit quâil sâagit dâune personne, mais lâinconscient lâassocie Ă un homme. Si je dis âLe gourmet solitaireâ, câest lâimage dâun homme qui se formera dans votre esprit. Est-ce que je me trompe? Ou bien, si vous ĂȘtes un lecteur de mangas, vous aurez lâimage de cet homme dont on ne connaĂźt ni le nom, ni lâĂąge, ni le travail, qui au grĂ© de ses dĂ©ambulations professionnelles et personnelles se retrouve Ă manger dans diffĂ©rents restaurants. Chaque lieu forme comme une petite nouvelle, les plats sont dĂ©crits minutieusement, le plaisir quâils procurent au hĂ©ros se lit sur son visage et puis la poĂ©sie du moment est prĂ©sente dans les diffĂ©rentes cases de la bande dessinĂ©e. Câest homme est le gourmet solitaire. Jâai adorĂ© ce livre. La gourmet est mon amie japonaise Noriko (nous nous Ă©crivons toujours trĂšs solennellement, mais je la considĂšre comme mon amie). Nous nous envoyons rĂ©guliĂšrement des petits paquets remplis de douceurs. Hier, jâai reçu un paquet de Noriko qui contenait deux jolis paquets de biscuits dĂ©licatement emballĂ©s dans un papier de soie. Le paquet Ă©tait accompagnĂ© dâune carte oĂč Noriko Ă©crivait quâelle Ă©tait allĂ©e au cinĂ©ma et sâĂ©tait souvenue dâun âbon petit magasin de Karintoâ et avait dĂ©cidĂ© de mâen acheter. Jâai grignotĂ© quelques dĂ©licieux biscuits doucement sucrĂ©s et je voyais dans mon esprit Noriko se promenant dans Tokyo, ses paquets de karinto sous le bras, comme dans une nouvelle du Gourmet solitaire.
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Ratatouille
Author: Laetitia Thu, Oct 2, 2008
Je me souviens quâun jour Ă lâoccasion dâun podcast, je vous avais parlĂ© des plats que lâon aimait bien dans ma famille : les crĂȘpes, la blanquette de veau, la quiche lorraine, etc. Jâai oubliĂ© de mentionner la ratatouille. Eh oui, comme le dessin animĂ© (que je nâai pas vu dâailleurs). La ratatouille se sont des aubergines, des tomates, des courgettes, des poivrons que lâon fait revenir dans lâhuile et qui mijotent tranquillement avec un peu dâail et des oignons jusquâĂ former une dĂ©licieuse compote de lĂ©gumes. Jâadore la ratatouille, mais je ne la cuisine pas. En vacances, Ă Perros, mon pĂšre en prĂ©pare souvent avec les lĂ©gumes de VĂ©ronique. On la mange toujours une premiĂšre fois avec du riz et de la viande. Mais ce qui est bon, câest la ratatouille du lendemain. Nous avons plusieurs recettes dans la famille : lâomelette fourrĂ©e Ă la ratatouille ou encore la galette Ă la ratatouille (une crĂȘpe de sarrasin garnie dâun Ćuf et de ratatouille). Oui, mais manger de la ratatouille seulement pendant lâĂ©tĂ©, ça rend le reste de lâannĂ©e un peu long. Heureusement, jâai trouvĂ© une ratatouille toute prĂȘte au magasin bio qui est aussi bonne quâĂ la maison et qui en plus est trĂšs bon marchĂ©. En ce moment, jâen mange au moins une fois par semaine! Alors, si je vous parle de la ratatouille aujourdâhui, câest parce quâen rentrant dâavoir accompagnĂ© ma fille Ă lâĂ©cole, jâai fait le chemin avec Caroline. On parlait cuisine quand tout Ă coup elle me dit : - A la biocoop, jâai trouvĂ© une ratatouille super bonne. On nâarrĂȘte pas dâen manger! - La ratatouille Ă la catalane? - Oui, tu la connais? - Je dois en manger un bocal par semaine! Les grands esprits de gourmandes se retrouvent!
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Les deux font la paire
Author: Laetitia Wed, Oct 1, 2008
Ce matin, je suis allĂ©e faire des courses dans la grande rue commerçante Ă quelques minutes de chez moi. Jâai poussĂ© un peu plus loin que dâhabitude pour voir si le nouveau magasin bio Ă©tait ouvert. Oui, il lâĂ©tait. Câest vraiment incroyable dâavoir deux supermarchĂ©s bio Ă moins de quinze minutes Ă pieds de la maison. Jâai fait quelques achats que ma fille Ă©tait ravie de dĂ©poser Ă la caisse. Câest son truc en ce moment : Maman, câest moi qui mets Ă la caisse, câest moi qui paye! A lâoccasion de lâouverture du magasin, on nous a offert un petit pain rond que jâai partagĂ© entre mes deux filles. Un quignon pour mon bĂ©bĂ© et le reste pour ma grande fille, ravie du cadeau. ArrivĂ©es Ă la rĂ©sidence, nous avons croisĂ© Caroline et ses filles. Nous avons discutĂ©, Caroline et moi, pendant que nos filles couraient partout. Tout Ă coup, Caroline remarque quâil manque un chausson au pied de mon bĂ©bĂ© (je la porte toujours dans son porte-bĂ©bĂ©). - Oh, non, mâĂ©criai-je, jây tenais Ă ce chausson. CâĂ©tait Ă Micaela. - Tu devrais faire le chemin Ă lâenvers, tu le retrouveras peut-ĂȘtre, mâa suggĂ©rĂ© Caroline. - Non, je nâai pas le courage, lui ai-je rĂ©pondu, et il est pratiquement lâheure du dĂ©jeuner. Peut-ĂȘtre cet aprĂšs-midi, aprĂšs la sieste. Je suis rentrĂ©e Ă la maison, un peu triste dâavoir perdu ce chausson. Quelques minutes plus tard, alors que je prĂ©parais le dĂ©jeuner, jâentends frapper Ă la porte. CâĂ©tait Elena, son petit frĂšre et sa maman. Elena me tendit un petit chausson. - Tiens, me dit-elle, câest le chausson de Felicia et on lâa trouvĂ© dans la rue. Tout est bien qui finit bien!
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Millénium tome 3
Author: Laetitia Tue, Sep 30, 2008
Il y a quelques semaines de cela, je vous parlais de la trilogie MillĂ©nium. AprĂšs la lecture du premier tome, jâĂ©tais moyennement convaincue par lâhistoire. Je trouvais que certaines scĂšnes dĂ©crites Ă©taient trop violentes. Ma voisine mâavait prĂ©venue que cela nâallait pas en sâarrangeant. En fait, je crois que le pire Ă©tait passĂ©. Jâai attaquĂ© le troisiĂšme et dernier tome et je dois dire que mon opinion a changĂ©. Ces livres ont quelque chose de spĂ©cial, sans aucun doute. Les personnages sont vraiment bien dessinĂ©s. Jâai un faible comme je vous le disais pour Lisbeth Salander, son sourire en coin, son esprit implacable, logique et rĂ©solu et surtout les surprises quâelle ne cesse de nous faire au fil des romans. Tous les autres sont trĂšs bien aussi. Hier, jâai lu une altercation entre Erika Berger et un de ses rĂ©dacteurs en chef (Erika est devenue rĂ©dactrice en chef dâun grand quotidien suĂ©dois) qui mâa laissĂ© le souffle coupĂ©. En fait, je me suis trouvĂ©e une fois dans des circonstances similaires Ă celles qui ont amenĂ© lâaltercation et jâĂ©tais curieuse de savoir comment elle rĂ©agissait. Et puis, jâaime bien lâĂ©criture, la façon dâaborder les personnages, certains dĂ©tails (la tenue vestimentaire par exemple, ou une pensĂ©e fugitive qui rendent les personnages crĂ©dibles, vivants). Dans les dĂ©fauts, certains passages sont Ă mon goĂ»t trop longs. Mais lâhistoire est vraiment pleine de rebondissements sans paraĂźtre sortie dâun moule. Câest vraiment la folie MillĂ©nium ici. Mon mari me disait encore hier quâil voyait plein de gens en train de lire les livres dans le bus. Dâailleurs, ma vie a pris un goĂ»t suĂ©dois : je grignotte des Krisprolls, je tartine mon pain de confiture dâairelles, je bois du sureau et jâenvisage dâacheter une nouvelle commode chez IkĂ©a.
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Partie remise
Author: Laetitia Fri, Sep 26, 2008
Hier, jâĂ©tais souffrante alors je nâai pas pu Ă©crire mon podcast. Aujourdâhui, heureusement, je vais mieux. Mais parce que jâĂ©tais malade, jâai dĂ» annuler mon rendez-vous dâhier soir avec mon amie Natasha et cela mâa contrariĂ©e. Cela fait des mois que nous ne nous sommes pas vues. Natasha est prof dâanglais et passe ses journĂ©es Ă courir Paris en mĂ©tro pour donner des cours dâanglais Ă des cadres au bout du rouleau. Nous travaillons aussi rĂ©guliĂšrement ensemble sur mes ouvrages dont elle assure la traduction. Nous nous entendons trĂšs bien. Nous sommes aussi toutes les deux trĂšs gourmandes. Et si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, vous savez que nous aimons nous retrouver Chez LadurĂ©e, la fameuse pĂątisserie parisienne. Seulement, entre les horaires de travail de Natasha et les horaires de tĂ©tĂ©es de mon bĂ©bĂ©, il Ă©tait difficile de se voir pendant la journĂ©e. Nous avons alors pensĂ© Ă nous retrouver au LadurĂ©e du Printemps, le grand magasin situĂ© boulevard Haussmann. Le salon de thĂ© se trouve Ă lâintĂ©rieur mĂȘme du magasin et le jeudi, jour de nocturne au Printemps, il ferme Ă 22 heures. CâĂ©tait parfait pour se voir. De mon cĂŽtĂ©, je me faisais une joie de cette sortie dans Paris Ă la tombĂ©e de la nuit. Et depuis que le rendez-vous Ă©tait fixĂ©, je pensais rĂ©guliĂšrement au gĂąteau que jâallais choisir : un parfait pralinĂ©? un saint-honorĂ© rose framboise? une religieuse Ă la violette? des macarons glacĂ©s? Malheureusement, jâai dĂ» envoyer un SMS Ă Natasha pour annuler notre rendez-vous. JâespĂšre que ce nâest que partie remise.
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Laplace et compagnie
Author: Laetitia Wed, Sep 24, 2008
Aujourdâhui, jâai tĂ©lĂ©phonĂ© Ă mon pĂšre qui est toujours Ă Perros. Il mâa donnĂ© quelques nouvelles intĂ©ressantes. Tout dâabord, le Laplace est de retour, ancrĂ© exactement au mĂȘme endroit que cet Ă©tĂ©. Vous vous souvenez, nâest-ce pas, de ce bateau hydrographique de la Marine Nationale qui a passĂ© une partie de lâĂ©tĂ© en face de la plage de Trestraou. Justement, il Ă©tait question de lui dans le dernier bulletin de Perros. Câest ainsi que mon pĂšre a pu mâapprendre que le Laplace avait pour mission de relever les fonds de la cĂŽte et que sa mission durerait jusquâen 2009. Il va donc venir et repartir pendant un an. DâaprĂšs lâarticle du journal, les derniers relevĂ©s dataient de 1830! Mon pĂšre mâa aussi racontĂ© deux histoires Ă©tonnantes. La premiĂšre concerne Marie-Claire, la fermiĂšre. Au marchĂ© de Plougrescan elle a croisĂ© un type en se disant quâil avait une tĂȘte dâassassin. Eh bien, le jour mĂȘme il a tuĂ© deux personnes et sâest endormi dans la maison de ses victimes. Câest ainsi que les gendarmes lâont retrouvĂ©, endormi. La deuxiĂšme histoire est tout aussi triste. Mon pĂšre Ă©tait sur le port de Perros. Il entend le bruit dâun avion dans le ciel et, par habitude, parce que câest un vrai fana dâaviation, il cherche des yeux lâavion. Câest un Vari-eze, il le reconnaĂźt tout de suite parce quâil a une forme particuliĂšre. Le soir mĂȘme, dans ses blogs dâavions, il lit quâun avion du mĂȘme type sâest Ă©crasĂ© Ă quelques kilomĂštres de Perros. Câest sans aucun doute lâavion vers lequel mon pĂšre avait levĂ© les yeux. Une autre nouvelle plus rĂ©jouissante, mon pĂšre va se prĂ©parer une tarte aux cerises. En ce moment, nous faisons une espĂšce de match Ă qui fera le plus saliver lâautre avec ses recettes. Il me nargue en mâenvoyant des photos par email. De son cĂŽtĂ©, une tarte aux pommes et un flan, du mien un flan dâaprĂšs une recette du XVIe siĂšcle et une tarte aux tagliatelles dâaprĂšs une recette italienne. Il va falloir que je pare vite fait la tarte aux cerises... je vous tiendrai au courant!
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Une bonne journée
Author: Laetitia Tue, Sep 23, 2008
Ce soir, en rentrant du travail, mon mari mâa demandĂ© si jâavais passĂ© une bonne journĂ©e. Oui, lui ai-je rĂ©pondu. Puis lâidĂ©e mâest venue, par curiositĂ©, de compter le nombre de personnes que jâavais croisĂ© dans cette journĂ©e. Sur le chemin de lâĂ©cole, je nâai parlĂ© Ă personne. A lâĂ©cole, jâai croisĂ© le papa dâune petite copine de ma fille, puis le papa dâune autre copine (il y a beaucoup de papas qui accompagnent leurs enfants Ă lâĂ©cole). Jâai Ă©changĂ© quelques paroles avec eux, avec la maĂźtresse de ma fille aussi. Je suis ensuite allĂ©e Ă la garderie. Jâai discutĂ© quelques minutes avec la directrice et les deux puĂ©ricultrices, puis je suis rentrĂ©e chez moi. Jâai travaillĂ© une bonne partie de la matinĂ©e, sans un coup de fil, mon ipod sur les oreilles. Ensuite, je suis retournĂ©e Ă lâĂ©cole. Jây ai retrouvĂ© ma copine Caroline dont la fille va aussi Ă la maternelle. Nous sommes rentrĂ©es ensemble Ă la maison. LĂ , nous avons croisĂ© mon autre voisine, Alexandra, qui a une petite fille et un petit garçon. Nos trois filles ont jouĂ© ensemble Ă courir. En dĂ©but dâaprĂšs-midi, un client est passĂ© chercher un ouvrage chez moi. AprĂšs la sieste, je suis allĂ©e au parc avec Alexandra et ses enfants (cette fois, nous avions emportĂ© des ballons). Sur le chemin du retour, je me suis arrĂȘtĂ©e Ă la pharmacie et jâai Ă©changĂ© quelques paroles avec la pharmacienne. Jâai aussi eu un coup de fil de ma mĂšre. Donc, aujourdâhui, jâai parlĂ© Ă onze personnes. Je pense que toutes ces personnes Ă qui jâai dit bonjour, Ă qui jâai souri et avec qui jâai parlĂ© ont participĂ© Ă me faire passer une bonne journĂ©e. Je me demande sâil y a un lien mathĂ©matique entre le nombre de sourires que lâon Ă©change et la qualitĂ© dâune journĂ©e. A partir de combien de sourires la journĂ©e devient-elle bonne? Est-ce que vous avez un chiffre Ă me proposer?
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Des tableaux dans ma mémoire
Author: Laetitia Thu, Sep 18, 2008
Cet aprĂšs-midi, je suis allĂ©e me promener au parc avec mes filles et notre voisine et ses deux enfants. Ma fille et sa fille sont trĂšs copines. Nous sommes tout dâabord allĂ©s au toboggan. Il Ă©tait relativement de bonne heure et ce nâĂ©tait pas la grande foule. Mais au bout dâun certain temps le petit espace rĂ©servĂ© au toboggan sâest rempli dâenfants qui couraient dans tous les sens. Nous avons rĂ©ussi Ă entraĂźner nos filles vers la pelouse oĂč elles ont bien couru. Il y avait dâautres enfants qui jouaient au ballon. Micaela est venue me voir. - Maman, je veux un ballon pour jouer, mâa-t-elle dit. - On nâa pas pris le ballon, ma chĂ©rie. On le prendra la prochaine fois. Elle Ă©tait trĂšs déçue, mais elle a vite trouvĂ© une autre activitĂ© : faire des galipettes. En cherchant quelque chose dans le panier de la poussette, je suis tombĂ©e sur un ballon de baudruche dont jâavais totalement oubliĂ© lâexistence. Je lâai gonflĂ© et jâai appelĂ© ma fille. Elle Ă©tait toute heureuse et elle a bien jouĂ© avec sa copine. Jâai racontĂ© Ă ma voisine que ce ballon mâavait Ă©tĂ© offert dans un magasin de jouets Ă Paimpol Ă lâoccasion dâun achat. - Tu es dĂ©jĂ allĂ©e Ă Paimpol, ai-je demandĂ© Ă ma voisine. - Oui, mais câĂ©tait il y a longtemps. Je ne mâen souviens plus trĂšs bien. - Câest une trĂšs jolie ville. Et alors que je disais ces mots, je me suis souvenue dâune galerie de peinture. Les tableaux exposĂ©s reprĂ©sentaient des bateaux et ils mâavaient beaucoup plu. Vous savez lâeffet que ça fait quand un artiste vous plaĂźt. Et lâespace dâun instant, le temps de cette pensĂ©e, jâĂ©tais Ă nouveau devant les tableaux de Guy LâHostis (qui, je lâespĂšre, ne mâen voudra pas dâavoir tĂ©lĂ©chargĂ© une image dâun de ses tableaux pour illustrer ce podcast).
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Jacques a déménagé
Author: Laetitia Wed, Sep 17, 2008 20:16:00 GMT,
Ce matin, en allant faire quelques courses, je suis passĂ©e devant chez Jacques mon voisin. Il y avait un camion de dĂ©mĂ©nagement garĂ© devant son immeuble. Jâai expliquĂ© Ă ma fille que Jacques allait changer de maison et que les messieurs du camion allaient prendre toutes ses affaires pour les emmener dans sa nouvelle maison. - Et il va aller habiter oĂč Jacques? Alors, ça câest la surprise car Jacques va habiter notre rĂ©sidence. Nous allons ĂȘtre Ă nouveau voisins et jâen suis trĂšs contente. En fait, il y a quelques mois Jacques nous a dit quâil souhaitait changer dâappartement et trouver quelque chose de plus grand. Il commençait ses visites grĂące aux agences ou aux annonces de particuliers. Je lui ai alors parlĂ© dâun appartement Ă vendre dans notre rĂ©sidence. Il y avait une petite annonce sur le tableau dâaffichage de notre escalier. Il a tĂ©lĂ©phonĂ© et a pris rendez-vous pour une visite de lâappartement. Finalement, de tous les appartements quâil avait pu visiter câĂ©tait celui-lĂ qui lui plaisait le plus. Il a donc fait une offre Ă la propriĂ©taire. Lâoffre a Ă©tĂ© acceptĂ©e et la vente sâest faite il y a quelques jours. Bien sĂ»r, tout ne sâest pas passĂ© comme sur des roulettes. La proprio Ă©tait une sacrĂ©e chipie qui en a fait voir de toutes les couleurs Ă Jacques jusquâau dernier moment. Mais heureusement tout sâest bien terminĂ©. DĂšs que les travaux seront terminĂ©s et que Jacques aura emmĂ©nagĂ© Micaela pourra lui faire coucou depuis la fenĂȘtre de sa chambre.
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Réunion à l'école
Author: LaetiAuthor: tia Tue, Sep 16, 2008
Ce matin, aprĂšs avoir accompagnĂ©e ma fille Ă lâĂ©cole, je suis rentrĂ©e en compagnie dâune autre maman. Nos filles se connaissent depuis la garderie et sont dans la mĂȘme classe cette annĂ©e. Nous avons Ă©voquĂ© la rĂ©union de parents qui a eu lieu samedi dernier Ă lâĂ©cole. Nous Ă©tions convoquĂ©s pour faire plus ample connaissance avec la maĂźtresse et connaĂźtre le programme pĂ©dagogique de lâannĂ©e. Jây suis allĂ©e seule pendant que mon mari gardait nos deux filles car les enfants nâĂ©taient pas invitĂ©s Ă la rĂ©union. Je me suis donc retrouvĂ©e dans la classe de ma fille, avec dâautres parents, assise sur une toute petite chaise Ă Ă©couter sagement la maĂźtresse. Elle nous a dâabord fait part des progrĂšs des enfants depuis la rentrĂ©e (il y a deux semaines de cela). Les enfants pleurent de moins en moins et certains rituels se mettent bien en place. Elle Ă©tait trĂšs enthousiaste et cela faisait plaisir Ă voir. Jâaime vraiment beaucoup cette maĂźtresse, câest vraiment une femme intelligente. Ensuite, elle nous a dĂ©taillĂ© lâemploi du temps de la journĂ©e. CâĂ©tait Ă©mouvant car jâimaginais ma fille en train de peindre, ou bien Ă©coutant la maĂźtresse raconter une histoire, faisant la ronde ou bien du vĂ©lo dans la cour. Ce matin, lorsque jâai quittĂ© lâautre maman je lui ai dit : - Je retournerais bien Ă lâĂ©cole, pas vous?
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Millénium
Author: Laetitia Thu, Sep 11, 2008
Aujourdâhui, jâai commencĂ© le deuxiĂšme tome de MillĂ©nium la trilogie de lâĂ©crivain journaliste suĂ©dois Stieg Larsson. En ce moment tout le monde lit MillĂ©nium, les trois tomes de chacun prĂšs de six cents pages se sont vendus Ă des milliers dâexemplaires en France. Jâavais repĂ©rĂ© ces drĂŽles de couvertures noires lâannĂ©e derniĂšre parce que les trois livres Ă©taient en vitrine du marchand de journaux sur le chemin de la gare. Jâavais aussi remarquĂ© que la bibliothĂšque de ma ville en avait fait lâacquisition. Ce nâest que cet Ă©tĂ© que je me suis dĂ©cidĂ©e Ă les offrir Ă mon mari pour son anniversaire. Il a dĂ©vorĂ© les trois tomes en dix jours, lisant chaque soir jusquâĂ plus dâune heure du matin. Curieuse, jâavais lu les premiĂšres pages dans la librairie et jâavoue que cette histoire de fleurs envoyĂ©es chaque annĂ©e le jour anniversaire dâun vieux monsieur mâavait bien plue. Je mâĂ©tais fait une idĂ©e de lâhistoire qui sâest rĂ©vĂ©lĂ©e totalement fausse. En fait, aprĂšs avoir lu deux William Tapply plutĂŽt reposants, plonger dans le magma compliquĂ© de MillĂ©nium mâa semblĂ© fatiguant. Jâai eu du mal Ă rentrer dans le livre. Et puis, pourquoi tant de scĂšnes de violence? Mais jâavoue que je suis tombĂ©e sous le charme des personnages, surtout celui de Lisbeth Salander. DrĂŽle de fille. On en parlait ce matin avec ma voisine du dessus. Elle est en train de lire le troisiĂšme tome et elle a bien avancĂ© mardi dans sa lecture parce que ses enfants Ă©taient Ă la garderie. Il paraĂźt que cĂŽtĂ© violence ça ne sâarrange pas. Câest marrant parce que je ne lâimaginais pas ayant ce genre de lecture, ma voisine. On a peut-ĂȘtre toutes un cĂŽtĂ© Lisbeth Salander en nous.
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Gestion de crise
Author: Laetitia W , ed, Sep 10, 2008
Aujourdâhui il faisait super beau et mĂȘme trĂšs chaud. Tout de suite aprĂšs la sieste, je suis sortie me promener avec mes filles. Nous avons retrouvĂ© dâautres enfants de lâimmeuble au parc prĂšs de chez nous et tout le monde a passĂ© un bon moment Ă jouer et Ă courir (les enfants) ou Ă discuter (les mamans). En rentrant Ă la maison jâadmirais le ciel bleu et je crois que câest le premier jour depuis mon retour oĂč je nâai pas trop pensĂ© Ă Perros. Mais tout a Ă©tĂ© gĂąchĂ© par un dĂ©tail. La bonne femme qui gare sa voiture sur le trottoir, mâobligeant Ă descendre du trottoir pour la contourner, est de retour et avec elle sa voiture. VoilĂ , ça mâa Ă©nervĂ©e grave comme on aimait dire avec ma copine Janet. Mais une autre source dâĂ©nervement mâattendait sur la gauche. Au moment oĂč je contournais la voiture de la bonne femme en pestant, un monsieur Ă©tait en train de se garer en face. Il y avait de la place pour stationner deux voitures. Et vous ne savez pas ce quâil fait? Il se gare au milieu occupant Ă lui tout seul les deux emplacements! Câen Ă©tait trop pour une si belle journĂ©e. Je lui ai fait des grands signes pour quâil me remarque, puis je lui ai fait signe de sâavancer davantage. Il Ă©tait surpris et finalement sâavança de peut-ĂȘtre vingt centimĂštres. Je fronçai les sourcils et lui fit signe dây aller plus franchement. Il leva les mains en lâair comme pour dire âmais quâest-ce que vous me voulez Ă la fin?â. Je fis le signe quâil occupait deux places. Il sâest avancĂ© de mauvaise grĂące. Je suis partie, satisfaite. Dans ce quartier, les gens ont du mal Ă trouver des places pour se garer en rentrant du travail. Imaginez le stress pour une personne cherchant Ă se garer et passant devant cette voiture mal garĂ©e. Il faut penser au bien ĂȘtre de ses voisins.
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Grand Doudou
Author: Laetitia Tue, Sep 9, 2008
Ce matin, comme tous les matins depuis une semaine, ma fille a insistĂ© pour que Grand Doudou nous accompagne Ă lâĂ©cole. Ce nâest pas son doudou officiel, mais il tient une bonne place dans son cĆur surtout parce quâil est grand. Il mesure prĂšs de 40 centimĂštres et une des joies de ma fille est de lui tenir la patte et de le faire marcher Ă cĂŽtĂ© dâelle. De temps en temps, il est fatiguĂ© alors elle le prend dans ses bras. Parfois, il est trop lourd alors elle le pose dans sa poussette et marche fiĂšrement Ă cĂŽtĂ© de lui. Souvent, il faut sâarrĂȘter pour le contempler : Maman, regarde Grand Doudou mâa fait un sourire! Elle lâa prĂ©sentĂ© Ă toutes ses copines et Grand Doudou est trĂšs courtisĂ© par toutes ses demoiselles qui se disputent la faveur de le tenir dans leurs bras. Une fois, Ă Perros, nous avons failli le perdre. Il Ă©tait descendu de la poussette en plein milieu du marchĂ© sans que personne ne sâen rende compte. Un vendeur lâavait dĂ©posĂ© sur son stand et Marie-Françoise qui passait par lĂ lâavait reconnu et nous lâavait rapportĂ©. Hier matin, Grand Doudou marchait comme dâhabitude quand un monsieur mâa alertĂ©e. - Attention Madame, son doudou traĂźne par terre. - Merci. Câest un doudou qui marche. - Ah, bon. Quelques mĂštres plus loin une dame me courre aprĂšs pour la mĂȘme raison. En entendant ma rĂ©ponse elle me dit ceci : je trouve quand mĂȘme que ce nâest pas top. Elle devrait le prendre dans ses bras. Non, mais, de quoi je me mĂȘle! âCâest pas topâ. Bref, maintenant, plus de soucis car jâai achetĂ© des chaussures Ă Grand Doudou. Et il en est trĂšs fier.
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Oil in box
Author: Laetitia Thu, Sep 4, 2008
Cet aprĂšs-midi je suis allĂ©e faire quelques courses Ă la Biocoop qui est prĂšs de chez moi. Câest la deuxiĂšme fois que jây vais depuis mon retour, il me manquait encore des choses, mais je nâavais pas pu tout porter la premiĂšre fois. Cette fois, il y avait sur ma liste de course de lâhuile dâolive. Il nâen reste plus une goutte Ă la maison. Dans le rayon, jâai commencĂ© Ă regarder les diffĂ©rentes bouteilles. Puis jâai aperçu en bas du rayonnage un petit carton. IntriguĂ©e, je me suis baissĂ©e pour regarder entraĂźnant avec moi mon bĂ©bĂ© joyeusement installĂ©e dans son Ă©charpe de portage. Il sâagissait dâun cubi dâhuile dâolive de trois litres. Je nâavais jamais vu ça. Le systĂšme est exactement celui des fontaines Ă vin. Une poche contenant lâhuile est placĂ©e dans un carton et un petit robinet permet de se servir en huile. Jâai tout de suite pensĂ© que câĂ©tait un trĂšs bon systĂšme car lâhuile est ainsi bien Ă lâabri de la lumiĂšre. Puis jâai pensĂ© que mon mari serait moins enthousiaste. Jâai commencĂ© Ă imaginer quelles pourraient ĂȘtre ses critiques. - Comment est-ce que je fais si je dois en mettre sur une salade de tomates? Et bien, on pourrait en mettre dans le petit distributeur que nous ont offert Sylvie et Guillaume. On en aurait toujours Ă table. - ça prend de la place, oĂč va-t-on mettre ce carton? Il est tout petit on pourrait le poser sur le plan de travail. Et pense quâon aurait justement une bouteille de moins dans le placard! - Mouais. Allez, je le prends quand mĂȘme et puis le prix au litre est plus intĂ©ressant que celui dâune bouteille dâun litre. Ce soir, lorsque mon mari est rentrĂ© du travail il a dĂ©couvert mon achat. - Ah, câest super pratique ce truc! je trouve ça gĂ©nial. On se pose parfois trop de question, non?
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Dans l'escalier
Author: Laetitia Wed, Sep 3, 2008
Hier, câĂ©tait la rentrĂ©e alors je nâai pas eu le temps de trop penser au fait que jâĂ©tais de retour. Aujourdâhui, mercredi, câest un peu diffĂ©rent. Il nây a pas Ă©cole le mercredi en France et câĂ©tait donc ma premiĂšre vraie journĂ©e Ă la maison. Le malaise sâest insinuĂ© en moi par petites touches. Dâabord, ce matin, il faisait gris, un vrai temps de rĂ©gion parisienne. Lorsque jâai ouvert les volets jâai remarquĂ© que les feuilles du chĂątaignier en face de chez nous avaient dĂ©jĂ leur couleur dâautomne. Je sais quâil sâagit dâune maladie, mais quand mĂȘme, ça fait triste dans le paysage. Plus tard, jâai eu mon pĂšre au tĂ©lĂ©phone. A Perros, il fait un temps magnifique, mâa-t-il dit. Ah, Perros! Il y a Ă peine trois jours je goĂ»tais chez Marie-Claire la fermiĂšre et ma fille jouait avec les enfants dâAude au milieu des oies et des cochons. Je me suis ensuite souvenu du matin de mon dĂ©part. Je suis allĂ©e une derniĂšre fois sur le balcon sentir et Ă©couter la mer. Il faisait nuit, lâair Ă©tait doux et Ă ce moment-lĂ jâaurais donnĂ© cher pour rester encore. Ma fille mâa demandĂ© ce midi en fronçant les sourcils oĂč Ă©tait la mer. Il nây pas la mer ici ma chĂ©rie, lui ai-je rĂ©pondu. - Pourquoi? - Parce que la mer est loin, chez Papi. - Ah. Elle semblait trĂšs déçue. Mais, tout ça a vite Ă©tĂ© oubliĂ© au parc oĂč elle a jouĂ© avec les filles de ma voisine Caroline. En rentrant, jâai croisĂ© mon voisin du dessus, François. - Alors, câest pas trop dur de rentrer, mâa-t-il demandĂ©. - ça va, lui ai-je rĂ©pondu. - A chaque fois que nous rentrons de vacances avec Christine on trouve cela dur de rentrer, de retourner travailler en transports et on se dit âmais pourquoi on ne quitterait pas tout pour ouvrir une baraque Ă frites au bord de la plage?â On refait le monde parfois dans lâescalier.
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Rentrée des classes
Author: Laetitia Tue, Sep 2, 2008
Aujourdâhui Ă©tait un grand jour pour ma grande fille car câĂ©tait la rentrĂ©e des classes, sa premiĂšre rentrĂ©e. Ce premier jour Ă lâĂ©cole maternelle Ă©tait plutĂŽt une prise de contact. Les enfants visitaient en petits groupes leur future classe et faisaient la connaissance de la maĂźtresse et de son assistante. Nous devions nous rendre Ă lâĂ©cole pour dix heures et jâai bien cru que nous allions ĂȘtre en retard! Vous savez ce que câest, Ă force dâĂȘtre en avance, on finit par ĂȘtre en retard. Heureusement, Micaela a eu envie de courir sur le chemin de lâĂ©cole ce qui fait que nous sommes arrivĂ©es Ă lâheure. Nous sommes rentrĂ©es dans la classe avec les dix autres enfants et leurs parents. La maĂźtresse nous a gentiment accueilli et nous a prĂ©sentĂ© son assistante qui sâappelle Laetitia, comme moi. Micaela a retrouvĂ© une petite copine de la garderie et sans plus faire attention Ă nous, elles sont parties jouer ensemble. Pendant ce temps-lĂ la maĂźtresse nous faisait son petit discours (horaires de la classe, dĂ©roulement de la journĂ©e, apprentissages, cantine, sieste, etc). La maĂźtresse fait tellement maĂźtresse que, bien que la trouvant trĂšs sympathique, je nâĂ©tais pas tout Ă fait Ă mon aise, comme si câĂ©tait moi qui retournais Ă lâĂ©cole. Lorsquâelle nous a demandĂ© si nous avions des questions, spontanĂ©ment, au lieu de lever la main, jâai levĂ© le doigt comme font les enfants Ă lâĂ©cole! Une petite quarantaine de minutes aprĂšs notre arrivĂ©e, nous Ă©tions sorties. Nous sommes rentrĂ©es avec sa petite copine et sa maman. En nous quittant, nous nous sommes dit âĂ jeudiâ.
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Le goût de la derniÚre semaine
Author: Laetitia Thu, Aug 28, 2008
VoilĂ , câest ma derniĂšre semaine en Bretagne. Mon sĂ©jour prend fin, jâai presque envie de dire âdĂ©jĂ â car je nâai pas vu le temps passer. Je commence Ă rĂ©aliser quâil faut que jâen profite encore, quâil faut que je fasse provision dâimages, dâodeurs et de goĂ»ts pour tenir jusquâĂ lâannĂ©e prochaine. Ce qui va me manquer le plus, câest la mer ; la mer qui nous accompagne toute la journĂ©e dans ses diffĂ©rentes humeurs, ses couleurs magiques, fascinantes et parfois terribles. Je nâai pas pu souvent mâabsenter pour aller marcher sur la plage, sentir lâodeur de la mer, du vent ou de la nuit, mais jâaimais regarder les gens le soir ou tĂŽt le matin qui pouvaient profiter de ce plaisir. Les tartines de pain de la boulangerie Ty Coz vont aussi me manquer, bien beurrĂ©es et recouvertes de confitures de cassis... Et puis aussi, les crĂȘpes au lait de chĂšvre de Aude, la fille de Marie-Claire la fermiĂšre. Elles sont tellement lĂ©gĂšres et dĂ©licieuses. Et puis la ferme aussi et Marie-Claire au milieu de ses animaux (vous vous souvenez comment elle appelle ses chĂšvres et ses brebis le soir lorsque câest lâheure de rentrer : allez les filles, on rentre!). Les promenades Ă Ploumanacâh, au milieu des rochers roses vont me manquer. Il mâest souvent arrivĂ© en me promenant lĂ -bas de vivre des moments parfaits,vous savez quand tout sâaccorde : lâair, la lumiĂšre, le paysage et vous-mĂȘme. Il y a dâautres choses toutes simples qui vont me manquer comme le sourire et la gentillesse de VĂ©ronique la marchande chez qui mon pĂšre sâapprovisionne en tomates ou regarder avec ma fille les hirondelles voltiger au niveau de notre balcon les jours de mauvais temps. Allez, Perros, on se revoit certainement lâannĂ©e prochaine!
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A l'aquarium marin
Author: Laetitia Wed, Aug 27, 2008
Nous lâavions promis Ă Micaela ma petite fille de deux ans et demi, un jour, nous irions voir les poissons Ă lâaquarium de TrĂ©gastel. Ce jour, ce fĂ»t aujourdâhui. Il sâagit dâun aquarium marin situĂ© au bord de la mer au cĆur dâun amas de rochers de granit rose. Oui, lâaquarium est littĂ©ralement dans les rochers. On circule entre les diffĂ©rentes salles par des passages entre les rochers, les salles sont quant Ă elles installĂ©es sous les rochers, dans des petites grottes. Câest un lieu assez impressionnant. Bon, avec Micaela la visite a Ă©tĂ© un peu particuliĂšre. Seuls les gros poissons lâintĂ©ressaient. Impossible de la faire sâarrĂȘter plus de quelques secondes devant un aquarium avec des petits poissons. Par contre devant les gros poissons, impossible de la faire bouger. - Je veux regarder encore! Je crois que le poisson qui lâa le plus impressionnĂ©e (comme moi dâailleurs) ce fĂ»t le congre. Elle nâa pas tout de suite compris que cette masse sombre toute en longueur Ă©tait un poisson. Puis, quand elle a remarquĂ© quâil y avait des yeux et une tĂȘte, elle a eu un petit mouvement de recul. CâĂ©tait drĂŽle. - Non, Maman, je veux sortir. OĂč sont les autres poissons? Finalement, nous sommes restĂ©es une bonne vingtaine de minutes devant lâaquarium Ă hauteur dâenfant oĂč les poissons venaient dĂ©filer, un peu frimeurs ou curieux, devant les yeux tout Ă©bahis des enfants. Câest la photo qui illustre ce podcast.
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Le couvent alternatif
Author: Laetitia Tue, Aug 26, 2008
Ce matin, nous sommes allĂ©s Ă TrĂ©guier pour une course. Alors que nous Ă©tions sur le chemin du retour, je pose la question rituelle Ă mon pĂšre : au fait, quâest-ce quâon mange ce midi? A ce moment-lĂ , je me rappelle que Marie-Claire la fermiĂšre avait parlĂ© Ă mon pĂšre dâun trĂšs bon charcutier Ă Camlez, que tout Ă©tait absolument dĂ©licieux chez lui. On peut facilement se rendre Ă Camlez depuis la route qui va de TrĂ©guier Ă Perros. - Et si on allait chez ce charcutier de Camlez? - Dâaccord, on y va. Camlez, câest une toute petite ville avec une grosse Ă©glise. On a traversĂ© le bourg, pas le moindre commerce Ă lâhorizon. Enfin, jâavais cru voir une pancarte avant lâĂ©glise. Mon pĂšre a fait demi-tour, nous avons retrouvĂ© la pancarte, il sâagissait dâune religieuse dessinĂ©e sur une planche en bois sur laquelle on pouvait lire âCouvent alternatifâ. - Couvent alternatif, quâest-ce que câest que ça, ai-je dit Ă mon pĂšre en rigolant devant lâallure de la religieuse peinte au gros pinceau. Puis, nous avons vu une autre petite pancarte sur laquelle Ă©tait Ă©crit âCrĂȘperie chez NĂ©nĂšneâ et Charcuterie-Ă©picerie âEn rillettesâ. - Je crois que câest lĂ , ai-je dit Ă mon pĂšre. Nous sommes rentrĂ©s dans la petite cour de lâancien couvent transformĂ©, je lâai lu ensuite sur Internet, en lieu de commerce Ă©quitable local. Et la charcuterie, câĂ©tait bien lĂ . Le magasin tout adorable avec une dame charmante. Nous avons pris des saucisses Ă lâestragon que nous avons mangĂ© ce midi. Hum, hum, les meilleures saucisses que jâai jamais mangĂ© depuis longtemps! Jâaimerais bien goĂ»ter les crĂȘpes... ce sera pour une autre fois. Merci Marie-Claire pour la bonne adresse.
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Un délice de crÚme
Author: Laetitia Fri, Aug 22, 2008
Il y a quelques jours de cela, je me promenais dans le centre de Perros. Mes pas de menĂšrent complĂštement par hasard vers la vitrine de la pĂątisserie, lâautre, celle dont les boĂźtes Ă gĂąteaux sont bleues. En vitrine, de jolies tartes aux fraises (dĂ©jĂ goĂ»tĂ©es, il y a quelques semaines), des macarons (jâen ai un peu assez des macarons) et les traditionnels gĂąteaux et fars bretons au pruneaux. Quand tout Ă coup, quâaperçois-je plus loin dans la vitrine? Les plus beaux, les plus sĂ©duisants, les plus appĂ©tissants et surtout les plus hauts des choux Ă la crĂšme que jâai jamais vus! Je suis restĂ©e Ă admirer la rangĂ©e de gĂąteaux pendant plusieurs minutes. Mon pĂšre mâa rejointe. - Tu as vu, Papa, ces choux Ă la crĂšme? - Hum! - Oui, mais non, ce ne serait pas raisonnable. Il nous reste encore de la tarte aux abricots Ă la maison. - Moi, ça ne me pose pas de problĂšme. - On reviendra. Et voilĂ que chaque jour je passe devant la vitrine et chaque jour ces choux me semblent de plus en plus irrĂ©sistibles. Alors, aujourdâhui, jâai craquĂ©! Mais de la belle maniĂšre, pour un test avec une autre pĂątisserie de Lannion. Bon, eh bien, les apparences Ă©taient trompeuses car câest lâautre pĂątisserie qui a gagnĂ© le test, avec un chou certes dâallure plus simple, mais au final bien meilleur. La pĂąte Ă chou Ă©tait moelleuse, la crĂšme lĂ©gĂšre, le chou fourrĂ© avec une crĂšme fondante Ă la vanille... alors que lâautre avait une pĂąte sĂšche et au final trop de crĂšme. Enfin, je me suis quand mĂȘme bien rĂ©galĂ©e. Les photos des choux, c'est ici.
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En ménage
Author: Laetitia Wed, Aug 20, 2008
Ce matin, je crois que nous avons failli rendre folle une vieille dame qui habite lâimmeuble! La pauvre descendait prendre son courrier au niveau 0, lĂ oĂč se trouvent les boĂźtes aux lettres. A ce moment-lĂ mon pĂšre a appelĂ© du niveau 1 (au niveau rue) lâascenseur pour monter au troisiĂšme Ă©tage. Lâascenseur en chemin pour prendre la dame au zĂ©ro sâarrĂȘte au premier et descend. Mon pĂšre Ă©tait accompagnĂ© de mon bĂ©bĂ© et de la poussette... occupant tout lâascenseur. - Ne vous en faĂźtes pas, Monsieur. Je prendrai le suivant, a dit la dame lorsque les portes se sont ouvertes. Mais, entre temps, je suis arrivĂ©e moi aussi au premiĂšr Ă©tage avec ma grande fille et sa poussette. Jâai appelĂ© lâascenseur. Et re-belotte, celui-ci descend Ă lâappel de la veille dame toujours au zĂ©ro. La porte sâouvre et elle nous voit. - Oh, vous descendez? me demanda-t-elle. - Non, nous montons. Vous voulez monter avec nous, il y a la place. Je vais pousser un peu la poussette. - Je veux bien, merci. ça fait deux fois que jâessaye de monter. Je ne comprends rien Ă cet ascenseur. En plus, je ne suis pas habillĂ©e, je suis simplement en mĂ©nage. En rentrant Ă la maison, je demande Ă mon pĂšre sâil a vu la vieille dame. - Oui, elle nâa pu monter avec nous. Je lui raconte alors notre petite discussion. Et en entendant, âen mĂ©nageâ, il me dit : ça câest une expression Ă noter. Que voulait dire la dame par lĂ ? Simplement quâelle Ă©tait en tenue pour faire le mĂ©nage et non pour sortir et rencontrer des gens. Câest mignon, vous ne trouvez pas?
