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One Thing in a French Day Podcast
 
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One Thing in a French Day Podcast

One Thing in a French Day Podcast




One thing in a French day: A small slice of a Frenchwoman's day -- in France and in French. A fun way to improve your French! (With language level and podcast transcript on the website.) On Tuesdays, Wednesdays and Thursdays.

About Podcasting:
For those of you new to podcasting, Click Here to read our "Introduction to Podcasting" Article.



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 Podcast Website:
http://onethinginafrenchday.com

Gazouillis

Author: Laetitia
Fri, Jun 19, 2009


Test lié au changement d'hébergeur.


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Eh, c'est ma poussette

Author: Laetitia
Fri, Jun 5, 2009


Cet aprĂšs-midi, mes filles et moi avons retrouvĂ© Caroline et ses filles au parc. Nous choisissons un banc et les filles jouent devant nous. Enfin, les plus petites. C’est un moment sympa. Caroline et moi bavardons.
A un moment, la petite Felicia a rĂ©clamĂ© sa mini poussette. Je l’ai dĂ©pliĂ©e et elle est partie avec. Je la suivais du regard. Elle, pas le moins du monde prĂ©occupĂ©e Ă  l’idĂ©e de s’éloigner, est partie Ă  l’autre bout du parc en direction de l’aire de jeux. Voyant qu’elle s’était beaucoup Ă©loignĂ©e, je me suis levĂ©e et je l’ai suivie. Entre temps, elle avait lĂąchĂ© sa mini poussette et elle avait entrepris de gravir le toboggan par la pente.
- Non, non Felicia, là c’est pour descendre! Tu ne peux pas monter par là.
Je l’attrapai juste avant qu’un enfant ne lui fonce dessus en descendant.
C’est alors que je me rendis compte que la mini poussette avait disparu. Un petit garçon l’avait empruntĂ©e. Lorsque je m’approchai de lui pour qu’il me rende la poussette, il s’en alla en courant. La grande fille de Caroline, qui avait vu la scĂšne et s’était approchĂ©e, commença Ă  lui courir aprĂšs avec une de ses copines. Felicia dans les bras, je lui courais aussi aprĂšs en lui disant :
- Allez, rends-nous la poussette! Elle n’est pas à toi!!
Se voyant ainsi poursuivi, le garçon, un peu affolĂ© tout de mĂȘme, couru encore plus vite! Pour finalement buter contre sa propre mĂšre, les mains sur les hanches, le regard courroucĂ©.
- Rends ça tout de suite à la petite fille! lui dit-elle
- Non! rĂ©pondu le garçon en faisant mine de s’enfuir.
Mais il Ă©tait tombĂ© sur plus rapide que lui. Sa mĂšre, plus rapide que l’éclair, l’attrapa par le bras, pris la poussette, me la tendit et l’instant d’aprĂšs assena une belle fessĂ©e au garçon. C’était peut-ĂȘtre un peu exagĂ©rĂ©. Nous l’avons regardĂ© s’éloigner pleurant Ă  chaudes larmes. Quelques minutes plus tard, il avait piquĂ© une autre mini poussette!


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Coupe plaisirs gùchée

Author: Laetitia
Wed, Jun 3, 2009


Cet aprĂšs-midi, j’ai vu mon amie Natasha. Enfin! Nous Ă©tions vraiment trĂšs contentes de nous retrouver. Bien sĂ»r, notre rendez-vous avait lieu chez LadurĂ©e Ă  la Madeleine.
Nous avons été installées au premier étage à une large table. De ma place, je pouvais voir la circulation sur la place.
Nous avons toutes les deux choisi de prendre une glace. Natasha a choisi une coupe Ispahan : sorbet framboise, glace aux pĂ©tales de roses, framboises fraĂźches, litchis, coulis de framboises, crĂšme Chantilly. J’ai choisi une coupe plaisirs : sorbet framboise, glace vanille, framboises fraĂźches, coulis framboise, crĂšme Chantilly.
Nous avions commencé à bavarder tranquillement lorsque les coupes de glace sont arrivées. Alors, là, silence religieux. Quel délice!
Et puis, tout Ă  coup, dĂ©barque Ă  la table d’à cĂŽtĂ© un couple de touristes accompagnĂ© de deux jeunes femmes copies conformes l’une de l’autre : jeans moulants taille basse, dĂ©bardeurs blancs, lĂšvres refaites (mal refaites), longues chevelures noires, bronzage (dĂ©jĂ  bronzĂ©es?). Deux vĂ©ritables corneilles qui se mirent Ă  parler terriblement fort pour raconter Paris et d’autres choses Ă  leurs amis touristes.
Natasha leur a lancĂ© des regards noirs! Je n’entendais mĂȘme plus mes pensĂ©es dans ma tĂȘte!
Finalement, je me suis laissĂ©e happĂ©e par le flot de leur monologues respectifs (chacune avait pris Ă  part un des touristes) pour entendre quelque chose d’absolument hilarant :
- You know, when I go to the OpĂ©ra Garnier I feel like I’m Marie-Antoinette!
Oh, oh, chĂšre corneille, tu manques de repĂšres historiques! En effet, l’OpĂ©ra Garnier fut construit dans la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle alors que tout le monde sait que Marie-Antoinette n’a pas survĂ©cu Ă  la RĂ©volution Française et mourut guillotinĂ©e en 1793!