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Cueillette facile
Author: Laetitia Tue, Aug 19, 2008
Hier, alors que nous rendions visite Ă Marie-Françoise sur son stand au marchĂ© de TrĂ©gastel, elle nous a proposĂ© de venir cueillir des mĂ»res avec elle. - Câest Ă PlĂ©lo. Câest Ă quelques kilomĂštres seulement de mon marchand de miel et comme je dois y retourner pour faire le plein, je vais en profiter pour aller cueillir des mĂ»res. ça vous dirait de venir? - Comment ça se passe exactement? ai-je demandĂ©. - Eh bien, câest une exploitation et on peut y cueillir soi-mĂȘme des fruits et des lĂ©gumes. - Ah, oui, on a souvent fait ça en Angleterre! a dit mon pĂšre. - Alors, vous viendrez? - Dâaccord. Nous avons retrouvĂ© Marie-Françoise sur la place de lâEglise de PlĂ©lo, petit bourg situĂ© Ă quelques kilomĂštres de Guingamp, sur la route de Saint-Brieuc. Nous lâavons suivie en voiture jusquâĂ lâexploitation. Il ne faisait pas trĂšs beau, mais nous avons Ă©vitĂ© la pluie. LĂ -bas, on nous a remis une petite cagette et nous nous sommes dirigĂ©s vers les mĂ»riers, bien plantĂ©s en rangĂ©es espacĂ©es (idĂ©al pour circuler avec une poussette!), les branches parfaitement palissĂ©es sur des fils de fer. Mon pĂšre, grand cueilleur de mĂ»res Ă la ferme de Marie-Claire, nâen revenait pas de ces conditions idĂ©ales. Il a plutĂŽt lâhabitude de batailler avec les ronces et de devoir monter sur un escabeau pour atteindre les plus beaux fruits. Ma petite fille nous a aidĂ©, ravie par ce nouveau jeu. Au final, en seulement une heure, nous avons cueilli cinq kilos! Nous nous sommes arrĂȘtĂ©s lorsque la pluie sâest mise Ă tomber. Hum, Marie-Françoise nous a promis un pot de gelĂ©e de mĂ»res pour vendredi... Miam-miam!
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A Paimpol
Author: Laetitia Thu, Aug 14, 2008
Ce matin, les conditions Ă©taient Ă nouveau rĂ©unies pour une petite excursion : pas de pain Ă acheter, pas de courses Ă faire pour le dĂ©jeuner, tout le monde sur le pont de bonne heure! Cette fois, nous sommes partis Ă Paimpol, Ă trente kilomĂštres de Perros. Câest une trĂšs jolie ville, assez grande, trĂšs cĂ©lĂšbre pour son passĂ©. Câest de cette ville que partaient de nombreux bateaux au dix-neuviĂšme siĂšcle pour pĂȘcher la morue en Islande. La duretĂ© de cette vie de pĂȘcheur a inspirĂ© un roman trĂšs cĂ©lĂšbre Ă lâĂ©crivain Pierre Loti, intitulĂ© PĂȘcheur dâIslande. Ce roman est paru en 1886 fĂ»t un vĂ©ritable succĂšs. Il est encore trĂšs cĂ©lĂšbre de nos jours. Je lâai lu il y a plusieurs annĂ©es et jâĂ©tais trĂšs heureuse de me promener dans la ville oĂč se situe lâhistoire dâamour entre Gaud la fille de commerçant et Yann le pĂȘcheur âIslandaisâ. Nous avons commencĂ© par visiter le port et ses deux bassins Ă flots. Il y avait beaucoup de bateaux britanniques amarrĂ©s. Ensuite, nous nous sommes promenĂ©s dans les rues piĂ©tonnes du centre ville. Câest trĂšs joli et trĂšs agrĂ©able. Il y a beaucoup de petits magasins, de vieilles maisons Ă admirer. Vers la fin de la matinĂ©e, nos pas nous ont menĂ©s Ă une petite place avec un manĂšge. CâĂ©tait un drĂŽle de manĂšge avec des engins bricolĂ©s plutĂŽt que de classiques chevaux de bois. Et sur chaque engin, il y avait une manivelle pour faire tourner une hĂ©lice. Ma fille sâest bien amusĂ©e. Pour finir, nous sommes passĂ©s devant un chocolatier dont la vitrine ne semblait jamais finir. Je suis rentrĂ©e pour acheter quelques bouchĂ©es et rien que lâodeur du cacao qui flottait dans le magasin Ă©tait une merveille! Nous avons quittĂ© Paimpol en nous promettant dây revenir avant la fin des vacances.
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Promenade du Leguer
Author: Laetitia Wed, Aug 13, 2008
Câest la pleine saison en ce moment, Ă Perros. Il y a beaucoup de monde, des vacanciers. Pour notre promenade, nous avons eu envie de calme. Jâai proposĂ© Ă mon pĂšre dâaller marcher âau LĂ©guerâ. - Au LĂ©guer! mâa-t-il rĂ©pondu, tu crois que ça va ĂȘtre possible avec les poussettes? - Ben, oui, câest parfait avec les poussettes! - Au LĂ©guer? - Oui, au LĂ©guer. Ah, ça y est, tu confonds avec le Yaudet! - Ah, oui, Le LĂ©guer, je nây Ă©tais pas du tout! On a bien rigolĂ©. Mon pĂšre confondait le chemin de halage qui part de Lannion, le long du LĂ©guer (la riviĂšre qui traverse Lannion) et le Yaudet, petite pointe dans lâestuaire du LĂ©guer. Jâaime beaucoup aller au Yaudet, mais le chemin qui y mĂšne est trĂšs en pente, en partie dans un sous-bois, donc totalement impratiquable avec des poussettes. Câest un endroit trĂšs joli, on aperçoit lâembouchure, tout prĂšs, et Ă marĂ©e haute on voit sây engouffrer les voiliers qui rentrent sâamarrer au petit port de plaisance du Yaudet. Il y a une petite plage trĂšs mignonne, chaleureuse, qui nâa pas dĂ» beaucoup changer depuis la prĂ©histoire. La promenade du LĂ©guer est au contraire un joli chemin qui longe la riviĂšre. Câest un ancien chemin de halage, câest-Ă -dire quâautrefois il Ă©tait utilisĂ© par des attelages de chevaux qui tiraient des bateaux de commerce jusquâĂ lâestuaire. Le chemin est en lisiĂšre de la forĂȘt, câest un endroit trĂšs calme, les arbres sont trĂšs denses et hauts. Il vaut mieux y aller par beau temps car câest un peu sombre. Mais, jâaime bien mây promener. Je marche et je pense tranquillement.
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Les carriÚres de La Clarté
Author: Laetitia Tue, Aug 12, 2008
Aujourdâhui, mon pĂšre et moi ne savions pas trop oĂč nous promener. Jâai rĂ©flĂ©chi cinq minutes. - Si on allait voir les carriĂšres Ă La ClartĂ©? Jâai envie dây aller depuis un petit bout de temps dĂ©jĂ . - Si tu veux, mâa rĂ©pondu mon pĂšre avec un enthousiasme modĂ©rĂ©. - On pourrait en profiter pour dĂ©couvrir la nouvelle boulangerie Ty Coz et sâacheter un goĂ»ter! - Ah, ça câest une bonne idĂ©e! Hum, sâils en ont, je leur prendrai un Ă©clair au cafĂ©! - Et moi, je craquerai pour un pavĂ© aux amandes. - Et moi, une tarte aux fraises, a ajoutĂ© ma petite fille malicieuse. Nous nous sommes donc rendus Ă La ClartĂ©, ce petit bourg Ă trente minutes Ă pieds de chez nous, dont je vous ai dĂ©jĂ parlĂ© il y a quelques semaines. Ce que je ne vous avais pas dit, câest que lâĂ©glise de La ClartĂ© avait Ă©tĂ© construite au XVe siĂšcle par un marquis qui sâĂ©tait cru perdu en mer, derriĂšre les Sept Ăles, un jour de grande brume. SauvĂ©, ses priĂšres ayant Ă©tĂ© exaucĂ©es, il fit construire en remerciement cette Ă©glise en granit rose. Le granit rose est partout par ici, la CĂŽte de granit rose sâĂ©tend sur 30 kilomĂštres et jâai lu quâil nây en avait que trois au monde, une ici, en Bretagne, une autre en Corse et la derniĂšre en Chine! Le granit est toujours extrait de nos jours dans les carriĂšres en contre-bas de lâĂ©glise. On ne peut pas les visiter comme ça, mais de la route, en sâapprochant des grilles, on voit bien les grands pans de pierre aux couleurs flamboyantes. Ce sont des lieux impressionnants, gigantesques, qui me donnent le frisson.
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La visite des pompiers
Author: Laetitia Thu, Aug 7, 2008
Ce matin, jâai emmenĂ© mes petites filles faire un tour Ă la plage. De lâappartement, jâai le choix entre deux chemins ou plutĂŽt itinĂ©raires. Je peux passer par la route qui descend ou bien emprunter un petit chemin qui passe entre les maisons. Ce dernier est plus direct, mais comme le chemin nâest pas goudronnĂ© ce nâest pas bien pratique avec une poussette. Jâai donc pris la route. Nous avons marchĂ© sur la grande plage de Trestraou, regardĂ© les vedettes qui partaient pour voir les Sept Iles, observĂ© de prĂšs quelques galets et nous avons terminĂ© par un tour de manĂšge! Il y a manĂšge en retrait de la promenade qui longe la plage. Ma fille de deux ans et demi aime tellement ça que nous avons achetĂ© des tickets Ă lâavance. Depuis le dĂ©but, elle ne monte que dans la voiture bleue. Elle adore conduire. AprĂšs le tour de manĂšge, nous sommes rentrĂ©es et nous avons dĂ©couvert devant la rĂ©sidence un gros camion de pompiers, une ambulance et un autre vĂ©hicule des pompiers. Plusieurs hommes en tenue circulaient dans lâimmeuble. Dans lâambulance, jâai aperçu une dame avec un masque Ă oxygĂšne. Tout le monde dans la rue sâarrĂȘtait pour regarder. Tous les voisins Ă©taient Ă leur fenĂȘtre. Je me suis approchĂ©e dâun pompier. - Que se passe-t-il? - Vous habitez ici? - Oui. - A quel Ă©tage? - Au troisiĂšme. - Il y a une odeur de gaz dans un appartement au second. On vĂ©rifie tout lâimmeuble, mais vous pouvez remonter chez vous. Cependant, si vous pouviez Ă©viter de prendre lâascenseur. - Dâaccord, ai-je rĂ©pondu Ă moitiĂ© rassurĂ©e. Les pompiers sont restĂ©s deux heures. Ma petite fille les a regardĂ©s avec admiration tout le temps et elle a pleurĂ© lorsquâils sont partis. Moi, jâĂ©tais soulagĂ©e.
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Lectures d'été... suite
Author: Laetitia Wed, Aug 6, 2008
Vous vous souvenez que je me suis achetĂ© le dernier Fred Vargas, Un lieu incertain. Je lâai beaucoup aimĂ©. ça fait du bien de retrouver le commissaire Adamsberg, ses flottements, ses collĂšgues, sa poĂ©sie. Jâai essayĂ© de faire durer le livre le plus longtemps possible, mais le mot fin est tout de mĂȘme arrivĂ©. Vous savez ce que cela fait quand on vient de terminer un livre qui nous a transportĂ©, on a envie que ça dure encore. Mais, jâai dĂ» passer Ă autre chose. En prĂ©vision, jâavais commandĂ© chez le libraire de Perros le manga dont mâavait parlĂ© mon amie japonaise, celui dont lâintrigue se passe dans le milieu de la sommellerie : Les gouttes de Dieu. Les deux premiers tomes viennent de paraĂźtre en français. Le libraire Ă©tait supposĂ© le recevoir hier. Je suis allĂ©e Ă la librairie, jâai attendu que le libraire termine sa conversation avec un de ses potes (typique français) et aprĂšs quâil a regardĂ© dans toute sa pile de livres reçus, il mâannonce que le grossiste Ă©tait en rupture. - Vous lâaurez mardi prochain. Bon, quâallais-je lire avant de mâendormir? Je nâai pas emmenĂ© Proust avec moi. Ah, mais oui, je mâĂ©tais achetĂ© un petit livre... un petit livre intitulĂ© âTrois nouvelles naturalistesâ. Câest un petit livre dans une collection Ă destination des lycĂ©ens câest-Ă -dire avec des dossiers sur les Ă©crivains prĂ©sentĂ©s etc. Jâai lu la prĂ©sentation du mouvement naturaliste et ça mâa bien plu. Puis jâai commencĂ© la nouvelle de Zola, Jacques Damour... quel talent! mais il faut avoir le moral accrochĂ©. Pour ce soir, il me reste celle de Huysmans et pour jeudi une nouvelle de Maupassant.
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Un rĂȘve au chocolat
Author: Laetitia Tue, Aug 5, 2008
Samedi, nous avions commandĂ© un gĂąteau au chocolat chez notre pĂątissier prĂ©fĂ©rĂ© (lĂ oĂč mon pĂšre achĂšte le pain). Nous sommes allĂ©s le chercher dimanche matin, en famille. Mon mari, qui a repris le travail depuis plusieurs semaines, Ă©tait lĂ pour le week-end. Pas question ce jour-lĂ de prendre la voiture car il y avait dans Perros un vide-grenier. Les trottoirs des rues du centre Ă©taient remplies de petits stands. Nous nous sommes pliĂ©s au rythme lents de la foule des promeneurs du dimanche. On avance, on jette un Ćil par-ci, par-lĂ sur les stands : des bibelots, des vieux services Ă cafĂ©, des poupĂ©es vĂȘtues de vĂȘtements tricotĂ©s Ă la main, des vieilles revues Strange, des bidons Ă lait, des filets de pĂȘcheur, de vieux appareils photos, des chaises, etc. Enfin, nous nous sommes arrachĂ©s Ă la promenade lĂ©thargique aux environs de la boulangerie pĂątisserie. La boulangerie le dimanche, et particuliĂšrement celui-lĂ , Ă©tait comme une ruche, bondĂ©e Ă craquer de clients anxieux dâavoir leur gĂąteau ou leur pain entre les mains, jaugeant la longueur de la queue, la quantitĂ© de gĂąteaux dans la vitrine et les vendeuses comme des abeilles virevoltaient dâune commande Ă lâautre. - Et pour monsieur, ce sera? - Un baba, une tarte aux fraises, deux Ă©clairs au cafĂ©, trois baguettes du TrĂ©gor! Finalement, ce fĂ»t le tour de mon pĂšre. Il ressortit avec la prĂ©cieuse boĂźte rose fuschia que lâon remarque en ville en se disant âTiens, ils ont achetĂ© un gĂąteau chez Ty-Cozâ. Dimanche, câĂ©tait notre tour de se promener avec la boĂźte rose et dedans, quây avait-t-il dedans? Un rĂȘve lĂ©ger tout en chocolat.
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Panier de chats
Author: Laetitia Thu, Jul 31, 2008
Aujourdâhui, nous sommes allĂ©s rendre visite Ă Marie-Claire, la fermiĂšre. Vous savez, Marie-Claire qui fait des fromages. Câest sa fille Aude qui vend sur les diffĂ©rents marchĂ©s de la rĂ©gion. La ferme est situĂ©e prĂšs de Minihy-TrĂ©guier, câest Ă environ 16 kilomĂštres de Perros. Lorsque nous sommes arrivĂ©s, Marie-Claire Ă©tait dans la laiterie, occupĂ©e Ă prĂ©parer ses fromages. Nous avons discutĂ© avec Yves, son compagnon. Il est en train de refaire le toit de la grange. Câest un sacrĂ© travail. La charpente est prĂȘte, il ne reste plus quâĂ mettre les tuiles. Justement, mon pĂšre lâa aidĂ© il y a quelques semaines pour le tracĂ© qui servira de repĂšre pour mettre les crochets des ardoises. PerchĂ©s chacun Ă un bout du toit, ils ont tendu une ficelle recouverte de poudre rouge quâils ont fait claquer tous les 10 centimĂštres. La ficelle a ainsi dĂ©posĂ© une ligne de poudre rouge sur la charpente en bois; Il ne fallait pas avoir le vertige! Ma petite fille est allĂ©e voir des oies en leur criant bonjour, puis elle a remarquĂ© les chĂšvres et les brebis dans le prĂ©. - Bonjour les chĂšvres! bonjour les moutons! Enfin, Marie-Claire nous a rejoint pour manger, autour dâun cafĂ©, le gĂąteau que nous avions apportĂ©. Câest Ă ce moment-lĂ que Micaela, ma petite fille, a fait une dĂ©couverte. DerriĂšre la fenĂȘtre, caressĂ©e par un rayon de soleil de fin dâaprĂšs-midi, une portĂ©e de chatons dormait dans un panier. Yves lui a tendu le panier et elle a caressĂ© les petites boules endormies.
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AprĂšs la pluie
Author: Laetitia Wed, Jul 30, 2008
Aujourdâhui, il ne faisait pas trĂšs beau. AprĂšs la sieste de mes filles, au moment oĂč nous aurions pu sortir, il sâest mis Ă pleuvoir. Nous sommes donc restĂ©s Ă la maison. Finalement, le temps sâest levĂ© en fin dâaprĂšs-midi. Mon bĂ©bĂ© Ă©tait dĂ©jĂ couchĂ©e. Jâai proposĂ© Ă ma petite fille de faire une promenade en poussette. - Tu as envie dâaller faire un tour avec Maman? Le prĂ©texte Ă©tait dâaller acheter un petit pot de crĂšme fraĂźche dont nous avions besoin pour une recette de cuisine. Nous sommes allĂ©s au Shopi, un des petits supermarchĂ©s de Perros. Il est situĂ© sur une petite place, cachĂ©e de la rue, mais proche de lâĂ©glise Saint-Jacques. Câest la principale Ă©glise de Perros, en granit rose, avec une drĂŽle dâarchitecture. Le Shopi Ă©tait dĂ©sert. Nous avons trouvĂ© notre petit pot de crĂšme fraĂźche et achetĂ© une surprise pour mon pĂšre : un yaourt au caramel au beurre salĂ©. Il adore le caramel. Ma petite fille mâa dit : - Je le goĂ»terai un petit peu pour dire Ă Papi si câest bon. En rentrant, nous nous sommes arrĂȘtĂ©es devant la vitrine de la librairie. Jâaime bien la vitrine de cette librairie, il y a toujours un bon choix de livres. Il y avait aussi une affiche en vitrine qui disait âtravailler moins pour lire plusâ. ça mâa bien plu. Cela reprend le slogan de la campagne prĂ©sidentielle de Nicolas Sarkozy âTravailler plus, pour gagner plusâ. Nous sommes rentrĂ©es, discutant du yaourt au caramel, quand ma petite fille pourrait le goĂ»ter, combien de cuillerĂ©es, etc. Lâair sentait bon la pluie et la mer. Câest bien dâĂȘtre en vacances.
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Matinée à Pontrieux
Author: Laetitia Tue, Jul 29, 2008
Ce matin, nous Ă©tions prĂȘts de bonne heure. Ma fille dans son petit impermĂ©able vert, son doudou soigneusement rangĂ© dans son petit sac Ă main, mon bĂ©bĂ© souriant dans son siĂšge auto, mon pĂšre prĂȘt Ă nous conduire Ă Pontrieux. Nous avons franchi la porte de la maison Ă 9h24. ça, câest une journĂ©e qui commence bien! Mon pĂšre mâavait parlĂ© hier de cette petite ville de caractĂšre situĂ©e Ă trente kilomĂštres de Perros-Guirec. Je nây Ă©tais jamais allĂ©e. Mon pĂšre mâa dĂ©crit la petite place pavĂ©e, les maisons anciennes, la riviĂšre qui traverse la ville, les lavoirs qui en bordent les rives... Nous avons bien roulĂ©, seulement trois tracteurs Ă doubler et juste un peu aprĂšs dix heures, nous Ă©tions sur cette jolie petite place. Pontrieux est une ville trĂšs fleurie, trĂšs agrĂ©able pour se promener, dĂ©ambuler tranquillement. Nous avons empruntĂ© un petit pont qui nous a menĂ© Ă un jardin public, avec des pelouses, des arbres, des bancs, des personnes ĂągĂ©es en grande rĂ©union et des jeux pour les enfants. - Oh, Maman! Regarde, un toboggan! Je veux y aller, sâil te plaĂźt! Et câest ainsi quâa brutalement pris fin notre petite visite pour une revue complĂšte des jeux pour enfants. Nous avons jouĂ© au toboggan, au tourniquet, fait un peu de tape-cul, de la balançoire et de la balançoire. Le trapĂšze, nous avons dĂ©cidĂ© que cela sera pour plus tard! Un peu avant midi, nous Ă©tions de retour Ă Perros, tout de mĂȘme dĂ©paysĂ©s par notre petite excursions dans les terres. Nous reviendrons Ă Pontrieux car je souhaiterais faire la promenade en barque sur la riviĂšre.
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Beaux bateaux
Author: Laetitia Thu, Jul 24, 2008
Ce matin, nous sommes allĂ©s faire une promenade sur le port de Perros. Nous avons garĂ© la voiture prĂšs de la partie chantier, lĂ oĂč sont rĂ©parĂ©s et nettoyĂ©s les bateaux. Câest Ă cet endroit que se trouve la grue et lâĂ©cluse, car le port de Perros est un port en eau. On ne peut y entrer que lorsque la mer est haute. Il y a aussi une jetĂ©e oĂč viennent sâamarrer les chalutiers. Si on arrive au bon moment on peut assister Ă leur dĂ©chargement au retour de la pĂȘche. Nous sommes partis de lĂ et nous avons longĂ© toute la promenade jusquâau bout du port. En fait, nous Ă©tions Ă la recherche dâun bateau prĂ©cis. Hier soir, nous avions aperçu, depuis lâappartement, un magnifique voilier ancien qui semblait se rendre dans le port. Il en passe beaucoup ces derniers jours car il y a eu une grande manifestation de voiliers Ă Brest. Cette manifestation internationale qui a lieu tous les quatre ans, a beaucoup de succĂšs. Des voiliers du monde entier sây rendent et les spectateurs sont nombreux, trĂšs nombreux. Malheureusement, aucune trace de notre beau voilier. Par contre, nous sommes allĂ©s voir de plus prĂšs un grand voilier moderne qui avait attirĂ© notre attention lors de notre dernier passage en voiture. Il est gigantesque, trois mats, une allure de roi. Apparemment, il est en travaux. Des hommes en tenue de travail, discrets, le visage fermĂ©, travaillaient sur son pont. - Tiens, on devrait noter son nom et aller voir ce quâon trouve sur Internet, a dit mon pĂšre. Câest ce que nous avons fait. Câest un voilier qui emmĂšne des gens en vacances dans les CaraĂŻbes. Il a son propre site Internet. On y voit que des photos de gens qui font la fĂȘte. Je trouve que ça ne colle pas avec la majestĂ© de ce bateau.
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La Clarté
Author: Laetitia Wed, Jul 23, 2008
Aujourdâhui, pour ma promenade Ă pieds, jâai dĂ©cidĂ© dâaller Ă la ClartĂ©. La ClartĂ© est un petit bourg qui sâest dĂ©veloppĂ© autour dâune Ă©glise en granit rose, construite au XVe siĂšcle. Jâaime bien cet endroit car quand jâĂ©tais petite jây ai passĂ© tout un Ă©tĂ©. Mes parents avaient louĂ© une maison en contrebas de lâĂ©glise. Je suis partie avec mon bĂ©bĂ© dans sa poussette et mon pĂšre devait venir me chercher en voiture. Je suis descendue jusquâĂ la plage de Trestraou par la route. Celle oĂč se trouvaient les traces du passage des extraterrestres. Pour ceux qui se souviennent de cet Ă©pisode, sachez que tous les bonhommes ont Ă©tĂ© repeints. Jâai longĂ© la plage et je suis remontĂ©e par la rue de la ClartĂ©. La pente Ă©tait un peu raide, mais la promenade agrĂ©able. Il y a de jolies maisons Ă regarder. Enfin, aprĂšs un bon quart dâheure de grimpe, je suis arrivĂ©e Ă un carrefour. Notre-Dame-de-La-ClartĂ© Ă©tait en vue, juste en face de moi. Jâai traversĂ© la grande route et jâai continuĂ© mon chemin. CâĂ©tait calme. ArrivĂ©e Ă lâĂ©glise, jâen ai fait le tour. Je suis allĂ©e voir la maison que mes parents avaient louĂ©e quand jâĂ©tais petite et jâai continuĂ© avec lâintention dâaller jusquâaux carriĂšres de granit rose. Sur le chemin, jâai vu une indication pour le moulin du Cracâh. Je ne me souvenais pas de ce moulin Ă vent construit au XVIIIe siĂšcle. Il est trĂšs beau. Les carriĂšres, ce sera pour une autre fois.
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Le gros avion
Author: Laetitia Tue, Jul 22, 2008
A quelques kilomĂštres de Perros, se trouve lâaĂ©roport de Lannion. Il y a une ligne rĂ©guliĂšre entre Lannion et Paris (deux ou trois aller-retour par jour). Il y a quelques jours alors que nous faisions des courses prĂšs de lâaĂ©roport, lâavion est passĂ© juste au dessus de nos tĂȘtes alors quâil allait atterrir. Voir un avion de si prĂšs, si gros, si bruyant a complĂštement stupĂ©fait ma fille de deux ans et demi. - Ah, le gros avion! sâest-elle exclamĂ©. Puis, lorsquâil eut disparu, elle continua Ă en parler. - Papi, tu as vu le gros avion? - Maman, je veux voir encore le gros avion! Câest oĂč quâil fait son dodo? Et ainsi tous les jours qui ont suivi. Il Ă©tait sans arrĂȘt question du âgros avionâ. Nous avons donc dĂ©cidĂ© dâaller le voir de plus prĂšs. Mon pĂšre a consultĂ© les horaires sur le site Internet de lâaĂ©roport et, hier soir, un peu avant six heures, nous Ă©tions sur le parking de lâaĂ©roport, Ă un endroit tout proche de la piste, avec une belle vue. Le gros avion Ă©tait lĂ , garĂ© devant lâaĂ©rogare. Puis, un peu avant six heures, il a mis un, puis deux moteurs en route. Câest un ATR 42 qui est un avion moderne Ă hĂ©lices (six pales par moteur). Vous imaginez le ronronnement des moteurs... Vrrrrrrr. Enfin, lâavion a bougĂ©. Il est allĂ© se placer au bout de la piste. Il est restĂ© quelques instants ainsi, bien dans lâaxe. Puis, le pilote a mis les gaz, les moteurs ont fait encore plus de bruit. Et lâavion est parti. Quelques instants plus tard, il sâĂ©levait dans les airs.
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Tartes aux fraises : le test
Author: Laetitia Thu, Jul 17, 2008
Aujourdâhui, câĂ©tait le jour du test des tartes aux fraises! Miam, miam! Acheter des tartes aux fraises tout bĂȘtement ce nâest pas drĂŽle. Câest beaucoup plus amusant dâen acheter dans une pĂątisserie, et dâautres dans une autre pĂątisserie, et dâorganiser une sĂ©ance de dĂ©gustation. Ce matin, mon pĂšre a donc achetĂ© dans sa boulangerie-pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e deux tartes aux fraises. Il a ramenĂ© son pain et ses tartes Ă la voiture et il est allĂ© dans la pĂątisserie chicos de Perros acheter deux autres tartes. LâannĂ©e derniĂšre, nous avions fait le mĂȘme match entre ces deux maisons, mais pour les Ă©clairs aux chocolat. La boulangerie de mon pĂšre avait gagnĂ© haut la main. Pour la dĂ©gustation, attendue avec impatience par ma petite fille dĂšs le rĂ©veil (ses premiĂšres paroles ont Ă©tĂ© : Maman, câest aujourdâhui quâon mange la tarte aux fraises?), rien nâa Ă©tĂ© laissĂ© au hasard. Nous avons apprĂ©ciĂ© les emballages, lâaspect des tartes, puis nous les avons croquĂ©es. Nous avons mangĂ© une moitiĂ© de tarte chacun, en nous concentrant sur nos sensations. Les deux tartes Ă©taient trĂšs diffĂ©rentes en taille, en poids et en prix. Celle de la boulangerie de mon pĂšre Ă©tait la plus grosse, la plus lourde aussi (elle pesait cent soixante-deux grammes, contre quatrevingt-treize grammes pour lâautre) et la moins chĂšre (deux euros, contre trois euros). Elles Ă©taient Ă©galement diffĂ©rentes en saveurs. La pĂąte de la tarte de la pĂątisserie chicos Ă©tait Ă©paisse et moelleuse, avec un goĂ»t dâamande et de pistache, la crĂšme pĂątissiĂšre Ă©tait trĂšs peu prĂ©sente. Celle de la boulangerie avait une pĂąte toute fine, croquante, beaucoup de crĂšme pĂątissiĂšre avec un bon goĂ»t de vanille. Mon pĂšre et mon mari ont prĂ©fĂ©rĂ© celle de la pĂątisserie. Moi, je nâai prĂ©fĂ©rĂ© ni lâune ni lâautre car elles ne provoquent pas lâĂ©merveillement des tartes aux fraises de ma pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e, vous savez laquelle.
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Lectures de vacances
Author: Laetitia Wed, Jul 16, 2008
Aujourdâhui, nous sommes allĂ©s Ă la librairie Gwalarn, Ă Lannion. Je vous ai dĂ©jĂ parlĂ© lâannĂ©e derniĂšre de cette librairie, au cĆur du centre ville, tout prĂšs des maisons datant du Moyen-Ăge. Nous y sommes allĂ©s pour acheter quelques livres. Je nâavais plus rien Ă lire, tout comme mon mari qui venait de terminer le dernier livre de Jean Failler, et mon pĂšre qui venait juste de terminer un roman de lâauteur suĂ©dois Henning Mankell. Mon mari est restĂ© dehors pour promener notre jeune bĂ©bĂ©. - Je te laisse choisir pour moi, mâa-t-il dit. Je suis rentrĂ©e avec mon pĂšre et ma petite fille Micaela que je tenais par la main. Elle a vite repĂ©rĂ© le rayon des livres pour enfants. - Oh, Maman, regarde, il y a beaucoucoup de livre pour moi ici. Alors, je vais te lire lâhistoire. Ici, câest un cheval, ... Elle sâest mise ainsi Ă parler tout fort en lisant les livres, enfin, en interprĂ©tant les images. Cela a bien fait rire la vendeuse qui mettait des livres en place dans le rayon! Jâai profitĂ© de ma prĂ©sence dans ce rayon pour jeter un Ćil aux romans pour ados. Il y a deux ans, sur la mĂȘme table, se trouvait le dernier roman traduit en français de mon amie Janet, avec le bandeau vert Vos libraires ont aimĂ© ce livre. Jâai confiĂ© ma fille Ă mon pĂšre, qui avait choisi un roman policier dâun de ses auteurs favoris Qiu Xialong, pour aller me promener dans les rayons. Jâai choisi pour mon mari un livre, en grand format, qui avait aussi ce bandeau vert Nos libraires ont aimĂ©. Il sâagissait Ă©galement dâun roman policier Ă©crit par William G. Tapply, un auteur amĂ©ricain publiĂ© en France par une toute jeune maison qui sâest spĂ©cialisĂ©e dans le nature writing. Et pour moi, je nâai pas pu rĂ©sister, jâai achetĂ© le dernier Fred Vargas intitulĂ© Un lieu incertain. Je le commence dĂšs ce soir.
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Feu d'artifices
Author: Laetitia Tue, Jul 15, 2008
Hier, nous Ă©tions le 14 juillet, jour de fĂȘte nationale. Non, je nâai pas regardĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision le traditionnel dĂ©filĂ© militaire sur les Champs-ElysĂ©es, ni Ă©coutĂ© notre PrĂ©sident sâexprimer Ă la tĂ©lĂ©vision. Jâai prĂ©fĂ©rĂ© aller faire un tour au marchĂ© de TrĂ©gastel, comme lundi dernier. La veille avait eu lieu le feu dâartifices. Il est souvent tirĂ© le 13 juillet Ă Perros. Comme lâannĂ©e derniĂšre, il a Ă©tĂ© tirĂ© de la plage de Trestraou, celle au dessus de laquelle se trouve lâappartement de mes parents. Nous Ă©tions donc aux premiĂšres loges pour le spectacle. LâannĂ©e derniĂšre, le feu dâartifices avait Ă©tĂ© tirĂ© de la cale, tout au bout de la plage, lĂ oĂč se trouve la gare maritime dâoĂč partent les vedettes qui proposent des sorties en mer. Cette annĂ©e, il a Ă©tĂ© tirĂ© dâune barge amarrĂ©e en face de la plage. Elle avait Ă©tĂ© remorquĂ©e quelques jours auparavant depuis le port par un chalutier. Puis, samedi, nous avons assistĂ© Ă la mise en place des bombes sur la barge. Mon pĂšre a pris quelques photos. Enfin, dimanche soir, vers 23h30, les lumiĂšres de la promenade se sont Ă©teintes, provoquant un grand âohâ dans la foule car la rue, la promenade et la plage Ă©taient noires de monde. Puis, les premiers tirs ont commencĂ©. Il ne faisait pas encore tout Ă fait nuit noire. CâĂ©tait joli de deviner encore le paysage, les rochers de Ploumanacâh au loin. Le feu dâartifices a durĂ© une bonne vingtaine de minutes, mais nous avons Ă©tĂ© un peu déçus. CâĂ©tait moins bien que les autres annĂ©es. Enfin, si vous voulez un aperçu du bouquet final, mon pĂšre a fait une petite vidĂ©o que je mets en ligne sur mon site. Oh, et si vous regardez cette vidĂ©o, la petite lumiĂšre blanche que lâon voit Ă la fin du film, câest le phare situĂ© sur lâĂźle aux Moines, juste en face de chez nous.
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Le BH Laplace
Author: Laetitia Thu, Jul 10, 2008
Depuis, plusieurs jours, un navire de la Marine Nationale stationne en face de la plage. Avec nos jumelles, nous avons pu lire son nom, il sâagit du BH Laplace (A793). Câest un bĂątiment hydrographique dont la ville marraine est Perros-Guirec. GrĂące Ă son immatriculation, jâai pu trouver des informations le concernant sur Internet. Deux petits bateaux sont mis Ă lâeau Ă chaque pleine mer et font des aller-retour entre les deux extrĂ©mitĂ©s de la plage, certainement pour sonder les fonds. Parfois, un Zodiac emmĂšne Ă terre quelques hommes et revient les chercher quelques heures plus tard. Le soir, le bateau (qui est assez important, tout de mĂȘme) sâillumine et je me demande bien ce qui se passe Ă bord. Jâimagine des scientifiques derriĂšre leurs Ă©crans en train dâanalyser les donnĂ©es recueillies pendant la journĂ©e. Vous savez, un peu comme on en voit dans les documentaires Ă la tĂ©lĂ©. Le bateau, qui est ancrĂ© en pleine mer, se dĂ©place avec la houle et nous prĂ©sente au grĂ© des courants ses diffĂ©rentes faces. Au moment oĂč jâĂ©cris ces lignes, il est de profil, tout blanc sur une mer grise comme le ciel. Il fait moins beau cette semaine. La troisiĂšme Ă©tape du Tour de France Ă la voile, entre Granville (en Normandie) et Perros-Guirec, qui devait avoir lieu lundi, a mĂȘme Ă©tĂ© annulĂ©e Ă cause du mauvais temps. Les bateaux ont Ă©tĂ© transportĂ©s en camion jusquâĂ Lorient pour la suite de la course... en camion! Ce matin, je regardais encore le BH Laplace et je me suis demandĂ© sâils pouvaient nous voir avec de bonnes jumelles. - Oh, certainement, mâa dit mon pĂšre. Alors, jâai fait signe au bateau et ma petite fille aussi. Mon pĂšre a pris diffĂ©rentes photos du bateau au cours de ces derniers jours et les a mises en ligne. Vous pouvez les consulter sur son album Picasa. http://picasaweb.google.com/BISCOT22/BHLAPLACE?authkey=RpJUOJdvCqw http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements/batiments_de_soutien/batiments/hydro_oceanographique/laplace_a_793
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Grandes marées
Author: Laetitia Wed, Jul 9, 2008
En ce moment, ce sont les grandes marĂ©es. Les coefficients sont assez Ă©levĂ©s, nous avons eu 97 le week-end dernier. Pleine mer, basse mer, tout se fait dans des proportions gigantesques. A marĂ©e basse, la mer est loin, la plage immense, vide. Lorsquâelle est ainsi dĂ©serte, jâai toujours lâimpression de contempler un paysage tel quâil a pu ĂȘtre Ă lâĂ©poque de la prĂ©histoire. A marĂ©e haute, la mer monte si haut quâil nây a plus de plage. La mer se rapproche, se rapproche... on dirait quâelle a envie de venir jouer au Casino de Perros! Aujourdâhui, nous nous sommes promenĂ©s le long de la plage, sur la promenade, au moment oĂč la mer atteignait les galets qui bordent la plage. En repartant, chaque vague faisait bruyamment rouler les galets qui sâentrechoquaient les uns contre les autres. Il y a aussi pas mal de fourmis noires, traduction de ce langage paternel, des surfers en combinaison nĂ©oprĂšne, car les vagues sont assez grosses pour surfer. Elles sont motivĂ©es ces petites fourmis noires car elles se baignent dans une eau Ă 16°C et restent tard le soir, parfois jusquâĂ 22 heures 30. Il faut dire quâil fait jour relativement tard Ă cette pĂ©riode de lâannĂ©e. Elles se lĂšvent aussi trĂšs tĂŽt car lorsque jâarrive pour prendre le petit-dĂ©jeuner, elles sont dĂ©jĂ lĂ ! De lâappartement, le soir, je vois aussi les gens qui viennent regarder le spectacle des vagues. Comme ce monsieur que mon pĂšre a pris en photo, avant-hier soir, qui est restĂ© longtemps, pensif, devant ce spectacle vivant.
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Au marché
Author: Laetitia Tue, Jul 8, 2008
Vous savez quâune des grandes activitĂ©s de mes vacances, câest aller au marchĂ©! Hier, câĂ©tait le marchĂ© de TrĂ©gastel. TrĂ©gastel est une ville au bord de la mer, sur la fameuse CĂŽte de granit rose. Câest donc un marchĂ© trĂšs agrĂ©able. Par contre, avec Felicia qui est encore bien jeune et qui a des horaires fixes, nous le faisons un peu au pas de course entre la sieste du matin et la tĂ©tĂ©e de fin de matinĂ©e. Car si Felicia est un bĂ©bĂ© trĂšs calme, doux et souriant, quand il sâagit de dormir ou de manger, elle est ferme sur les prix comme dit mon pĂšre. Premier stand, celui de VĂ©ronique, la marchande de lĂ©gumes, Ă qui nous avons achetĂ© des tomates, deux salades, des carottes et des pommes de terre. En ce moment, nous avons la folie des carottes rĂąpĂ©es! En France, nous disons que les carottes donnent les cuisses roses et rendent aimable. Mon pĂšre voulait des artichauts, mais ils avaient dĂ©jĂ tous Ă©tĂ© vendus! Ensuite, nous avons fait un bref passage au stand de Marie-Françoise, la marchande de confitures. Câest mon pĂšre, graphiste Ă la retraite, qui dessine les Ă©tiquettes pour ses pots. Ils lui en avait justement imprimĂ© une sĂ©rie : gelĂ©e de cassis et gelĂ©e de groseilles. Nous sommes allĂ©es voir Aude qui tient le stand de fromages de la ferme (la ferme de sa mĂšre, Marie-Claire). Mon pĂšre a choisi un petit chĂšvre mi-sec, pendant que je demandais Ă Aude comment sâĂ©tait passĂ© son audition comme chanteuse pour un groupe de Blues de la rĂ©gion. Elle a Ă©tĂ© prise! Enfin, nous avons achetĂ© des moules pour notre repas de midi. Mon pĂšre les a cuisinĂ©es dĂšs notre retour Ă la maison, simplement avec des Ă©chalotes, du persil et du vin blanc. Nous les avons mangĂ©es avec tartines beurrĂ©es.
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Accident de poussette
Author: Laetitia Thu, Jul 3, 2008
Ce matin, nous sommes descendus mon mari, les deux bĂ©bĂ©s (chacune dans une poussette) et moi jusquâau port. Je dis descendre car Perros-Guirec est en hauteur par rapport Ă la mer, il y a donc une vĂ©ritable descente pour arriver au port. Les voitures y roulent assez vite et nous avons bifurquĂ© pour prendre une petite ruelle que nous ne connaissions pas, plus au calme. CâĂ©tait charmant, il y avait des maisons avec des jardins fleuris et nous avons dĂ©bouchĂ© Ă quelques mĂštres de la Biocoop de Perros. - Tiens, si on passait Ă la Biocoop? AprĂšs notre petit dĂ©tour, nous avons rejoint mon pĂšre sur le port, prĂšs de la grue qui sort et remet les bateaux Ă lâeau. A la fin de notre petit tour, il Ă©tait convenu que nous devions tous remonter en voiture. - Je rentre Ă pieds, ça fera mon sport, ai-je dit. - Bon courage! mâont rĂ©pondu mon pĂšre et mon mari en rigolant sous cape. Courageusement, jâai donc entrepris de remonter la cĂŽte en poussant mon bĂ©bĂ© dans sa poussette. Jâavais un bon rythme! Quand tout Ă coup, quelque chose se passe avec la poussette et je vois une roue qui sâen va et dĂ©vale la pente avant que jâai le temps de dire ouf. Vous savez, on aurait dit une scĂšne dâun mauvais film. Une dame qui passait en voiture et qui avait tout vu sâest arrĂȘtĂ©e et mâa proposĂ© dâaller chercher la roue. - Câest gentil, mais je crois quâelle est trop loin. - Vous voulez que je vous dĂ©pose? - Non,merci. Je vais appeler mon pĂšre, il va venir me chercher en voiture, il nâest pas trĂšs loin. Jâai effectivement appelĂ© mon pĂšre. Nous avons rĂ©cupĂ©rĂ© la roue et nous sommes rentrĂ©s. - Tu vois, câest pratique les tĂ©lĂ©phones portables! mâa-t-il dit. Bon, rassurez-vous, ma poussette nâest pas dĂ©finitivement cassĂ©e. Elle est dâailleurs dĂ©jĂ rĂ©parĂ©e.
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Parachutes
Author: Laetitia Wed, Jul 2, 2008
Il y a rĂ©guliĂšrement des parapentes au dessus de la plage de Trestraou, celle que nous voyons depuis l'appartement. Tout Ă lâheure, lorsque mon mari a vu passer un parachute qui tombait droit sur la plage, il a cru que c'Ă©tait un parapente qui avait perdu le contrĂŽle. Heureusement, non, il s'agissait d'un parachutiste qui avait pour objectif dâatterrir sur la plage. Il a rapidement Ă©tĂ© suivi dâun autre et encore un autre. Les parachutes se sont ainsi succĂ©dĂ©s pendant deux bonnes heures, larguĂ©s dans le ciel par un hĂ©licoptĂšre. Ma petite fille qui les regardait descendre avec excitation a semblĂ© craintive lorsque je lui ai proposĂ© de descendre sur la plage pour mieux les admirer. - Jâai peur quâils tombent sur ma tĂȘte, mâa-t-elle dit. Nous sommes restĂ©s Ă la maison Ă les regarder depuis le balcon. Ce qui mâa le plus impressionnĂ© câest leur vitesse, puis leur freinage tout en douceur, Ă quelques mĂštres du sol. Jâai bien aimĂ© aussi leur technique des jambes qui se mettent Ă courir dans le vide en prĂ©vision de lâarrivĂ©e sur le sable. En tout cas, Ă peine avait-il touchĂ© terre que le parachute Ă©tait immĂ©diatement mis en boule et enlevĂ© pour laisser la place au suivant. Est-ce que je me vois faire ça? Non, pas du tout. Je crois que je serai morte de trouille Ă lâidĂ©e de sauter dans le vide. Enfin, câĂ©tait joli, leurs voiles multicolores tourbillonnant dans le ciel bleu. Mon pĂšre a rĂ©ussi Ă en prendre un en photo, je vous la livre avec ce podcast.
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Il fait beau en Bretagne
Author: Laetitia Tue, Jul 1, 2008
Chers auditeurs, me voici de retour sur les ondes. Comme l'année dernière, je vais passer l&aposété en Bretagne, à Perros-Guirec. Pendant les deux dernières semaines, j&aposétais aussi en Bretagne, mais dans le Finistère sud, à La Forêt Fouesnant. Nous avons eu deux semaines de soleil, c&aposétait bien agréable. Parmi les événements qui ont marqué ces deux semaines, il y a eu le mariage de ma soeur, à Perros-Guirec (nous nous sommes déplacés du Finistère pour l&aposoccasion). C&aposétait une très belle fête. J&aposétais très contente de voir aussi mon frère, sa femme et leur fille qui sont venus d&aposAllemagne pour l'occasion. La cérémonie du mariage a eu lieu à la mairie de Perros, puis les mariés sont sortis et on leur a lancé du riz! Nous avons fait une photo de groupe sur les marches de la mairie. Ensuite, nous nous sommes retrouvés à Ploumanac&aposh pour le dîner. Le restaurant donnait sur la mer et les rochers. Un paysage de rêve! Bien sûr, le dîner s&aposest terminé par la traditionnelle pièce-montée. Un croquembouche c&aposest-à-dire des petits choux remplis de crème pâtissière, recouverts de caramel et montés en pyramide. Un autre événement fût notre rencontre avec Jean Failler, le célèbre auteur de romans policiers bretons. Très pris par son actualité littéraire, il n&aposavait pas pu me promettre de me rencontrer cette année. Mais lorsque nous nous sommes rendus à l&aposIle-Tudy (parce que c'est un endroit que nous trouvons très beau), une voiture nous a barré le chemin devant la mairie. Au volant, Jean Failler! Nous sommes allés boire "un jus" comme on dit par ici.
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Posdact réparé
Author: Laetitia Fri, Jun 13, 2008
Cela n’a pas été une semaine comme les autres à cause des ennuis avec le podcast. Comme vous avez pu le constater, le podcast est à nouveau disponible sur iTunes et nous devons cela à un auditeur du podcast qui s’appelle Vlad et qui habite Moscou. J’en profite pour le remercier à nouveau et surtout le remercier de sa patience et d’avoir pris la peine de tout m’écrire en français . Vlad a cherché pour moi comment réparer mon flux RSS, il l’a réparé à l’aide de quelques lignes de programme informatique et l’a mis à ma disposition en ligne. Intégrer les nouveaux fichiers a été plus difficile pour moi (je ne suis pas très douée en informatique). Finalement, j’ai écrit à Libsyn qui héberge mon podcast et je leur ai dit tout ce que Vlad avait fait. Ils ont utilisé son travail et voilà! Je remercie aussi toutes les personnes qui m’ont écrit cette semaine. Je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde, mais je le ferai... dès que je serai rentrée de vacances! Et oui, je pars demain matin en Bretagne, à La Forêt-Fouesnant dans le Finistère Sud. Mes bagages sont presque prêts. Pendant deux semaines, je ne pourrai pas mettre de podcast en ligne car je n’aurai pas Internet, mais dès que je serai arrivée chez mes parents à Perros-Guirec (le 29 juin), je serai à nouveau sur les ondes et je vous ferai partager mon été en Bretagne.
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Le pique-nique
Author: Laetitia Tue, Jun 10, 2008
Vous êtes très nombreux à m’avoir écrit à propos des difficultés de téléchargement des derniers podcasts et je vous en remercie. J’ai contacté Apple, j’ai écrit à un collègue podcasteur, j’ai essayé différentes choses, je me suis arraché les cheveux, mais rien ne marche! le problème me dépasse. Si quelqu’un a une suggestion, je suis preneuse. Je vous signale quand même que si vous cliquez sur “Obtenir l’épisode” dans la fenêtre du podcast sur iTunes, ça marche!
Le pique-nique Le pique-nique au parc Montsouris s’est très bien passé et je remercie encore Curtis de m’avoir proposé cette petite fête dans un endroit si charmant. Nous avons oublié le temps d’un pique-nique, sous le feuillage protecteur d’un orme roux (d’après Michelle) que nous étions à Paris. Mes amis et voisins, dont je parle régulièrement dans le podcast, sont venus : Michelle, Jacques, Caroline et son mari ainsi que ses deux filles. Nous retrouvé Curtis, sa femme Aimée et leurs deux enfants au lieu de rendez-vous, près du bac à sable. J’étais très impatiente de rencontrer un auditeur! Le seul du pique-nique car vous êtes plus à l’étranger qu’à Paris. Nous avons choisi notre emplacement, près d’un arbre et nous nous sommes installés. Un grand tapis vert de gymnastique nous a servi de buffet et chacun a mis ce qu’il avait apporté dessus. Que des bonnes choses! La célèbre salade de pommes de terre de Jacques accompagnée de bœuf cuit, la délicieuse salade au quinoa et aux pois-chiche d’Aimée (il faudra que je lui demande la recette), du saucisson, des radis, pleins de fromage différents mais pas de Camenbert. Ce qui a fait bondir Jacques “Quoi, un pique-nique français sans camembert! C’est une honte!”. Ben, je préfère le fromage de chèvre. Curtis et Aimée nous avaient gâté avec différents fromages : du Manchego, de la tomme d’Abondance, du Beaufort. J’avais apporté deux Valençay différents (vous savez, pour mon enquête). Et il y avait aussi beaucoup de douceurs, dont un succulent gâteau au chocolat, deux tartes aux fraises et une à l’abricot. Et du vin! choisi par mes soins. Un vin gris, un jeune Chinon et un vin blanc (mais la bouteille n’a pas été ouverte). Et bien sûr, aussi, très important, du pain! Ah, j’oubliais les chips bretonnes au sel de Guérande! Nous avons beaucoup parlé... de ce que nous mangions en Français qui se respectent. Mais aussi de la vie. On s’est raconté des anecdotes. Les enfants ont joué. Felicia a pas mal pleuré. Le temps a vite passé. Finalement, c’était l’heure de partir. Nous nous sommes quittés en se promettant de recommencer l’année prochaine. A Londres, peut-être?
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Mai 68
Author: Laetitia Thu, Jun 5, 2008
Je sais, nous sommes en juin et l’anniversaire des événements de mai 68 en France est passé. Qu’est-ce qu’il en a été question cette année de 68 en France! Surtout que notre président en avait fait un de ses thèmes de campagne “il faut liquider 68”. Pff, quelle sottise, 68 a permis plein de choses. Justement, j’en parlais tout à l’heure avec mon père au téléphone. Nous avons évoqué quelques souvenirs. - Au fait, vous avez fait quoi avec Maman en 68? - On n’ a pas pu participer parce que Catherine était enceinte (elle attendait mon grand frère), cependant on lisait les journaux avec avidité. Les photos de la rue Gay Lussac après la nuit des barricades étaient incroyables. On passait aussi la journée et la nuit pendus à la radio. Les reportages étaient haletants. J’allais travailler avec ma 2 CV et je passais devant les ouvriers en grève des usines Citroën. Je leur donnais une pièce parce qu’ils avaient fabriqué ma voiture. Elle était d’ailleurs très économe et j’ai pu rouler longtemps sans faire le plein (d’essence). Mon mari, qui était déjà né en 68, a lui aussi quelques souvenirs. Il se souvient des longues files de voitures qui faisaient la queue à la station service. Moi, je n’étais pas encore née, mais j’aurais bien aimé y être. ça devait être passionnant. J’ai l’impression qu’en quelques jours on est passé d’une ambiance triste et déprimante à la liberté.
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Des travaux en perspective
Author: Laetitia Wed, Jun 4, 2008
Aujourd’hui, j’ai reçu un peintre chez moi pour un devis car nous avons décidé de faire repeindre notre cuisine. C’est mon voisin Jacques qui m’a très aimablement donné les coordonnées de ce monsieur. Le monsieur est arrivé à l’heure ce qui fait toujours très bonne impression. Je lui ai expliqué les travaux que nous comptons réaliser dans la cuisine. Il a jeté un œil à l’état des murs et m’a dit que pour éviter les micro fissures dans les murs (elles sont apparentes) il allait appliquer un revêtement pour les faire disparaître et ensuite peindre par dessus. - Voulez-vous que le revêtement soit apparent ou non apparent? - Je pense que non apparent sera mieux. - Je pense aussi. Nous avons ensuite parlé du carrelage sur les murs. - Je ne suis pas sûr de pouvoir retrouver les mêmes carreaux que ceux de votre cuisine. Est-ce qu’il vous en reste quelques uns? - Non, malheureusement. Il faudra tout changer, alors? - Oui. Ensuite, il a pris les mesures de la pièce. Puis, il a noté mon adresse e-mail pour me faire parvenir un devis. - Voulez-vous un devis officiel ou non officiel? (comprenez “au noir”). - Euh, officiel, je pense. Il a eu l’air un peu surpris. Mais grâce à moi il aura des points pour sa retraite.
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Chapeau
Author: Laetitia Tue, Jun 3, 2008
Pour ceux qui ont suivi le podcast depuis un certain temps, ils se souviendront certainement des démêlés de mon boucher avec ses actionnaires. Mon boucher “star” qui porte un chapeau et que j’ai surnommé “Chapeau” avait fait entrer dans son capital des actionnaires afin de pouvoir créer d’autres magasins. Mal lui en a pris car après un conflit avec ses actionnaires, il s’est retrouvé sans rien, pratiquement à la rue, sans domicile et sans boutique. Au mois de novembre, peu avant d’accoucher, je lui avais rendu visite dans sa petite boucherie parisienne qu’un ami lui prêtait et il m’avait demandé de lui écrire une lettre de soutien. Il allait tenter de convaincre les actionnaires de lui rendre sa boutique. Depuis, je suis passée plusieurs fois devant sa boutique, près de chez moi et pas de traces de Chapeau. Mais... samedi dernier, après être passée à la bonne boulangerie acheter du pain et une tarte aux fraises (je suis toujours accro), suivant mon mari quelques mètres derrière parce que je m’étais arrêtée pour jeter un coup d’œil à la vitrine de la librairie, je vois que mon mari est arrêté devant la boucherie et m’attend avec un grand sourire. J’ai tout de suite compris. Vous aussi, n’est-ce pas? Chapeau est de retour! Je suis entrée lui dire bonjour et je peux vous dire que le bonheur d’être dans sa boutique, d’avoir retrouvé son chez lui, se lisait dans son regard. “j’ai gagné, m’a-t-il dit, mais ça a été dur”. annonce pique-nique. Pour le pique-nique du 8 juin à Paris, vous trouverez tous les détails en anglais, sur mon site, grâce à Curtis que je remercie au passage. Venez nombreux!
Le pique-nique, les détails.... Lieu : Parc Montsouris is in the 14th arr.
Date et heure : dimanche 8 juin à 11 heures
It is disected by the RER tracks into an upper and lower park.
We'll meet at the upper part of the park by the the sandbox or by the trees across from the sandbox. There is a food stand just nearby. You are at the wrong sandbox if you see the pond and the ducks. Walk up the steps use the bridge to cross the RER tracks.. and go to you right.
Bring a picnic -- nothing fancy. And games -- balls, badmitton etc.
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PremiÚres cerises et Valençay
Author: Laetitia Thu, May 29, 2008
Hier, après les abdos et une tétée rapide, j’ai filé au marché faire quelques courses. Chez le marchand de fruits et légumes, j’ai acheté mes premières cerises de l’année, “les premières de la région” m’a dit la marchande, vous savez celle qui est bien sympa. Elle m’a dit : - Vous savez, cette année nous n’aurons pas beaucoup de cerises. Il n’y en a pas beaucoup. En plus, les pigeons les font tomber. Il ne les mangent même pas, il les font tomber des arbres, c’est tout. Si encore c’était des merles... Ah! En tout cas, pour les avoir goûtées, ces premières cerises pas trop sucrées mais bien mûres avaient un goût délicieux. Ensuite, je suis passée chez le fromager que m’avait indiqué mon voisin Jacques. Comme vous l’aurez remarqué, je vais moins chez le fromager depuis que “mon” fromager est parti à la retraite. En fait, je n’accroche pas trop avec le monsieur qui le remplace. Je l’ai trop souvent surpris à médire des clients. Et puis, la dernière fois, il a fait comme s’il ne me connaissait pas. ça m’a déplu. Je change de crémerie! Alors, j’enquête. Mon fromage test sera le Valençay. Un de mes fromages préférés. Celui du fromager du marché était très bon, mais la vendeuse ne m’a pas demandé comment je le préférais. Dès qu’il sera terminé, j’essaierai un autre fromager. Bien sûr, je vous tiendrai au courant de mes investigations.
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Abdos
Author: Laetitia Wed, May 28, 2008
Ce matin, j’avais rendez-vous pour ma première séance de rééducation post-natale chez madame la kiné super sympa qui a son cabinet à deux pas de chez moi. J’avais pris rendez-vous par téléphone la semaine dernière. - Ah, oui, je me souviens bien de vous. Est-ce que votre fille a des cheveux? C’est une blague entre nous parce que Micaela est restée sans cheveux pendant très longtemps. - Oui! Enfin, mais je ne peux toujours pas lui faire des couettes. Dîtes-moi, est-ce qu’il serait possible de prendre rendez-vous pour la rééducation? - Bien sûr. Est-ce que mercredi 10h30 vous conviendrait? - C’est parfait. Merci. Avec cette kiné on rit toujours beaucoup et on se raconte plein de choses (elle aussi a deux jeunes enfants) et les abdos passent plus ou moins en douceur. Parmi les exercices que je dois faire, il y a celui-ci. Je suis sur le dos, une jambe fléchie, le genou légèrement remonté. Je tends l’autre jambe, la maintiens en l’air et effectue des cercles avec mes pieds, dix dans un sens et dix dans l’autre sens, puis je change de jambe. Vous croyez que j’aurai des courbatures demain?.
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FĂȘte des mĂšres
Author: Laetitia Tue, May 27, 2008
Dimanche dernier, câĂ©tait la fĂȘte des mĂšres! Nous lâavons fĂȘtĂ©e, comme lâannĂ©e derniĂšre, chez ma sĆur et son fiancĂ© qui habitent Ă Paris, dans le Ve (arrondissement). PlutĂŽt que le traditionnel dĂ©jeuner, nous avons innovĂ© cette annĂ©e en organisant un brunch. Câest une suggestion que jâai faite Ă ma sĆur car ma grande fille va en gĂ©nĂ©ral faire la sieste vers 13h30 et devient vite bougon dĂšs quâelle a sommeil. Ainsi, en commençant plus tĂŽt, je pensais que nous serions rentrĂ©s pour la sieste. Nous devions donc nous retrouver chez ma sĆur Ă 10h30. Le temps que mes parents arrivent (sĂ©parĂ©ment car ma mĂšre Ă©tait allĂ©e acheter des croissants dans une bonne boulangerie de lâIle Saint-Louis) et nous avons vĂ©ritablement commencĂ© Ă manger vers onze heures. Quel Ă©tait le menu de notre brunch de fĂȘte des mĂšres? Pour la partie breakfast : de la brioche, des croissants, de la baguette, de la confiture de myrtilles et de la confiture de mirabelles, et un marbrĂ© au chocolat. Pour la partie lunch : du foie gras avec des toasts de pain briochĂ© accompagnĂ© dâun verre de Sauternes... sauf pour moi. Jâai juste trempĂ© mes lĂšvres dans le verre de mon mari. Un Selles-sur-Cher (hum, jâadore ce fromage!) et du Roquefort. Et enfin, du melon. Nous avons beaucoup ri dâailleurs Ă propos du melon car ce nâest pas vraiment la saison en France, mais câĂ©tait un melon Rouge-Gorge du Maroc! DĂ©licieux dâailleurs. AprĂšs nous nous sommes offert les cadeaux.
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Accueil vin
Author: Laetitia Thu, May 22, 2008
Le jeudi c’est le jour de l’accueil jeux à la PMI. Nous y allons, mes filles et moi avec notre voisine, sa petite fille, qui a le même âge que ma grande fille, et son jeune garçon. Aujourd’hui, nous avions décidé de déjeuner ensemble. Ce n’est pas la première fois que nous faisons ça, c’est sympa et nos filles s’amusent bien ( et se disputent un peu aussi, surtout la mini poussette!) En sirotant un délicieux jus de pomme fermier, nous avons parlé vin avec la maman. - Il y a un bon caviste de l’autre côté de la gare, à côté de la fromagerie. Vous le connaissez? - Oui, nous y allons souvent avec mon mari. En fait, mon beau-père est un passionné de vin. Il lui faut toujours des bouteilles spécifiques pour ses dégustations et ce caviste nous les a toujours trouvées. - Il a gagné le prix du meilleur caviste d’Ile-de-France il y a quelques années. Enfin, nous allons souvent cave Augé à Paris parce que c’est sur le chemin du travail de mon mari. - Hum, en tout cas, cela fait longtemps que je n’ai pas bu un aussi bon jus de pommes. - Nous le rapportons de Bretagne. C’est un producteur qui fait aussi du très bon cidre. - Nous aimons beaucoup le cidre aussi. - A Perros-Guirec, il y a un merveilleux caviste à l’entrée du port. Il vend un cidre blanc fait à partir de pommes sans tanin. C’est étonnant et très bon. Vous connaissez? La conversation s’est arrêtée là car nous avons dû intervenir pour séparer nos filles qui se disputaient la poussette.
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Message in a bottle
Author: Laetitia Wed, May 21, 2008
Notre voisine du dessous est une personne âgée, gentille et complètement obsédée par le chat de nos voisins. Elle est persuadée qu’il vient faire ses besoins sous sa fenêtre et l’odeur (que jamais personne n’a senti) lui cause beaucoup de soucis. Je l’ai d’ailleurs surprise l’autre jour cachée derrière ses volets. - Je guette le chat, m’a-t-elle dit en parlant doucement. - Ah, bonne chasse alors! Tout à l’heure, notre petite voisine de deux ans et demi a fait tomber son biberon par la fenêtre. J’étais à mon bureau alors je l’ai vu passer, sans réaliser de quoi il s’agissait exactement. J’ai ouvert la fenêtre pour jeter un œil. Au même moment l’interphone sonnait. C’était notre voisine du dessous, qui marche avec une canne, qui ne voit plus grand chose et qui est sourde comme un pot. Plus rapide que son ombre, comme Lucky Luke, elle avait déjà repéré le biberon (malgré la canne, la mauvaise vue, etc). - Micaela a fait tomber son biberon! - Non, ce n’est pas Micaela, c’est Elena. - Ah, si vous voulez vous en servir comme démaquillant, je crois qu’il est foutu. - Merci! Surréaliste, n’est-ce pas, comme conversation? En fait, plus j’y pense plus je crois que chacune de mes rencontres avec cette voisine était surréaliste.
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ImpĂŽts
Author: Laetitia Tue, May 20, 2008
Ce matin, alors que je partais faire quelques courses avec mes deux filles, j’ai croisé l’homme de ménage qui s’occupe de notre résidence. C’est un monsieur très gentil qui vient de Tunisie. Il parle peu et il travaille beaucoup. Je lui demande toujours des nouvelles de sa petite fille qui va bientôt avoir un an. Il m’a interpellée. - Madame, je voulais vous poser une question. C’est à propos des impôts. Est-ce que pour les enfants il faut une fiche d’état civil? - Non, pas dans mes souvenirs. - Je peux vous montrer ma déclaration. Vous avez cinq minutes? - Oui, bien sûr. Il m’a rapporté la photocopie de sa déclaration et nous avons regardé ensemble ce qu’il devait écrire. - Est-ce que vous pourriez l’écrire pour moi? - Oui, vous n’avez qu’à passer me voir tout à l’heure. Je serai chez moi dans une heure. Il est passé et entre temps j’avais vérifié à propos des fiches d’état civil. Non, aucune fiche n’était nécessaire.
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Tarte aux fraises
Author: Laetitia Thu, May 15, 2008
Avec ce temps estival, j’ai eu envie d’une tarte aux fraises. Logique, non? En fait, pour être honnête la deuxième tarte de la semaine. Vous vous souvenez que, dimanche, Trevor nous a emmené dans une bonne boulangerie. Il m’avait vanté leur tarte aux fraises alors, bien sûr, j’en avais acheté une. Il faut dire qu’elle était très appétissante. Elle était bonne aussi, mais si grosse que j’ai dû la manger en deux fois. En fait, je l’ai trouvée presque trop riche. Une tarte pour un homme en quelque sorte. Beaucoup de pâte, une bonne couche de crème d’amande et de la crème pâtissière, le tout faisant au moins deux centimètres d’épaisseur. Je préfère les tartes du pâtissier à 20 minutes à pieds de chez moi, vous savez celui qui fait de si bons palmiers. Il y a moins de pâte, moins de crème d’amande, mais le goût est très présent et il y a beaucoup de fraises. Un comparatif s’imposait. J’ai donc emmené mes deux filles ce matin à l’autre bout de la ville chercher une tarte aux fraises. La plus grande dans la poussette et l’autre dans le porte-bébé. Toute une expédition! Hum, je n’ai pas été déçue! Je préfère vraiment les tartes de mon pâtissier.
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Wifi
Author: Laetitia Wed, May 14, 2008
Aujourd’hui, je n’avais pas envie de faire la sieste. J’ai donc profité de mes quelques heures de liberté pour découvrir comment utiliser le Wifi sur mon ordinateur portable. J’ai patiemment lu la documentation technique fournie avec ma “box”. ça avait l’air très simple. Je suis d’abord allée recopier les chiffres de ma clé WAP notés sur une étiquette en dessous de ma box. Opération rendue peu aisée parce qu’elle est située sous mon bureau. Ensuite, j’ai connecté airport sur mon portable (c’est un Macbook). Et j’ai obtenu une liste impressionnante de connexions possibles. Il s’agissait de toutes les boxes des alentours qui émettaient. J’ai repéré la mienne. J’ai saisi la clé WAP et bien sûr, j’ai eu un message d’erreur. J’ai recommencé, pensant que je m’étais peut-être trompée dans la saisie, mais non, j’ai à nouveau eu le message d’erreur. J’ai alors repris la documentation technique. - Ah, il faut que la diode clignote sur la box... Hum, voyons voir, non, la lumière est fixe. Ah, il faut que j’appuie sur ce bouton. Voilà. Oh, miracle, j’ai retapé les chiffres de ma clé WAP et ça a marché! Voilà, je suis Wifi maintenant. Mais, j’utiliserai cela avec parcimonie, cela me fait un peu peur ces ondes qui transportent des gros fichiers en passant ni vues ni connues par toutes les cellules de mon organisme. Pas vous?.
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Zéro de conduite
Author: Laetitia Tue, May 13, 2008
Dimanche matin, nous sommes allés à Paris, mon mari, mes deux filles et moi, pour faire une petite balade avec nos amis Canadiens Trevor et Natasha. Cela faisait une éternité que nous ne nous étions pas vus. Nous avions rendez-vous à 10 heures place de Bitche dans le dix-neuvième arrondissement, à deux pas de là où habitent nos amis. C’était jour de marché et nous avons eu du mal à trouver une place pour garer notre petite twingo. Nous sommes arrivés légèrement en retard. Mais quelle joie de se revoir! Cependant, Natasha était seule. - Trevor n’est pas là? - Non, il est encore au marché, il ne va pas tarder à arriver. Le temps de discuter un peu (Natasha m’a montré le livre très intéressant d’un auteur Londonien), pour Micaela de faire un tour de toboggan et Trevor est arrivé. Nous nous sommes promenés le long du bassin de la Villette. J’aime bien cette promenade, surtout quand il fait beau. On se croirait en vacances. Cela faisait longtemps que je n’étais pas venue et je n’avais jamais vu le deuxième cinéma MK2. En fait, deux cinémas MK2 se font face chacun sur une rive du bassin. Un petit bateau fait la navette entre les deux rives et porte le nom suivant : “Zéro de conduite”. Natasha ne connaissait pas l’expression. Je lui ai expliqué qu’auparavant on notait le comportement à l’école, la conduite, et qu’obtenir un zéro... ce n’était pas bien du tout. Mon mari a alors complété l’explication. C’est aussi le titre d’un film de Jean Vigo. - Ah, c’est donc pour cela que le bateau s’appelle ainsi! me suis-je exclamé. Nous avons continué notre promenade. Nos pas nous ont mené jusqu’à la boulangerie préférée de Trevor, celle de Boris Portolan, meilleur ouvrier de France. “Second best croissant in Paris”, selon Trevor.
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C'est presque l'été
Author: Laetitia Thu, May 8, 2008
Cela fait plusieurs jours qu’il fait beau et chaud sur Paris. Les hirondelles sont là et les martinets aussi. Je les entends crier criiiiii criiiiiii le matin lorsque j’ouvre les yeux. J’aime bien ce changement de saison lorsque tout à coup il fait chaud et qu’on est presque en été, mais que les vacances ne sont pas encore là. C’est comme si le temps était plus long, comme les jours. Nous avons eu un printemps très pluvieux et tout le monde se plaignait du temps, avec un peu d’exagération bien sûr. Bon, aujourd’hui, tout le monde s’est habillé en été : j’ai mis une jupe, j’ai sorti mes nu-pieds et j’ai fait de même pour ma grande fille. Elle a regardé toute étonnée ses nouvelles chaussures (nous les avons acheté il y a trois semaines). - C’est à qui? - A Micaela. - Ah. Et c’est qui qui les a achetées? - C’est Maman. - Et avec qui encore? - Papa. - Et qui d’autre? - Felicia. - Et encore? - C’est tout. - Ah. Parfois je me demande si ma fille ne sera pas inspecteur de Police! Si vous souhaitez participer au pique-nique du 8 juin, n’oubliez pas de m’envoyer un e-mail.
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Changement d'offre
Author: Laetitia Wed, May 7, 2008
Grâce à Eric, le mari de la cousine de mon mari, je vais faire des économies! Voilà, aujourd’hui, j’ai changé d’offre Internet. C’est lui qui m’a parlé d’une nouvelle offre de notre fournisseur Internet (nous avons le même). Pour dix euros de plus par mois, je peux avoir le Internet, le téléphone et la télé. C’est déjà ce que j’ai pour 29,90 euros par mois, mais l’intérêt de cette offre c’est que je peux attribuer à ma ligne de téléphone mon numéro de téléphone fixe et me débarrasser de mon abonnement France Télécom qui me coûte, lui, seize euros par mois. L’intérêt est que je garde mon numéro de téléphone fixe sur lequel je reçois tous mes appels professionnels. Donc, une fois mes deux filles couchées pour la sieste, j’ai appelé le service clients de mon FAI (fournisseur d’accès Internet). Après dix minutes d’attente, j’ai enfin un “conseiller clientèle” au bout du fil. - Madame, vous avez déjà changé d’offre le 1er mai. - Non. - Si, c’est ce qui est noté dans votre dossier. Vous avez pris un abonnement à Canal+. - Non, pas du tout. C’est une erreur. - Vous n’avez pas changé d’offre? - Mais, pas du tout. - Ah. Bon. Je vais vous passez un autre service. Je vous passe les détails. Je suis restée un certain temps au téléphone. Mais heureusement, tout s’est bien terminé. Le seul ennui est que ce service nécessite l’interruption pendant huit jours de mon accès Internet... Je demanderai à mon voisin Jacques si je pourrai poster mes podcasts de chez lui.
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Mini vacances
Author: Laetitia Tue, May 6, 2008
Ce week-end, nous avons profité du pont du 1er mai pour rendre visite à la cousine de mon mari. La cousine, son mari et leur petite fille habitent près de Reims. Nous leur avions déjà rendu visite au mois d’octobre l’année dernière. La dernière fois, nous y étions allés en train. Maintenant que nous sommes quatre, nous avons préféré prendre la voiture. Nous sommes partis vendredi matin. La veille au soir mon mari a réalisé que nos cartes routières avaient disparu de la voiture. Nous nous sommes donc basés sur les indications d’un site Internet. Vous savez, prenez telle route, tournez à gauche, suivez telle direction, etc. Un peu comme un GPS. Bref, en suivant ces indications nous nous sommes perdus. J’étais super en colère. Je répétais hors de moi “ Ah, c’est la dernière fois qu’on utilise ce site! C’est nul ce truc!”. Nous sommes quand même arrivés à peu près à l’heure prévue. Avec le beau temps nous avons passé un super week-end : les maris ont joué à la pétanque, nos filles ont fait de la balançoire, nous avons déjeuné dehors, lu des histoires dans l’herbe, fait de belles siestes et de jolies promenades. Et nous avons eu un cadeau supplémentaire. Dimanche matin, alors que nous nous préparions à partir, Eric, le mari de la cousine, nous appelle. “Venez voir!”. Il y avait dans le ciel à quelques mètres seulement au dessus de nos têtes une magnifique montgolfière! Je ne sais pas vous, mais moi je rêve de faire un petit vol en ballon.
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Dansons la capucine
Author: Laetitia Thu, May 1, 2008
Bonne fête du travail à tous! Tout à l’heure, j’ai fait une petite surprise à ma fille. En ce moment, elle adore danser la capucine. Toutes les occasions sont bonnes, surtout le soir avant d’aller au lit. “Encore une fois!”. J’ai fait une recherche sur Internet parce que je ne rappelais plus du dernier couplet de la chanson. Et c’est ainsi que j’ai trouvé un site qui diffusait un petit extrait de la chanson chantée par des enfants. J’ai demandé à ma fille de s’approcher de l’ordinateur et j’ai mis en route la musique. Elle m’a regardé toute surprise, puis m’a demandé : “c’est qui? - Des enfants qui chantent. - Ils sont où? - Ils sont cachés dans l’ordinateur. - Oh. Encore!” Dansons la Capucine Y’a pas de pain chez nous, Y’en a chez la voisine, Mais ce n’est pas pour nous, You! J’ai par la même occasion découvert l’origine de cette chanson qui était chantée au Moyen-Âge, à l’époque de la grande peste, pour conjurer le sort. La ronde que nous faisons lorsque nous la chantons aurait pour origine les rondes que faisaient les moines capucins pour ramasser les corps des morts. Brrr. Et la pauvre voisine de la chanson, elle a du pain, mais aussi la peste. Si ma petite fille savait, je crois qu’elle en ferait des cauchemars. Je termine par une annonce spéciale. Cela me ferait plaisir de vous rencontrer, vous qui m’écoutez et qui êtes sur la région parisienne, à l’occasion d’un pique-nique. Il faut trouver une date. Je vous propose le dimanche 8 juin. Vous pouvez me confirmer votre présence par e-mail à frenchday@gmail.com
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Radio du bassin
Author: Laetitia Wed, Apr 30, 2008
Aujourd’hui, j’avais rendez-vous au centre de radiologie pour faire faire à mon bébé la radio du bassin des quatre mois. Elle a déjà quatre mois! Que le temps passe vite! J’étais déjà allée dans ce centre deux ans plus tôt pour ma première fille et je n’en avais pas un très bon souvenir. Premier cap à passer, les secrétaires de l’accueil qui parlent comme des automates à force de répéter la même chose toute la journée, tous les jours. - Bonjour Madame, vous avez rendez-vous? - Votre carte vitale, s’il vous plaît. - Asseyez-vous, on va vous appeler. Plusieurs dames d’un certain âge sont là pour des mammographies. La secrétaire automate leur demande à chaque fois bien fort : - Vous avez emmené votre dernière mammographie? Je trouve que c’est une façon peu discrète de parler d’un examen qui traite d’une partie intime de la femme devant des inconnus. Je me dis que la secrétaire pourrait dire vos “derniers clichés”. Une jeune femme vient nous chercher. L’examen se passe bien. Mon bébé est tout sourire. Je dois ensuite attendre au bout du couloir pour voir le docteur. Il y a des posters encadrés au mur, tous du même artiste : Thomas McKnight. Un des tableaux représente un golf au bord de la mer. Je me demande qui cela peut faire rêver à part un golfeur. Justement, je crois que j’ai trouvé le golfeur en question. C’est le docteur , en gilet Lacoste. - La radio du bassin, c’est bon, me dit-il. On va vous apporter ça. Pour la radio du doigt vous venez avec moi. Très golfeur, très français, pas très sympa. J’attends donc devant le tableau. Puis, au bout d’un moment, je me lève pour bercer mon bébé. A ce moment-là passe la dame en blouse blanche qui a pratiqué la radio de mon bébé. - Madame, ce n’est pas ici qu’il faut attendre, mais à l’accueil. Merci le golfeur de m’avoir fait perdre du temps!.
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Un voyage interminable
Author: Laetitia Tue, Apr 29, 2008
Avez-vous lu cette nouvelle d’Italo Calvino intitulée “La fourmi argentine”? Un couple plonge dans l’enfer en emménageant dans sa nouvelle maison qui est envahie par les fourmis... puis, à la fin du texte, tout est oublié grâce à une excursion au bord de la mer. Dimanche soir, ma fourmi argentine s’appelait TGV. Nous étions à Lyon ce week-end pour rendre visite à la famille de mon mari. Le voyage à l’aller s’est très bien passé. Ma petite fille de deux ans a été sage comme une image et la plus petite a dormi, souri, un peu pleuré et à nouveau dormi. Le retour fut une autre histoire. Nous nous installons dans le TGV à Lyon Perrache, mon bébé se met à pleurer. Ma petite fille veut courir partout. Les lumières s’éteignent puis s’allument, puis s’éteignent, puis s’allument. Le temps d’attente me semble long. Enfin, le contrôleur annonce qu’il ne faut ni entrer ni sortir car les deux rames TGV vont être décrochées puis raccrochées. On voit passer des agents de la SNCF avec des talkie-walkies. Il s’entretiennent avec les contrôleurs. Puis nouvelle annonce. A cause d’une “panne technique” le train est retardé. Le retard est indéterminé. L’annonce a un effet catastrophique sur mon bébé qui se met littéralement à hurler. Mon mari descend sur le quai pour aller aux nouvelles. Il rentre et nous dit : on doit descendre et monter dans l’autre rame. Ils vont mettre une nouvelle rame à la Pardieu (il y a deux gares TVG à Lyon). On se dépêche de prendre nos filles et nos bagages. J’ai peur d’oublier quelque chose. Ma petite fille de deux ans décrète qu’elle ne veut pas marcher! On la tire un peu. On s’installe dans l’autre rame. Le train part. Dix minutes plus tard, rebelotte. On quitte la rame pour s’installer dans l’autre rame. Mon bébé n’en peut plus. Le train part et je quitte le wagon pour marcher dans le couloir. Mon bébé s’endort... une petite demi-heure. Pour pleurer de plus belle ensuite. J’ai cru que je n’allais jamais voir la fin de ce voyage! Quand après le métro et le train de banlieue nous arrivons enfin chez nous, je lève les yeux au ciel et remarque des oiseaux qui dansent dans le ciel bleu. - Regarde! Les hirondelles sont arrivées!.
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Pain PoilĂąne
Author: Laetitia Thu, Apr 24, 2008
C’est ma période madeleine de Proust! Cette fois, c’est à cause d’une tranche de pain Poilâne. Vous connaissez le pain de ce fameux boulanger parisien qui est distribué aussi au Monoprix à côté de chez moi. Je n’avais pas envie d’une baguette hier alors j’ai acheté un quart Poilâne tranché (ce pain est confectionné sous forme de miche). Je me suis servie dans le rayon, mais il y a quelques années je me rendais directement à la boulangerie Poilâne. Elle était sur le chemin que j’empruntais pour rentrer du bureau. Ce n’était pas le chemin le plus court, mais je l’aimais bien car j’empruntais la ligne 6 du métro qui est aérienne. Quand je voulais acheter du Poilâne, je marchais jusqu’à la boulangerie. J’achetais du pain et des petites tartes aux pommes délicieusement bonnes... Puis je prenais le métro. J’aimais bien lorsque le métro passait au dessus de la Seine, je regardais la tour Eiffel, le dôme des Invalides, en grignotant une tranche de pain et en m’imaginant déjà au petit-déjeuner. Hum, une belle tartine de pain Poilâne avec du beurre et de la confiture de framboises.
A la même époque, j’ai eu l’occasion de participer à une visite de la manufacture de Bièvres, là où sont fabriqués les pains Poilâne distribués en région parisienne et à l’étranger. Un bâtiment rond où chaque boulanger à son petit espace et son four à bois pour préparer les miches, en trois huit. Les fours étaient alimentés par une réserve centrale de bois. Une pièce gigantesque, impressionnante. C’était une visite mémorable. Lionel Poilâne en personne faisait le guide. Il est mort il y a quelques années dans un accident d’hélicoptère. C’est sa fille maintenant qui a repris l’entreprise. Hum, il y a tant dans le simple goût de levain d’une tranche de pain.
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Cours d'informatique
Author: Laetitia Wed, Apr 23, 2008
Mon amie Michelle a acheté un ordinateur il y a quelques semaines. C’est son premier ordinateur et elle se débrouille comme une chef... Cependant, elle avait quelques questions surtout à propos du logiciel de traitement de texte. Celui-ci voulait absolument lui imposer une majuscule au début de chaque nouvelle phrase. Elle m’a appelée au téléphone ce matin pour savoir s’il y avait un moyen de le contrer. - Oui, je sais que c’est possible, mais je ne m’en souviens pas là. Est-ce que tu veux que je passe te voir tout à l’heure? - D’accord. Je t’attends. - Je viens dès que Felicia est réveillée. Vers 17 heures, mon bébé et moi sommes allées rendre visite à Michelle. J’ai déposé Felicia sur son tapis de jeu et je me suis installée à côté de Michelle. - Alors, est-ce que tu vas faire un miracle? - Je crois, oui! Tu vas dans le menu “outils”. Tu cliques sur “correction automatique”. Voilà, tu décoches la case “Majuscule en début de phrase”. - C’est tout? - Oui, c’est tout. - Tu sais depuis combien de temps je me bats avec ce truc? Depuis, Michelle m’a surnommée “la fée ordi”!.
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Rendez-vous Ă Brick Lane
Author: Laetitia Tue, Apr 22, 2008
Vendredi soir, je suis allée au cinéma avec mes amies Michelle et Caroline. Nous nous sommes retrouvées en bas de chez moi par une pluie battante. Nous avons marché sous la pluie pendant tout le trajet jusqu’au cinéma, Caroline et moi sous mon parapluie, Michelle devant sous son propre parapluie. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas sorties toutes les trois. Nous sommes arrivées complètement trempées au cinéma. On s’en souviendra longtemps. En plus, nous étions un peu en retard, tout le monde était déjà installé. C’était une soirée un peu particulière. Des critiques de cinéma avaient été invités pour débattre avec le public après la projection du film. Michelle s’est fait reprocher de parler trop fort par une dame devant elle. - Vous pourriez parler moins fort! ça nous a fait rire Caroline et moi comme des ados. On s’est bien moqué de Michelle... Puis le film a commencé. Il s’agissait de “Rendez-vous à Brick Lane”. Le film nous a beaucoup plu et nous a beaucoup émues. Il pleuvait toujours lorsque nous sommes sorties du cinéma, mais nous sommes rentrées doucement, échangeant nos impressions, encore sous le charme du film. Dans le film, il y avait justement une scène avec un arbre en fleurs d’où tombait une pluie de pétales roses. Exactement comme celui que je vois de ma fenêtre au moment où j’écris ces lignes...
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Une visite amicale du Japon
Author: Laetitia Thu, Apr 17, 2008
Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la jeune femme japonaise qui a traduit un de mes livres en japonais. C’était la deuxième fois que nous nous rencontrions et j’étais très heureuse de la revoir. Noriko, c’est son nom, était de passage à Paris après un séjour en Bourgogne. Elle travaille dans une société d’importation de vins et se rend une à deux fois par an en France afin de rencontrer des vignerons. Elle m’a parlé de ses dégustations et pour moi qui suit à l’eau depuis trois ans, pour cause de grossesse et d’allaitement, l’écouter a fait souffrir d’envie mes papilles! Dans la conversation, je lui ai dit que j’avais récemment lu un manga intitulé en français “Le gourmet solitaire”. Dans ce livre, on suit les repas dans divers endroits (restaurants, bars, troquets, etc) d’un homme d’affaires japonais. Chaque repas est écrit et dessiné comme une petite nouvelle. Ce livre m’avait beaucoup plus. Noriko, elle m’a parlé d’un manga très célèbre au Japon dont le héros est sommelier. Le titre en français est “Les gouttes de Dieu”. Je crois que c’est à ce moment-là qu’elle m’a parlé de son apprentissage de la dégustation du vin et de la comparaison qu’avait fait son professeur entre le vin et les madeleines de Proust. - Mais vous savez que nous sommes à quelques pas seulement de l’immeuble où a habité Marcel Proust. Voulez-vous que nous y allions? C’est ainsi que nous nous sommes rendues Boulevard Haussmann. Noriko reviendra peut-être au mois de décembre. Nous nous sommes promis d’assister à une dégustation chez Augé. La célèbre cave où Marcel Proust allait acheter son vin.
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Non! non! non.
Author: Laetitia Wed, Apr 16, 2008
Ma fille, deux ans et quatre mois, découvre le pouvoir du non et en abuse. Elle l’utilise de différentes manières selon les circonstances. Il y a le “non” tout simple. Le “nooooooon” plus insistant. Il y a le trop mignon “non, non, non” qui me fait rire. Aujourd’hui, j’ai découvert une autre variante. Nous étions à table. Micaela allait enfin pouvoir goûter ce petit plat préparé devant elle qui la faisait grandement saliver depuis vingt minutes. Elle a assisté à toutes les étapes d’une recette de cuisine, version bébé quand même. J’étais certaine que ces épinards à la sauce béchamel allaient lui plaire. Je lui ai même fait tourner la cuillère dans la casserole de la “sauce blanche”, du centre vers l’extérieur, toujours dans le même sens. Dans son assiette, les épinards finement hachés étaient bien noyés dans la sauce. J’étais vraiment sûre de mon coup. Ah, ah, je me voyais déjà disant fièrement à ma mère “Tu sais quoi, Micaela aime les épinards”! Premier coup de fourchette dans la petite assiette. Mince, elle n’a pris que de la sauce. Grand sourire. Deuxième coup de fourchette, cette fois avec des épinards. Je mange de mon côté, un grand sourire également aux lèvres. Mais après quelques secondes le verdict tombe, les épinards ressortent de la bouche de ma fille. - Non, c’est pas bon.