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Une belle corneille

Author: Laetitia
Mon, Jun 1, 2009


Hier soir, alors que nous rentrions de promenade, Micaela m’a fait remarquer un oiseau perchĂ© sur le rebord d’un balcon du dernier Ă©tage de notre immeuble.
- Regarde l’oiseau Maman? C’est une pie?
- Non, c’est une corneille. Tu vois, elle est toute noire. Une pie est noire et blanche et sa queue est plus longue.
- Qu’est-ce qu’elle fait la corneille?
- Euh, on dirait qu’elle attend.
- Elle attend qui?
- Ses copines, pour l’apĂ©ritif.
- Ah.
En fin de soirĂ©e, alors qu’il ne faisait pas encore tout Ă  fait nuit, je suis allĂ©e fermer les volets de notre chambre. J’aime bien respirer l’odeur du soir, suivre du regards quelques martinets, regarder le grand marronier agiter doucement ses branches. C’est justement en suivant le vol d’un martinet que j’ai remarquĂ© que la corneille Ă©tait toujours Ă  sa place, sur la rembarde du balcon. Impassible, elle ne bougeait pas. J’ai trouvĂ© cela Ă©trange. J’ai appelĂ© mon mari pour qu’il vienne voir.
- Regarde, la corneille est toujours lĂ .
- Elle dort peut-ĂȘtre?
Ce matin, lorsque j’ai ouvert les volets, elle Ă©tait toujours Ă  sa place! Je suis allĂ©e prendre mes jumelles pour l’observer de plus prĂšs.  J’ai pu distinguer son plumage, ses yeux, son bec. C’était un peu terrifiant de la dĂ©couvrir de prĂšs.
Lorsque j’ai annoncĂ© Ă  mon mari qu’elle n’avait pas changĂ© de place, il m’a dit “à mon avis c’est une fausse corneille”. La corneille n’ayant toujours pas bougĂ©, je dois conclure qu’il a raison. Mais quelle idĂ©e quand mĂȘme de mettre un pareil oiseau sur son balcon!
La nouvelle adresse du podcast Ă  partir du 9 juin : http://onethinginafrenchday.podbean.com/feed
Via iTunes le changement sera automatique.

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En voiture

Author: Laetitia
Sun, May 31, 2009


Ce matin, mon pĂšre m’a emmenĂ©e en voiture faire quelques courses dans une zone commerciale Ă  un quart d’heure (en voiture) de chez moi. Vous vous demandez peut-ĂȘtre pourquoi je n’y suis pas allĂ©e toute seule, comme une grande, au volant de la twingo familiale? Eh bien pour la simple raison que je n’ai pas mon permis de conduire! Un jour peut-ĂȘtre lorsque j’arriverai Ă  dĂ©passer la peur que je ressens, je passerai mon permis. J’ai peur parce que nous avons Ă©tĂ© vicitimes mon mari et moi il y a plus de dix ans d’un conducteur qui s’était endormi au volant sur l’autoroute. A cette Ă©poque je passais mon permis de conduire. J’ai dĂ» tout arrĂȘter, j’avais trop peur. Mais, je supporte bravement toujours les mĂȘmes remarques sur le fait que je n’aie pas le permis. “Tu pourrais en avoir besoin pour tes enfants ou pour ton travail”, “Tu ne peux pas dĂ©pendre des autres Ă©ternellement”. J’aurais eu un accident de ski, tout le monde comprendrait que je ne veuille pas remonter sur des skis, mais j’ai failli perdre la vie, je me sens incapable de reprendre le volant et on me fait des remarques! Enfin! Et puis, comme ça, je passe un moment avec mon pĂšre. Et j’ai trouvĂ© ce que je voulais dans les magasins, une nouvelle pomme de douche! Le calcaire avait fini par avoir raison de la prĂ©cĂ©dente.