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Clémentines
Author: Laetitia Tue, Apr 15, 2008
Ma sœur est allée passer quelques jours dans le Luberon et elle m’a ramené de son séjour un bocal de clémentines confites de chez Bono à Carpentras. Le pot est si beau, les clémentines si colorées et appétissantes que chaque jour je ne peux m’empêcher de l’admirer. Je ne l’ai pas encore ouvert. Aujourd’hui, j’ai eu ma petite séance habituelle d’admiration devant ce pot et à la vue des clémentines un souvenir a soudain envahi mon esprit. Un peu comme Marcel Proust a retrouvé le souvenir de son enfance en dégustant une madeleine trempée dans une tasse de tilleul. C’était il y a quelques années, au début de mon activité d’édition. Ce jour-là, je rendais visite à mon ami Pierre qui tenait un magasin de vin dans le IXe arrondissement de Paris. Je venais pour donner des nouvelles et discuter cinq minutes. Soudain, il me dit “il faut que je te fasse goûter quelque chose”. Nous avons quitté la boutique pour nous rendre à côté chez la marchande de chocolats. C’était la première fois que je rentrais dans cette boutique. Je fus tout de suite sous le charme de ce magasin ancien et complètement surprise par la marchande : une femme qui avait l’âge d’être ma mère habillée comme une petite fille avec des nattes, un chemisier blanc sous un pull bleu marine, une jupe écossaise et des petites socquettes blanches. Mais attention, c’était un sacré personnage, pas du tout une petite fille. Ce que Pierre souhaitait me faire goûter était un mandarin, une clémentine confite à moitié recouverte de chocolat noir. Un mandarin ne se grignote pas par petits bouts, non, on met tout dans la bouche, on croque et c’est merveilleux! Je ne sais pas si ce magasin de chocolats existe encore... mais le souvenir du mandarin est éternel! Le site de la confiserie Bono : http://www.confiseriebono.fr
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Balade nocturne
Author: Laetitia Thu, Apr 10, 2008
Hier soir, impossible de calmer mon bébé. Elle pleurait à fendre l’âme. Au bout de deux heures, je l’ai mise dans le porte-bébé et je suis sortie me promener en pleine nuit. Il faisait froid, ça sentait bon l’hiver. Au bout de ma rue, j’ai croisé ma voisine Marie-Christine qui rentrait et qui m’a proposé de m’accompagner. - Où veux-tu aller? - Je pensais aller regarder la carte du nouveau restaurant à côté de la crêperie. C’était drôle de se promener ainsi. Marie-Christine était allée chez Gibert Jeune et avait acheté quelques livres qu’elle me montra rapidement en marchant. Gibert Jeune est une grande librairie à Saint-Michel qui vend des livres neufs et d’occasion. J’adore y aller. Enfin, ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. Quand on cherche un livre, on est certain de le trouver “chez Gibert”. Marie-Christine a sorti de son sac une veille édition d’un dictionnaire pour enfant “Mon premier Larousse en images”. Elle l’a ouvert et, oh, j’ai reconnu les images. - J’avais le même quand j’étais petite, ça me fait tout drôle de le voir! C’était vraiment étrange, je me suis revue feuilletant ce livre que j’aimais beaucoup, mais que j’avais complètement oublié. Nous sommes arrivées devant le restaurant. La carte n’était pas très intéressante. Felicia s’était endormie, bien au chaud sous son bonnet. Nous sommes rentrées. Il y avait des fenêtres allumées et j’ai aperçu quelques intérieurs de maison, deux étudiantes qui travaillaient installées dans leur cuisine, un jeune homme qui faisait de l’ordinateur. Nous avons aussi croisé un petit chat qui se faufilait sous les voitures. En rentrant à la maison, mon bébé, calmée a fait une belle tétée et a dormi toute la nuit. Je crois que je ne suis pas la seule a avoir apprécié cette balade nocturne.
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Souvenirs de vaches
Author: Laetitia Wed, Apr 9, 2008
Aujourd’hui, j’ai eu mon amie Michelle au téléphone. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivées là, mais nous nous sommes racontés des souvenirs de vaches. Michelle adore les vaches, surtout leurs jolies robes. Je lui ai raconté un souvenir qui date de quelques années et qui explique pourquoi les vaches me font plutôt peur. Nous étions mon mari et moi en promenade à l’Ile-Tudy, en Bretagne. Nous empruntions un chemin dans les terres, à droite il y avait un pré et à gauche un petit bois. Nous marchions en nous parlant doucement, lorsque j’ai remarqué un petit troupeau de vaches au fond du pré, qui paissait tranquillement à l’ombre d’un arbre. Soudain, une des vaches s’est mise à agiter sa grosse tête de haut en bas puis s’est dirigée vers nous d’un pas rapide, entraînant derrière elle le reste de la troupe. - Les vaches se dirigent droit sur nous! ai-je dit à mon mari. Je jetai un coup d’œil au malheureux fil de fer qui servait de barrière. - Qu’est-ce qu’on fait! - On continue à avancer sans les regarder, m’a répondu mon mari. Nous avons avancé jusqu’au bout du pré, là où commençait le bois. Il ne nous est rien arrivé, mais j’avais eu si peur que mes genoux s’entrechoquaient. Il avait plu la veille, le chemin dans le bois était boueux. Comme il était hors de question que je fasse demi tour et repasse devant les vaches, nous avons marché dans la boue et j’ai gâché mes chaussures toutes neuves. Ah, ces vaches, je m’en souviendrai longtemps!
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Neige
Author: Laetitia Tue, Apr 8, 2008
Hier matin, sitôt libérée de son lit à barreaux, ma petite fille s’est précipitée comme tous les matins dans la cuisine pour prendre le petit-déjeuner en criant “j’ai faim, j’ai faim”. Arrivée dans la cuisine, elle a grimpé sur sa chaise et a regardé par la fenêtre pour voir si elle pouvait apercevoir un chat en balade. Oh surprise! “Maman regarde! C’est quoi? - C’est de la neige. - De la neige? - Oui, c’est comme de la pluie, mais c’est blanc (c’était le matin, je venais de me réveiller, c’est la meilleure explication que j’ai pu trouver). - Je veux marcher sur la neige! - Tout à l’heure, quand tu auras mangé tes tartines.” Malheureusement, une heure plus tard, la mince couche de neige qui était tombée pendant la nuit de lundi à mardi avait déjà fondu. Mais, elle n’avait pas fondu dans l’esprit de ma petite fille. Après une journée bien remplie : premier poisson pané au déjeuner, visite de sa mamie l’après-midi, séance de “Dansons la capucine” sur le palier avec sa petite voisine, la première chose qu’elle a dit à mon mari lorsqu’il est rentré hier soir fût : “Papa, je veux marcher sur la neige!”. J’imagine même qu’elle en a rêvé la nuit, qu’elle s’imaginait marchant dans la neige, toute joyeuse de chaque pas posé sur le tapis blanc... Un rêve d’enfant.
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Pouvoir d'achat
Author: Laetitia Thu, Apr 3, 2008
C’est le grand thème à la mode en France. On ne parle que de ça à la télé et à la radio. Et bien sûr, c’est le principal reproche qui est fait à notre président de la République : les Français veulent plus de pouvoir d’achat. Hier, j’ai acheté chez le fromager deux galettes, vous savez ces crêpes à la farine de sarrasin que l’on fourre avec des œufs, du jambon, du fromage, etc. Elles sont fabriquées en Bretagne le mercredi et arrivent à Rungis le jeudi matin où mon fromager se les procure. Et bien sûr elles sont très très bonnes. Quel rapport avec le pouvoir d’achat? Et bien, chaque galette coûte 1 euro et en rentrant à la maison, je réfléchissais à ce que l’on pouvait acheter avec 1 euro. Une galette pour un euro, ou deux éditions de Pariscope à quarante centimes, ou une édition du Parisien à quatrevingt-quinze centimes. Mais restons dans l’alimentaire. Pour moins de un euro, je peux acheter quatre yaourts nature, un petit avocat, un paquet de petits beurre ou une baguette de pain. Voilà la liste que j’ai fait dans ma tête. Ensuite, j’ai repensé à la période où j’étais étudiante et où j’habitais en résidence universitaire. J’avais remarqué en faisant mes courses au supermarché qu’en multipliant le nombre d’articles achetés par dix francs, j’obtenais en gros le montant de mon ticket de caisse. Cette règle que j’avais appelé “la règle des dix francs” est restée valable très longtemps... jusqu’à ce que nous passions à l’euro. Elle aurait dû logiquement se transformer en “Règle des un euro cinquante”, elle s’est transformée ni vue ni connue en règle des deux euros. Et chez vous, avez-vous une règle pour votre porte-monnaie?
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Assemblée Générale
Author: Laetitia Wed, Apr 2, 2008
Hier, je suis allée comme je vous l’ai dit à la garderie pour aller chercher ma fille et par la même occasion à la bibliothèque. Mais, le soir même, j’empruntais à nouveau le chemin pour me rendre à la garderie. A la nuit tombée? Oui, la halte-garderie où va ma fille est une garderie associative, c’est-à-dire qu’elle est gérée par une association. Chaque parent dont l’enfant est gardé en est un adhérent. Et hier soir avait lieu l’assemblée générale de l’association. Il n’y avait que quelques parents présents (beaucoup de mamans et deux papas), en plus des membres du bureau de l’association (la présidente, la secrétaire, la trésorière et quelques bénévoles) et des salariées de la garderie. Nous étions réunis dans la grande salle de jeux, tous assis sur des toutes petites chaises. La présidente a lu le rapport moral qui a été approuvé par l’assemblée, puis la trésorière a fait le bilan de l’année écoulée et enfin le bureau a répondu à quelques questions. Enfin, tous le monde s’est réuni pour le pot : quelques boissons et des gâteaux préparés le matin même par les enfants de la garderie. La directrice qui a beaucoup d’humour a dit “ je vous assure qu’aucun enfant n’a éternué dedans. Par contre, il y aura peut-être quelques coquilles d’œuf...”.
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A la bibliothĂšque
Author: Laetitia Tue, Apr 1, 2008
Mon voisin Jacques m’a remis il y a quelques semaines le catalogue des DVD en prêt à la bibliothèque ou plutôt médiathèque, à quelques minutes à pieds de chez nous. Si ça t’intéresse, m’a-t-il dit. J’avais à peine feuilleté quelques pages que j’étais convaincue de l’intérêt de m’inscrire, ce que j’ai fait quelques jours plus tard. Pour l’inscription, j’ai amené comme je l’ai lu sur le site internet de ma ville : une pièce d’identité et un justificatif de domicile (une facture de téléphone a fait l’affaire). Une charmante dame a préparé ma carte et en a proposé une pour ma fille. Ce jour-là, je suis repartie les mains vides car aucun des DVD qui m’intéressaient n’étaient disponible. Entre temps, j’ai découvert que je pouvais consulter en ligne le catalogue de la bibliothèque. Beaucoup de livres qui m’intéressaient en faisaient partie. Hum, hum. Evidemment, manque de chance, tous se trouvaient déjà prêtés ou bien dans une autre bibliothèque de la ville. Zut. La bibliothèque de mon quartier n’est pas ouverte tous les jours, mais elle est ouverte le mardi après-midi. Et je passe tout près lorsque je vais chercher ma fille à la garderie le mardi après-midi. Hier, j’ai donc consulté le catalogue en ligne pour voir ce qui était de retour sur les étagères et, aujourd’hui, je suis revenue les mains chargées : un livre de Eva Almassy que je voulais lire depuis longtemps et un film de Michel Gondry que j’avais malheureusement manqué au cinéma : La science des rêves. Et bien sûr, deux livres pour ma petite fille ravie.
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Repas de crĂȘpes
Author: Laetitia Thu, Mar 27, 2008
Dans le nouveau quartier proche de chez moi, celui où a ouvert la fameuse Biocoop dont je vous ai déjà parlé, deux restaurants ont récemment ouvert dont une crêperie. Hum, des crêpes à quelques pas de chez moi, il fallait absolument que j’aille goûter ça. J’ai commencé par aller faire un petit repérage un après-midi en rentrant du parc. J’ai jeté un coup d’œil à la salle (petite et pas très bretonne : pas de bolées sur les tables) et au menu (classique, mais appétissant). Il y a deux jours, j’ai dit à mon mari “ça t’embête si je propose à Michelle et Caroline d’aller manger des crêpes à la nouvelle crêperie?”. Bien sûr, ça ne l’embêtait pas. Michelle était partante et Caroline était en voyage d’affaires. Nous y sommes donc allées Michelle et moi hier soir. Heureusement que j’avais pensé à réserver car la salle est si petite que nous n’aurions eu aucune chance d’avoir de la place. Qu’avons nous pris? Michelle a pris une crêpe au reblochon et fromage de pays et moi une “complète” c’est-à-dire une œuf-jambon-fromage. Les crêpes préparées par les deux cuistots indiens qu’on voyait s’activer derrière le comptoir étaient bonnes. En tout cas suffisamment pour nous dépayser et oublier que nous étions au rez-de-chaussée d’un immeuble de bureaux. En dessert Michelle a pris une crêpe au chocolat flambée au Grand Marnier et j’ai pris une crêpe à la confiture de framboise et à la crème Chantilly... Hum! un régal! Cela m’a fait penser à Gisèle qui tenait une crêperie à Concarneau et qui a pris sa retraite depuis. Elle faisait à elle seule les crêpes pour une salle qui était bien deux fois plus grande que celle où nous étions. Elle était simplement aidée par une serveuse pour le service. Et nous n’avons jamais eu à attendre nos crêpes même lorsque la salle était pleine. Ah, Gisèle, tu nous manques!
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Inscription validée
Author: Laetitia Wed, Mar 26, 2008
Ce matin, les choses sérieuses ont commencé pour ma petite fille de deux ans et trois mois. Nous avions rendez-vous avec la directrice de l’école maternelle afin de “valider” son inscription pour la rentrée. Ce terme de “valider” est bien administratif. En vérité, la directrice de cette école souhaite rencontrer chaque enfant avec ses parents avant la rentrée afin de le familiariser avec l’école. L’entretien dans le bureau de la directrice était tout de même suffisamment impressionnant pour que ma fille d’habitude coquine et bavarde ne dise pas un seul mot. Bien à l’abri sur les genoux de son papa, elle n’a cependant pas perdu une miette de la discussion. Il a été question : - des horaires de l’école : 8h30 - 11h30 puis 13h30 - 16h30 - de l’organisation de la journée : récréations, sieste l’après-midi - des jours de classe : lundi, mardi, jeudi et vendredi - de la “propreté” : le port des couches est interdit à l’école - des activités en classe : peinture, collage, découpage, chansons, gymnastique, apprentissage de l’alphabet, du calcul, ... - de la cantine : une fois par semaine pour ma fille. Il faudra aller acheter des tickets à la mairie. - du jour de la rentrée : le 2 septembre 2008 Enfin, la directrice a terminé l’entretien par un baiser sur la joue de ma fille. - A bientôt, Micaela. Inscription validée! Et ma fille a dit de sa petite voix : au revoir. Et nous avons quitté le bureau de la directrice. Nous avons retraversé la cour d’école où les enfants jouaient, et nous sommes allés voir les trains passer.
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Chocolat de PĂąques
Author: Laetitia Tue, Mar 25, 2008
Hum, tout à l’heure, je n’ai pas pu résister, je suis retournée dans la cuisine, je suis montée sur un tabouret et j’ai attrapé dans le placard un petit bout du poisson en chocolat que j’ai reçu pour Pâques. Merci Gaby! Quelle gourmande! Samedi matin, je suis allée faire mes emplettes de Pâques chez le chocolatier que j’avais remarqué en allant chez le kiné. Et oui, les séances pour le pied de mon bébé ne sont pas terminées. Je continue à traverser la ville deux fois par semaine. Donc, j’avais remarqué un chocolatier sur mon chemin. Une boutique très sobre, avec une vitrine sans chichi. Contrairement à beaucoup de commerçants, ils ont fait leur décor de Pâques au dernier moment. Cette boutique était toujours vide quand je suis passée devant. Par contre, samedi matin lorsque j’y suis allée, elle était remplie de monde! Surtout des dames, des mamies venues acheter des cloches, poules, œufs ou poissons en chocolat pour leurs petits-enfants. Mais ce n’est pas la première chose que j’ai remarqué. Ce qui m’a frappé en entrant dans la boutique c’était l’odeur, la douce et forte odeur du chocolat noir. C’était magique! Les jeunes vendeuses étaient gentilles et maniaient les précieuses pièces avec délicatesse. - Je voudrais cet œuf, s’il vous plaît, a demandé une vieille dame. - Vous souhaitez quelle friture? chocolat noir, au lait ou blanc? (la friture sont les petits chocolats en forme de poissons ou de coquillages) - Chocolat noir, s’il vous plaît. - Très bien, a dit la vendeuse, le temps de le remplir et je reviens. La vendeuse a alors soulevé un rideau pour se rendre dans l’arrière-boutique et j’ai aperçu une apprentie “chocolatier” en tenue, blouse blanche et toque en forme de brioche, qui travaillait. Il y avait derrière ce rideau tout un monde que j’aurais bien visité!
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Visite Ă la sage-femme
Author: Laetitia Thu, Mar 20, 2008
Aujourd’hui était vraiment une belle journée. Nous sommes allés, mon mari, mes filles et moi rendre visite à la sage-femme qui m’a accouchée, il y a maintenant un peu plus de trois mois. Je lui avais promis de lui apporter les photos prises à la naissance : mon bébé, moi et la sage-femme, une photo de ma fille découvrant sa petite sœur... La sage-femme était vraiment une jeune femme admirable, très à l’écoute, oui vraiment très à l’écoute, et aussi très gentille avec une petite pointe de dynamisme communicatif. J’étais très heureuse à l’idée de la revoir. Je lui avais préparé un petit album avec les photos et nous lui avions choisi un petit cadeau. J’étais toute émue aussi de retourner à l’hôpital, de refaire le chemin en voiture jusqu’à la maternité. A l’accueil, nous l’avons demandée et elle est arrivée. - Oh, mais je vous reconnais! ça me fait plaisir de vous voir! Nous nous sommes assis dans le hall et nous avons discuté. Elle était vraiment heureuse de revoir le bébé qu’elle avait mis au monde. Elle l’a pris dans ses bras et mon bébé lui a fait un grand sourire. C’était très mignon à voir. Nous passé une bonne vingtaine de minutes ensemble. Apparemment, les parents sont peu nombreux à revenir, mais quand ça arrive, c’est très touchant pour la sage-femme. Le cadeau lui a beaucoup plu et elle m’a écrit un e-mail pour nous remercier. Je lui ai promis de lui envoyer régulièrement des photos de notre bébé.
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Comptabilité
Author: Laetitia Wed, Mar 19, 2008
Invariablement, ça revient avec l’arrivée du printemps : chaque année, au mois de mars, je dois rendre ma comptabilité à mon association de gestion. Cette association est chargée de vérifier que je tiens bien ma comptabilité. Pour cela, je dois remplir un immense tableau de quatre pages sur lequel je reprends, mois par mois, l’ensemble de mes recettes et de mes dépenses. Je dois additionner, soustraire, vérifier des égalités... bref, tout doit être parfait. Sachant que tout cela prend du temps, j’avais préparé au maximum ma compta avant l’accouchement. Ainsi, j’ai pu rapidement me mettre à remplir ce fameux tableau. Chaque année, c’est la même chose, il y a une erreur quelque part. Et je reprends ma calculatrice, et j’additionne à nouveau, et je m’énerve, et je réfléchis et finalement je trouve. Une fois ce grand tableau rempli, je peux remplir ma déclaration d’impôts en cinq minutes “top chrono” et ainsi déterminer mon bénéfice professionnel. C’est ce bénéfice qui servira de base au calcul de mes charges sociales : sécurité sociale, allocations familiales, retraite. La photocopie signée et certifiée conforme à l’original de ma déclaration fait partie du dossier que j’envoie à l’association de gestion. Mon dossier est examiné et si tout va bien je reçois en retour une attestation que je joindrai à ma déclaration fiscale. Lorsque l’on ne joint pas d’attestation, le calcul des impôts est automatiquement majoré de 25%! Aïe!
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Elections municipales
Author: Laetitia Tue, Mar 18, 2008
Je suis de retour et en pleine forme! Je remercie chaleureusement ceux qui m’ont écrit pour me souhaiter un bon rétablissement. C’était très gentil de votre part. Je tiens aussi à remercier Thomas grâce à qui j’ai pu réparer, il y a deux semaines, le flux RSS du podcast. Dimanche avait lieu le deuxième tour des élections municipales dans ma ville. Le maire de ma ville, élu au premier tour en 2001, était en ballottage. Il y avait quatre candidats au premier tour : le maire UMP, un candidat du Parti Socialiste, une candidate divers droite et un candidat du Modem (le centre). Le maire a obtenu au premier tour un peu plus de quarante pour cent des voix et les autres candidats respectivement 33,33 %, 12 % et 12%. Le maire a commencé à se sentir franchement menacé lorsque les trois autres candidats ont décidé d’unir leurs listes pour le deuxième tour. Il faut dire que ce maire a très mauvaise réputation : très dépensier, mauvais gestionnaire et pire, des affaires pas très claires dénoncées par la presse. Le tracte que nous avons reçu dans notre boîte aux lettres en fin de semaine trahissait ce sentiment de menace : d’après lui, en élisant un maire socialiste, nous étions sûrs de voir arriver dans notre quartier des logements sociaux qui nécessiteraient pour leur construction des expropriations. Traduire : vous habitez un quartier résidentiel, si vous voulez rester entre vous, votez pour moi. Mon mari était très pessimiste sur le résultat des élections : “ici les gens sont très à droite, ils vont quand même voter pour le maire sortant”. Moi, j’espérais qu’il avait tort. Mais après la déception des présidentielles et l’élection de Nicolas Sarkozy, je préférais imaginer le pire. Dimanche soir, mon mari a regardé les résultats des élections sur Internet. Moi, je travaillais sur ma compta que je dois rendre mercredi. - Il est élu! - Qui ça? - Le type du PS! Lundi matin, je me suis réveillée dans un ville qui avait basculé à gauche.
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Pas de podcast cette semaine
Author: Laetitia Tue, Mar 11, 2008
Exceptionnellement cette semaine pas de podcast car je suis malade. Je vous donne rendez-vous mardi prochain!
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Des Annie dans ma vie
Author: Laetitia Thu, Mar 6, 2008
En ce moment, je lis plusieurs livres à la fois : un roman policier italien et deux autres petits livres. Le premier de ces petits livres, je l’ai acheté parce que j’ai entendu un entretien avec l’auteur à la radio, un après-midi de la semaine dernière. Je l’ai trouvée très sympathique, drôle et en même temps douce. Elle racontait son travail d’auteur de nouvelles avec un naturel très plaisant. J’ai tout de suite eu envie de la lire. Il s’agissait de Annie Saumont et je me suis procuré un de ses recueils de nouvelles publié en poche. Quelques jours plus tard, Mike, un auditeur du podcast m’a écrit à l’occasion d’un email qu’il lisait le dernier livre d’un auteur que je n’avais jamais lu. Passant à la librairie ce même jour pour m’acheter un second recueil de nouvelles d’Annie Saumont, j’ai recherché un livre de l’auteur dont m’avait parlé Mike. Un petit livre de cet auteur était disponible. J’ai lu quelques lignes au hasard du livre et cela m’a intéressé. C’est le deuxième petit livre que je lis. L’auteur? Annie Ernaux et le titre du livre “La place”. Ce matin, voyant ces deux petits livres posés l’un à côté de l’autre sur ma table de nuit, j’ai pensé au fait que leurs auteurs s’appelaient toutes deux Annie. Pour moi, une Annie c’est une femme entre cinquante-cinq ans et soixante-cinq ans. C’est Annie L professeur de physique en classe de terminale au lycée qui avait fait chavirer tous les cœurs masculins en jouant en short au tournoi de volley organisé entre profs et élèves cette année-là. C’est Annie que j’ai remplacée au cours d’une mission d’intérim, une femme très dynamique et sympa qui avait une cicatrice au cou parce qu’on l’avait opéré de la thyroïde. C’est Annie l’Américaine, amie de ma copine Janet, qui fait paraît-il de délicieuses confitures de mûres... Ah et bien sûr Annie l’orpheline rousse et son chien!
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L'homme du hasard
Author: Laetitia Wed, Mar 5, 2008
Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le tri dans les journaux qui traînaient dans le salon : beaucoup de Pariscope et de Télérama dépassés que je n’ai pas eu le temps de lire. En feuilletant rapidement le numéro du Télérama de la semaine dernière, je suis tombée sur un article présentant la nouvelle pièce de Yasmina Reza. J’ai tout de suite eu envie d’aller la voir. J’ai regardé à tout hasard à quelle heure le spectacle commençait : 20h45. Le théâtre est dans le dixième arrondissement. J’ai noté l’adresse pour regarder sur mon plan de Paris la station la plus proche. On ne sait jamais... ce serait peut-être possible.... en partant de la maison un peu avant vingt heures... Aïe, métro “Strasbourg Saint-Denis”, c’est loin quand même. J’ai terminé de trier les journaux et je n’y ai plus pensé. Puis, c’est revenu. J’ai vu deux pièces de Yasmina Reza, une en vraie, au théâtre, il s’agissait de L’homme du hasard et l’autre à la télé : il s’agissait de Art, qui m’avait énormément plu. Art avait eu un succès phénoménal à Paris. Je crois d’ailleurs que la pièce a été reprise à l’étranger. L’homme du hasard a eu un succès plus discret. Dans cette pièce deux personnages, un homme et une femme, se font face dans un compartiment de train et s’observent l’un l’autre, faisant leurs commentaires. Au fil de leurs pensées, on apprend que l’homme est un auteur célèbre et elle une lectrice. Elle finit par le reconnaître et la conversation s’engage. A l’époque la pièce m’avait tellement enthousiasmée que j’en avais acheté le texte. Je l’ai retrouvé cet après-midi dans ma bibliothèque et je l’ai déposé sur ma table de nuit. Je le relirai bientôt. http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasmina_Reza
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Le petit chaperon rouge
Author: Laetitia Tue, Mar 4, 2008
Mon mari et moi avons commencé depuis quelques semaines à lire des histoires à notre petite fille de deux ans, le soir, avant d’aller au lit. En ce moment, nous lisons Le petit chaperon rouge, le conte de Charles Perrault. Ma petite fille toute excitée regarde les images et pointe du doigt le terrible prédateur en criant “Le loup! Le loup!”. Je crois qu’elle n’a pas encore saisi que le loup n’était pas un gentil dans l’histoire. Bien sûr, nous lisons l’histoire plusieurs fois de suite. C’est mon mari qui lit, il fait très bien les voix des différents personnages. Au moment où le loup toque à la porte de la grand-mère en se faisant passer pour sa petite-fille, la grand-mère répond à sa fausse petite-fille un mot que je ne comprenais pas. A la troisième lecture de la phrase qui contient ce mot, j’ai fini par demander à mon mari de le répéter. - Tire la chevillette, la bobinette cherra. - Cherra!? Qu’est-ce que ça veut dire? - C’est le futur du verbe choir. (Mon mari est super fort en vocabulaire et en conjugaison). - Ah, vraiment! Je suis allée tout de même vérifier dans le Bescherelle (petit livre aussi indispensable qu’un dictionnaire) rien que pour l’énerver. Et oui, il avait raison, cherra est bien le futur à la troisième personne du singulier du verbe choir. Le verbe choir est un verbe que nous utilisons peu, très peu, certainement parce que les portes ne sont plus équipées de bobinettes depuis des lustres! Heureusement pour les grands-mères! Le texte intégral du conte : http://www.alyon.org/litterature/livres/XVIII/esprit_salon/perrault/le_petit_chaperon_rouge.html Définition et conjugaison du verbe choir : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/choir/ Qu'est-ce qu'une bobinette? http://www.google.fr/search?q=define%3Abobinette&btnG=Rechercher&hl=fr
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Un rĂȘve
Author: Laetitia Thu, Feb 28, 2008
Mes nuits sont encore entrecoupées de tétées et entre chaque tétées je me suis aperçue que je rêvais beaucoup. J’aime bien me souvenir de mes rêves, cela me rassure : le sommeil n’est pas un trou noir! Cette nuit, entre la tétées de deux heures du matin et celle de six heures, j’ai fait un rêve qui m’a amusée. Je buvais un verre de Champagne avec d’autres personnes. Tout le monde se connaissait et était habillé comme pour le bureau. Je portais un tailleur blanc. Nous fêtions manifestement quelque chose. Tout le monde discutait. Puis, la discussion se transforma en réunion de travail et je pris la parole. Je tenais un discours de chef d’entreprise, tentant de remotiver les personnes de mon équipe, de mon entreprise. Je compris en m’écoutant parler que j’avais repris une usine de patins à glace près d’Annecy. J’expliquais ma stratégie pour gagner des parts de marché sur les fabricants chinois. - Il faut parler le même langage que nos concurrents. Lorsqu’un de nos concurrents va voir un gros client il lui dit “voilà, nous fabriquons tant de patins à la minute”. Nous nous sommes incapables d’avancer ce genre d’argument car nous ne le savons pas, nous ne savons pas combien nous fabriquons de patins à la minute. Un homme en bleu de travail et portant une casquette sur la tête prit la parole : - Nous ne les battrons jamais sur ce terrain-là! Vous le savez bien! Je lui répondis avec conviction. - Oui, mais nous avons autre chose : la qualité et le savoir-faire. Nous allons nous chronométrer et oui, nous serons moins rapides que nos concurrents. Mais nous dirons à nos clients : effectivement nous fabriquons x paires de patins à la minute mais dans telle qualité. La qualité c’est ce qui fera la différence. De plus, nous pouvons personnaliser nos patins tout en maintenant notre rythme de fabrications. Je continuais ainsi et réussissais à faire adhérer tout le monde à mon projet. J’avais hâte de me mettre au travail. Je croyais beaucoup à notre réussite... Quand des pleurs me ramenèrent dans ma chambre. Tout ceci n’était qu’un rêve! Mais je fais une bonne chef d’équipe, vous ne trouvez pas?
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Visite de la voisine
Author: Laetitia Wed, Feb 27, 2008
Deux étages au dessus de chez nous habite une famille avec deux petits enfants dont une petite fille de l’âge de ma grande fille. Elles aiment bien se croiser dans l’escalier. Lorsque ma fille l’entend à travers la porte, qui descend où qui remonte chez elle, elle court vers la porte en criant : - je veux voir Elena! Il y a quelques jours, j’ai ouvert la porte et ma fille a pu voir sa petite copine. Elle voulait la faire rentrer à la maison pour lui montrer ses voitures. - Elena, regarde voitures! Ce n’était pas le moment, mais nous avons convenu avec la maman qu’elles viendraient nous rendre visite un jour. Aujourd’hui était ce jour. Elena, sa maman et son petit frère de huit mois sont arrivés à l’heure convenue. Mais ma fille dormait encore! Nous avons fait connaissance avec la maman. De quoi parlent des mamans qui se rencontrent presque pour la première fois? - Micaela dort encore parce qu’elle fait ses dents en ce moment. - Elena n’a eu sa première dent qu’à onze mois. - La mienne à six mois. - Avez-vous inscrit votre fille à la maternelle? - Oui, mais ils ne la prendront pas parce qu’elle est née en janvier 2006. - Est-ce que votre petit garçon fait ses nuits? - Oui, mais il a été long à se régler. - Est-ce que vous avez commencé l’apprentissage de la propreté? - Oui, mais elle ne veut pas aller sur le pot. Mais, je ne me fais pas de souci. Ce n’est pas le cas de ma mère. Elle est très inquiète. - La mienne aussi. - Il paraît que c’est une grande préoccupation des grands-mères. C’est ce qu’on m’a dit à la PMI. Et on a dit la même chose à une des mes amies dont la fille est à la crèche. Lorsque ma fille s’est réveillée, Elena est venue la chercher dans sa chambre et elles ont joué ensemble tout le reste de l’après-midi.
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A l'herboristerie (2)
Author: Laetitia Tue, Feb 26, 2008
Samedi matin, je suis allée à Paris, direction l’herboristerie de la rue d’Amsterdam dont je vous ai déjà parlé. J’y suis allée pour faire le plein de tisane galactogène c’est-à-dire de tisane qui favorise la lactation. J’aime bien remonter la rue d’Amsterdam car elle est très vivante. Ce n’est pas une rue chic, mais plutôt populaire. Elle monte vers la place de Clichy. Lorsque je suis entrée dans la boutique, il y avait déjà trois personnes qui faisaient la queue et personne derrière le comptoir. Des bruits de pesée et d’herbes sèches manipulées nous parvenaient de l’arrière-boutique. La dame devant moi était une femme d’un certain âge, blonde, coiffée à la va-vite, vêtue d’un grand manteau de cuir noir. Les autres personnes étaient également des femmes d’un certain âge, mais plus discrètes et surtout beaucoup moins agitées. Notre femme en noir mâchait un chewing-gum bruyamment. Son téléphone portable sonna et elle se mit littéralement à crier dans le téléphone. Vous pouvez imaginer la scène sous le regard indigné des autres femmes, dans la petite herboristerie traditionnelle, d’ordinaire bien silencieuse. - Quoi, qu’est-ce que tu dis? Je n’entends rien! Je suis à l’herboristerie! A l’herboristerie! Oh, je n’entends rien. Quand elle eut raccroché, la femme devant elle lui sourit et lui dit doucement : - Par contre, nous vous entendons bien! - Ah, excusez-moi, je ne me suis pas rendue compte. Puis, la conversation étant engagée, elle fit ses commentaires sur le magasin. - Vous avez vu comme les rayons sont vides! Ils ont été dévalisés. C’est plein d’habitude. La première dame dans la queue intervint. - Oui, c’est parce qu’ils sont passés à la télé. C’est la troisième fois que je viens, les autres jours il y avait la queue jusque sur le trottoir. La dame blonde reprit la parole : - Ils ne sont que trois herboristes sur Paris, mais celle-là est la seule qui fasse des préparations. A ce moment-là, le patron apparut. - Nous sommes même les seuls au monde à faire ce que nous faisons. Nous avons des clients dans le monde entier. Mais, je ne suis pas prêt de repasser à la télé! C’est de la folie. Heureusement, la folie n’avait pas touché au stock de tisanes galactogènes. Et j’ai pu acheter le précieux mélange. Lorsque j’ai quitté la boutique, celle-ci s’était remplie de monde.
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Une rencontre
Author: Laetitia Thu, Feb 21, 2008
Ce matin, je suis retournée chez le kiné pour ma fille et en rentrant j’ai manqué le bus de peu. Il m’est passé sous le nez! Le suivant étant plus d’un quart d’heure plus tard, j’ai décidé de rentrer à pied. J’étais presque arrivée chez moi lorsque qu’une dame âgée m’aborda. “Excusez-moi Madame, pouvez-vous me dire si je suis loin de l’église Saint-Marc des Bruyères”. - Non, vous êtes presque arrivée. Elle est à quelques mètres d’ici, sur votre droite. - Ah, merci. Vous êtes bien aimable. Cela fait loin quand même de la gare! Est-ce qu’il y a un bus qui passe près d’ici? - Oui, le 178. - Ah, c’est pas mal. Je suis venue aujourd’hui car demain je dois assister à des obsèques et je voulais repérer le chemin. C’est à 13h30, il ne faut pas que je sois en retard. Les yeux de la dame se sont soudain remplis de larmes. - C’est pour mon docteur. Quarante-huit ans. Je répète surprise “Quarante-huit ans”? pensant dans ma tête “ Le pauvre, il mort jeune”. - Oui, quarante-huit ans que nous nous connaissions! Cela me fait quelque chose. Il connaissait toute ma vie. Je suis tellement triste! - Il sera content que vous ayez pu venir à ses obsèques. - Oui, il faut que je sois là. Il y aura sa famille aussi. Il a une belle famille. - Je vais vous accompagner jusqu’à l’église. - Vous êtes gentille. C’est joli comme quartier ici. Vous habitez là? - Oui, cet immeuble. A ce moment, mon bébé qui était dans son sac a émis un petit cri. - Oh, mais il y a un bébé là-dedans? - Oui! - Oh, mais c’est rudement pratique votre sac... si j’avais pu avoir ça pendant la guerre, ça m’aurait bien rendu service. Je n’avais pas assez d’argent pour acheter un landau. Nous nous sommes ensuite quittées. J’ai repensé à cette rencontre tout l’après-midi et à cette phrase “si j’avais pu avoir ça pendant la guerre”, pendant la guerre... Heureusement que j’avais loupé mon bus, quelle rencontre!
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La bĂȘte
Author: Laetitia Wed, Feb 20, 2008
Ce matin, comme tous les matins, j’ai ouvert la fenêtre dans la chambre de ma fille (la grande) et dans la mienne pour aérer. Ma fille, mon bébé et moi nous étions réfugiées bien au chaud dans le salon. Je laisse les fenêtres ouvertes en général un bon quart d’heure. Je suis donc allée les refermer un peu plus tard. Je jouais dans le salon avec mes filles, quand tout à coup, passe près de moi, une bête! Une bête volante qui se dirige à toutes ailes vers la fenêtre, qu’elle se prend bien sûr dans la figure... J’ai été surprise, puis carrément effrayée quand je l’ai vraiment vue. Il s’agissait d’une grosse guêpe d’environ 4 centimètres de longueur. J’ai bien distingué ses rayures jaunes et noires. Lorsque la bête, remise de son choc, a fait un nouveau tour dans la pièce,j’ai vite ouvert en grand la fenêtre et j’ai attrapé ma fille par le bras, pris mon bébé sous l’autre et nous nous sommes réfugiées dans l’autre partie de l’appartement. Ma fille me regardait avec incompréhension. - Ce n’est rien. Il y a une bête dans le salon. Elle va sortir toute seule par la fenêtre. On a attendu quelques minutes. J’avais mis mon bébé dans son berceau. Ma fille toute excitée par “La bête” ne me lâchait pas d’une semelle. J’ai entrouvert la porte du salon et glissé ma tête pour voir si la bête était toujours là. Oui, elle était toujours là. Ma fille m’a demandé : elle est parti la bête? Non. On a encore attendu, puis j’ai à nouveau regardé dans le salon. Plus de bête. Ouf!
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Leçon de musique
Author: Laetitia Tue, Feb 19, 2008
Samedi matin, j’ai mis mon bébé dans son “sac” et je suis allée faire un tour à Paris. En réalité, à la Fnac Saint-Lazare. Je me suis arrêtée au rayon livres, lisant un quatrième de couverture à droite, à gauche, mais sachant mon temps minuté, je n’ai pas fait de découverte. Il faut plus de temps pour cela. Je me suis donc rendu au rayon musique classique et j’ai vite trouvé ce que je cherchais : une leçon de musique par Jean-François Zygel en DVD. J’ai découvert ces leçons de musique grâce à un article de Télérama. Il s’agit d’un pianiste et professeur qui a eu l’idée d’organiser des leçons de musique à la mairie du XXe arrondissement de Paris. Ces leçons ont rencontré un vif succès et ont été filmées. Ce matin, tout le monde à la maison était tranquille (ma fille jouait au Lego et mon bébé gazouillait dans son transat), c’était l’occasion de glisser mon fameux DVD dans le lecteur, ma leçon de musique sur Claude Debussy. Cela m’a tout de suite plu! La façon dont la leçon était filmée, dans un petit endroit avec un public calme. J’aurais aimé prendre des notes comme on le fait au lycée en cours de français. Oui, c’est cela, cela m’a rappelé un cours de français du lycée où avec un bon professeur on entre dans les coulisses d’une œuvre sans qu’elle perde de son charme. Je n’ai pas pu regarder plus de 20 minutes de leçon, mais j’ai hâte de retourner en cours! http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François_Zygel http://www.telerama.fr/musique/24154-entretien_avec_jean_francois_zygel_qui_met_le_classique_la_portee_de_tous.php
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Méthode ancestrale
Author: Laetitia Thu, Feb 14, 2008
Au début du mois de janvier, c’était l’anniversaire de mon amie Natasha. Comme c’était un anniversaire important (un chiffre rond), j’ai eu envie de lui faire un beau cadeau. Je trouvais que c’était important de lui offrir quelque chose qui lui fasse vraiment plaisir et je savais qu’elle avait un faible pour un vin que nous aimons toutes les deux beaucoup. J’ai décidé de lui en offrir une caisse. Elle l’a découvert par des amis et moi chez un ami caviste. Il s’agit d’un Cerdon, mais pas n’importe lequel, celui de Raphaël Bartucci qui élabore des vins naturels c’est-à-dire en biologie (ne confondez pas avec les vins doux naturels, c’est autre chose). Le Cerdon est un vin rosé mousseux, délicatement fruité. Celui de Raphaël Bartucci est élaboré selon la méthode ancestrale que l’on appelle aussi méthode rurale. Voilà en quelques mots comment cela se passe. Le raisin est mis à fermenter en cuve (classiquement) et mis en bouteille avant que la fermentation ne se termine, c’est-à-dire avant que les levures n’aient terminé de transformer autant de sucre en alcool qu’elles le peuvent. La fermentation va se terminer en bouteille, pendant trois mois dans le cas de ce délicieux Cerdon, et va donner les bulles, c’est la “prise de mousse”. Ce n’est pas ainsi qu’est élaboré le Champagne. Je vous raconterai cela si vous êtes nombreux à me le demander (eh, oui, je me fais prier!) Pour en revenir au Cerdon de Raphaël Bartucci, voici l’effet qu’il peut produire : mon beau-père adorait le Cerdon, puis il trouvait que les vins avaient changé de qualité et il a cessé d’en boire. Il y a quelques années, je lui ai offert une bouteille du Cerdon de Raphaël Bartucci. Il l’a bu et ses yeux se sont embués de larmes alors même que ses lèvres souriaient. C’était le goût de ses souvenirs.
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Chez le libraire
Author: Laetitia Wed, Feb 13, 2008
Voilà, je crois que j’ai terminé ma période Comtesse de Ségur : après les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles et Les vacances, j’ai eu envie de passer à autre chose. Je me suis acheté un roman policier italien écrit par Gianrico Carofiglio. C’est ma soeur qui m’a fait connaître cet auteur. Elle le lit en italien et a prêté les ouvrages en sa possession à mon mari qui lit aussi l’italien. Ces romans avaient vraiment l’air bien et drôles aussi alors j’ai cherché sur Internet et j’ai vu qu’il existait un titre traduit en français. Ce livre m’a bien plu et m’a vraiment dépaysé. J’ai donc cherché à connaître d’autres auteurs italiens de romans policiers (Bien sûr,je suis déjà une fan de Andrea Camilleri). Sur un blog très bien écrit par un passionné de romans policiers, j’ai découvert d’autres auteurs susceptibles de me plaire. J’ai noté les références et je me suis rendue chez le libraire pour les commander. Je ne vais dans cette libraire que pour commander des ouvrages. Le monsieur est gentil et en plus il accepte Les chèques lire. Ce sont des chèques qui permettent d’acheter des livres et qui sont en partie payés par le comité d’entreprise de l’entreprise où travaille mon mari. Vous trouvez que je m’embête à commander les livres à vingt minutes à pieds de chez moi, que je ferais mieux de commander sur Internet? Oui, peut-être, mais ça me fait plaisir d’aller dans cette librairie et de parler cinq minutes avec ce monsieur. L’autre jour, je lui avais commandé une BD dont j’avais entendu parlé sur France Culture. Nous avons réalisé lorsque j’ai passé ma commande que nous avions entendu la même émission. http://actu-du-noir.over-blog.com
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Soirée Bollywood
Author: Laetitia Tue, Feb 12, 2008
Hier soir, j’ai regardé le programme du cinéma à côté de chez moi et j’ai vu qu’une soirée Bollywood était prévue dans quelques jours. Mon coeur s’est mis à battre un peu plus vite. J’adore les films de Bollywood. J’en ai déjà regardé pendant presque toute une nuit il y a trois ans sur Arte. Je trouve les histoires de certains films très modernes et très bien racontées. Mais ce qui me plaît le plus ce sont bien sûr les parties chantées et dansées. En général, je danse devant la télé! Ah, misère (comme on dit dans le sud), la soirée spéciale Bollywood commence à 19h30... je ne pourrais pas y aller, mon bébé ne dormira pas encore. Pour une fois, je crois que j’étais un peu triste de manquer cet événement. Mais, j’ai vite oublié cela car mon bébé aujourd’hui n’a pas arrêté de me faire des sourires et cela efface tout le reste. Cependant, ce matin, alors que je me rendais à pied chez le kiné pour ma fille à l’autre bout de la ville, j’ai aperçu de l’autre côté de la rue que j’empruntais alors, une affiche sur la vitrine d’une boutique de téléphone et de babioles. C’était vous savez ce charmant acteur indien qui chante et danse si bien dans les films de Bollywood. Dans son regard, j’ai lu quelque chose comme “il y aura d’autres soirées Bollywood Laetitia et je serais heureux de chanter pour toi!”. Wouah, ça fait un drôle d’effet!
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La visite de la fanfare
Author: Laetitia Thu, Feb 7, 2008
Hier soir, je suis allée au cinéma avec mon amie Caroline voir “La visite de la fanfare”. Quoi, vous dîtes-vous, si vite après la naissance du bébé? Mais, oui, mes amis : j’ai un bébé réglé sur les horaires des séances de cinéma! Elle s’endort vers 19h30 et ne se réveille pour la tétée suivante qu’aux environs de deux heures du matin. Elle est ainsi réglée depuis près d’un mois maintenant. Les séances du cinéma près de chez moi étant à 20h45, j’ai donc pleinement le temps d’aller voir un film. Et en ce qui concerne ce film, je ne le regrette pas. J’ai trouvé que c’était à la fois drôle, calme, simple, complexe, humain et dépaysant. Caroline et moi avons adoré. Le trajet du retour jusqu’à la maison a été l’occasion de nous remémorer nos passages préférés du film. Bien sûr, nous sommes marquées à vie par l’image de la fanfare et des valises à roulettes. Nous ne verrons plus quelqu’un passer avec une valise à roulettes sans nous rappeler ce film. Et puis, il y a la façon particulière et touchante dont Toufik dit au revoir de sa main à Dina à la fin du film. C’est notre nouvelle façon de nous dire au revoir et une façon comique de nous replonger dans l’univers de ce film. J’espère que vous aurez l’occasion de le voir si vous ne l’avez pas déjà vu. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128097.html
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Le poids d'un regard
Author: Laetitia Wed, Feb 6, 2008
Aujourd’hui, c’était jour de marché. Je suis allée faire quelques provisions. Alors que je faisais la queue chez le marchand de fruits et légumes (vous savez lequel), passe près de moi un homme dont la tête me disait quelque chose. Il ne m’avait pas vu. Je me suis vite rappelé que je le connaissais du lycée. Je me suis concentrée quelques instants sur ce que je voulais acheter : des pommes, des poires, des endives, une betterave, du potiron, de la mâche et des carottes. La dame qui était devant moi était en train de se faire servir et papotait un peu avec la marchande sympa. Enfin, cela a pris fin par un “vous direz bien le bonjour à votre mari!”. C’était à mon tour. Alors que je commençais à dire ce qu’il me fallait, je me suis sentie observée. C’est une sensation étrange, le poids d’un regard. D’où cela venait-il? De l’homme qui faisait la queue derrière moi : c’était l’homme du lycée! Il m’avait certainement reconnue. Je l’ai à peine regardé parce que la marchande très bavarde m’accaparait. Finalement, je suis partie sans lui dire “on se connaît? On était pas dans le même lycée?”. Pourquoi lui aurais-je parlé d’ailleurs, nous ne nous étions jamais parlé au lycée. Enfin, c’était un drôle de moment. Nous étions deux personnes qui se reconnaissaient sans même se connaître! Je crois qu’il était dans la classe de mon amie Sylvie en terminale. Voilà, ma petite aventure du jour.
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Mardi Gras
Author: Laetitia Tue, Feb 5, 2008
Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une entorse à mon régime crétois car c’est Mardi gras. Je devrais faire des bugnes, mais j’ai envie de crêpes et je n’en ai pas fait pour la Chandeleur, alors c’est parti pour des crêpes! Et puis, ce sera l’occasion de faire des crêpes à ma petite fille de deux ans. Je crois que chaque famille a sa propre recette des crêpes. Les uns commencent par incorporer les œufs à la farine, les autres par le lait. Dans ma famille on réalise d’abord un mélange farine-lait (en creusant un puits) puis on ajoute les œufs et encore un peu de lait. Dans certaines recettes on ajoute du sucre, ou bien on remplace une partie du lait par de la bière (ma tante faisait cela, cela donne un goût différent et les crêpes sont très légères). Ah, ah, mais moi j’ai amélioré la recette familiale depuis que j’ai raté mes crêpes au printemps dernier alors que je préparais une recette pour le concours organisé par Bergamote (la blogueuse des desserts). Après avoir fait reposer ma pâte, je la bats avec un fouet! Hum, mes crêpes sont alors délicieusement légères! En 1990, j’ai eu l’occasion de me rendre en Hongrie, à Budapest, chez une correspondante qui m’a accueillie dans sa famille. Un jour, nous avons décidé de faire une excursion au lac Balaton. Une fois là-bas, j’ai été toute surprise de découvrir une baraque à crêpes! Mon amie m’ a expliqué qu’en Hongrie aussi on mange des crêpes! Bon, très bien, les crêpes ne sont pas que bretonnes. Elles étaient bonnes d’ailleurs ces crêpes hongroises. Et vous, avez-vous votre recette de crêpes?
La recette de Hervé Bizeul : http://closdesfees.com/blog2/index.php/post/2006/11/20/283-le-vin-lillumination-les-crepes Mardi Gras : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mardi_Gras Le blog de Bergamote http://bergablogue.blogspot.com
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La coiffeuse
Author: Laetitia Thu, Jan 31, 2008
Ah, ah, un nouveau mystère de résolu! Vous vous souvenez qu’en rentrant de Bretagne j’avais découvert avec surprise que le salon de coiffure où j’allais était fermé et qu’un médecin y avait installé son cabinet. Mon voisin Jacques pensait que la coiffeuse avait décidé de prendre sa retraite, mais cela m’étonnait parce que la dernière fois que j’y étais allée, elle m’avait dit de revenir au mois de septembre. Elle n’avait donc aucunement l’intention de prendre sa retraite. Et bien, aujourd’hui, jour où j’avais rendez-vous chez un autre coiffeur pour enfin me faire couper les cheveux, qui m’a abordée dans la rue alors que je faisais mes courses? La coiffeuse! - Oh, ça me fait plaisir de vous voir, m’a-t-elle dit. Mais vous avez un bébé! - Oui. Une petite fille. Je pensais justement à vous, je me demandais ce que vous étiez devenue. - J’ai pris ma retraite. - Mais, ce n’était pas prévu! - Non, ça c’est fait comme ça. Mon médecin cherchait un nouveau cabinet et je lui ai proposé de reprendre mon local. C’était l’occasion. D’ailleurs, j’ai rendez-vous chez lui. - Vous habitez le quartier? - Non, mais je ne suis pas très loin et je viens souvent pour voir mes amis. Cela faisait tellement longtemps que je travaillais ici. Je suis désolée de ne pas vous avoir prévenue de mon départ, mais je n’avais pas les coordonnées de toutes mes clientes. J’ai prévenu toutes celles que j’ai pu. - Cela m’a fait plaisir de vous revoir. J’espère que nous aurons à nouveau l’occasion de nous croiser. - Oh, certainement! Et voilà, c’était bien Jacques qui avait raison : la coiffeuse avait bien pris sa retraite.
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A l'hĂŽpital
Author: Laetitia Wed, Jan 30, 2008
Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à l’hôpital pour mon bébé. Elle devait subir une échographie du dos à cause d’un angiome. J’y suis également allée en bus et, comme hier, c’était tranquille. Un fait amusant est que j’ai remarqué deux dames à l’aller et que j’ai retrouvé ces deux dames dans le bus que j’ai pris au retour. A l’hôpital , j’ai trouvé sans trop de difficulté le service “Imagerie médicale”. A l’accueil, un monsieur m’a dit - vous avez une ordonnance? - Oui, la voici. - Très bien, asseyez-vous au bout du couloir, en face de la porte “échographie”, et on vous appellera. J’ai fait ce qu’on m’a dit. Il y avait deux autres personnes qui attendaient déjà. Elles ont été appelées chacune leur tour. Je pensais que le mien allait venir. J’attendais donc tranquillement. Mon bébé, très à l’aise, s’était endormie dans mes bras. D’où j’étais, je pouvais voir les personnes qui attendaient pour passer des radios, certaines étaient sur des lits roulants et venaient des urgences. Une fois la radio passée, on les ramenait aux urgences. Cela m’a émue de voir ces personnes blessées, de penser que leur journée avait été chamboulée par un accident. Le temps a passé et on ne m’appelait toujours pas. J’ai fini par me manifester à nouveau auprès de l’accueil. - Mais il fallait nous dire que vous étiez là! On a annulé votre rendez-vous en pensant que vous n’étiez pas venue! Voilà comment j’ai passé deux heures à l’hôpital à observer des gens dans un couloir! Finalement, on a quand même fait passer l’examen à mon bébé et j’ai eu une discussion très intéressante avec un infirmier à propos de son travail. Vous savez le genre d’échange complètement inattendu et qui vous fait penser qu’en fin de compte c’était une belle journée.
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Trajet en bus
Author: Laetitia Tue, Jan 29, 2008
Aujourd’hui, j’ai à nouveau emmené mon bébé chez le kiné pour son pied. Mais cette fois, je n’ai pas pu me faire accompagner en voiture par mon père ; j’y suis donc allée en bus. Cela faisait des mois que je n’avais pas pris le bus. La première chose que j’ai découverte et que je n’avais jamais remarquée, c’est que le poteau qui indique l’arrêt de bus est désormais équipé d’un petit écran qui indique le temps d’attente. Je connaissais le système à Paris et je suis contente qu’il ait été étendu à la banlieue. C’est vraiment très pratique. Enfin, disons que cela rend l’attente un peu moins stressante. Ce matin, le temps d’attente était de 4 minutes. Et ce temps était exact ; le bus est bien arrivé au bout de 4 minutes. La deuxième chose que j’ai découverte est le nouveau système de tarification. J’en avais vaguement entendu parler. Un ticket est valable pour un trajet en bus avec correspondance dans la limite d’une heure et demi. A condition d’avoir acheté ce ticket auprès d’un revendeur RATP (la régie qui exploite le métro, les bus parisiens et certains bus de banlieue). Si vous faîtes l’erreur (comme moi) de ne pas acheter votre ticket à l’avance, vous devrez acheter votre ticket dans le bus et il ne sera valable que pour un seul trajet. Pour me rendre chez le kiné, je devais emprunter deux bus, donc acheter deux tickets. En fait, j’ai fait une partie de trajet à pied parce que j’étais en avance et je n’ai pris que le premier bus. Le troisième chose que j’ai découverte, enfin, redécouverte, est une sensation, celle qu’il est bien agréable de voyager en bus, c’est tranquille : on regarde les gens, on regarde dehors et on se laisse conduire.
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Le blog de Hervé Bizeul
Author: Laetitia Thu, Jan 24, 2008
Je lis régulièrement le blog de Hervé Bizeul qui est vigneron à Vingrau dans le Roussillon et qui fait partager grâce à Internet sa vie de vigneron et beaucoup plus que ça. Les amateurs de vin, de cuisine et de belle écriture se régaleront de ses billets. Car en plus d’être extrêmement sympathique (j’ai toujours l’impression de lire la lettre d’un ami quand je le lis) et toujours intéressant, Hervé Bizeul a une belle plume. Je suis toujours épatée par sa capacité à transmettre ses émotions sur son vin ou celui d’autres vignerons qu’il admire, mais aussi par exemple un paysage, ou une tâche de son travail. Cela me touche peut-être plus que les descriptions des vins (que j’adore, surtout que je suis en manque, entre mes deux grossesses et mes deux allaitements, cela fait bientôt trois ans que je ne bois pas de vin). Récemment, Hervé Bizeul a écrit un billet sur la taille des vignes que j’ai trouvé magnifique. Il commence son billet par l’évocation d’une belle photo qu’il a manqué alors qu’il rentrait en voiture : un homme, seul, au milieu d’une parcelle de vignes. Je le cite “debout, pensif, fier du travail réalisé, mais aussi un peu effrayé par l’étendue de celui qui restait à faire, il illustrait merveilleusement tout ce que cette tâche a d’épuisant, de répétitif, de dur”. Il explique ensuite pourquoi ce travail de la vigne est plus complexe qu’on ne peut l’imaginer au départ. La fin du billet évoque les “cycles invisibles” de la vigne : Hervé Bizeul nous confie presque un secret et un de ces secrets qui même ici à Paris rend la journée plus belle. J’avais envie de lui dire que ce qu’il avait écrit était très beau en faisant un commentaire sur son site. Mais, moi, je ne suis pas aussi douée que lui pour m’exprimer. Alors, j’ai pensé qu’un moyen de lui dire était de vous parler de son blog ; peut-être que parmi vous, chers auditeurs, il y a des amateurs de vin qui seraient ravis de découvrir ce vigneron aux vins si particuliers et à la si belle plume.
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L'habit ne fait pas le moine (2)
Author: Laetitia Wed, Jan 23, 2008
Ce matin, je suis allée chez le kiné avec mon bébé. Elle a une petite déformation du pied qui exige le port d’une gouttière et quelques séances de massage. Je vais dans le cabinet d’un praticien qui m’a été recommandé par le docteur de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) car ce kiné est spécialisé dans le pied. C’est un homme sympathique, il a l’air un peu dans les nuages, toujours souriant, et les enfants, car il soigne surtout des enfants, ont l’air de beaucoup l’aimer. J’étais dans la salle d’attente, ce matin, quand une femme est entrée, très élégante, la parisienne chic en pantalon souple, talons plats, petit imperméable et chapeau de pluie. Je me suis demandée qui elle pouvait bien être. Elle a disparu dans la pièce d’à côté. Quelques instants plus tard, j’entends une femme s’égosiller. - Monsieur Martin! Mais qu’est-ce que ça veut dire! Il faut mettre les fesses plus loin. Voilà ce qui arrive quand on ne fout rien de la journée et qu’on reste sur son canapé à regarder la tété. Une voix masculine presque inaudible lui a répondu. Et la femme de crier de plus belle avec sa voix de poissonnière : - Quoi! Vous voulez me faire croire que vous avez fait vos exercices! Je vous préviens c’est notre dernier rendez-vous. Je n’ai plus de place pour les paresseux! Le kiné est alors venu me chercher et j’ai alors découvert que la poissonnière était la parisienne chic! Et qu’elle était la collègue du kiné. ça m’a fait un petit choc quand même.
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Mais qu'est-ce tu dis doudou dis donc!
Author: Laetitia Tue, Jan 22, 2008
Ce matin, je suis allée à la gare. Il y a toujours une bande de clochards (pour ne pas dire poivrots ou SDF - sans domicile fixe) qui discute devant le bâtiment. Ma fille (la grande) adore regarder les trains passer alors nous allons souvent à la gare. A chaque fois qu’un train est passé, elle me dit : - Maman, encore! comme si c’était moi qui commandait les trains. ça me fait rire. Bref, ce matin, un des clochards m’aborde : - Elle aime regarder les trains? - Oui, beaucoup. - Mon père m’emmenait aussi regarder les trains quand j’étais petit. Un autre me dit alors : - Vous savez que Carlos est mort? - Oui, je l’ai entendu. - On se demandait si c’était lui qui chantait “Et j’entends siffler le train”. Lui prétend que c’était pas Carlos. - Non, c’était Richard Anthony, dis-je alors. - Ah, tu vois! Je le sais, bien que ce ne fût pas vraiment mon époque, parce que ma mère déteste Richard Anthony et qu’à chaque fois qu’on l’entend chanter cette chanson elle se moque de lui. Carlos, véritable personnage de la chanson française, est mort la semaine dernière. La nouvelle m’a touchée car il était sympathique. Je crois que la chanson dont je me souviendrais en pensant à lui est “Mais qu’est-ce tu dis Doudou dis donc”. C’est le genre de chanson un peu bête, mais entraînante qui vous reste pendant des heures dans la tête. Mais à vous cela ne vous fera certainement pas le même effet. Pour moi, c’est parti pour des heures de Doudou!
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Régime crétois
Author: Laetitia Thu, Jan 17, 2008
Je vous interdis de rire, mais je suis au régime. Pour la première fois de ma vie! Enfin, ce n’est pas trop difficile parce que je mange plutôt équilibré. Je vous vois déjà en train de dire : - Mais elle se moque de nous cette petite Laetitia! Elle qui n’arrête pas de nous parler de bonnes choses, de pâtisseries, de fromages, de bons petits plats! Je vous arrête tout de suite. Les apparences sont trompeuses. Je ne me gave pas, je suis raisonnable, c’est tout. Et j’ai plutôt la ligne... enfin, j’avais plutôt la ligne. Mais je sais que ça va revenir. Non, le problème c’est que d’après mes analyses je manque de ci et de ça : des omégas 3, du sélénium, du fer, des vitamines ... etc. Mon docteur m’a conseillé de lire un livre intitulé “Les bienfaits du régime crétois” et m’a quasiment ordonné de manger du poisson quatre fois par semaine. J’admets que je suis plutôt viande que poisson. Bon, alors, depuis une semaine, je mange du poisson. Hier, j’ai acheté à la Biocoop des harengs doux. Le monsieur de la Biocoop m’a donné sa recette. - Vous coupez les filets en morceaux, ensuite vous râpez du curcuma sur les morceaux, vous ajoutez du citron et un peu d’huile d’olive. Et voilà, vous m’en direz des nouvelles! Les nouvelles : c’était bien bon!
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Déménagement
Author: Laetitia Wed, Jan 16, 2008
Hier soir, j’ai téléphoné à mon amie Sylvie pour lui souhaiter à elle et sa famille une bonne année. Nous sommes amies depuis le lycée. Nous étions dans la même classe en première. Je me souviens que la première fois que nous nous sommes adressé la parole nous étions à la bibliothèque du lycée. Nous avons découvert en discutant que nous écoutions toutes les deux l’horoscope de Jean Rignac le matin sur RTL (c’est une station de radio) avant de partir en cours. Je me souviens de ce détail parce que cet astrologue avait une voix particulière et que nous avions ri en l’imitant. Bref, depuis, nous sommes restées très bonnes amies et quand nous nous parlons au téléphone nous avons toujours plein de choses à nous raconter tout en en oubliant toujours la moitié! Hier, Sylvie m’a annoncé qu’elle déménageait. La voix un peu tremblante, j’ai demandé : - Où ça? Car Sylvie et moi habitons à vingt minutes à pieds l’une de l’autre et que, sans elle, vivre ici ne serait plus vraiment comme avant. - Oh, pas très loin, nous déménageons à deux rues. - Ouf, tu m’as fait peur! Elle m’a alors raconté les circonstances de l’achat de leur nouvel appartement. Les personnes à qui Sylvie et son mari ont acheté leur appartement était un couple qui avait prévu de partir en province dans quelques années et qui s’est retrouvé brusquement devant le fait accompli. C’était tellement brusque que la femme a pleuré lors de la signature de la vente. J’ai trouvé cette histoire touchante.
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Les soldes
Author: Laetitia Tue, Jan 15, 2008
ça y est, c’est les soldes! ou en français correct “ce sont les soldes”! Les soldes ont commencé mercredi dernier, mais j’étais trop occupée pour pouvoir faire la queue dès 6 heures du matin devant mon magasin préféré comme certains Français qu’on a vu à la télé. Chaque année c’est la même chose! Non, moi, je préfère faire les choses plus tranquillement, c’est plus chic, vous ne trouvez pas? Je suis allée faire quelques courses vendredi matin. C’était très calme et dans mon magasin de vêtement préféré (Chattawak) j’étais la seule cliente. J’ai pu essayer tous les articles que je voulais et en plus dans la cabine de mon choix! La vendeuse était entièrement à mon service et je me suis bien amusée. J’ai presque essayé tout le magasin! C’était le vrai luxe. Jusqu’au moment où mon bébé, bien installée dans les bras de son père, m’a rappelée à l’ordre. “Ouin, ouin”. La vendeuse a regardé mon mari surprise. - C’est bébé qu’on entend? Il est là, dans ce sac? - Oui, a répondu mon mari. - Mais c’est super pratique! Où avez-vous trouvé ce porte-bébé? Moi, je croyais que c’était simplement un sac! Je peux le voir ce petit bout? Oh qu’elle est mignonne! J’ai payé mes articles (deux pantalons, une jupe et un manteau) et nous sommes rentrés.
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Les malheurs de Sophie
Author: Laetitia Thu, Jan 10, 2008
Le jour de Noël, dans la conversation, j’ai raconté que j’avais entendu parlé d’un livre de recettes inspiré des recettes de la Comtesse de Ségur, la fameuse auteur de livres pour enfants. Qui n’a pas lu “Les malheurs de Sophie”? Euh, moi!
Reprenons le cours de mon récit, ma mère s’est alors exclamé : Elle était russe, non?
Mon mari : Oui, son père était le général qui a donné l’ordre de brûler Moscou pour lutter contre l’armée de Napoléon.
Ma mère : Comment s’appelait-il déjà?
Moi (pas très en forme intellectuellement ce jour-là - heureusement, je crois que c’est passé inaperçu) : Ce n’était pas Kouragine?
Ma mère : est-ce que quelqu’un se souvient des titres de ses autres ouvrages?
Alors, là, tout le monde s’y est mis : ma mère, mon père, ma sœur, son fiancé et mon mari. Et bien, c’est mon mari qui en connaissait le plus! et qui en avait le plus lu. J’étais bien surprise, mais finalement pas étonnée.
Depuis, je me suis achetée “Les malheurs de Sophie” et je lis un malheur chaque soir avant de m’endormir. Et cela me plaît beaucoup. C’est bien écrit et toujours drôle.
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Chez l'ostéopathe
Author: Laetitia Wed, Jan 9, 2008
Ce matin, je me suis rendue avec mon bébé chez l’ostéopathe. J’y suis allée pour moi et pour mon bébé. Mon bébé dormait lorsque je suis arrivée, nous avons donc commencé par moi. J’appréhendais un peu, mais je n’ai pas eu mal lorsque l’ostéopathe ... a fait craquer mes os! Au moins, maintenant, je n’ai plus mal au dos. Mon bébé s’étant réveillée comme si elle pressentait que c’était son tour, l’ostéopathe s’est occupée d’elle. Je ne sais pas si vous en avez entendu parlé, mais il est conseillé de montrer un nouveau-né à l’ostéopathe de façon préventive. Le praticien a commencé par examiner son crâne sur lequel il a exercé de légères pressions des doigts. - Très belle naissance, Madame. Il n’y absolument aucun dégât crânien. La sage-femme a très bien fait son travail. Où avez-vous accouché? Et ben, voilà, je le savais que j’avais été accouchée par une super sage-femme! Lorsque j’irai la voir dans quelques jours pour lui apporter les photos que nous avons prises avec elle, je lui rapporterai les paroles de l’ostéopathe. Ce qui est étonnant quand même c’est la douceur avec laquelle l’ostéopathe a manipulé mon bébé. Entre ses mains, elle se sentait visiblement très bien. Elle lui a même sourit. - Oh, regardez, s’est-il exclamé, elle vient de me sourire! Tu es bien une femme, toi!
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Galette-calzone
Author: Laetitia Tue, Jan 8, 2008
Dimanche, nous avons fêté les rois avec nos amis Samantha et Robert. J’avais prévu de préparer une galette fourrée au chocolat la veille. J’avais acheté tous les ingrédients et surtout la pâte feuilletée depuis plusieurs jours. Je savais par expérience qu’en m’y prenant trop tard j’aurais du mal à trouver de la pâte feuilletée. En général, à cette époque, les magasins sont dévalisés car tout le monde veut faire sa propre galette. Finalement, samedi soir, je ne me suis pas senti le courage de faire de la pâtisserie. J’ai dit à mon mari “Et si on faisait la galette demain matin?”. Dimanche matin, j’étais trop occupée à allaiter et j’ai confié la confection de la galette à mon mari. Il s’en est très bien sorti pour réaliser la crème au chocolat qui devait fourrer la galette. Mais au moment où il a sorti les deux rouleaux de pâte qui devaient constituer notre galette, catastrophe, un des rouleaux de pâte avait une drôle de couleur... Impossible de l’utiliser. Je me suis donc dépêchée de sortir pour trouver un autre rouleau de pâte feuilletée. Dans mon quartier, il y a pas mal de commerces ouverts le dimanche matin. J’ai fait trois magasins différents et je n’ai malheureusement pas trouvé de rouleau de pâte. Mais cette balade dans l’air frais du matin m’a donné une idée. Nous avons fait une demi galette en pliant le bon rouleau de pâte en deux, comme un calzone! Effet garanti auprès de nos invités!
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Tétées radiophoniques
Author: Laetitia Thu, Jan 3, 2008
Pendant les longues séances de tétée, j’ai plusieurs activités : je prends des notes pour mon travail (quand mon bébé tète à gauche je peux écrire car je suis droitière), je lis des revues de cuisine ou d’informatique et j’écoute la radio. Je me suis offert une petite radio avec des écouteurs. Depuis que j’ai cette petite radio, je suis au courant d’une foule de choses. Bien sûr, j’écoute les informations, mais aussi des émissions sur l’environnement, l’architecture, le jazz, les concerts à Paris, la cuisine, etc. J’ai sélectionné cinq stations : France Culture, France Musique, France Infos, FIP et France Inter. C’est ainsi qu’à Noël, j’ai pu “briller” à table quand ma sœur nous a dit être allée voir avec son fiancé “L’Etoile” - Ah, oui, “L’Etoile” de Chabrier à l’Opéra Comique mis en scène par Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps. Il paraît que c’est bien. L’autre jour, quand mon mari s’est réveillé, j’ai pu lui annoncer le scoop de la nuit : - Sarkozy sort avec Carla Bruni, l’ex top-model, ils sont allés à Dysneyland ensemble! Et ce matin, je lui ai parlé du livre de Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, sur les plantes et des propriétés diurétiques du fenouil, seulement quand il est distillé dans de l’alcool. Bon, c’était beaucoup plus sérieux que ça, ça parlait aussi de biodiversité, de savoir des plantes dans les différentes cultures et de l’incongruité du déremboursement par la sécurité sociale des médicaments à base de plantes. En conclusion, l’allaitement maternel a vraiment des avantages insoupçonnés!
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Lettre de soutien
Author: Laetitia Wed, Jan 2, 2008
Aujourd’hui, j’ai tenu une promesse et j’ai rédigé une lettre de soutien à mon boucher. Vous vous souvenez que je l’avais croisé il y a quelques mois et que j’avais appris qu’il avait été dépossédé de sa boutique. Il m’avait également appris qu’il tenait une petite boucherie dans Paris. Avant mon accouchement, j’ai eu l’occasion de passer le voir à Paris. Il était très content et tout surpris. On s’est fait la bise, c’est vous dire! Il m’a donné de ses nouvelles et il m’a confié son intention de convaincre les actionnaires de son ex-boucherie de lui rendre la direction de la boutique. Il a trouvé cette solution plutôt que de se battre contre eux. Il voulait leur démontrer qu’il pouvait mieux faire que l’équipe en place. Je n’ai aucun doute là-dessus. - Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous? lui ai-je demandé. - Si vous pouviez m’écrire une lettre de soutien. Il m’en faut le maximum avant l’assemblée générale des actionnaires. Je lui ai promis de la lui envoyer. Je l’ai donc écrite cet après-midi. C’était la première fois que j’écrivais une lettre de soutien et je ne savais pas trop comment m’y prendre. J’ai cherché quelques exemples sur Internet que j’ai adapté à la situation de mon boucher. J’espère que cette lettre lui sera utile et que nous le retrouverons bientôt.
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Bonne année 2008!
Author: Laetitia Tue, Jan 1, 2008
Chers auditeurs de One thing in a French day, je suis de retour juste à temps pour vous souhaiter à tous une belle et heureuse année 2008! Je profite de ce premier épisode de l’année pour vous donner quelques nouvelles. Ma petite fille est née le jeudi 13 décembre et tout s’est très bien passé. Les derniers jours, c’était un peu le suspens car elle était sensée arriver le 12 décembre. Tout le monde était surpris que je n’ai pas encore accouché. Finalement, le jeudi matin je me suis réveillée vers 5 heures et j’ai senti les premières vraies contractions. J’ai appelé mes parents un peu avant 8 heures et moins d’une heure mon père arrivait pour garder ma petite fille. J’ai essayé de ne pas paniquer et j’ai soufflé avec ma petite fille avant de partir pour l’hôpital (c’est un souvenir amusant avec le recul). A 9h30, nous étions, mon mari et moi, à l’hôpital. Ma deuxième petite fille est arrivée quelques heures plus tard, dans l’après-midi. C’était une belle journée ensoleillée, je voyais le ciel bleu limpide où passait parfois quelques avions. Dans la salle de naissance, il y avait de la musique, des chansons françaises! J’ai chanté sur quelques airs connus. La sage-femme qui m’a accouchée était une jeune femme très gentille. Le lundi suivant, nous étions de retour à la maison et depuis tout se passe bien. Les nuits sont un peu courtes, bien sûr, mais ça va. Nous avons fêté Noël en famille et sagement le réveillon de la Saint-Sylvestre.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 9
Author: Laetitia Thu, Dec 27, 2007
Le premier de la journée. Il sentit le glaçage fondre immédiatement sur sa langue, inondant ses papilles de sa suavité merveilleuse. Il fit passer un filet d'air afin de faire remonter l'arôme jusque dans les voies nasales. Il en appréciait ainsi toute la subtilité. Il sentit la feuille d'or coller à son palais. Puis, il déplaça le bonbon sous ses dents et mordit doucement. Les yeux fermés, il visualisa l'émail de ses dents pénétrant dans la masse sombre, traversant les différentes couches, tendres, croquantes jusqu'au coeur moelleux. Le chocolat résista légèrement à la pression avant de se casser entièrement et se fut un bonheur pour Jules de laisser fondre les morceaux dans sa bouche. L'arôme si particulier de ces chocolats finement élaborés par un maître, qui tenait pour lui plus du magicien, ne pouvait que séduire et envoûter. Un grand sourire de satisfaction transforma son visage. Il n'avait pas peur de se faire surprendre. Madame Brainville les encourageait, Valérie et lui, à goûter les chocolats. Elle souhaitait qu'ils les apprécient, qu'ils les connaissent, qu'ils en détectent les subtilités et qu'ils en parlent avec amour à leurs clients. Le chocolat était un message, un message de plaisir intense lorsque l'on rencontrait les partenaires qui sauraient vous surprendre, renouveler vos connaissances, développer votre goût ou bien encore vous faire voyager. La boutique avait des clients dans le monde entier ou plutôt le monde entier était son client. Les connaisseurs se présentaient, toujours avec leur mystère et, au fond du regard et des papilles, la passion du chocolat. Ils vivaient bien ainsi, tous les trois, détenteurs de leur secret. Avait-on vraiment besoin d'Internet pour continuer à vivre cela? Après tout, la maison était là depuis deux cents ans, et il était peu probable qu'elle s'écroule tout de suite. Fin.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 8
Author: Laetitia Wed, Dec 26, 2007
La boutique avait une lumière que Jules ne lui connaissait pas. La lumière de leur fatigue après les efforts des derniers jours. La pièce du fond? Il n'avait plus envie d'y retourner, enfin pas tout de suite, il avait envie de se sentir à nouveau chez lui dans cette pièce-ci. Le sol carrelé portait les traces mouillées de leur allées et venues. Valérie donna le signal en rapportant le balai et la serpillière du placard. La journée ne faisait que commencer. Il fallait encore s'activer. Le téléphone mobile d'Eléonor Brainville sonna. Cette sonnerie crescendo mettait Jules sur les nerfs surtout que Madame voulait connaître l'identité de son correspondant avant de répondre. Et l'appareil sonnait alors plus longtemps et plus fort. - Ah! C'est Barbara, dit Madame avant de décrocher. - Allô Barbara? Oui, ça va. Les ballotins viennent de partir à l'instant. - As-tu reçu mon message? - Alors, ... as-tu reçu ton ballotin? - Oui, c'est vrai, tu as raison, ... il est encore tôt. - Bon, tu me rappelles dès que tu l'as reçu, entendu? Bisou. Madame Brainville regarda sa montre. - Jules, nous passons à “l'opération paniers” dans une heure. Le téléphone du magasin sonna à son tour. Madame Brainville répondit . Un client passa le seuil de la boutique et Valérie vint à sa rencontre. Jules retourna dans l'arrière-boutique. Il sortit un nouveau plateau de chocolats et le déposa sur la table près des paniers. Il en prit un et le porta à sa bouche.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 7
Author: Laetitia Tue, Dec 25, 2007
Un sentiment de malaise envahit Jules. Le sentiment que la réussite de l'opération qu'ils préparaient tous depuis plus de six mois tenait à la bonne volonté de ces deux hommes. - Tous les digicodes dont vous pouvez avoir besoin sont notés en face de chaque noms. Il avait un peu haussé le ton et Madame Brainville qui était elle aussi sortie, s'approcha rapidement. - Un problème, Messieurs? - Ces messieurs se demandaient si nous avions pensé aux digicodes, lui répondit Jules. Il la sentit se raidir. Sa patronne allait les remettre à leur place. - Sachez, Messieurs, que nous sommes peut-être une petite boutique à vos yeux, mais cette maison de chocolats qui est là derrière nous existe depuis deux cents ans. Je suis moi-même la descendante directe de son créateur. Nous recevons des clients des quatre coins du monde et nous sommes le fournisseur officieux de la femme du Président de la République. Elle nous a d'ailleurs recommandé auprès de ses meilleures amies qui sont ainsi devenues nos clientes... Nos chocolats sont fabriqués par des artistes qui mettent dans leur oeuvre une partie de leur âme. Chacun de leur bonbon est un voyage, une découverte, une passion. Nous respectons leur travail et vous devez également le respecter, vous qui en devenez après nous les messagers. Les digicodes font partie des détails dont nous nous soucions. - Nous, on disait ça comme ça, pour préparer, se défendit le plus âgé. Le visage de Madame Brainville se radoucit. - Vous avez des enfants? demanda-t-elle pour faire la paix. - Oui, j'en ai deux et mon collègue est tout juste papa. - C'est merveilleux. Tenez offrez leur ces ballotins, je pense que cela leur fera plaisir. J'ai peur que cela ne soit un peu croquant pour le vôtre mais peut-être votre femme appréciera-t-elle! - Merci. Bon, ben, c'est pas le tout, au chagrin! - A tout à l'heure, messieurs! Jules et sa patronne retournèrent à la boutique. Valérie qui les guettait leur ouvrit la porte. Il était neuf heure trente du matin.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 6
Author: Laetitia Thu, Dec 20, 2007
Il se remit à son travail, mais la magie n'était plus là. Il était déconcentré. Cela n'avait plus vraiment d'importance car il ne restait que quelques ballotins à remplir. Madame Brainville franchit à son tour le seuil de l'arrière-boutique un sourire d'excitation aux lèvres. - Vite Jules, donnez-moi un panier à frou-frou! Des Américains ...là, dans la boutique qui me demandent si nous avons un site Internet! Jules pivota, attrapa un des paniers sur la table derrière lui et le tendit à sa patronne. Des Américains à cette heure-là? Madame Brainville recula légèrement devant le mouvement brusque, puis le regarda excédée. - Mais, ... avec des chocolats à l'intérieur. Voyons! - Euh, oui, bien sûr. Il n'y pouvait rien, après une longue période de concentration il lui fallait toujours un peu de temps pour retrouver ses esprits. Il eut honte. Il lui tendit à nouveau le panier, mais cette fois rempli. Elle s'en alla et il la vit offrir les chocolats au couple de touristes qui semblèrent ravis par la présentation originale du site. Valérie revint chercher un plateau de ballotins. Il se hâta de terminer son travail. Il porta lui aussi les plateaux jusque dans la camionnette frigo garée devant la boutique. Heureusement, à ce moment-là, il s'était arrêté de pleuvoir. Il fut impressionné par le nom du site écrit en grosses lettres brun foncé sur les parois blanches du véhicule et remarqua que quelques personnes dans la rue s'arrêtaient pour observer le manège du chargement. Il se sentit fier et vint saluer le chauffeur et le livreur que Madame Brainville employait pour l'occasion. Ils étaient en train d'étudier la tournée de livraisons qu'il leur faudrait effectuer avant la fermeture des bureaux et prêtèrent peu d'attention à Jules. Il entama néanmoins la conversation. - Qu'est-ce que vous en pensez? dit-il en pointant les feuillets du menton. - Ben, va pas falloir traîner en route... répondit le plus âgé qui devait avoir dans les cinquante ans. - Oui, c'est très important que tous les destinataires soient livrés aujourd'hui. - Et, là-dedans, il y a des particuliers? demanda l'autre qui devait avoir dans les vingt-cinq ans. - Euh, oui, il y a quelques journalistes qui travaillent à domicile. Pourquoi cette question? - Vous avez pensé aux digicodes? demanda le premier, soupçonneux. - Ouais, sans les digicodes, nous on peut pas livrer, enchaîna le deuxième. Alors, si vous avez pas les digicodes...
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 5
Author: Laetitia Wed, Dec 19, 2007
Madame était sortie et Jules se remit patiemment à sa tâche. Il remplissait les ballotins destinés aux journalistes parisiens. Ce n'était pas compliqué, mais il fallait avoir des gestes rapides et précis. Ce travail ne lui déplaisait pas. Il aimait accomplir les tâches qui pouvaient paraître ingrates, mais qui en réalité nécessitaient du métier et surtout de la concentration. Dans son cas, la concentration était si profonde qu'il entrait presque en état de transe. Dans ces moments-là, il n'entendait plus tinter la sonnette du magasin. Il avait presque terminé lorsque Valérie vint le prévenir que les livreurs étaient là. - Tu as fini? - Presque. - Tu veux que je t'aide? - Non. - Je peux déjà leur porter ceux-là, si tu veux. Tu sais, je suis là pour t'aider si tu as besoin, nous formons une équipe. - Je te l’ai dit : je n'ai pas besoin d'aide. Valérie le regarda tentant d'incarner l'innocence blessée. Mais Jules n'était pas dupe de ses airs affectés, ni de ses cheveux trop blonds, ni de ses yeux finement bordés de noir, ni de sa bouche en cœur. Cependant, il était bien conscient qu'elle était incapable de comprendre qu'elle le dérangeait dans un moment intime. Il se résigna. - Excuse-moi. Tu peux prendre ceux-là. - J'accepte tes excuses. Ceux-là tu dis? - Oui. Il la regarda s'éloigner vers la boutique. Elle avait une démarche souple.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 4
Author: Laetitia Tue, Dec 18, 2007
- Oui. Je fais la mise en ballotin, je suis dans les temps. Tout va bien se passer. "Tout va bien se passer". Pourquoi avait-il dit cela ? Il se le demanda et se reprocha cette dernière phrase qui avait plus sa place dans la bouche de Valérie que dans la sienne. Et surtout, Eléonore Brainville n'était pas le genre de femme qui souhaitait être rassurée. - Je le souhaite. En attendant, je vais téléphoner à mon amie Barbara à Carcassonne et vérifier qu'elle a bien reçu son ballotin. Les ballotins pour la province étaient partis l’avant-veille. Les rédactions des journaux gastronomiques, féminins, de décoration, de voyages de toute la France allaient en recevoir pour seuls communiqués de presse. C'était Eléonore Brainville qui avait fait ce choix. Un simple ballotin contenant des chocolats merveilleusement bons et marqués du nom du site en lettres d'or devait susciter la curiosité et l'engouement de la presse. Les journalistes devaient tous déguster les chocolats et ensuite consulter le site pour en savoir davantage sur leur provenance. - Ah, fit-elle en se retournant sur le seuil de l'arrière-boutique, j'y pense, à quelle heure vient le technicien pour les derniers tests sur le site? - A treize heures. - Treize heures ... c'est tard, non? - Il est resté tard hier, c'est sans doute pour cela. - Cela m'est complètement égal, je le paye suffisamment pour que tout se déroule bien. Et en plus son mépris affiché pour tout ce qui concerne le chocolat est absolument irritant. Quant à sa tenue vestimentaire et sa tenue tout court ... Je me trouve bien compréhensive. Jules ne pouvait s'empêcher de prendre la défense du jeune homme. C'était lui qui l'avait présenté à Madame Brainville. Il le regrettait un peu car il sentait bien que l'autre abusait, qu'il prenait trop ses aises et il n'osait pas le lui dire. Comme par exemple, lorsque devant elle et, sans doute par provocation, il buvait son Coca-Cola directement à la canette alors qu'elle lui fournissait un verre ou bien lorsqu'il passait la main dans ses cheveux gras pour ensuite se l'essuyer sur son jeans alors que tout le monde dans la boutique portait des gants par mesure d'hygiène. En fait, il se sentait pris entre lui et Madame Brainville et cette situation l'embarrassait. Il avait hâte que tout fut terminé et que la boutique redevienne comme avant.
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 3
Author: Laetitia Thu, Dec 13, 2007
Il aimait observer ceux qui y pénétraient pour la première fois. Il aimait suivre leur regard qui se posait sur la patine des meubles à tiroirs, le marbre doucement poli qui les recouvrait, les vitrines et leurs chocolats venus de toute la France et aussi de Suisse et de Belgique. Il aimait voir les clients respirer le magasin, son odeur qui mêlait le chocolat, l'alcool, l'écorce d'orange, le bois et la fraîcheur de l'ombre en été. Et il aimait les remercier d'un sourire accueillant pour avoir su, pour avoir ressenti la même chose que lui. Il revint aux arguments du site Internet avec un peu de colère contre lui-même. Il n'aimait pas dériver ainsi alors qu'il évoquait le site car il en venait souvent à penser que cette histoire de site n'était pas une bonne idée, que la boutique y perdrait son âme et qu'il avait eu tort de convaincre sa patronne de le faire. Il entendit tinter la sonnette de la porte d’entrée. Quelqu'un pénétrait dans le magasin et, par un réflexe acquis en six années de travail, il se pencha pour apercevoir la personne entrer. C'était Madame Brainville. Il remarqua son sourire crispé et sa tenue plus étudiée que jamais. - Bonjour Valérie ... Jules est arrivé ? - Oui, il est à l'arrière. Il pleut encore, j'espère que cela ne va pas gâcher notre opération. - Oui, moi aussi. - En tout cas, je crois que nous allons avoir beaucoup de succès dans le quartier. Les gens ne vont pas en revenir de recevoir des chocolats sans payer ! "Sans payer", Jules vit que l'expression avait atteint Madame. Et elle l'atteint lui aussi. Il connaissait parfaitement le montant de la somme investie ... Qu'arriverait-il si le site était une catastrophe ? Il sortit le premier plateau de chocolats avec fébrilité et tenta d'y puiser de l'assurance. Il connaissait leur perfection et leur charme puissant en bouche. Qui pourrait résister à un pareil délice ? Qui ? Il entamait la mise en ballotin lorsque Madame entra dans l’arrière-boutique. - Bonjour Jules... - Bonjour Madame. Elle le regarda un instant avant de continuer, hésitante. - Tout vous semble prêt ?
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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 2
Author: Laetitia Wed, Dec 12, 2007
Il mit son imperméable à sécher sur un cintre en le tapotant pour qu’il sèche avec le minimum de plis et avisa les paniers à froufrous déposés sur la grande table de travail. Ils attendaient d'être remplis pour “L’opération". C'était vrai que c'était un grand jour et que lui-même avait un peu le trac. Il se dirigea vers la chambre froide et, après en avoir vérifié la température, ouvrit la porte. Un sentiment de fierté l'envahit devant les plateaux de chocolats patiemment alignés sur les étagères. Ces chocolats avaient de la classe avec leurs lettres dorées : Le Paradis du Chocolat. fr. Puis, un sentiment de doute fit place à la fierté. Et si ça ne marchait pas ... Il éprouva le besoin, pour se rassurer, de se remémorer tous les arguments qui l'avaient poussé à suggérer l'idée à sa patronne. Il y avait d'abord le fait que cela faisait moderne et que toutes les grandes maisons parisiennes de l'épicerie de luxe avaient leur site Internet et semblaient en tirer profit. Il y avait aussi le fait que cela permettait aux clients curieux d'en savoir plus sur leur fournisseur préféré en chocolats, de se tenir au courant des offres de la maison pour les fêtes, de passer leur commande sans se déplacer. Et, il y avait encore le fait de recevoir des messages de l'autre bout du monde et c’était sans doute ce qui faisait le plus rêver Jules. Des messages de l'étranger ... Des images floues et précises envahissaient son esprit en même temps que des noms de capitales étrangères y défilaient. Il se remémora les rires de ces Italiennes venues la semaine précédente dans la boutique, des rires différents de ceux des Parisiennes. Et les accents de ces touristes qu’il trouvait chargés de mystère ou bien dont la formulation des phrases était différente, incongrue, comique. Et ces regards qui avaient voyagé, dans lesquels il devinait des romans compliqués dont Le Paradis du Chocolat était un chapitre. Oui, Le Paradis du Chocolat était une boutique merveilleuse, il le sentait bien.
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Reflexions de l'arriĂšre-boutique
Author: Laetitia Tue, Dec 11, 2007
Afin de ne pas vous laisser, chers auditeurs, sans podcast pendant mon congé maternité, j’ai eu l’idée d’enregistrer à l’avance une nouvelle écrite il y a quelque temps déjà, en neuf épisodes. Je l’ai écrite à l’occasion d’un concours de nouvelles. La seule contrainte d’écriture était la dernière phrase. J’espère que cette formule temporaire du podcast vous plaira en attendant de vous retrouver très vite pour la formule habituelle.
Cette nouvelle s’intitule “Reflexions de l’arrière-boutique”.
REFLEXIONS DE L’ARRIÈRE-BOUTIQUE - Episode 1
Il pleuvait encore sur Paris ce matin-là. Cela faisait presque dix jours maintenant que la pluie détrempait la capitale.
Jules qui sortait du métro, leva les yeux un instant vers le ciel gris dans l'espoir d'y déceler une amélioration, une éclaircie. Mais non, le ciel, dont la lumière grise le rendait d’humeur morose, restait chargé de gros nuages de pluie. Ses pas évitaient les flaques du trottoir. Encore une journée où il faudrait passer la serpillière après le passage de chaque client, effacer les traces grises laissées par les semelles mouillées et faire vite pour ne pas être surpris par la clientèle le balai à la main. "Le magasin doit toujours être impeccable". La phrase de Madame Brainville résonnait dans son esprit avec sa petite pointe de mépris aiguë dans la voix. Il ne pouvait s’empêcher de la répéter et décida soudainement, que ce jour-là, il arriverait en retard.
Il entra dans le café de l'an 2000, ses semelles mêlèrent leurs traces à celles des autres clients du bar et sans qu'il sache bien pourquoi cela le rendit un peu de meilleure humeur. Il commanda au patron un café et s'accouda au comptoir avant de parcourir la salle du regard : il était tôt et il y avait peu de monde. Il se fit la réflexion qu'il s'y sentait bien. En même temps, cela le troubla de se sentir bien ailleurs que dans le magasin. Il y avait trop d'espace ici. Il lui semblait voir voyager à travers la salle les pensées des quelques personnes attablées. “Bon, aller, au travail, pensa-t-il”. Il paya d'une pièce sa consommation et sortit du café.
Quelques minutes plus tard, il poussait la porte d'une jolie boutique décorée à l'ancienne avec de belles boiseries et des couleurs acidulées : Le Paradis du Chocolat, maison fondée en 1800. Valérie, sa collègue, était déjà arrivée. - Tu es en retard Jules ? Incroyable ! Moi, j'étais à l'heure. - Mouais, bien sûr, toi, tu étais à l'heure. - Oui. Mais c'est normal, mon travail me passionne. J'ai déjà mis en place la vitrine et nettoyé les carreaux. J'ai hâte de voir la tête des gens lorsque que je vais sortir et distribuer des chocolats dans la rue. Ils ne vont pas en revenir ! Tu crois que l'opération va avoir du succès ? Moi, je suis sûre que oui.
Jules regardait Valérie s'activer dans la boutique alors qu'elle lui parlait. Un plumeau à la main, elle était partout à la fois : un petit dépoussiérage sur le comptoir, sur les étagères, un coup de chiffon sur une vitrine, puis sur une bonbonnière, sa passion pour son travail occupait beaucoup d'espace dans la petite boutique. Puis, après un avoir rendu un peu de bouffant aux tentures en velours rouge sombre de la porte d'entrée, elle s’adressa à nouveau à lui : - Je ne suis pas faite pour être soubrette dans un magasin, ce n'est vraiment pas pour moi.
Jules la laissa sans répondre et rejoignit l'arrière-boutique. Les monologues de Valérie ne l'intéressaient pas.
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Ce n'est qu'un au revoir
Author: Laetitia Thu, Dec 6, 2007
Chers auditeurs de One thing in a French day, ma grossesse arrive à son terme et je devrais théoriquement accoucher mardi ou mercredi prochain. Je pense donc que je ne serai pas en mesure de mettre le podcast habituel en ligne mardi prochain.
Ensuite, quand le bébé sera là, je vais être très occupée pendant quelques temps et j’aurai un peu de mal à vous écrire et surtout à vous raconter des choses plus intéressantes que “j’ai changé six fois la couche de mon bébé aujourd’hui” ou “cette nuit, j’ai dû me lever à trois heures du matin”! Je pense donc qu’il est raisonnable de suspendre la formule actuelle pendant quelques jours.
Vous aurez remarqué que je ne parle pas d’arrêter... parce que, si j’ai le temps avant l’accouchement, j’espère mettre en ligne une surprise. J’espère qu’elle sera agréable et vous permettra de continuer à écouter du français en mon absence.
Donc, ce n’est qu’un au revoir, restez abonnés, il y aura toujours quelque chose de neuf à écouter sur “One thing in a French day”!
Je vous retrouverai avec plaisir pour la formule habituelle dès que cela sera possible et en attendant je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année!
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La coiffure ne fait pas le guichetier
Author: Laetitia Wed, Dec 5, 2007
Vous connaissez le proverbe “l’habit de fait pas le moine” et bien, je viens de découvrir qu’une coiffure élaborée avec style et moulte gel ne fait pas non plus le guichetier de banque. Mon père en a fait la triste expérience ce matin. Je vous raconte cela.
J’avais demandé à mon père s’il pouvait passer à la banque pour moi. J’avais un chéquier à retirer, un chèque à déposer et je devais faire tamponner mon avis d’imposition pour un livret spécial.
Mon père s’est rendu ce matin à mon agence où il a été accueilli par un jeune guichetier plein d’assurance et à la coiffure “d’jeune” élaborée. Il lui a remis ma procuration pour le retrait du chéquier. - Ah, non, monsieur ce n’est pas possible car qui me dit que c’est bien votre fille qui a signé? En plus, il me faudrait sa carte d’identité.
Première intervention du collègue au guichet à côté du sien - Si, c’est bon, mais c’est la carte d’identité du monsieur que tu dois demander.
Ensuite, mon père présente mon avis d’imposition et la lettre de la banque demandant à ce que je le présente. - Je ne crois pas que sois habilité pour ça, monsieur. Il va falloir voir un conseiller clientèle.
Deuxième intervention du collègue. - Si, tu es habilité. - Mais, je ne sais pas quoi faire! - Il faut que tu tamponnes l’avis, que tu le photocopies et que tu inscrives sur la copie “conforme à l’original, pour le maintien du livret”.
Puis, s’adressant à mon père, le jeune guichetier lui dit : - Dans ce cas, monsieur, il me faudrait l’original.
Troisième intervention du collègue. - Mais, c’est l’original que tu as entre les mains! - Ah, oui! Au fait, comment tu écris “maintien”? - M-a-i-n-t-i-e-n. Eh, mais c’est sur la photocopie que tu dois écrire cela, pas sur l’original!
Mon père était mort de rire en me racontant tout ça et moi en l’écoutant. Mais, c’est triste quand même... en plus, le jeune homme ne s’est pas excusé une seule fois.
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Goûter entre amis
Author: Laetitia Tue, Dec 4, 2007
Dimanche, mon mari et moi avions invité nos amis à goûter pour tous les voir avant de disparaître dans les couches pour quelques temps!
Les premiers invités à arriver furent nos amis Canadiens, Trevor et Natasha. J’étais très heureuse de les voir parce que cela faisait une éternité que nous n’avions pas eu l’occasion d’être ensemble.
Ensuite, mes parents sont arrivés, puis Jacques (avec un pot de confiture faite maison!), Michelle et Haroldo, Caroline, son mari et leurs deux petites filles et enfin Sylvie, Guillaume et leurs jumeaux Inès et Yann.
A chaque coup de sonnette ma petite fille se précipitait à la porte toute surprise de voir autant de monde arriver à la maison.
Nous avons pris notre goûter soit du gâteau au chocolat (merci à Caroline et à sa fille Mathilde), de la brioche et des biscuits, en discutant de choses et d’autres.
Mon mari a proposé à nos invités des boissons et ce qui a été le plus demandé fût non pas du café, mais du thé! J’étais un peu surprise, voilà, les Français au goûter boivent du thé comme les Anglais!
Par contre, nous avons complètement oublié de proposer du cidre alors que mon mari et moi en avions parlé la veille. - Il y a combien de bouteilles de cidre dans le frigo? - Une seule. - Ce n’est pas assez. - Je vais en remonter de la cave. Puis, plus tard. - Tu as remonté le cidre? - Oui, j’ai mis quatre bouteilles au frigo. ça devrait suffire.
En début de soirée, nos invités nous ont quitté et j’étais très contente de cette petite fête qui m’a donné plein d’énergie.
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Une petite phrase de Proust
Author: Laetitia Thu, Nov 29, 2007
Allez, j’espère que ce titre ne vous fait pas peur! Vous savez que Marcel Proust est un auteurs que j’aime beaucoup et que je relis souvent entre deux autres livres. Je l’ai découvert tardivement parce que je ne l’ai pas étudié au lycée et parce qu’il a la réputation d’écrire des phrases à rallonge où l’on perd rapidement le fil. J’ai tout naturellement pensé que ce n’était pas un auteur pour moi. Mais, en fait, je l’adore! Je l’ai découvert grâce l’adaptation en bande dessinée qu’en a fait Stéphane Heuet.
Quand je lis “A la recherche du temps perdu”, le soir, j’ai une petite habitude de lecture. Je m’arrête toujours sur une phrase qui me plaît particulièrement. Je la relis plusieurs fois et j’éteins la lumière. Dans le noir, j’y pense encore, je m’en émerveille et finalement je m’endors sans m’en rendre compte.
En ce moment, je relis le tome II, “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” (le titre est déjà tellement beau, je trouve).
Hier soir, j’ai arrêté ma lecture, page 330 de l’édition Folio Classique. Voici quelle était la phrase qui a retenu mon attention.
- C’est tout de même effrayant, le monde, me dit Saint-Loup à l’oreille. Préférer Racine à Victor, c’est quand même quelque chose d’énorme!” Il était sincèrement attristé des paroles de son oncle, mais le plaisir de dire “quand même” et surtout “énorme” le consolait.
Cette phrase me fait tellement penser aux personnes qui ont des tics de langage et si vous saviez combien “énorme” fait un retour en force depuis quelques temps!
A propos, “Victor” dans cette phrase fait référence à Victor Hugo!
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Ma valise n'est pas prĂȘte
Author: Laetitia Wed, Nov 28, 2007
Ce matin, je suis passée à la pharmacie pour acheter un tube de granules d’Arnica et j’en ai profité pour présenter au pharmacien ma nouvelle carte de mutuelle. Il a ainsi pu mettre à jour mon dossier.
- Oh, mais vous accouchez bientôt! me dit le pharmacien en regardant son écran d’ordinateur. (Il est vrai que mon ventre ne peut pas donner ce genre de détails). - Oui, dans deux semaines, lui ai-je répondu en me faisant la réflexion que les ordinateurs étaient bien indiscrets. - Vous savez que ça peut arriver d’un jour à l’autre. - Oui, mais je suis confiante. Je crois que j’irai jusqu’au terme de ma grossesse. - Votre valise est prête? m’a alors demandé le pharmacien. - Euh, non, pas concrètement... mais j’ai tout ce qu’il me faut.
Je suis rentrée à la maison avec la ferme intention de préparer ma valise. C’est vrai qu’il faut que je la prépare... J’ai sorti de mon dossier la liste que l’on m’a remise à la maternité. J’ai tout, en effet, pour moi et aussi pour le bébé : bodys, pyjamas, douillette, brassières, bonnet, des petites chaussettes, des moufles, un doudou, un paquet de couches, etc.
Ah, les brassières ou petits gilets ont leur petite histoire. Elles m’ont été offertes lorsqu’à douze ans j’ai séjourné dans une famille anglaise pour améliorer mon anglais. La famille avait un bébé et une grand-mère qui tricotait beaucoup. La grand-mère m’avait offert plusieurs brassières pour habiller la poupée qui ne me quittait jamais pour dormir. Je les ai gardées précieusement. Elles sont magnifiques encore aujourd’hui et je suis très heureuse qu’elles puissent servir à mes bébés.
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Au supermarché
Author: Laetitia Tue, Nov 27, 2007
Aujourd’hui, mon père m’a emmenée faire des courses au supermarché. Il me manquait plein de choses à la maison. Nous sommes allés chez Carrefour, c’est à dix minutes en voiture. C’est plus un hypermarché qu’un supermarché, bref, c’est aussi ce que nous appelons une “grande surface”.
Après avoir garé la voiture dans le parking souterrain, nous avons pris une chariot. Ma petite fille aime bien être assise en hauteur, dans le petit siège qui se déplie à l’avant du chariot.
En entrant dans le magasin, j’ai pris la liste de courses que j’avais préparée. Nous avons commencé notre périple dans les rayons. J’ai essayé de ne pas trop m’arrêter là où ce n’était pas prévu, c’est comme ça qu’on perd du temps et puis je me fatigue rapidement maintenant.
Bien sûr, j’ai commencé par acheter quelque chose qui n’était pas sur la liste : des quenelles fraîches! J’adore cette spécialité lyonnaise et les quenelles de la marque “Reflets de France” (une marque de produits régionaux) sont bonnes.
Ensuite, j’ai été très sérieuse en suivant scrupuleusement ma liste : de la farine, des œufs, du sucre, de l’eau minérale, des petits pots bio pour ma fille, des petits suisses, des yaourts, des petits pains grillés, des pâtes au curry (délicieuses), de la sauce tomate, des sacs poubelles, etc.
Mon caddie plein, nous nous sommes dirigés vers les caisses. Oh là là, peu de caisses étaient ouvertes et il y avait la queue partout. Heureusement, j’ai pensé à regarder s’il y avait une caisse pour femmes enceintes. Et c’était le cas. Ainsi, nous sommes passés très rapidement.
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L'Instinct
Author: Laetitia Thu, Nov 22, 2007
Notre amie Gabriella nous a fait l’année dernière un très beau cadeau de Noël : un coffret contenant un chèque cadeau pour un repas pour deux à choisir dans une liste de 20 restaurants gastronomiques sélectionnés. Nous avons profité hier soir de notre beau cadeau en nous rendant à L’Instinct un restaurant La Garenne-Colombes, seulement vingt minutes à pieds de chez nous.
Hum, un grand merci à Gabriella car ce fût une soirée divine!
J’ai apprécié l’ambiance du restaurant, son cadre calme, la disposition des tables. La salle était faiblement éclairée et un photophore déposé sur chaque table rendait encore l’atmosphère plus intime.
On nous a offert un verre Côtes de Gascogne blanc en apéritif. Je n’ai fait qu’y tremper les lèvres, mais suffisamment pour en apprécier le parfum délicat et les arômes.
Le service était impeccable et plein d’attention. Voici quel a été notre menu. En entrée, pour mon mari un velouté de potiron aux huîtres et pour moi un œuf mollet sur un lit de lentilles tièdes. En plat principal, nous avons pris tous les deux la même chose : des gambas sautées au curry avec une ratatouille niçoise... fondante. En dessert, mon mari a choisi des lamelles de fromage de brebis accompagnées de confiture de cerises noires et j’ai été plus gourmande avec un moelleux au chocolat. On nous a ensuite servi un café pour mon mari (très bon) et pour moi une infusion, accompagnées de petites douceurs : madeleines et amandes au chocolat.
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Un tour au marché
Author: Laetitia Wed, Nov 21, 2007
Ce matin, accompagnée de ma petite fille, je suis allée faire un tour au marché. Il a lieu deux fois par semaine près de chez moi : le samedi matin et le mercredi matin.
En fait, j’y vais surtout pour le producteur qui vend ses fruits et légumes. Je dis “le producteur”, mais il s’agit d’une famille complète : le père et la mère très âgés, la fille (une bonne quarantaine souriante) et le fils (il a un regard, on ne sait jamais ce qu’il pense). C’est avec la fille que je suis le plus “copine”.
D’habitude, c’est mon mari qui va au marché, le samedi matin, mais samedi il n’a pas pu s’y rendre. C’est la raison pour laquelle je m’y suis rendue ce matin. J’avais trop envie de leur betteraves. Elles sont délicieuses. Et en ce moment, c’est la saison des endives, les leurs sont croquantes et ont un bon goût. Nous les mangeons en salade tout simplement avec quelques cerneaux de noix (du même producteur!) et quelques dés de Comté. J’ai également acheté de la mâche, une salade que j’adore et qui, vous l’aurez deviné, est délicieuse!
Et puis, parce qu’on ne peut pas se nourrir que de crudités, j’ai acheté un bon kilo de potiron pour en faire de la soupe. Miam! Je vais me régaler! Au retour, je suis passée chez le fromager refaire une petite provision de Murol pour ma fille. Le fromager n’en revient pas que j’en achète si souvent.
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Insomnie culinaire
Author: Laetitia Tue, Nov 20, 2007
Cela doit être dû à la grossesse, mais en ce moment je souffre d’insomnie entre 5 heures et 7 heures du matin. Cela m’est arrivé encore ce matin, mais cette fois mon insomnie a pris un tour, disons, culinaire.
Cela a commencé quand j’ai réalisé que j’avais faim, j’ai pensé que je pourrais me lever et manger une ou deux tranches de pain recouverte de la délicieuse confiture que m’a offerte mon voisin Jacques. Il s’agit d’une confiture faite maison aux fruits rouges : mûres, groseilles, framboises, cerises, je crois. Puis, je me suis dit que ce ne serait pas raisonnable, qu’il valait mieux attendre le petit-déjeuner. Mais mon esprit a commencé à penser à d’autres bonnes choses. C’est bientôt mon anniversaire, quel gâteau allais-je avoir : un moka? Un gâteau noix-noisettes? Une forêt noire? Un Paris-Brest?
C’est bientôt Noël également... hum, des boudins blancs pour le réveillon, accompagnés d’une compote de pommes en morceaux et d’une légère salade verte... des canapés au saumon sauvage, du jambon de Parme... un consommé de cerfeuil aux ravioles de Roman... et le jour de Noël de la pintade aux marrons et en dessert de la bûche au chocolat. Oh là là, vite, que Noël arrive vite!
Et puis, après l’accouchement, pour reprendre des forces, je pourrais demander à mes parents de me préparer un pot-au-feu ou encore de la blanquette de veau, de la palette aux lentilles!
Et puis, tout à coup, j’ai eu envie de gaufres! Hum, de délicieuses gaufres chaudes, moelleuses et croustillantes à la fois comme doivent être celles de Bergamotte, vous savez la blogueuse qui adore les desserts. Heureusement, j’ai fini par me rendormir!
Les gaufres de Bergamotte : http://bergablogue.blogspot.com/2006/11/les-gaufres-boulangres-les-canels.html
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Le Paris-Brest de Sarah Wiener
Author: Laetitia Thu, Nov 15, 2007
Aujourd’hui, mon père m’a gentiment emmenée faire quelques courses. Pendant le trajet en voiture (eh, c’est la grève des transports en France!) je lui ai demandé si lui et ma mère avaient regardé le dernier épisode des aventures culinaires de Sarah Wiener.
- Oui, nous l’avons même regardé deux fois!
“Les aventures culinaires de Sarah Wiener” est une émission d’Arte, la chaîne franco-allemande, la super chaîne franco-allemande devrais-je dire, qui nous propose toujours des émissions originales.
Dans cette émission, on suit la restauratrice berlinoise Sarah Wiener dans un tour de France culinaire. Chaque émission est l’occasion d’une recette typique que Sarah réalisera avec un chef reconnu.
J’ai souvent regardé l’émission ces derniers temps, ça m’inspirait davantage que “Plus belle la vie”, un peu trop glauque à mon goût en ce moment.
Et dans le dernier épisode, Sarah était à Paris, chez une pâtissière renommée pour ses Paris-Brest et ses éclairs. Le Paris-Brest est un gâteau dont je vous ai déjà parlé, une pâte à chou en forme de cercle fourrée de crème au praliné, mais que je n’ai jamais réalisé. Oh, mais maintenant que je sais comment on le fait et que j’ai trouvé la recette en ligne sur le site d’Arte... je me demande, si le week-end prochain... non, ce ne serait pas raisonnable. Trop de fatigue tout ça! Il vaudrait mieux que je l’achète directement chez la pâtissière en question. Peut-être que mon père m’emmènera en voiture? Après tout, le grand fan du Paris-Brest, c’est lui!
Le site de l’émission de Sarah Wiener : http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Sarah-Wiener/1428122.html L’origine du Paris-Brest : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris-brest
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Agent Laetitia en mission secrĂšte
Author: Laetitia Wed, Nov 14, 2007
Ce matin, mon téléphone portable a sonné. Mon contact, Caroline, m’a donné les instructions pour la mission qui allait m’être confiée. Je vous rapporte notre conversation.
- Laetitia, c’est Caroline, ça va? - Oui, ça va. - Tu es chez toi? En fait, je t’appelle pour urgence... - Oui, je suis chez moi. Qu’est-ce qui se passe? - Ben, ce matin, en partant, j’ai enfermé ma femme de ménage chez moi sans faire exprès et elle n’a pas les clés. - C’est pas vrai? - Si... - Okay, je prends tes clés et je vais la délivrer. - Merci. Je vais la prévenir que tu arrives.
Pas question de réaliser une mission périlleuse comme celle-là sans ma fidèle coéquipière, Micaela, bientôt deux ans.
J’ai donc pris le double des clés de Caroline, qui est en permanence chez moi, et Micaela et moi sommes sorties incognito pour nous rendre dans le bâtiment voisin du nôtre, là où se trouve l’appartement de Caroline.
Je vous rassure, tout s’est bien passé. Nous avons pris l’ascenseur et nous avons libéré la cible d’un seul coup de clé. La cible, ravie de nous voir nous a accueillies en héroïnes!
Le traumatisme ayant été léger, je pense qu’aucune cellule psychologique ne sera nécessaire. Mission réussie!
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Consultation d'anesthésie
Author: Laetitia Tue, Nov 13, 2007
Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à l’hôpital pour la consultation d’anesthésie. C’est un rendez-vous avant l’accouchement avec un médecin anesthésiste qui vous informe des différents modes d’anesthésie, des risques, des inconvénients comme des avantages. C’est aussi l’occasion de faire un nouveau bilan sanguin.
Cette fois, je n’ai pas eu droit à un cours magistral sur la péridurale, comme la dernière fois. La femme médecin qui m’a reçue (avec une demi heure de retard et sans excuses), était tout en sourire et davantage préoccupée par comment ma fille prenait l’arrivée de sa petite sœur. Une visite à l’hôpital c’est aussi un grand moment d’administration! Avant toute consultation, il faut se rendre “à la caisse”. Dans une grande salle d’attente, on prend un numéro à un distributeur et on attend que l’écran l’affiche et nous indique à quel guichet nous rendre. Là, on est reçu derrière une vitre par un ou une employée qui prend votre Carte Vitale et clique plein de choses sur son ordinateur avant de vous remettre une feuille à remettre à la consultation.
Après la caisse, je me suis rendue au secrétariat de la consultation d’anesthésie à l’autre bout de l’hôpital. J’étais en avance, il n’y avait personne. J’ai attendu une bonne vingtaine de minutes. Puis une employée est arrivée, m’a remis des papiers à lire sur l’anesthésie, je lui ai remis le papier de la caisse et nous avons rempli ensemble un questionnaire.
Encore 30 minutes d’attente et enfin la femme médecin m’a reçue. Entre le moment où je suis arrivée à l’hôpital et le moment où j’en suis partie, deux heures s’étaient écoulées.
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StĂŒbli
Author: Laetitia Thu, Nov 8, 2007
Pour l’anniversaire de mon amie Gabriella, je l’ai invitée cet après-midi à goûter au Stübli, la fameuse pâtisserie allemande rue Poncelet dans le 17e. C’est à deux pas des Ternes. La rue Poncelet est une rue très commerçante et c’est agréable de s’y promener.
Nous sommes aussi gourmandes l’une que l’autre alors c’est normal que nous aimions cet endroit qui propose de délicieux gâteaux. Et puis, cela nous rappelle l’un de nos voyages, en 1995, où nous avions été en Autriche, en Allemagne et en Hongrie et où nous avions mangé chaque jour un gâteau dans une pâtisserie différente!
Une fois confortablement installées à notre table, Gabriella et moi avons sérieusement étudié la carte. C’est toujours un moment cruel car il faut faire un choix!
Gabriella est dans une période “cheesecake” depuis qu’elle a goûté un délicieux gâteau à la ricotta dans un petit restaurant de Matera, cet été, en Italie. Elle a donc choisi un gâteau au fromage frais.
De mon côté, avec ma grossesse, je ne peux pas manger de fruits, même cuits, cela me donne mal au cœur. Mon choix était donc restreint. De plus, j’avais très envie de boire un chocolat viennois alors si j’avais pris une forêt noire, par exemple, j’aurais eu peur que cela fasse trop. Je me suis finalement décidé pour un gâteau à la noisette.
Hum, nous n’avons pas été déçues! En quittant la pâtisserie-salon de thé, j’avais déjà hâte de revenir!
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Promenade au parc de Saint-Cloud
Author: Laetitia Wed, Nov 7, 2007
La forêt la plus proche de chez moi est le parc de Saint-Cloud, c’est à vingt minutes en voiture et c’est là que nous sommes allés nous promener ce matin, ma fille, mon père et moi.
Cela faisait une éternité que je n’y étais pas allée et cette promenade dans les bois m’a fait grandement plaisir, ainsi qu’à ma fille. Nous avons d’abord descendu une grande allée. Ma fille avait emmené sa petite poussette et elle promenait son doudou.
Nous avons joué avec les feuilles en les poussant avec nos pieds. Nous avons ramassé quelques beaux marrons bien brillants. Il y avait très peu de monde car il était de bonne heure et aussi parce que ce sont les vacances scolaires et que beaucoup de parisiens sont partis. Finalement, nous sommes arrivés à une sorte de place avec un étang et un restaurant chic. Sur notre gauche, les arbres étaient comme posés sur une moquette d’herbe. C’est la photo qui illustre ce podcast.
Quand tout à coup, une nonne est apparue au milieu des arbres. Une nonne du passé dans une grande robe noire qui lui descendait jusqu’aux pieds. Elle portait une élégante coiffe qui cachait en partie son front. Elle lisait un grand livre bleu en marchant.
C’était très joli cette religieuse au milieu des arbres, et intemporel aussi.
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Prix littéraires
Author: Laetitia Tue, Nov 6, 2007
Hier midi, j’étais dans ma cuisine en train de me préparer à déjeuner et j’écoutais à la radio, l’émission Tout arrive sur France Culture. L’émission ne me plaît pas toujours mais au moins on y parle de choses culturelles variées (livres, expos, théâtre, opéra, photos, etc) et les invités sont souvent intéressants. Bref, ça change des infos et des émissions formatées avec des interviews peu approfondis.
Hier, donc, l’équipe de Tout arrive avait envoyé quelques collègues attendre les résultats des prix Goncourt et Renaudot. C’est un véritable événement ici en France, surtout le Goncourt.
Les résultats ont été annoncés vers 13 heures par un homme, assez rapidement. Le prix Goncourt a été attribué à l’auteur Gilles Leroy pour son livre “Alabama song”.
Les chroniqueurs de “Tout arrive” étaient consternés, c’était amusant à écouter. Apparemment le livre n’était pas apprécié et même carrément décrié. D’après l’un d’eux cela faisait même longtemps qu’on n’était pas tombé si bas. Les réactions à l’annonce du prix Renaudot étaient encore plus amusantes car le prix remis à Daniel Pennac a encore davantage consterné. Si vous avez envie d’entendre des critiques littéraires remontés contre les prix littéraires, je vous mets un lien vers le site web de France Culture. Vous pourrez y écouter l’émission en question.
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La folie du Murol
Author: Laetitia Thu, Nov 1, 2007
Aujourd’hui, comme tous les midis, j’ai proposé à ma fille du fromage. Elle ne digère pas le lait, ni les yaourts, c’est donc sa seule source de calcium depuis que je ne l’allaite plus. Elle a toujours le choix entre deux ou trois fromages. En général, du Comté ou du fromage de chèvre.
Il y a deux semaines, j’ai pris chez le fromager du Murol parce que c’est un fromage au lait pasteurisé et que c’est plus sûr pour les femmes enceintes que le lait cru. C’est un fromage que j’aimais bien quand j’étais petite. Il a un goût tout doux, mais ce qui est particulier c’est surtout sa forme et sa couleur. Il est rond et orange avec un trou au milieu. Le fromager la vend par moitié.
Je l’ai fait goûter à ma petite fille et elle a au fil des jours oublié les autres fromages. Aujourd’hui, l’air de rien, je lui ai seulement proposé du Comté. - Non! Je lui ai montré le fromage de chèvre, un Charolais du Beaujolais. - Non! J’ai finalement déballé le Murol. - Ouiiiiiii!
Bref, c’est la folie du Murol à la maison! Mais qu’est-ce que je vais manger, moi si mon bébé dévore le Murol?
http://www.univers-fromages.com/encyclopedie-fromage-detail.php?fromage=72
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Une journée à la maison
Author: Laetitia Wed, Oct 31, 2007
Ce matin, gros coup de flemme, je n’ai pas eu envie de sortir. J’ai fait du rangement parce que je ne sais pas rester inactive. Vers 11 heures ma petite fille a commencé à grogner. - Tu as faim? Tu veux manger? lui ai-je demandé. - Oui, m’a-t-elle répondu.
Avec le changement d’heure (nous sommes à l’heure d’hiver depuis dimanche), je ne me suis pas étonnée qu’elle ait faim de bonne heure. Nous avons donc déjeuné et je l’ai couchée pour la sieste comme tous les midis. Et c’est en la couchant que j’ai réalisé qu’il n’était pas onze heures et demi, mais dix heures et demi du matin! J’avais regardé un réveil qui n’était pas à la bonne heure avant le déjeuner. Moi qui avais l’impression de m’être activée toute la matinée et il restait encore une heure et demi avant midi! Incroyable! Cela m’ a tellement secouée que je suis moi aussi allée faire la sieste. Quand je me suis réveillée il était 13h30, j’avais donc dormi trois heures et ma fille dormait toujours... bizarre.
Elle a fini par se réveiller, bougon, les yeux brillants et les joues toutes rouges. Hum, j’ai pris sa température : 39°3. Oh là là, vite du paracétamol! Je crois que se sont des dents qui poussent...
Nous ne sommes pas sorties. Mon père est venu nous rendre visite et la journée est passée.
Donc, aujourd’hui, je n’ai rien fait.
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Berry's Berry
Author: Laetitia Tue, Oct 30, 2007
Cela faisait longtemps que j’avais envie d’aller chez Berry’s Berry. Je crois que j’avais découpé l’article dans Télérama sur ce magasin japonais de vêtements pour enfants l’année dernière! L’occasion s’est enfin présentée et je m’y suis rendu aujourd’hui.
Le magasin est situé rue des Quatre vents dans le 6e arrondissement. C’est à deux pas de la station Odéon. Depuis Saint-Lazare, c’est très simple. J’ai pris la ligne 14 jusqu’à Châtelet et de là la ligne 4 jusqu’à Odéon. La correspondance est courte entre les deux métros et les stations de la ligne 14 sont bien pourvues en escalators et asenceurs, c’est parfait dans mon état. Par contre, le grand escalier pour arriver sur le quai de la ligne 4... est raide! Hum, quel plaisir d’être à Paris quand même, même si le temps n’était pas parfait.
J’ai trouvé le magasin sans difficulté. Il est tout petit, mais bien rempli et tout est super mimi! La mode chez Berry’s Berry n’a rien à voir avec la mode actuelle en France : enfin de belles couleurs! J’avais envie de tout acheter, surtout que c’est très abordable.
La vendeuse, Rut, est charmante. Elle m’a bien expliqué le fonctionnement du magasin. Les arrivages se font chaque mois, je recevrai un mailing présentant les nouveautés et les articles ne sont pas suivis.
Mes achats terminés, j’ai marché jusqu’au Châtelet. C’était bien agréable.
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Heureux événement
Author: Laetitia Thu, Oct 25, 2007
Je crois qu’il est temps que je vous l’annonce : j’attends un heureux événement pour le mois de décembre! En d’autres termes, je suis enceinte. J’attendais d’être certaine que tout allait bien pour vous l’annoncer. La dernière échographie, celle des trente-deux semaines, a eu lieu la semaine dernière et tout va bien pour mon futur bébé.
Je suis suivie pour ma grossesse par un médecin ou une sage-femme de l’hôpital (en fonction des rendez-vous disponibles). J’ai choisi un hôpital public pour accoucher, le meilleur du département des Hauts-de-Seine selon les critiques des mamans. Et oui, je me suis servie d’Internet pour choisir ma maternité! En fait, c’est la même que celle pour mon premier accouchement.
C’est une maternité de niveau 1 c’est-à-dire une maternité pour les accouchements sans risques particuliers pour le bébé : je n’attends pas des jumeaux, je ne fais pas d’hypertension ou de diabète et mon bébé ne risque pas de naître prématurément. C’est une maternité où l’accouchement est confié à la sage-femme. Le docteur n’intervient qu’en cas de nécessité.
A côté des visites mensuelles à l’hôpital, je suis une préparation à l’accouchement auprès d’une sage-femme libérale. Il s’agit de réunions thématiques et d’exercices de yoga en groupe. C’est très sympa d’échanger avec les autres mamans. J’y vais une fois par semaine.
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J'ai de la chance
Author: Laetitia Wed, Oct 24, 2007
Aujourd’hui, c’était pour moi un jour à jouer au Loto. Je vais vous expliquer pourquoi. Ce matin, je suis allée faire des courses, le tour habituel : le boucher, le fromager, Monoprix. Pour me rendre jusque dans la rue commerçante, je passe au dessus d’une voie ferrée grandes lignes (par opposition aux voies de banlieue). Sur cette voie, il y a peu de trains qui circulent, enfin, j’en vois rarement.
Ma petite fille, comme beaucoup d’enfants, adore regarder les trains. Elle s’est redressée dans sa poussette dès qu’elle a aperçu la voie ferrée : - train, Maman, train!
J’étais en train de lui dire : tu sais ma chérie, il y a peu de chance que nous voyions un train sur ces voies quand, tout à coup, juste en dessous de nous deux trains grandes lignes se sont croisés! Incroyable! Ma petite fille en était saisie de bonheur et moi de stupéfaction.
Au retour des courses, encore plus incroyable, je trouve un billet de dix euros par terre. - Oh là là, mais c’est mon jour de chance!
C’est une bonne raison pour jouer au Loto, non?
En France, il y a un tirage le mercredi soir et un autre le samedi. Nous sommes mercredi, c’est parfait! Donc, dès que j’ai fini ce podcast, je me connecte au site de la Française des Jeux. On verra bien... je vais peut-être gagner la cagnotte!
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Week-end Ă la campagne
Author: Laetitia Tue, Oct 23, 2007
Quelques petits messages : d’abord pour vous remercier pour vos nombreux commentaires, en particulier Allan de Melbourne, plein de malice, qui me fait bien rire. Et aussi pour vous dire que le système des commentaires ne marche pas bien y compris sur mon propre ordinateur, je sais c’est un comble, et que je ne peux donc pas vous répondre. Je ne reçois plus non plus depuis quelques temps les adresses e-mails que vous laissez avec vos commentaires. Bref, je pense sérieusement à changer d’hébergeur!
Concernant la galère, l’expression est passée dans le langage courant grâce à Monsieur Molière. “Qu’allait-il donc faire dans cette galère?” est une réplique de la pièce “Les fourberies de Scapin”.
Week-end à la campagne
Le week-end dernier, mon mari, ma petite fille et moi avons passé un charmant week-end près de Reims chez la cousine de mon mari et son mari. Nous y sommes allés en train. Il y a une nouvelle ligne de TGV qui est en service depuis ce printemps vers l’Est de la France. Reims n’est plus qu’à quarante-cinq minutes de Paris. Strasbourg est seulement à deux heures et vingt minutes de Paris alors qu’il fallait auparavant au moins quatre heures (si mes souvenirs sont bons). Comme à chaque nouvelle ligne TGV, c’est une petite révolution.
Nous avons passé un week-end familial où nos filles respectives (deux et presque trois ans) ont fait connaissance et ont bien joué ensemble. Samedi après-midi, nous sommes allés nous promener en forêt. Samedi soir, nous avons regardé la finale de la coupe du monde de rugby. Dimanche matin, nous sommes allés “à la cueillette”. Il s’agit d’un potager géant où l’on cueille ses légumes et ses fruits. Nous nous sommes promenés au milieu des pommiers et avons cueilli de quoi nous préparer une belle tarte aux pommes.
Nous avons déjeuné puis nos filles sont allées faire la sieste pendant que la cousine de mon mari et moi-même avons préparé la tarte. Nos maris, eux, ont joué à la pétanque... sur ordinateur!
Le temps de goûter et il était déjà l’heure de repartir. Mais nous reviendrons.
http://perso.orange.fr/rene.ernst/Maitres_Valets/Moliere_Scapin_II_7.htm
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Jour de grĂšve
Author: Laetitia Fri, Oct 19, 2007
Aujourd’hui, c’est jour de grève dans les transports publics. Les syndicats ont appelé à la grève pour défendre les régimes de retraites spéciaux des agents des transports publics. Nicolas Sarkozy, notre nouveau président, souhaite que ces agents (qui cotisent 37,5 années avant de partir à la retraite) cotisent autant que les fonctionnaires soit 40 ans.
Alors, oui, la grève c’est embêtant parce que ce jour-là pour se rendre au travail, bonjour la galère! Comme aucun train n’était prévu à notre gare pour Saint-Lazare, mon mari, qui travaille dans le XVe arrondissement de Paris, est parti en voiture avec son chef. Son chef n’habite pas très loin de chez nous. Ils avaient rendez-vous à 7 h. Mon mari rentrera avec un collègue. J’espère que tout se sera bien passé.
Revenons à nos moutons, je vous disais que la grève c’est embêtant, mais d’un autre côté, ces personnes qui font aujourd’hui grève ont encore la possibilité de le faire ce qui n’est pas si courant que ça dans le secteur privé. Malheureusement, la grève est trop souvent le seul moyen pour se faire entendre. Combien de fois entend-on que les avancées sociales ont été faites grâce à la grève alors qu’il aurait été plus simple pour tout le monde de négocier avant d’en arriver là.
Vous l’aurez compris, je suis pour la grève même si elle m’embête parce qu’en réalité elle profite à tout le monde et que ce serait pire si on n’avait pas le droit de faire grève.
Allez, tous au piquet!
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Rideaux sur mesure
Author: Laetitia Thu, Oct 18, 2007
Oh là là, je suis lessivée. Je rentre de Paris où je suis allée commander des rideaux dans un fameux magasin de tissus et de décoration Boulevard Haussmann. Vous voyez lequel? près des Galeries Lafayettes.
J’avais choisi mes tissus, il a fallu ensuite que j’attrape une vendeuse. En fait un vendeur! Il était sympathique. Avant que je ne lui montre les tissus, nous nous sommes assis à un petit bureau pour noter toutes les mesures de mes rideaux, le style de confection, etc. J’avais tout bien préparé. Le vendeur s’est alors lancé dans des calculs complexes pour connaître le métrage de tissu nécessaire. Ensuite, nous sommes allés voir les tissus.
Malheureusement, pour l’un des deux tissus (car j’avais besoin de deux paires de rideaux) il ne restait plus que 7,50 mètres alors qu’il en fallait 8,10. - Je vais voir en réserve si nous en avons en stock, me dit alors le vendeur. Retournez vous asseoir au bureau! Il ne faudrait pas qu’on nous prenne notre place.
Résultat, le tissu n’était pas en réserve et impossible de le commander. Heureusement, j’ai pu rapidement faire un deuxième choix. Comble de malchance, il n’y en avait pas assez non plus et pas en réserve non plus. Mais, celui-là pouvait être commandé!
Pour la deuxième paire de rideaux, le tissu était disponible.
Nous sommes retournés au bureau pour remplir la paperasse. Vingt minutes pour remplir trois formulaires en quatre exemplaires! Deux formulaires de confection et un formulaire pour la commande du tissu. En plus, il faisait très chaud dans le magasin. Je commençais à vraiment en avoir assez. Le pauvre vendeur m’a dit “c’est compliqué chez nous!”.
Ensuite, je suis passée à la caisse, payer les tissus (la confection se paye à réception des rideaux). Bref, j’y ai passé une heure en tout! Quelle galère! Tiens, savez-vous d’où vient cette expression “quelle galère”?
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L'Everest pieds nus
Author: Laetitia Wed, Oct 17, 2007
Ce matin, je suis allée faire quelques courses et je suis, entre autre, passée chez le boucher.
Il m’a demandé si j’avais regardé “le” match. J’étais bien réveillée alors je n’ai pas dit “quel match?”. C’est alors qu’il me posait la question que j’ai remarqué que sa boutique était décorée de maillots de rugby et de ballons ovales.
Il faut dire qu’il en a été question de ce match de rugby France-Angleterre! Même ma mère a regardé! Moi, non, je travaillais sur mon ordinateur.
Bon, j’ai fait mon travail de cliente et je me suis intéressée au sujet.
- Mon mari a regardé le match. Il a dit que le jeu était complètement fermé. Mais ce que je ne comprends pas c’est comment on peut battre la Nouvelle-Zélande et ensuite se laisser battre par les Anglais. On dirait que quand c’est impossible, on y arrive et quand c’est un match à notre portée, il n’y a plus personne! - Oui, c’est exactement ce que je disais au fleuriste ce matin, on pourrait grimper l’Everest pieds nus et on se casse la figure sur une butte de sable. - Je crois qu’il ne faut pas être déçu. On n’a pas été bon. - Oui, vous avez raison. On ne doit pas être déçu.
Je me suis pas mal débrouillée pour une fille qui n’y connaît rien. Vous ne trouvez pas?
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Un petit mystÚre résolu
Author: Laetitia Thu, Oct 11, 2007
Dans mon escalier, au cinquième étage, vivent Madame L. et son mari. Madame L. est une femme d’une soixantaine d’années, toujours tirée à quatre épingles : coiffure parfaite, maquillage impeccable, tenue vestimentaire élégante. Madame L. est également très aimable et toujours souriante. Elle se renseigne toujours sur ma petite fille, ses progrès, si elle mange bien, si je fais bien attention à ne pas lui donner trop de sucreries, etc.
Rien de mystérieux jusque-là, me direz-vous. Mais, Madame L. est toujours en route pour la gare, un petit cartable noir à la main, lorsque je la croise. Je suis certaine qu’elle se rend à Paris.
Sans m’en rendre compte, j’ai commencé à me demander ce qu’elle pouvait bien faire à Paris et, aujourd’hui, j’ai su.
Nous nous sommes croisées à la cave, elle avait son petit cartable ouvert d’où sont tombés des papiers qu’elle a vite ramassés. - Cela devait bien arrivé, puisque mon cartable est ouvert! C’est mon cartable d’école, a-t-elle ajouté fièrement. - Vous allez à l’école? lui ai-je demandé. - Oui, à la Sorbonne, j’y vais chaque semaine, c’est passionnant. - Oh, je veux bien vous croire. - Allez, je vous laisse!
Et voilà, un petit mystère résolu.
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Un tour aux Quatre Temps
Author: Laetitia Wed, Oct 10, 2007
Cet après-midi, je suis allée faire un tour au centre commercial Les Quatre Temps de La Défense. C’est un grand centre commercial, c’était même le plus grand d’Europe à son ouverture dans les années quatre-vingt.
Pour m’y rendre, j’ai pris le train. La Défense n’est qu’à quatre minutes de ma gare.
En fait, j’y allais dans un but particulier : acheter quelques nouvelles affaires pour ma petite fille. J’ai parcouru plusieurs magasins, mais quelle déception! Je trouve la mode de cette année pour les petites filles vraiment déprimante. C’est la mode des petites blouses et des petit manteaux comme dans les années cinquante. Les couleurs sont tristes : violine, vieux rose, marron, gris. Ce sont des couleurs de mamies! Pas question que j’habille ma fille d’à peine deux ans comme si elle allait tourner dans une adaptation télévisée d’un épisode du commissaire Maigret!
Je suis donc rentrée à la maison les mains vides.
Cela faisait des mois que je n’étais pas allée aux Quatre Temps et une plongée de temps en temps dans l’univers de la consommation pure et dure ce n’est pas désagréable (à condition de ne pas en abuser, bien sûr).
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Bon Ă tirer - BAT
Author: Laetitia Tue, Oct 9, 2007
Aujourd’hui, j’ai reçu le bon à tirer de mon livre. Le bon à tirer est l’épreuve qui est envoyée par l’imprimeur. On peut y faire les dernières corrections ou bien l’envoyer sans correction. Il faut signer le document pour approbation et le renvoyer à l’imprimeur qui peut alors lancer la fabrication du livre. Ce document lui servira de repère pour son travail.
En fait, j’ai un peu pesté contre mon imprimeur car le coursier qui est venu livrer le bon à tirer n’avait pas le code de la résidence pour accéder chez moi, alors que je l’avais bien indiqué à l’imprimeur.
Le coursier a téléphoné, mais je n’ai pas pu décrocher à ce moment-là : j’étais en train de changer ma fille!
Finalement, le coursier a laissé un message et je l’ai rappelé. Il va repasser en fin d’après-midi.
Mais dans l’histoire, j’ai tout de même perdu vingt-quatre heures car si je l’avais reçu le matin, j’aurais pu le renvoyer aujourd’hui. La levée de la poste ayant déjà eu lieu, je suis contrainte de ne l’envoyer que demain matin... Voilà comment perdre vingt-quatre heures! Mais, je reste zen.
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La maison du miel
Author: Laetitia Thu, Oct 4, 2007
Aujourd’hui, j’ai vu mon amie Natasha et devinez où nous nous sommes retrouvées? Oui, chez Ladurée, rue Royale. J’ai été incroyablement raisonnable et j’ai simplement bu une tisane. Donc, pas de photo de pâtisserie aujourd’hui.
En rentrant vers Saint-Lazare, au lieu de prendre la rue Tronchet qui part de la place de la Madeleine et croise le boulevard Haussmann, nous avons emprunté la rue Vignon qui lui est presque parallèle en partant du boulevard de la Madeleine. C’est une petite rue bien sympathique avec de nombreuses boutiques... pour porte-monnaies bien remplis!
Mais, il y a une boutique que j’étais très contente de faire découvrir à mon amie : la maison du miel. C’est une très ancienne boutique qui date de 1905. Bien sûr, le magasin a été rénové depuis et il est même très agréable. On peut y déguster une quantité incroyable de miels différents et acheter des confiseries variées, du pain d’épices et autres gâteaux.
J’ai acheté du miel d’oranger pour ma petite fille car elle raffole du miel au petit-déjeuner et des bonbons au miel et à la réglisse pour moi. En fait, j’aime bien le miel, mais comme ça en dégustation à petites doses ou bien pour parfumer un gâteau. Je ne suis pas une véritable amatrice.
Par contre, mon amie Natasha adore le miel et elle a craqué pour un pot de miel de châtaignier et un pot de miel de caféier.
http://www.maisondumiel.com/page1.html
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Des impondérables
Author: Laetitia Wed, Oct 3, 2007
Vous souvenez-vous qu’au mois d’août j’avais envoyé un mailing à mes clients pour leur annoncer la parution de mon prochain ouvrage? J’avais annoncé la parution pour la fin septembre, en prenant soin de tenir compte d’une certaine marge. Il y a toujours des impondérables.
Oui, il y a toujours des impondérables! Je l’ai à nouveau vérifié. Cette fois le dieu des impondérables n’y est pas allé de main morte, il a carrément flingué l’ordinateur de mon père. Et c’est mon père qui réalisait la maquette du livre. Heureusement, mon père est prudent et il avait sauvegardé au fur et à mesure son travail sur une clé USB. Pas si grave donc, me direz-vous? Oui, mais comment fait-on pour terminer un livre sans ordinateur et quand on n’a pas prévu de s’en acheter un neuf?
Mon père est rentré à Paris et nous avons dû prendre une décision. L’autre problème qui était posé par l’achat d’un ordinateur neuf était que celui-ci ne nous aurait pas davantage permis de finir le livre. En effet, mon père travaille sur Mac OS9 qui n’est pas le système d’exploitation en cours sur les Mac.
Finalement, notre fournisseur, Jean-Marc, a proposé une solution à mon père : un ordinateur d’occasion, puissant et rapide, capable de fonctionner en système 9 et en système X. Exactement comme le mien.
Bref, tout s’est arrangé et ce matin, après quelques jours de travail avec mon père, j’ai pu faire partir le livre chez l’imprimeur. Je suis toute excitée et j’attends avec impatience de le recevoir. Surtout que mes clients commencent à s’impatienter.
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Chauffage or not chauffage?
Author: Laetitia Tue, Oct 2, 2007
Nous avions jusqu’à dimanche pour nous décider pour ou contre la remise en route du chauffage dans la résidence.
Ceux qui étaient pour la remise en route du chauffage devaient signer la feuille punaisée au tableau d’affichage en bas de l’escalier.
C’est vrai qu’il ne faisait pas très chaud dans les appartements ces derniers temps et je mentirais si je vous disais que cela ne me gênait pas du tout. Mais vous connaissez mon attachement à essayer de sauver la planète alors dès que je peux faire quelque chose pour elle et bien je le fais. Vivre deux semaines de plus dans un appartement à 17°7 en fait partie. Entre mettre un pull et relancer la chaudière, mon choix est tout fait. Bon, c’est vrai aussi que le linge ne séchait pas bien, mais au lieu de faire mes lessives à la suite les unes des autres en début de semaine et bien je les faisais un jour sur deux.
Bien sûr, ont signé la feuille pour la remise en route les mêmes que ceux qui l’avaient signée pour qu’on n’arrête pas le chauffage au mois de mai dernier.
Hier soir, premier octobre, le chauffage n’était pas en route et j’ai pensé naïvement que peu de personnes avaient signé pour la remise en route. Mais ce soir, j’ai découvert en posant ma main sur un radiateur qu’il était en route.
Vous savez quelle température il faisait dehors aujourd’hui? 22 degrés!
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Cuisine et terroirs
Author: Laetitia Thu, Sep 27, 2007
“Cuisine et Terroirs” est le nom du magazine de cuisine que j’achète tous les trimestres. Je l’aime bien parce qu’il y a des recettes appétissantes (bien sûr), mais également des reportages sur des restaurants ou des tables d’hôtes dans les régions et une belle sélection de vins à déguster avec les recettes.
Ces derniers jours, j’ai potassé fébrilement mes derniers numéros car ce soir nous avons des invités. Mon mari a invité deux collègues et leurs femmes à dîner. Ca fait très pompeux comme ça, mais c’est en fait un dîner tout à fait amical.
Ce qui m’embête dans les dîners ce sont toutes les allers et venues que l’on fait à la cuisine pour apporter les plats. On ne peut pas profiter de ses invités. Alors, j’ai décidé d’innover et de préparer plusieurs recettes à picorer qui constitueront le repas.
Voici donc le menu que j’ai choisi : - Consommé de cerfeuil aux ravioles (je vous en ai déjà parlé) - Friand de veau - Salades de pâtes aux courgettes et aux pignons - Clafoutis aux poireaux
J’espère que mon dîner sera réussi! Souhaitez-moi bon courage!
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Changements dans le quartier
Author: Laetitia Wed, Sep 26, 2007
Il y a eu pas mal de changements dans les commerces de mon quartier durant l’été. Entre autre la fermeture d’un Franprix pour travaux qui a réouvert aujourd’hui et que je suis allée visiter parce que je suis curieuse!
Il est certain que le magasin est désormais beaucoup mieux. Avant s’y rendre c’était un peu comme faire un voyage dans les années 80. Tout faisait très daté : du sol, à la petite barrière à l’entrée, l’éclairage pas assez puissant, etc. Bref, c’était assez glauque. Maintenant, c’est un magasin normal : moderne et lumineux.
J’en profite donc pour vous rendre compte des autres changements. D’abord, le marchand de journaux Pascal a fait faillite et a quitté son magasin. Il va me manquer. Un autre monsieur a repris le magasin, a fait des travaux tout l’été et l’a rouvert début septembre. Il a l’air sympathique aussi. Mon voisin Jacques, qui a discuté avec lui, m’a dit que ce monsieur tenait également un autre magasin de journaux dans un quartier tout proche du nôtre.
Enfin, je vous annonce que la coiffeuse qui tenait le salon de coiffure pour mamies a pris sa retraite. Son salon est devenu le cabinet d’un ostéopathe. Mais où est-ce que je vais aller me faire couper les cheveux maintenant?
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PremiĂšre sieste Ă la halte-garderie
Author: Laetitia Tue, Sep 25, 2007
Vous savez que ma petite fille va deux fois par semaine, le mardi après-midi et le vendredi matin, à la halte-garderie. Et cela depuis le 7 septembre. La rentrée a été un peu difficile pour elle et au début je ne la laissais qu’une heure le matin et une heure l’après-midi après la sieste.
Finalement, vendredi cela s’est tellement bien passé que les puéricultrices, après une mini réunion car elles prennent la chose très au sérieux, ont décidé d’essayer la sieste à la garderie. J’ai donc emmené ma fille ce midi à 13h15 après lui avoir longuement expliqué qu’elle allait “faire dodo à la garderie”, qu’elle y goûterait et qu’ensuite je viendrais la chercher.
Elle a un peu pleuré quand je l’ai laissée, mais au même moment elle a remarqué que les autres enfants jouaient avec des chevaux en plastique. Finalement, elle les a rejoint en pleurant prise entre son chagrin et son immense curiosité pour les chevaux.
Au moment où j’écris ce podcast, il est bientôt 16 heures et je n’ai pas eu d’appel de la garderie me demandant de venir chercher ma fille. C’est donc que tout doit bien se passer!
Cela me fait tout drôle d’être à la maison sans elle. Finalement, j’ai hâte d’aller la chercher.
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Brioche maison
Author: Laetitia Thu, Sep 20, 2007
Ah, ah, ça y est, j’ai préparé ma première brioche maison dans ma nouvelle machine à pain! Il me fallait une occasion et ma visite prévue cet après-midi chez mon amie Caroline était l’occasion parfaite.
Je m’y suis mise tout de suite après le petit-déjeuner car le programme “brioche” sur ma machine à pain est tout de même assez long : plus de 3h30 pour une brioche d’un kilo.
Les préparatifs étaient assez rapides. J’avais repéré une recette de “brioche légère” sur le site machine-a-pain.com. J’ai donc simplement suivi les instructions. En fait, quand on utilise une machine à pain, on ne réalise pas vraiment une recette. On dépose les ingrédients nécessaires à la recette dans un ordre bien précis dans le moule de la machine. On appuie sur quelques boutons et le tour est joué.
En fait, toute la difficulté consiste à adapter la recette à sa propre machine. En effet, chaque machine a son “taux d’humidité”. Il s’agit du rapport liquide/farine. Les recettes sont souvent données pour un taux d’humidité (TH) de 60 % alors que ma machine à pain a un taux de 65%. Je dois donc mettre un peu plus de liquide pour une même quantité de farine.
Pour ma première brioche tout s’est bien passé. Elle avait le même goût qu’une brioche de chez le boulanger et tout le monde chez Caroline s’est régalé!
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La dame du 22
Author: Laetitia Wed, Sep 19, 2007
Aujourd’hui, j’étais à Monoprix, en train de regarder la composition d’une purée de courgettes, quand une dame dit bonjour à mon bébé et commence à lui faire la conversation. - Tu es bien jolie toi! Oh, quel beau sourire tu me fais!
La dame me dit ensuite que j’avais une bien jolie petite fille. Cette dame, je la connaissais. Elle habitait l’immeuble en face de chez nous avant que nous ne déménagions. On se disait bonsoir lorsque par hasard nous fermions nos volets ensemble. J’ai toujours regretté d’être partie sans lui avoir dit au revoir. Depuis, je l’avais croisée plusieurs fois puisque nous habitons toujours le même quartier, mais je me rendais bien compte qu’elle ne me reconnaissait pas. Il faut dire qu’elle est assez âgée. C’était l’occasion de lui adresser la parole. - Madame, vous habitez rue Balzac, n’est-ce pas? - Oui... - J’ai habité en face de vous au 24 pendant 7 ans. Nous avons déménagé il y a trois ans. Nous sommes rue des Bruyères, maintenant.
Elle ne se souvenait pas de moi, mais elle était très heureuse que je lui parle et nous avons discuté cinq minutes. Elle m’a dit qu’elle habitait son appartement depuis juin 1972!
Nous nous sommes quittées et elle m’a demandé de lui dire bonjour la prochaine fois que je la croiserais car ça lui fera bien plaisir.
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Week-end Ă Lyon
Author: Laetitia Tue, Sep 18, 2007
Hier soir, je suis rentrée en train de Lyon. J’y ai passé trois jours chez mes beaux-parents qui habitent en proche banlieue lyonnaise. C’était un agréable week-end prolongé! Surtout que chez mes beaux-parents, qui sont Italiens, on mange très bien!
Voilà un petit aperçu culinaire de notre week-end : - samedi, de la focaccia. Il s’agit d’une pâte à pain cuite dans un moule rond, garnie de tomates et d’origan. On s’en découpe une part, on la recouvre d’une tranche de mortadelle et l’on mange avec les mains comme on le ferait pour une part de tarte. Hum, c’est très très bon! - dimanche c’est le jour de la pasta asciutta. De longues pâtes ondulées simplement à la sauce tomate au jus de viande et recouvertes de fromage de chèvre frais râpé. - Hier midi, le plat préféré de mon mari : des pâtes aux artichauts. Pour ce plat, ma belle-mère utilise des ditali qui sont comme des petits bouts de macaroni. Le plat est servi avec du pecorino râpé.
Nous avons aussi fait une promenade dans le vieux Lyon dimanche matin. Nous avons marché de Saint-Jean (une église), jusqu’à la place Bellecour où se trouve la statue de Louis XIV à cheval. Il faisait beau et chaud, c’était bien agréable. Beaucoup de magasins étaient ouverts. Je suis passée devant chez Giraudet dans l’espoir de pouvoir m’acheter quelques quenelles au brochet, mais, malheureusement, c’était fermé! Ce sera pour une autre fois.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Primatiale_Saint-Jean_de_Lyon http://www.lyon-passionnement.com/decouverte/lieux/bellecour/index.htm
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Rencontre avec Chapeau
Author: Laetitia Thu, Sep 13, 2007
Vous vous souvenez,il y a quelque temps, je vous ai parlé de mon boucher. Celui qui porte un chapeau et que j’ai d’ailleurs surnommé “Chapeau”. Vous vous souvenez certainement que je regrettais que Chapeau ait quitté sa boutique de banlieue pour celle qu’il venait d’ouvrir dans Paris. Je trouvais son remplaçant si peu aimable que je me demandais si j’allais continuer à y aller.
Et bien, aujourd’hui, en faisant des courses, j’ai rencontré Chapeau. Toujours aussi aimable et souriant. - Bonjour Madame, ça me fait plaisir de vous voir. Vous allez bien? - Oui, je vous remercie. Et vous? Je suis contente de vous voir. Vous nous manquez! - Moi, ça va mieux, mais je suis passé par des moments difficiles.
Et c’est ainsi que j’ai appris que Chapeau n’était plus propriétaire de sa boucherie, qu’il avait perdu ses magasins (en banlieue et à Paris), son nom et sa maison parce que ses investisseurs l’avaient mis à la porte (en résumé). J’étais atterrée. Chapeau est actuellement en procès avec ces investisseurs pour récupérer au moins son nom. Mais il est un homme de ressources et grâce à un ami il a pu reprendre une nouvelle affaire à Paris. Je lui ai promis de passer le voir bientôt!
Quand même, quelle histoire! Je n’en reviens toujours pas!
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Coupe du monde de rugby
Author: Laetitia Wed, Sep 12, 2007
Coupe du monde de rugby Vous le savez certainement, la Coupe du monde de rugby a lieu en ce moment en France. Aujourd’hui, ma sœur est passée nous voir et nous avons discuté du fait qu’on en parlait peu.
C’est vrai, l’événement est partout : à la télé, dans les médias, dans les bars qui sont décorés pour l’événement mais nous en parlons très peu entre nous. Il n’y a pas d’ambiance comme au moment de la dernière Coupe du monde de football en Allemagne.
Au bureau, ma sœur a essayé de motiver ses collègues, mais ces dernières ne savaient même pas que la Coupe avait lieu en France. Remarquez, elle-même ne s’intéresse au rugby que depuis qu’elle vit avec son copain complètement fou de rugby.
Mon mari aime aussi beaucoup le rugby, même s’il est davantage fan de foot. Il suit donc de près les matchs. Il était surpris en en discutant avec ses collègues de découvrir que certains ne connaissaient absolument pas les règles de ce sport.
Voilà selon lui la vraie raison de ce manque d’ambiance : les gens connaissent peu le rugby.
Et moi, là-dedans? Je regarderai certainement la finale.
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Sissi Impératrice
Author: Laetitia Tue, Sep 11, 2007
Hier, c’était l’anniversaire de la mort de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche. Elle a été assassinée le 10 septembre 1898 à Genève, en Suisse, par un anarchiste italien. Je vous raconte cela parce que comme beaucoup de petites filles françaises, j’ai adoré suivre les aventures de “Sissi” à la télé. Il n’y avait pas un Noël sans que l’on ne nous repasse les quatre films qui ont fait le succès de l’actrice Romy Schneider. J’ai encore l’article du magazine télé qui m’a révélé que Sissi avait été une vraie personne. Je pensais jusqu’à lors qu’il s’agissait simplement d’un personnage d’un conte de princesse. A partir de ce moment-là, j’ai lu beaucoup de livres sur la véritable impératrice qui était un personnage fascinant. A dix-huit ans je me suis rendue à Genève le jour anniversaire de sa mort et j’ai cherché la plaque qui indiquait le lieu de l’assassinat au bord du lac de Genève. Je l’ai trouvée. Il y avait une rose accrochée à la plaque. J’ai appris plus tard qu’une rose était déposée à chaque anniversaire de sa mort, mais que personne ne savait qui la déposait. Ce jour-là, un pétale était tombé, je l’ai ramassé et aujourd’hui encore il est précieusement rangé dans mon portefeuille. C’est mon souvenir de ce voyage à Genève, de cette Impératrice qui m’a tant fait rêver, qui m’a fait voyager, qui m’a permis des rencontres et qui m’a fait grandir.
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Flan monastique
Author: Laetitia Tue, Sep 11, 2007
Flan monastique
Aujourd’hui, j’ai fait un peu de rangement dans les placards de ma cuisine. Il faut bien de temps en temps mettre un peu d’ordre et puis c’est l’occasion de se rendre compte qu’il nous reste encore un paquet de farine bien planqué alors que justement on allait en acheter un nouveau.
Effectivement, il me restait encore un paquet de farine. Mais j’ai également fait une autre découverte : un sachet de préparation pour flan que j’avais acheté l’année dernière à la campagne, chez mon amie Michelle, dans une toute petite épicerie miraculeuse qui vendait des tas de produits originaux.
L’originalité de cette préparation pour flan est qu’il s’agit d’une préparation élaborée par les sœurs Cisterciennes de l’Abbaye de la Coudre! Ce flan “Véritable Trappe” (cela ne s’invente pas) est “d’origine monastique garantie”. Ce n’est pas une blague! Je ne connaissais pas cette appellation, mais le logo “Monastic” au dos du sachet ne laisse aucun doute.
Bien sûr, j’ai préparé le flan pour m’en faire un dessert. Il suffisait de rajouter du lait à la préparation, de faire chauffer en remuant et ensuite de verser dans des ramequins et de laisser refroidir.
C’était très bon! Il n’en reste plus!
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Au parc
Author: Laetitia Wed, Sep 5, 2007
Aujourd’hui, je suis retournée au parc avec ma petite fille. Et après la mer, la plage, les balades à Ploumanach ou sur le port de Perros, cela m’a un peu démoralisée de me retrouver au milieu d’ une grande pelouse entre des immeubles de bureaux, des dizaines de poussettes poussées par des nounous, des enfants qui crient et courent partout. Pourtant, il est beau ce parc. Il y a des fleurs, des petites promenades, de belles pelouses, des arbres pour se mettre à l’ombre ou encore des bancs pour s’asseoir.
Ma petite fille a voulu jouer au ballon avec des petits garçons qui n’ont pas fait attention à elle. La pauvre courait derrière eux en criant “ba ba” pour “ballon”. Enfin, elle a eu l’air de bien s’amuser.
J’ai discuté cinq minutes avec une dame qui garde un petit garçon. Nous avons fait connaissance avant les vacances. Je me suis souvenue qu’elle était inquiète parce que le petit garçon qu’elle gardait ne marchait pas encore. - Et le petit garçon que vous gardez, il va bien? - Oui, ça y est il marche! Et très bien. Je l’ai revu hier matin. Je reprends mon poste demain. Oh, votre petite fille a bien grandi! - Merci.
Finalement, ma fille a trouvé un petit rebord pour s’asseoir et nous avons regardé les gens passer jusqu’au moment où elle m’a donné le signal du départ pour rentrer à la maison : allez! Maman! allez!
En passant au dessus de la voie ferrée, nous avons vu un train. Nous avons fait coucou et le conducteur du train a klaxonné en retour et nous a aussi fait coucou.
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Prise de sang
Author: Laetitia Tue, Sep 4, 2007
Prise de sang
Ce matin, je suis allée au laboratoire d’analyses pour une prise de sang.
Je suis arrivée à l’heure. J’ai remis mon ordonnance à la secrétaire qui m’a ensuite demandé ma carte Vitale. Ma carte Vitale lui a permis d’envoyer la feuille de soins directement à la Sécurité Sociale par télétransmission. Cela se passe exactement comme chez le pharmacien (je vous ai déjà raconté cela). Je n’ai payé au laboratoire que le différentiel entre le tarif des examens et la part remboursée par la Sécu. On appelle cela le “tiers payant”, le tiers étant ici la Sécurité Sociale.
La secrétaire a ensuite édité toute une série d’étiquettes à mon nom et m’a demandé d’attendre. Un monsieur est arrivé du couloir qui mène au laboratoire et m’a appelée. Il était d’un certain âge, je me suis dit qu’il devait avoir de la pratique et qu’il ne me ferait pas mal.
Il m’a emmenée dans une petite salle avec un fauteuil confortable dans lequel il m’a priée de m’asseoir. Il a collé les étiquettes sur toute une série de petit tube et a préparé la seringue. Brrr.
Ensuite, il m’a passé une gros élastique autour du bras et m’a demandé de serrer le poing. Je n’ai pas regardé, mais j’ai bien senti la piqûre. Cependant, c’était à peine commencé que c’était déjà fini! J’ai pu ouvrir le poing, il a mis un coton sur mon bras puis un sparadra. Et voilà!
J’aurai les résultats de mes examens dès demain matin!
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Une rentrée studieuse
Author: Laetitia Thu, Aug 30, 2007
Une rentrée studieuse
Aujourd’hui, c’était la rentrée pour mon amie Natasha et moi. Pas à l’école, non! simplement pour travailler. Et nous ne travaillons jamais aussi bien qu’autour d’une pâtisserie.
Nous nous sommes donc retrouvées chez Ladurée, rue Royale. C’est à deux pas de la Madeleine. C’est le salon de thé historique de la maison Ladurée, là où a commencé la fameuse ascension du macaron Ladurée.
L’endroit est beau, avec de jolies peintures au plafond, dans une ambiance très dix-neuvième siècle. On y verrait bien Marcel Proust venir y déguster quelques madeleines trempées dans une tasse de tilleul.
Cependant, c’est un endroit assez bruyant. Notre Ladurée préféré est celui de la rue Bonaparte, surtout la salle toute en tentures bleues à l’étage. Mais aujourd’hui, cela faisait un peu loin pour moi car je devais rentrer de bonne heure à la maison. C’est pour cela que nous sommes allées à celui de la rue Royale.
Le gâteau que j’ai pris est un carré au chocolat. Délicieux et parfait pour travailler dans de bonnes conditions. Natasha, elle, est une inconditionnelle du Saint-Honoré rose framboise.
Nous étions très heureuses de nous retrouver et nous avons bien travaillé! www.laduree.fr
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Take a look at my girlfriend
Author: Laetitia Wed, Aug 29, 2007
Aujourd’hui, je suis allée faire un tour dans un petit parc que j’aime bien à vingt minutes de chez moi. Ce parc s’appelle “La coulée verte” et tout comme “La coulée verte” de Paris, il s’agit d’un jardin aménagé sur le terrain d’une ancienne voie ferrée.
J’étais assise sur un banc, ma fille jouait tranquillement devant moi, et j’observais les gens dans le parc. Il y avait deux adolescents qui discutaient assis sur des marches. C’était une fille et un garçon avec l’air tout à fait mystérieux des adolescents qui ont des discussions hyper intenses. Je me demandais de quoi ils pouvaient bien parler.
A ce moment-là, ma fille me dit “Allez!” et me tendit la main pour partir. Nous sommes parties et en passant devant les adolescents, elle remarqua un joli caillou par terre et s’arrêta pour le ramasser. J’eus alors l’occasion d’entendre ce dont parlaient les ados. - Au départ, c’est une chanson des Supertramp. On l’a écouté tout l’été et, en fait, c’est une reprise. - Ah, bon, tu es sûre que c’est une reprise? - Oui. Même que les paroles sont exactement celles de la chanson originale. David non plus ne voulait pas me croire, mais j’ai cherché sur Internet. - Ah, ouais! - Ouais.
C’est donc cela une discussion hyper intense d’ados!
Je crois d’ailleurs savoir de quelle chanson il s’agit car elle n’arrête pas de passer à la radio en ce moment.
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Retour sur Paris
Author: Laetitia Tue, Aug 28, 2007
Le retour sur Paris Après un été en Bretagne, me voici rentrée sur Paris. Le voyage de retour en train a été, je dois dire, assez pénible. Il faisait chaud et ma petite fille a vite perdu patience. Aucun jeu ne l’intéressait plus de cinq minutes. Quand je l’ai fait goûter, elle a renversé sa compote sur son doudou (ce qui l’a bien fait rire) et nos voisins ont commencé à nous regarder avec des soupirs et des regards désapprobateurs.
En fait, la seule chose qui lui plaisait c’était de se promener dans les allées du train. Sur les quatre heures qu’ont duré notre voyage entre Lannion et Paris, j’ai bien dû passer une heure et demi debout à faire des allers-retours dans le train.
Cela m’a rappelé un exercice en cours de sciences physiques au collège sur la vitesse d’un voyageur qui se déplace dans un train lui-même en mouvement. C’est le genre d’exercice qui embrouille facilement l’esprit.
Finalement, passablement épuisée, j’ai passé la dernière heure du voyage avec un bébé en crise sur les genoux, assise sur un strapontin entre deux wagons. J’étais bien contente lorsque nous sommes arrivées à Paris! Et en même temps, c’était étrange. Quelques heures plus tôt je déjeunais encore face à la mer... combien de temps avant de la revoir, de la sentir ou de m’y baigner? Certainement une longue année.
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Eclair au chocolat : un comparatif
Author: Laetitia Thu, Aug 23, 2007
Eclair au chocolat : un comparatif
Câest ma derniĂšre semaine en Bretagne, je rentre samedi en rĂ©gion parisienne. Il y a quelque chose que jâavais envie de faire avant de partir : un comparatif entre les Ă©clairs au chocolat des deux grandes pĂątisseries de Perros.
Ce matin nous avons donc achetĂ© un Ă©clair chez chacune dâentre elles. Et ce midi, nous (mon pĂšre et moi) en avons mangĂ© une moitiĂ© chacun.
Auparavant, je les avais pesĂ©s. Lâun pesait 89 grammes et lâautre 135 grammes!
Comme vous le voyez sur la photo qui accompagne cet épisode, leurs aspects étaient également trÚs différents.
Dâailleurs, on peut dire quâils avaient le goĂ»t de leur aspect : le plus sombre avait un fort goĂ»t de chocolat, qui lâemportait dâailleurs sur la pĂąte Ă choux alors que le deuxiĂšme avait un bon goĂ»t de chocolat qui accompagnait tendrement la pĂąte Ă choux moelleuse.
Je crois que jâai prĂ©fĂ©rĂ© le plus clair des deux. Enfin, un argument de choc, le deuxiĂšme ne coĂ»tait que 1,70 euros contre 2,40 euros pour le premier.
Comme vous le voyez sur la photo, nous avons aussi pris un Paris-Brest, trĂšs trĂšs bon. Jâadore la crĂšme au beurre!
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La réponse de Teresa
Author: Laetitia Wed, Aug 22, 2007
La réponse de Teresa
Hier, mon mari a reçu la rĂ©ponse de Teresa Ă ma lettre traduite par le traducteur automatique en ligne. Jâai demandĂ© Ă mon mari de me renvoyer le courrier Ă Perros-Guirec car jâĂ©tais impatiente de lire la lettre de mon amie. Mais comme mon mari nâest pas bĂȘte il mâa proposĂ© une solution beaucoup plus rapide et Ă©conomique.
- Je pourrais te scanner la lettre et te lâenvoyer par e-mail!
- Câest une super idĂ©e!
Il faut dire quâen ce moment, mon mari est le roi du scanner. Il a entrepris de scanner toutes ses fiches de paye depuis quâil a commencĂ© Ă travailler! Les bulletins de paye sont tellement importants pour toucher sa retraite (ils sont la preuve que lâon a bien travaillĂ© en cas de litige avec les organismes de retraite).
Bref, moins dâune demi-heure aprĂšs le coup de tĂ©lĂ©phone de mon mari, je prenais connaissance de la lettre de Teresa directement sur lâĂ©cran de mon ordinateur. Elle mâavait renvoyĂ© les corrections de ma lettre âautomatique?. CâĂ©tait intĂ©ressant! Elle a trouvĂ© que la machine faisait des fautes que je faisais pas, mais que le ton de ma lettre Ă©tait plus personnel parce quâelle avait Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e en français. Je crois quâen attendant de reprendre des cours, je vais quand mĂȘme continuer Ă utiliser ce systĂšme...
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Au marché
Author: Laetitia Tue, Aug 21, 2007
Au marché
Vendredi dernier, je suis allĂ©e au marchĂ© toute seule avec ma petite fille. Jây suis allĂ©e Ă pieds bien sĂ»r car le centre ville nâest quâĂ une dizaine de minutes de lâappartement. Tous les marchands chez qui je suis allĂ©e ce matin-lĂ se sont Ă©tonnĂ©s de lâabsence de mon pĂšre.
- Ton pĂšre nâest pas lĂ , il est malade? mâa demandĂ© Marie-Françoise la marchande de confitures.
- Tiens, Michel a prĂ©fĂ©rĂ© rester au chaud aujourdâhui? mâa demandĂ© VĂ©ronique la marchande de lĂ©gumes Ă qui jâai achetĂ© un kilo de tomates, deux salades et deux artichauts.
- Ton pĂšre nâest pas venu aujourdâhui, a simplement constatĂ© Aude, la fille de Marie-Claire qui tient son stand pendant les vacances.
Et bien, non, il nâĂ©tait ni malade, ni restĂ© au chaud, il attendait une livraison. La livraison de son nouvel appareil photo car le sien est tombĂ© en panne. Il lâa commandĂ© sur Internet en Allemagne. Et comme câest les vacances lâexpĂ©dition a un peu tardĂ©. Jeudi, le site du transporteur a annoncĂ© la livraison pour le vendredi. Mon pĂšre Ă©tait excitĂ© comme une puce.
En rentrant du marché, tout de suite, je lui ai demandé si le livreur était passé.
- Non, mâa-t-il rĂ©pondu.
Dans lâaprĂšs-midi, le site Internet du transporteur indiquait que le livreur Ă©tait passĂ© mais que âle commerce? de mon pĂšre Ă©tait fermĂ©.
- Ah, dâaccord, a dit mon pĂšre, encore un livreur qui ne sâest pas donnĂ© la peine de venir.
Finalement, la livraison a eu lieu lundi matin et, à cause de ça, nous avons loupé le marché de Trégastel.
Tout le monde a dû se demander ce qui nous était arrivé!
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Neuf heures et quart
Author: Laetitia Thu, Aug 16, 2007
Neuf heures et quart
Ce matin, ma fille et moi avons failli mettre mon pĂšre en retard! Pour avoir le pain que mon pĂšre aime, il faut partir de la maison Ă neuf heures et quart. Avant, ce nâest pas la peine, la âcouronne? nâest pas encore sortie du four et aprĂšs on nâest pas certain quâil en reste.
Il sâagit dâun gros pain en forme de couronne que mon pĂšre achĂšte par morceau de un kilo, un kilo deux cents. Câest vrai quâil est bon et vous savez combien je suis difficile sur le chapitre du pain! Le pain est bien levĂ©, sa mie dâune belle couleur naturelle, et la croĂ»te dâune belle couleur sombre.
Ce matin, ma fille nous a rĂ©veillĂ© de bonne heure (comme dâhabitude) alors jâai pensĂ© que nous pourrions accompagner mon pĂšre (Ă pieds) jusquâĂ la boulangerie. Jâaime bien lâambiance de cette boulangerie avec sa petite patronne blonde toujours souriante entourĂ©e de ses vendeuses.
Ouf, bien que nous soyons partis un peu plus tard que dâhabitude, il restait encore du âbon pain?.
Mon pÚre en a profité pour féliciter la boulangÚre à propos du gùteau au chocolat de samedi.
- Merci! Vous savez, mon mari voulait arrĂȘter de le faire, mais je lui ai dit âtu es fou, pourquoi arrĂȘter ce gĂąteau que tout le monde trouve dĂ©licieux!?.
A peine sortis de la boutique, ma petite fille a rĂ©clamĂ© son petit bout de pain chaud : âpain, pain, pain?.
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Des enveloppes originales
Author: Laetitia Wed, Aug 15, 2007
Des enveloppes originales
Aujourdâhui, câest fĂ©riĂ© car nous sommes le 15 aoĂ»t. Câest une fĂȘte religieuse catholique qui cĂ©lĂšbre lâAssomption. Je ne peux pas vous en dire plus!
Pour moi, câest jour de mailing Ă fond! Je prĂ©pare un mailing destinĂ© Ă mes clients pour leur faire part de la parution dâun nouveau livre. Mes clients sont principalement des vignerons alors si je veux retenir un peu de leur attention, il faut que mon mailing leur parviennent avant le dĂ©but des vendanges qui ont lieu gĂ©nĂ©ralement courant septembre.
Lorsque je mâadresse Ă mes clients, jâaime bien leur envoyer un document soignĂ© et qui sâĂ©loigne le plus possible des publicitĂ©s courantes.
Ainsi, je fais attention au choix des enveloppes et mes envois sont affranchis avec des timbres de collection.
Cette fois, je suis trĂšs contente des enveloppes que jâai trouvĂ©es. Il sâagit dâenveloppes recyclĂ©es. Enfin, pas dans le sens chimique du terme, car elles sont fabriquĂ©es Ă partir de chutes de cartes gĂ©ographiques. On ouvre lâenveloppe et on dĂ©couvre un bout de carte. Je trouve ça super!
Allez, jây retourne!
www.direcktrecycling.net
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Repas de famille
Author: Laetitia Tue, Aug 14, 2007
Repas de famille
Samedi midi, nous avons reçu Ă dĂ©jeuner ma sĆur et de son ami. Son ami a de la famille Ă TrĂ©burden Ă quelques kilomĂštres de Perros-Guirec et lui et ma sĆur vont y passer une semaine de vacances.
Pour ce repas de famille, mon pĂšre avait mis les petits plats dans les grands. En entrĂ©e, des huĂźtres parce quâelles commencent enfin Ă redevenir claires (la saison de la reproduction se terminant). Ensuite, un plat quâil aime prĂ©parer : des crevettes Ă la sauce tomate avec son assaisonnement secret. Il a utilisĂ© trois kilos de tomates. Celles de VĂ©ronique du marchĂ© conviennent bien parce quâelles ne sont pas du tout acides, mais plutĂŽt sucrĂ©es. Pour lâassaisonnement, il y a des oignons, quelques Ă©pices indiennes et un peu de Tabasco, je crois. Enfin, mon pĂšre garde le secret. Lâimportant est de se rĂ©galer!
Les crevettes à la tomates étaient accompagnées de riz.
Nous avons mangé quelques lichettes de fromage de Marie-Claire. Mon pÚre entrepose les fromages dans un petit garde-manger sur le balcon. Ils continuent leur affinage face à la mer.
Ensuite, le dessert! Un merveilleux gĂąteau au chocolat achetĂ© Ă la boulangerie Ty Coz Ă Perros. Ce gĂąteau sâappelle âRĂȘve?. Il est composĂ© de couches de gĂ©noise lĂ©gĂšre recouvertes dâune crĂšme mousseuse au chocolat. Miam miam!
Bien sûr, nous avons bu du vin (enfin, toujours pas moi) acheté chez le caviste du port. Un blanc délicieux de Vendée.
Tout le monde sâest rĂ©galĂ©!
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Traducteur automatique
Author: Laetitia Thu, Aug 9, 2007
Traducteur automatique
Mon amie espagnole Teresa sâinquiĂ©tait de ne pas recevoir de mes nouvelles. Elle a tĂ©lĂ©phonĂ© il y a quelques jours Ă mon mari demandant que je lui Ă©crive rapidement. Il faut dire que jâai abusĂ©, cela fait plusieurs mois que je suis restĂ©e silencieuse.
En fait, câest quâĂ©crire en espagnol devient de plus en plus long et compliquĂ©. Câest normal car je ne pratique pas et plus les annĂ©es passent et moins je me souviens. Il y a quelques annĂ©es de cela, je prenais des cours dans une super Ă©cole Ă Paris pour maintenir mon niveau (jâai appris lâespagnol Ă lâĂ©cole). Jâadorais y aller, en plus câĂ©tait prĂšs de Saint-Michel, mais lâĂ©cole a dĂ» fermer.
Pour ma lettre Ă Teresa, cette fois, jâai dĂ©cidĂ© dâinnover. Je lâai Ă©crite en français (câĂ©tait trĂšs Ă©trange de sâadresser Ă Teresa en français) et je lâai traduite Ă lâaide dâun traducteur gratuit en ligne. Je ne savais pas lequel choisir alors jâai fait un petit essai avec quelques phrases et jâai pu me dĂ©cider.
Le rĂ©sultat mâa semblĂ© satisfaisant mais jâai hĂąte de savoir ce que va en penser Teresa.
Ce que je trouve dommage, câest que jâai tapĂ© cette lettre Ă lâordinateur au lieu de lâĂ©crire Ă la main. Jâaime bien Ă©crire Ă la main. Quand je travaille sur quelque chose, je commence toujours par quelques notes Ă la main dans mon carnet dâidĂ©es. Je trouve que lâon a les idĂ©es plus claires.
Bon, pour lâespagnol, je ne vois plus quâune seule solution : il faut que je mây remette!
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Une future propriétaire
Author: Laetitia Wed, Aug 8, 2007
Une future propriétaire
Ce matin, je suis allĂ©e faire une course de mon cĂŽtĂ© pendant que mon pĂšre et ma petite fille se promenaient le long de la plage. Ma petite fille aime bien se promener lĂ parce quâelle nâest pas obligĂ©e de nous donner la main Ă cause des voitures. Elle peut donc mener sa petite vie et se balader tout Ă son aise, sâarrĂȘter pour ramasser un caillou si lâenvie lui chante ou encore rester en admiration devant une vieille dame assise sur un banc (ça lui arrive souvent).
Lorsque je les ai rejoints, mon pĂšre me dit :
- Jâen ai une bonne Ă te raconter!
- Ah, oui?
- Micaela se promenait les mains dans le dos quand on a croisĂ© un couple de personnes ĂągĂ©es. Ils avaient lâair un peu de la campagne. Le monsieur a dit âAh, tiens, voilĂ une future propriĂ©taire!?. Je lui ai demandĂ© pourquoi et il mâa rĂ©pondu : âParce quâon disait toujours en voyant quelquâun qui marchait les mains dans le dos âTiens, celui-lĂ , il a du blĂ© Ă vendre?.
Nous avons bien ri! Et voyant cela, ma petite fille a ri de plus belle, lâair malicieux comme toujours!
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A la laverie
Author: Laetitia Tue, Aug 7, 2007
A la laverie
Ce matin, nous sommes allĂ©s Ă la laverie laver notre linge. Avant de laver mon linge de lit, je le secoue toujours par la fenĂȘtre. Et ce matin, je nâavais pas vu que ma taie dâoreiller Ă©tait restĂ©e dans la housse de couette! Donc, lorsque jâai secouĂ© la housse de couette, la taie est tombĂ©e. Mais elle nâest pas tombĂ©e par terre, elle est tombĂ©e sur la balustrade du balcon du dessous.
Je suis rentrĂ©e prĂ©cipitamment dans lâappartement.
- Oh, zut! Papa, jâai fait tombĂ© ma taie dâoreiller sur le balcon des voisins du dessous!
- Ah, ils ne sont pas lĂ en ce moment! Mais attends, je vais bricoler un petit hameçon et nous allons partir Ă la pĂȘche.
Mon pĂšre, qui est trĂšs bricoleur, a fabriquĂ© un assez gros crochet Ă lâaide dâun fil de cuivre (parce quâil nâavait que ça sous la main) autour duquel il a nouĂ© une ficelle. Ensuite, cela a Ă©tĂ© un jeu dâenfant de rĂ©cupĂ©rer la taie dâoreiller en perdition. Nous avons pu aller Ă la laverie.
Il Ă©tait assez tĂŽt, mais il y avait dĂ©jĂ quelques clients dont un monsieur certainement pas trĂšs rĂ©veillĂ©. Il Ă©tait en train de payer et sâĂ©tonnait que âça ne marche pas?. Mon pĂšre qui avait dĂ©jĂ chargĂ© notre machine lui dit alors âattendez, je vais essayer? et il paye. Notre machine sâest alors mise en route.
Je nâĂ©tais pas trĂšs rĂ©veillĂ©e moi-mĂȘme car ce nâest quâen quittant la laverie pour aller faire un tour que jâai rĂ©alisĂ© pourquoi la machine du monsieur ne marchait pas.
- Eh, Papa, le type de tout Ă lâheure, sa machine ne pouvait pas marcher, il nâavait pas fermĂ© le hublot!
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Méprise
Author: Laetitia Thu, Aug 2, 2007
Méprise
DĂ©cidĂ©ment, nous ne nous lassons pas de nous promener Ă Ploumanacâh. Nous y sommes retournĂ©s aujourdâhui. Nos pas nous ont menĂ©s Ă la plage de la Bastille. Câest une toute petite plage au bout dâun chemin dans les arbres. Elle donne sur lâentrĂ©e du port.
Un pÚre et ses deux enfants étaient installés sur des bancs en granit un peu au dessus de la plage. Ils pique-niquaient tranquillement. Soudain un monsieur grand et sec leur adressa la parole depuis la plage.
- Monsieur! Vous avez vu le panneau?
- Câest Ă moi que vous parlez?
- Oui, venez, faĂźtes le tour, venez voir le panneau!
Il y avait un panneau Ă lâentrĂ©e de le plage. DâoĂč il Ă©tait le pĂšre de famille ne pouvait le voir. Il quitta son sandwich pour aller voir le panneau en question.
- âInterdit aux chiens?, oui, et alors?
- Il nâest pas Ă vous ce chien dans lâeau?
- Non.
Tout le monde se regarda sur la plage. Le grand sec se mit alors Ă demander aux autres personnes sur la plage âil nâest pas Ă vous ce chien??. Le beau labrador qui faisait trempette dans la mer nâĂ©tait Ă personne. Quelques enfants sâapprochĂšrent de lui. Le grand sec se retrouva tout bĂȘte. Il faut dire que la façon dont il avait demandĂ© au pĂšre de famille de se lever pour aller voir le panneau, sans se renseigner si le chien Ă©tait Ă lui, Ă©tait particuliĂšrement arrogante.
Mais la conversation repris entre les deux hommes.
- Excusez-moi, dit le grand sec.
- Oh, ce nâest pas grave. Jâai cru que vous alliez me dire que nous nâavions pas le droit de manger!
- Oh, non, quand mĂȘme pas!
Bien, sĂ»r, ce grand sec arrogant nâaurait pas poussĂ© jusque-lĂ ! Vous y croyez, vous?
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Insolite
Author: Laetitia Wed, Aug 1, 2007
Insolite
Aujourdâhui, jâai vu deux choses bizarres. Il fallait donc que je vous en fasse part!
Ce matin, aprĂšs les courses au supermarchĂ© de TrĂ©gastel, nous avons dĂ©cidĂ© de faire une petite promenade sur le port de Ploumanacâh (câest un des plus jolis village de Bretagne, cĂ©lĂšbre pour son sentier des douaniers au milieu des rochers en granit rose, son phare, ses maisons de pĂȘcheurs, ses petites plages abritĂ©es). Il se trouve entre TrĂ©gastel et Perros-Guirec.
En route, devant nous, il y avait une voiture qui tirait sur une remorque un drĂŽle de chargement. Je nâaurais jamais pu vous dire exactement de quoi il sâagissait Ă part que câĂ©tait une vieille machine rouillĂ©e.
Mais mon pÚre a pu éclairer ma lanterne. Nous avions devant nous une ancienne machine à vapeur (sans le moteur) qui devait certainement servir autrefois (ne me demandez pas de vous préciser exactement quand) à alimenter les moissonneuses batteuses ou autres machines pour les travaux des champs.
Seconde rencontre insolite sur le port de Ploumanacâh. Parmi les bateaux amarrĂ©s Ă des bouĂ©es, lâun dâeux Ă©tait Ă vendre. Le panneau de vente dĂ©posĂ© sur la cabine du bateau indiquait ceci : âA vendre bateau moteur en panne?. âMoteur en panne?, on a bien rigolĂ©! Et pourquoi pas âA vendre ordinateur sans disque dur??
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Bain de mer
Author: Laetitia Tue, Jul 31, 2007
Bain de mer
Hier, aprĂšs un temps vraiment mauvais dimanche, nous avons eu un joli cadeau : une belle journĂ©e dâĂ©tĂ©, avec du soleil et de la chaleur.
Mon mari Ă©tait venu nous rendre visite pour le week-end et nous en avons profitĂ© pour des cendre en famille Ă la plage. CâĂ©tait en fin dâaprĂšs-midi, Ă marĂ©e haute et les gens commençaient Ă quitter la plage. Le moment idĂ©al pour en profiter!
La mer Ă©tait montĂ©e tout lâaprĂšs-midi sur le sable chaud et lâeau avait lâair bonne alors jâai dĂ©cidĂ© de me baigner.
Bien sĂ»r, une fois les pieds dans lâeau, je lâai trouvĂ©e froide. Elle ne dĂ©passait pas 17°C. Je me suis donc contentĂ©e de marcher le long de la plage et je ne me suis pas mouillĂ©e entiĂšrement.
Il nâempĂȘche que câĂ©tait bien agrĂ©able! On croise dâautres personnes et on se dit bonjour. Les enfants nâavaient pas lâair de trouver lâeau froide, eux. Il y en a beaucoup sur la plage qui veulent sâentraĂźner Ă devenir de futurs surfers. Ils ont leur petite planche, leur combinaison noire et ont dĂ©jĂ compris quâun surfer doit avoir une coupe de cheveux Ă la mode. ça me bien fait rire!
Jâai marchĂ© jusquâau niveau des bateaux de lâĂ©cole de voile et ensuite jâai fait demi-tour pour rejoindre mon mari et mon bĂ©bĂ© qui sâamusaient dans le sable.
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Présence extraterrestre à Perros-Guirec
Author: Laetitia Thu, Jul 26, 2007
Une présence extraterrestre à Perros-Guirec
Jâaime bien le matin descendre de bonne heure faire un tour sur la plage avec ma petite fille. Jây vais Ă pieds par la route. Câest une route sans trottoir, il y juste une ligne blanche, tracĂ©e Ă la peinture blanche, qui dĂ©limite une zone pour les piĂ©tons.
Enfin, il y a aussi une piĂ©tonne qui est dessinĂ©e Ă©galement Ă la peinture blanche pour bien indiquer que câest dans cette zone que doivent passer les piĂ©tons. Et câest ce dessin qui a attirĂ© mon attention au retour de ma promenade alors quâessoufflĂ©e par la rude montĂ©e, je regardais le sol tentant de reprendre courage (eh, je pousse une poussette et un bĂ©bĂ© de douze kilos!).
Câest comme cela que jâai remarquĂ© quâau fur et Ă mesure de la montĂ©e, que la piĂ©tonne, dessinĂ©e Ă plusieurs reprises le long du parcours, se dĂ©formait. De la forme classique de la piĂ©tonne en robe au dĂ©but de la montĂ©e, nous arrivons Ă une espĂšce de bonhomme qui nâa plus de robe, un gros ventre et une tĂȘte bien trop plate.
Au dĂ©but ça mâa fait rire! Puis, je nâai pas pu mâempĂȘcher de trouver cela curieux. Ce bonhomme ressemble tellement Ă lâidĂ©e que lâon pourrait se faire dâun extraterrestre. Cela ne fait pas longtemps que jâai relu le livre de Eduardo Mendoza âSans nouvelles de Gurb? qui raconte les aventures de deux extraterrestres dans Barcelone. Câest trĂšs drĂŽle! Donc, je nâai pu mâempĂȘcher de penser quâil sâagissait peut-ĂȘtre de la trace du passage dâun extraterrestre qui travaillait Ă Perros et Ă qui on aurait confiĂ© la tĂąche de repeindre les zones piĂ©tonnes. Cela semble logique, non? Enfin, si vous avez une autre explication Ă me soumettre, nâhĂ©sitez pas vous connaissez mon adresse e-mail!
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Pénurie de miel sur la France
Author: Laetitia Wed, Jul 25, 2007
Pénurie de miel sur la France
Je nâĂ©tais pas au courant de la pĂ©nurie de miel, câest Marie-Françoise, la dame qui vend des confitures sur les marchĂ©s qui vient de mâen parler.
En fait, elle vend aussi du miel, quâelle achĂšte Ă un producteur local. En ce moment, sur son stand, le miel se vend mieux que les confitures. Mais elle sent quâelle doit commencer Ă se renseigner pour avoir dâautres fournisseurs Ă cause de la pĂ©nurie de miel qui touche la rĂ©gion et la France entiĂšre dâailleurs. DâaprĂšs Marie-Françoise, câest Ă un tel point que les supermarchĂ©s organisent des rĂ©unions de crise pour trouver des solutions Ă leurs approvisionnements.
- Câest Ă cause des pesticides? lui ai-je demandĂ© car comme beaucoup de Français jâai Ă lâesprit lâaffaire du Gaucho accusĂ© (Ă raison semblerait-il) de porter atteinte aux colonies dâabeilles.
- Non, enfin, pas seulement, mâa rĂ©pondu Marie-Françoise. Câest tout simplement que dans la rĂ©gion les abeilles meurent de faim car il y a de moins en moins de fleurs. Mon producteur a vu ses productions de miel baisser depuis trois ans. Un de ses collĂšgues a dĂ» fermer son affaire car il avait promis des quantitĂ©s quâil nâa pu fournir!
- Oh, lĂ , lĂ !
- Enfin, en attendant, câest avec le miel que je fais mon beurre. Jâen vends, jâen vends! Tiens la semaine derniĂšre je suis encore aller en chercher deux cents pots. Et tu crois que mon fournisseur me ferait une remise? Rien. Alors que je le paye comptant. Dâailleurs, je sens le jour oĂč il ne voudra plus me vendre Ă cause de la pĂ©nurie arriver. Câest pour ça que je dois trouver dâautres fournisseurs.
Bonne chance Marie-Françoise! En attendant, moi, je trouve tes confitures délicieuses!
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La Patrouille de France
Author: Laetitia Tue, Jul 24, 2007
La patrouille de France
Leur venue était annoncée par des affiches partout dans la ville : les avions de la patrouille de France sont venus samedi faire leur show à Perros-Guirec (comme chaque année).
Depuis jeudi lâalignement de grosses bouĂ©es jaunes qui permet aux avions de se repĂ©rer pour leurs acrobaties flottaient sur lâeau, face Ă la plage de Trestraou.
Pour signaler leur arrivée, un des alphajets de la patrouille est passé à basse altitude vendredi matin au dessus de la ville.
Mon pĂšre est un fana dâaviation alors dĂšs 15h30 vendredi aprĂšs-midi nous Ă©tions sur le balcon Ă guetter les avions qui devaient faire leur entraĂźnement.
Nous avons dĂ» patienter jusquâĂ plus de 16 heures avant dâentendre le bruit des moteurs Ă rĂ©action approcher. Heureusement, le ciel Ă©tait dĂ©gagĂ© et nous avons eu un remarquable spectacle dâacrobaties. Le programme Ă©tait rapide, bien enchaĂźnĂ© et il y avait de nouvelles figures. Bien sĂ»r, le spectacle sâest terminĂ© par le âcĆur?. Les avions se sĂ©parent en trois groupes, deux groupes de trois avions qui dessinent avec leurs fumigĂšnes un cĆur rouge et bleu dans le ciel et un dernier groupe de deux avions qui passe dans le cĆur comme le ferait une flĂšche. Câest trĂšs spectaculaire et ça plaĂźt toujours beaucoup au public.
Malheureusement pour toutes les personnes qui ont fait le dĂ©placement samedi, le spectacle Ă©tait moins beau car il y avait des nuages bas qui ont empĂȘchĂ© certaines figures, le cĆur notamment.
http://www.patrouilledefrance.com/
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A la ferme
Author: Laetitia Thu, Jul 19, 2007
A la ferme
Aujourdâhui, nous sommes allĂ©s rendre une petite visite Ă Marie-Claire, la fermiĂšre qui vend ses fromages sur les marchĂ©s.
Nous sommes arrivĂ©s un peu tard, les chĂšvres et les brebis Ă©taient dĂ©jĂ rentrĂ©es. Câest dommage, parce que câest le moment que je prĂ©fĂšre. Marie-Claire se place Ă lâentrĂ©e du prĂ© et crie Ă ses animaux : âAllez, les filles, on rentre? et hop, toutes les chĂšvres et les brebis quittent leurs activitĂ©s pour rentrer Ă la âcrĂšche? (lâĂ©table) avec des bĂȘlements joyeux. Les chĂšvres sont des coquines au pas lĂ©ger. Les brebis me font toujours rire Ă dĂ©raper sur le moindre caillou.
Une fois quâelles sont dans la crĂšche, Marie-Claire sâoccupe de les traire. Et oui, avec ses mimines. Elle a un petit tabouret de bois et appelle les chĂšvres en premier.
- Allez, qui se fait traire la premiĂšre? Ti-tite. Ti-tite. Bon, vous venez! Personne ne veut se faire traire? Allez, toi, viens par ici. VoilĂ . Bouge pas, je te dis!
Et les chĂšvres se prĂ©sentent une Ă une Ă Marie-Claire. Ensuite, câest le tour des brebis.
Marie-Claire récupÚre le lait dans un seau, puis quand il est plein verse le lait dans un bidon métallique.
AprĂšs les brebis, câest le tour des deux vaches. Marie-Claire retourne Ă lâentrĂ©e du prĂ© et apporte Ă manger aux vaches. Pendant, quâelles ont le museau chacune dans leur seau, Marie-Claire les trait.
Aujourdâhui, on est parti avant la traite des brebis parce que mon bĂ©bĂ©, tout Ă la joie dâĂȘtre au milieu des chĂšvres, commençait Ă ĂȘtre recouverte de fumier. Il Ă©tait temps dâarrĂȘter les dĂ©gĂąts.
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Drapeau vert
Author: Laetitia Wed, Jul 18, 2007
Drapeau vert
Depuis le balcon, je peux apercevoir le drapeau hissé au dessus du poste de surveillance de la plage de Trestraou (celle dont je vous parlais hier).
Aujourdâhui, le drapeau est vert, cela signifie que la baignade est sans danger particulier. Si le drapeau avait Ă©tĂ© orange, la baignade aurait Ă©tĂ© conseillĂ©e avec prudence. Le drapeau rouge signifie bien sĂ»r que la baignade est dangereuse.
A Perros-Guirec, la surveillance des plages est effectuĂ©e par une Ă©quipe de sauveteurs CRS. CRS est le sigle de la Compagnie RĂ©publicaine de SĂ©curitĂ©, câest un corps de la Police Nationale. On peut les apercevoir qui observent les baigneurs avec des jumelles. Ils se promĂšnent aussi sur la plage. On les reconnaĂźt facilement avec leurs jumelles autour du cou, leur blouson rouge, leur air sĂ©rieux et leurs lunettes de soleil.
Leur canot de sauvetage, un zodiac, est toujours sur la plage, prĂȘt Ă partir au secours des baigneurs en danger.
Ce que jâaime bien regarder quand je me promĂšne sur la plage, ce sont les infos notĂ©es tous les jours sur le petit panneau du poste de surveillance. Câest un petit rĂ©sumĂ© de la mĂ©tĂ©o de la plage pour la journĂ©e : tempĂ©rature de lâair, tempĂ©rature de lâeau, prĂ©visions pour le temps du matin, de lâaprĂšs-midi, force et direction du vent.
Bien sĂ»r, je ne peux pas voir tout cela depuis mon balcon. En revanche, je peux vous dire que bien quâil fasse soleil aujourdâhui, il y a peu de monde dans lâeau. Elle doit ĂȘtre froide!
http://www.secourisme.info/dossiers/final.php3?NBTXT=138
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_r%C3%A9publicaine_de_s%C3%A9curit%C3%A9
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Feu d'artifices
Author: Laetitia Tue, Jul 17, 2007
Vous savez que le 14 juillet est le jour de la fĂȘte nationale française. Câest la date de la prise de la Bastille (qui Ă©tait alors une prison) en 1789. Jâai trouvĂ© une page Internet qui relate les Ă©vĂ©nements de ce fameux jour exactement comme on me les a enseignĂ©s en classe.
Eh, tout ça pour vous dire que le 14 ou le 13 juillet, il y a en France, un traditionnel feu dâartifices. A Perros-Guirec, le feu dâartifices a Ă©tĂ© tirĂ© le 13, vendredi donc. Je trouvais cela dommage pour les estivants qui arriveraient le 14. En effet, les locations saisonniĂšres Ă la semaine commencent le plus souvent le samedi.
Comme chaque annĂ©e le feu dâartifices Ă©tait tirĂ© de la plus belle plage de la ville, Trestraou, justement celle que nous voyons depuis lâappartement de mes parents. Nous Ă©tions donc aux premiĂšres loges pour le spectacle.
Coup de théùtre vendredi soir, aprĂšs une belle journĂ©e, et alors que la nuit venait de tomber, la pluie a dĂ©cidĂ© de se joindre Ă la fĂȘte. On commençait Ă se dire que peut-ĂȘtre le feu dâartifices serait reportĂ©. A 23H15 jâavais perdu espoir et jâĂ©tais allĂ©e me coucher quand quelques minutes plus tard jâai entendu les premiĂšres explosions.
Ah, câĂ©tait un beau feu dâartifices, trĂšs colorĂ© et original, avec un magnifique bouquet final! Et cela malgrĂ© la pluie.
http://www.herodote.net/dossiers/evenement.php?jour=17890714
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Les mots du caviste
Author: Laetitia Thu, Jul 12, 2007
Aujourdâhui, nous sommes passĂ©s chez le caviste qui est Ă lâentrĂ©e de Perros, sur la route du port. Jâavais dĂ©cidĂ© dâoffrir Ă mon pĂšre pour la fĂȘte des pĂšres (mieux vaut tard que jamais) un cubi de vin et je sais que ce caviste a une trĂšs belle sĂ©lection de vins. Dâailleurs, câest simple jâadore ce magasin.
PremiĂšrement, il sent bon. DĂšs quâon y pĂ©nĂštre on oublie totalement quâon est au bord de la mer, les narines dĂ©licieusement troublĂ©es par une odeur de cave. On pourrait tout aussi bien ĂȘtre dans la cave dâun vigneron. Dâailleurs, lâimmense salle du magasin est sombre rappelant davantage lâambiance dâune vieille cave en pierre.
Ensuite, le monsieur qui tient le magasin est charmant et câest tout un poĂšme de le laisser prĂ©senter ses vins. Il appelle chaque vigneron par son nom, connaĂźt le terroir de chaque domaine et peut vous donner lâimpression rien que par des mots que vous avez trempĂ© vos lĂšvres dans un verre de vin. Nous avons pris un cubi de vin rouge du Tarn et au moment de payer, nous nous sommes rappelĂ©s que nous nâavions plus de vin blanc.
- Oui, câest pour accompagner quel style de plat? nous a demandĂ© le caviste.
Je cherchais alors sous quel vocable rassembler les coquilles Saint-Jacques, les langoustines, les moules... lorsque mon mari dit tout simplement :
- des moules frites!
Les moules frites, le plat de base du touriste dans la région, mot impensable dans la bouche délicate du caviste.
- Jâai ce vin blanc aux notes beurrĂ©es qui accompagne parfaitement tous les plats de la mer.
Ah, âles plats de la mer? câest tellement joli! Alors depuis on ne se lasse pas de le rĂ©pĂ©ter.
- Que pourrait-on manger demain?
- Si on sâachetait des moules au marchĂ©.
- Tu veux dire âun plat de la mer??
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Une étrange rencontre
Author: Laetitia Wed, Jul 11, 2007
Aujourdâhui, le petit-dĂ©jeuner ayant traĂźnĂ© en longueur, nous avons dĂ©cidĂ© de nous sĂ©parer en deux groupes pour faire les courses pour le dĂ©jeuner. Mon pĂšre, ma fille et moi sommes allĂ©s Ă pieds dans le centre de Perros et mon mari a ensuite pris la voiture pour se rendre au supermarchĂ© de TrĂ©gastel.
En sortant de lâascenseur, bien couverts parce quâil ne fait pas trĂšs chaud, nous sommes tombĂ©s face Ă face avec une grande femme simplement vĂȘtue dâun peignoir blanc et de chaussons de salle de bain. Elle nous a dit bonjour, souriante, comme si notre rencontre Ă©tait la chose la plus naturelle du monde! Mais câest la premiĂšre fois de ma vie que je croise quelque part une voisine en peignoir! Cela nous a fait rire.
Un peu plus tard Ă table, nous parlions de faire du sport. Et mon pĂšre a mentionnĂ© le vĂ©lo dâintĂ©rieur que nous avions remarquĂ© Ă notre retour des courses, tout neuf, curieusement dĂ©posĂ© Ă cĂŽtĂ© des poubelles de lâimmeuble.
- Ah, oui, dit alors mon mari, jâai vu la femme qui lâa descendu. Elle avait lâair de bien sâembĂȘter Ă transporter cet engin. Mais ce qui Ă©tait drĂŽle câest quâelle Ă©tait en peignoir!
- Ah, toi aussi tu lâas vue? On lâa croisĂ©e en sortant de lâascenseur, dis-je.
Et nous avons tous rigolĂ© de lâincongruitĂ© de cette rencontre. Eh, oui, en France, on trouve cela trĂšs bizarre de sortir dehors en tenue dâintĂ©rieur.
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Le marché de Trégastel
Author: Laetitia Tue, Jul 10, 2007
Hier, câĂ©tait jour de marchĂ© Ă TrĂ©gastel. Câest une petite ville du bord de mer situĂ©e comme Perros-Guirec sur la fameuse CĂŽte de granit rose. Le marchĂ© est assez Ă©tendu en Ă©tĂ©. On y trouve surtout des marchands de produits alimentaires, mais aussi des stands pour touristes (vĂȘtements marins, peintures sur galets, bijoux celtiques et autres bricoles), et dâautres stands classiques sur les marchĂ©s : vente de matelas, de mobilier, de linge de maison, des baraques Ă crĂȘpes, des camions pizzas et bien sĂ»r un ou deux musiciens.
Hier, voici quel a Ă©tĂ© notre parcours sur le marchĂ©. Nous sommes tout dâabord allĂ©s au stand de Marie-Claire, la fermiĂšre qui vend des fromages de chĂšvre, de brebis, de vache. Elle a une petite exploitation avec un troupeau de chĂšvres et de brebis et deux vaches. Son exploitation est situĂ©e tout prĂšs dâune riviĂšre Ă quelques kilomĂštres de la mer ce qui fait que lâherbe a ce lĂ©ger goĂ»t salĂ© qui se transmet au lait puis aux fromages les rendant particuliĂšrement dĂ©licieux. Nous avons achetĂ© deux fromages de chĂšvre mi-sec et un fromage de brebis frais pour mon bĂ©bĂ©.
Ensuite, nous sommes passĂ©s chez le marchand de moules et dâhuĂźtres acheter des moules pour le dĂ©jeuner. Mon pĂšre les a cuisinĂ©es Ă la façon âmariniĂšre? câest-Ă -dire avec des Ă©chalotes, du persil et un peu de vin blanc. Câest la saison des moules en ce moment et moins des huĂźtres qui sont grasses parce quâelles vont bientĂŽt se reproduire.
Nous avons fait un crochet par le stand de Marie-Françoise pour lui faire la bise. Marie-Françoise prĂ©pare des confitures quâelle vend sur les marchĂ©s, câest une amie de mon pĂšre.
Pour finir, nous sommes allés voir Véronique qui tient une exploitation agricole et vend ses légumes sur les marchés. Tout est délicieux chez Véronique, les tomates ont un goût extra, les pommes de terre également et les courgettes sont fondantes et goûteuses.
Voilà nos quelques emplettes. Prochain marché, vendredi à Perros.
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Librairie Gwalarn
Author: Laetitia Thu, Jul 5, 2007
Aujourdâhui, il ne faisait pas trĂšs beau... pour changer! Pour ceux qui ne suivent pas la mĂ©tĂ©o française, voilĂ plus de trois semaines que la Bretagne est sous la pluie. Enfin, je ne me plains pas, jâai la chance dâĂȘtre en vacances. Et contrairement Ă lâAngleterre, nous nâavons pas dâinondations.
Donc, quand il ne fait pas beau, rien de tel quâun petit tour Ă Lannion. Câest une ville dâimportance moyenne situĂ©e dans les terres Ă environ huit kilomĂštres de Perros-Guirec.
Jâaime bien cette ville, elle a beaucoup de charme, notamment grĂące Ă ses nombreuses Ă©glises, son couvent, ses trĂšs anciennes maisons, ses petites rues montantes, sa jolie promenade le long de la riviĂšre Le Leguer.
Mais ce que jâaime surtout Ă Lannion câest la grande librairie Gwalarn. Câest une librairie telle que je les aime : calme, accueillante et riche de nombreux ouvrages. Bref, on sây sent bien pour trouver des livres. Et jâen ai besoin car jâai presque terminĂ© le dernier roman de Jean Failler. Câest un auteur de romans policiers. Jâaime beaucoup lâhĂ©roĂŻne de ses romans, Mary Lester, et aussi que chaque livre soit lâoccasion de dĂ©couvrir une ville ou une rĂ©gion de Bretagne. En plus, jâai la chance de connaĂźtre personnellement Jean Failler et câest quelquâun que jâaime beaucoup.
VoilĂ ma petite rĂ©colte du jour : un livre sur les brouillons dâĂ©crivains, un recueil de nouvelles de Richard Brautigan (auteur que je ne connaissais pas) et âUn homme heureux? de Arto Paasilinna, vous savez lâauteur du âLiĂšvre de Vatanen? que jâai vu au cinĂ©ma il y a quelques mois.
http://www.marylester.com/1fr/default.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lannion
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Balade sur le port
Author: Laetitia Wed, Jul 4, 2007
AujourdĂąïżœïżœhui, je suis allĂ©e faire une petite balade en famille sur le port de Perros. CĂąïżœïżœest Ă la fois un port de pĂÂȘche avec quelques petits chalutiers et un port de plaisance. Une des particularitĂ©s du port est que cĂąïżœïżœest un port en eau. Les bateaux ne peuvent entrer ou sortir quĂąïżœïżœĂ marĂ©e haute, en passant une Ă©cluse.
On commence toujours une balade sur la zone du port oĂÂč lĂąïżœïżœon rĂ©pare les bateaux pour voir un peu ce quĂąïżœïżœil sĂąïżœïżœy passe. Ce que je prĂ©fĂšre cĂąïżœïżœest voir la grue en action lorsquĂąïżœïżœelle retire un bateau de lĂąïżœïżœeau ou bien lĂąïżœïżœy remet. CĂąïżœïżœest une manĂ
ïżœuvre que je trouve trĂšs impressionnante.
AujourdĂąïżœïżœhui, nous nĂąïżœïżœavons rien vu de tel, seulement un gros voilier qui bĂ©nĂ©ficiait de quelques soins au Karcher. Ce voilier Ă©tait dĂąïżœïżœailleurs Ă vendre.
En marchant plus loin, nous avons croisĂ© les marins dĂąïżœïżœun chalutier qui rembobinaient leurs filets grĂÂące Ă une machine Ă©lectrique. Ah, les filets entassĂ©s au soleil ça ne sent pas trĂšs bon!
Nous avons ensuite fait un tour sur le port de plaisance. Je voulais voir de mes propres yeux que la grosse barge anglaise immatriculĂ©e Ă Hull nĂąïżœïżœĂ©tait plus lĂ . Cela faisait plusieurs annĂ©es quĂąïżœïżœelle et ses occupants (un couple) ĂąïżœïżœhabitaientĂąïżœïżœ le port de Perros. Ils ont dĂ» partir ailleurs, dans un autre port. Si vous croisez cette grosse pĂ©niche quelque part, dĂÂźtes lui bonjour de ma part.
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Bienvenue Ă Perros Guirec
Author: Laetitia Tue, Jul 3, 2007
AprĂšs deux semaines de vacances pluvieuses dans le FinistĂšre Sud, me voici toujours en Bretagne, Ă Perros-Guirec dans les CĂÂŽtes-dĂąïżœïżœArmor. Je peux profiter de la connexion Internet de mes parents et jĂąïżœïżœai donc le plaisir dĂąïżœïżœĂÂȘtre Ă nouveau sur les ondes. Comme je vous lĂąïżœïżœai annoncĂ© au mois de juin, je passerai une bonne partie de lĂąïżœïżœĂ©tĂ© en Bretagne.
Du balcon de lĂąïżœïżœappartement de mes parents, je vois la mer et en face de moi une partie des sept ĂÂźles qui font la renommĂ©e de la rĂ©gion, en particulier lĂąïżœïżœĂÂźle Rouzic qui accueille une colonie de fous de bassan. De loin, Ă lĂąïżœïżœĂ
ïżœil nu, la colonie forme une tache blanche sur une partie de lĂąïżœïżœĂÂźle, mais en regardant avec des jumelles on peut distinguer les oiseaux en vol autour de lĂąïżœïżœĂÂźle.
Ce soir, alors que je vous Ă©cris, la mer sĂąïżœïżœest remplie de ce que mon pĂšre appelle les Ăąïżœïżœpetites fourmis noiresĂąïżœïżœ. Ce sont les surfers qui tentent leur chance sur les vagues Ă marĂ©e montante. Il nĂąïżœïżœy a pas de trĂšs grosses vagues, mais les petites fourmis ont lĂąïżœïżœair de bien sĂąïżœïżœamuser quand mĂÂȘme. Les plus douĂ©es restent peut-ĂÂȘtre quinze secondes sur leur planche de surf. Ah et nous disons quĂąïżœïżœelles sont noires parce quĂąïżœïżœelles portent toutes des combinaisons noires en nĂ©oprĂšne qui les protĂšgent du froid. Il faut dire que la tempĂ©rature de lĂąïżœïżœeau nĂąïżœïżœest que de quatorze degrĂ©s!
En parlant des sept ĂÂźles je viens de voir rentrer la derniĂšre vedette du soir. AprĂšs une balade en mer autour des sept ĂÂźles, elle a dĂ©posĂ© ses passagers sur la jetĂ©e au bout de la plage avant de dĂąïżœïżœaller sĂąïżœïżœamarrer pour la nuit Ă une bouĂ©e.
http://www.bretagne.com/fr/geographie/nature/iles/cotes_d_armor/rouzic
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Le potager de Jacqui et le regard sur la France de Nemesio
Author: Laetitia Thu, Jun 28, 2007
Je m’appelle Jacqui et je suis Anglaise. J’habite dans un petit village en France avec mon mari et notre fils.
J’aime beaucoup faire du jardinage dans notre verger et notre potager, et comme d’habitude il y a chaque jour quelque chose à faire. Aujourd’hui, après un peu de désherbage j’ai planté mes poivrons forts à côté de mes courgettes.
Nous avons cinquante plants de poivrons et quarante plants de courges : des citrouilles, des melons, des courgettes rondes et des pâtissons. Nous avons planté des courgettes à la fin avril et cette semaine j’ai récolté les premiers légumes. Il y aura des courgettes à manger à chaque repas cet été!
Lorsque nos amis Anglais étaient chez nous l’année dernière, ils m’ont acheté un livre (en français) de recettes de courgettes. C’est super! Il y a de bonnes recettes dont celle de la ‘confiture de courgette’! Comme d’habitude je fais mes confitures avec les fruits des mes vergers; des prunes,des cerises, des poires, des pommes, des pêches et des coings. Cette semaine j’ai récolté beaucoup de cerises, peut-être pourrais-je faire les confitures de courgette et cerise................ Aller, on va faire d’autre récoltes. Au Revoir!!!
À travers les yeux d’un étranger à Paris. Bonjour! Je m’appelle Nemesio Gil. J’habite aux Iles des Caraïbes et j’écoute le podcast de Laetitia tous les jours.
Quand je suis allé en France pour la première fois, j’étais ravi de quitter la salle de classe, où j’ai appris cette langue précieuse, pour avoir enfin un contact direct avec les Français de Paris.
J’étais aussi très curieux. On m’avait dit qu’il ne fallait pas dire « Dieu vous bénit » aux Parisiens dans n’importe quelle circonstance à cause de la laïcité. Je ne comprenais pas du tout ce que cela voulait dire. Eh, bien, j’ai essayé! Curieusement, et à ma surprise, la gentillesse et la tolérance des Français m’ont frappé d’une manière vraiment positive. « Merci beaucoup, Monsieur ! » « Ah, merci ! » étaient les réponses les plus chaleureuses que j’ai reçues.
Ainsi, j’ai appris que la laïcité française est vraiment un signe de la tolérance et du respect envers les autres soient-ils étrangers ou citoyens. Avec leur attitude, les Français et les Françaises que j’ai connus à Paris, ont donné à cet étranger des Iles des Caraïbes une vraie et importante leçon de tolérance et d’amitié « à la française ». Que Dieu bénisse la France !
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Un pĂšre et son fils, plongeurs et comiques par Mike, Kansas City
Author: Laetitia Wed, Jun 27, 2007
Ici à Kansas City, l'été tout comme un mauvais invité arrive en avance et s’en va bien tard. Donc, après mon travail hier j'ai décidé d’emmener mon neveu nager. C’est le fils cadet de mon frère.
L’immeuble où je vis possède une piscine privée que peu de résidents utilisent. Mon neveu voulait apprendre à plonger. Il est aventureux et voulait commencer à plonger du plongeoir. Mais j'ai insisté pour qu'il commence par plonger du bord. Comme il s’est jeté à plusieurs reprises dans l’eau sans le style ou sans technique, une tache rouge est apparue sur son ventre. Mais il a continué sans se plaindre.
Cela m'a rappelé son père (mon frère cadet) qui était le jeune entraîneur d'une équipe de natation à la piscine publique pendant l’été il y a presque 30 ans.
Il y a eu à l’époque une rencontre sportive entre toutes les équipes de natation de piscines publiques et l’équipe de mon frère. L'équipe de mon frère était l'équipe qui accueillait les autres et comme d'habitude il avait organisé une petite farce. Il s'était inscrit en tant que participant au concours de plongeons.
Bien qu'il ait été un bon plongeur, il était vraiment un meilleur comique.
C'était le match de clôture de l’été et il y avait beaucoup de monde, les équipes et leurs familles étaient dans le public. Un ami de mon frère était le présentateur. Et il annonçait chaque plongeon et le degré de difficulté.
Chaque plongeon de mon frère était très difficile, bien réalisé mais à chaque fois il faisait un plat au moment d’entrer dans l’eau qui faisait un grand "WHACK"!
Tout le monde était triste pour lui (sauf moi, ma famille et ses amis. Vraiment, j’avais du mal à ne pas rire ). Et à chaque fois qu'il a montait l'échelle il feignait d'avoir eu une grande déception. Et il a continué à faire la même chose jusqu'à la fin de la compétition. Hier, je me suis bien amusé en observant mon neveu Kevin. Je souhaite que comme son père il soit capable de faire rire les autres. Parce que même si mon frère avait gagné la compétition, je ne m’en souviendrais probablement pas maintenant.
Ainsi quand j'ai laissé mon neveu essayer de plonger du plongeoir, j'ai attendu pour voir comment il réagirait. Et je n'ai pas été déçu. Comme son papa il a ri et il était prêt à essayer de nouveau!
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Le congrÚs évangélique de Cologne, par IrÚne * Mon pÚre, par Ann
Author: Laetitia Tue, Jun 26, 2007
Ici, à Cologne, vient d’avoir lieu du 6 au 10 juin le 31ème congrès évangélique allemand. La ville était toute décorée de orange et remplie de monde. Il y avait de la musique et des discussions. Le jeudi 7 il y a aussi eu la procession de la Fête-Dieu des catholiques avec des drapeaux, des personnes habillées en costumes représentant les différents groupes comme chaque année. Ceux qui avaient envie de prier ensemble se sont rencontrés dans une église catholique à 21 heures. Là, les frères de Taizé ont participé au congrès. Si vous avez envie d'écouter un peu: http://www.absolutely-intercultural.com publiera une épisode qui vous permettra de partager un peu cette atmosphère. C'est l' œkoumène, non? Ah, et le samedi j'ai rendu visite aux confrères et soeurs protestants avec ma fille. On s'est bien amusé, mais ça c'est une autre histoire. Amicalement Irene
Irène ajoute l’adresse suivante à l’intention de ceux qui aiment les prières et les chants de Taizé sur http://www.domradio.com/aprogrammaktuell/taize.htm (podcast qui publie la liturgie de la lumière pascale hebdomadaire)
Mon père, par Ann de Rome Aujourd’hui j’ai dit au revoir à New York et je suis retournée à Rome où j’habite depuis neuf ans. Je suis allée à NY pour rendre visite à ma famille. Mon père est très malade et j’ai voulu donner un coup de main à ma mère et à ma soeur qui s’occupent de lui pendant ce moment difficile. Mon père était très content de me voir. Il a souvent été malade ces dernières années parce qu’il souffre du diabète. Pendant mon séjour, j’allais tous les jours à la maison de santé où il séjourne désormais depuis un mois. Avec mon père, nous sortons dans le jardin et nous prenons le pain qu’ils donnent avec le repas parce qu’il ne mange jamais ce pain: il s’amuse à le donner aux oiseaux! Il dit toujours «Les petits et les grands mangent tous ensemble sans se disputer…Tu vois? Ils s’entendent très bien» Ensuite, il lève son visage vers le soleil pour prendre un bain du soleil. En fait, le premier jour lorsque je suis arrivée, je lui ai tout de suite dit : «Alors, on m’a dit que tu étais malade! Je te trouve plutôt bronzé comme après des vacances en Floride!»
Quand j’ai dit au revoir à ma mère, elle s’est couvert le visage et a commencé à pleurer. Nous étions dans les bras l’une de l’autre et j’ai lui dit qu’un jour, je l’emmènerai habiter avec moi en Italie et que nous irions ensemble même visiter Paris! Mon père n’a pas pleuré. Il m’a demandé seulement si j’avais assez d’argent sur moi et puis il m’a dit “Fais ce que tu dois faire”.
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Une douche de noces, par Karen
Author: Laetitia Thu, Jun 21, 2007
Dimanche soir, je rentrais d'une fête organisée pour ma sœur. Elle va se marier en juillet et j’ai organisé cette fête pour que tout le monde puisse la féliciter et lui offrir des cadeaux. En anglais, cette fête s'appelle "bridal shower," ou littéralement "douche des noces".
Lorsque je suis arrivée chez moi, j'ai garé ma voiture à côté des poubelles. Avant de sortir de ma voiture, j'ai jeté un œil vers les poubelles et j'ai remarqué quelque chose de très bizarre et d’inquiétant. Cela ressemblait à une peluche, un chat avec quelque chose autour du cou. C'était quoi, ce truc autour du cou? Cela ressemblait au goulot d'une bouteille cassée. Pendant que je regardais, le jouet a bougé! Ce n'était pas un jouet, mais un vrai chat, un tout petit chaton. Il n'avait pas plus de huit semaines. Sa fourrure était très sale. Un œil semblait fermé à moins qu’il ne l’ait perdu? Ce petit chat m'a beaucoup inquiétée et je me suis dit "Qu'est-ce que je dois faire? Qui est-ce que je dois appeler?" Le dimanche soir, c'est difficile de trouver un vétérinaire, mais enfin, j'ai trouvé le numéro de téléphone d’une clinique vétérinaire d’urgence. Mon amie l’a pris pendant que je nous ai conduits vers l'hôpital. Le vétérinaire a enlevé la bouteille et nettoyé les blessures. Comme le chaton était égaré, on a dû le laisser aux autorités, mais il sera possible de l’adopter après quelques jours.
Mon amie et moi, lui avons rendu visite mardi soir. Il était très beau, avec sa fourrure longue et soyeuse et ses beaux yeux verts (deux yeux, heureusement). On va l'adopter lundi prochain, dès qu’il sera guéri de ses blessures. On veut lui donner une belle vie pour qu'il oublie sa jeunesse traumatique!
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L'histoire du Monde, par Ahmed au Canada
Author: Laetitia Wed, Jun 20, 2007
Ah, vous croyez que je vais vous raconter toute l’histoire du monde dans mon podcast, et en plus il s’agit de toute l’histoire du monde de la préhistoire à nos jours. C’est amusant, mais ce n’est pas très pratique « dans un podcast ». Donc, de quoi s’agit-il? En fait, il s’agit du dernier livre que j’ai lu. Les auteurs du livre (Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot) précisent que l’idée est simple, ambitieuse et modeste : celle d’écrire un livre court qui sert de récit à l’histoire du monde. Je viens de finir la lecture de ce livre au format de poche, et je l’ai trouvé amusant, même si comme les auteurs eux-mêmes l’ont signalé, il comporte parfois des points de vue personnels.
C’est très intéressant de rencontrer dans une seule œuvre Moïse, Jésus, Mahomet, César, Cléopâtre, Hannibal, Napoléon, Lénine, Fidel Castro, Alexandre, Jeanne d’Arc, Staline, Hitler, Molière, Ghandi, Mao Tse Tong, Michel-Ange, Charles de Gaulle, et d’autres. C’est aussi amusant de rencontrer autant de peuples et de civilisations dans un si petit livre.
En revanche, ce que je n’ai pas aimé c’est que les auteurs (peut être parce qu’ils sont Français) ont consacré plus de pages à l’histoire de France. C'est-à-dire que l’histoire des autres pays n’a pas occupé la même place dans le livre.
Mais quand même, j’ai aimé ce livre, et surtout le fait qu’il ne s’agisse pas d’un livre d’histoire chronologique, mais d’un livre écrit comme un roman. C’est donc davantage un conte d’histoire. J’ai aussi aimé les citations, comme celle de Boileau : « ce qui se conçoit bien, s’énonce bien ».
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