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Visite d'un bed and breakfast

Author: Laetitia
Sat, May 30, 2009


Je commence par une annonce Ă  propos du pique-nique, je remercie tous ceux qui m’ont Ă©crit pour me dire qu’ils viendraient. J’allais prendre mes billets Eurostar, mais les prix avaient tellement augmentĂ©s pour le 13 juin que j’ai dĂ» renoncer. 400 euros l’aller-retour, ce n’est pas pour ma petite bourse. Par contre, je vous propose de le remettre en septembre. Je fixerai la date avant de partir en juin et je m’y prendrai bien plus tĂŽt pour acheter mes billets. Est-ce que cela vous convient comme ça? J’espĂšre que vous serez nombreux Ă  venir. J’ai trĂšs envie de faire votre connaissance.

Visite d’un B and B
Mon frĂšre qui vit en Allemagne m’a annoncĂ© il y a quelques jours qu’il envisageait de nous rendre visite prochainement. Je lui ai alors proposĂ© de me renseigner sur un bed and breadfast prĂšs de chez moi. C’est une de mes amies qui est italienne qui m’en a parlĂ©. Son frĂšre y avait logĂ© avec sa famille Ă  l’occasion d’une visite. Donc, aujourd’hui, mes filles et moi sommes allĂ©es sonner Ă  l’interphone du bed and breakfast.
- Ouiiiiiii?
- Bonjour Madame, je voudrais des renseignements sur votre bed and breakfast.
- Entrez, je vous en prie.
Nous avons alors poussé la grille du pavillon pour découvrir un beau jardin.
La dame est sortie de sa grande maison pour nous accueillir.
- Bonjour, je suis CĂ©cilia, m’a-t-elle dit en me tendant la main.
CĂ©cilia, trĂšs sympathique Anglaise (d’aprĂšs moi) nous a fait faire le tour du propriĂ©taire et nous a montrĂ© deux des trois studios qui composent son b and b.
- Vous voyez, chaque studio peut loger quatre personnes. Il y a une kitchinette, une salle de bain et une entrée indépendante sur le jardin.
- C’est trĂšs agrĂ©able!
- Je ne vous fais pas visiter le troisiĂšme studio car il y a un couple d’AmĂ©ricains et ils dorment encore.
CĂ©cilia m’a remis une carte de visite avec l’adresse de son site Internet et elle a longuement dit au revoir Ă  mes filles.
- Oh, vous ĂȘtes trop mignonnes! Je rĂȘve d’avoir des petites-filles comme vous! Revenez me voir quand vous voudrez!
Et nous avons quitté le jardin enchanteur.


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Blanquette de veau

Author: Laetitia
Fri, May 22, 2009


GrĂące Ă  Bergamote, que je remercie chaleureusement au passage pour son commentaire Ă  propos du billet “Pains au lait”, j’ai dĂ©couvert le blog de cuisine de Lilo. J’ai consultĂ© l’index des recettes et j’ai dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© quelques recettes tout Ă  fait dĂ©licieuses (simples et Ă  ma portĂ©e en matiĂšre de temps : la tarte banane-chocolat et les rillettes de maquereaux). Mais il y a une recette qui a tout de suite attirĂ© mon attention, c’est celle de la blanquette de veau. La blanquette de veau, c’est tellement bon, c’est tellement doux, bref c’est un plat savoureux. Bien que ce soit davantage un plat d’hiver, j’ai dĂ©cidĂ© de me lancer. Hier, je suis allĂ©e chez le boucher acheter le veau.
- Vous savez quelle est la diffĂ©rence entre une blanquette et un sautĂ©? m’a-t-il demandĂ©.
- Euh, je n’y ai jamais rĂ©flĂ©chi, ai-je rĂ©pondu.
- Eh bien une blanquette se cuit Ă  l’eau et pour un sautĂ© on fait revenir la viande.
- Ah! C’est Ă©vident, maintenant que vous le dĂźtes.
- Mais, dßtes-moi, je vois que vous avez bien révisé votre recette... Vous avez lu la liste des ingrédients, ce qui est déjà pas mal.
Il est un peu moqueur ce boucher.
Ce matin, c’était le grand moment. J’étais devant mes fourneaux Ă  huit heures et demi. Certains points de la recette de Lilo n’étaient pas clairs pour moi, comme par exemple la rĂ©alisation du roux. “FaĂźtes un roux” dit Lilo. D’accord, mais comment fait-on? Heureusement, je me suis souvenue que j’avais quelque part une autre recette de blanquette. Le roux y Ă©tait trĂšs bien expliquĂ©. Il faut faire fondre le beurre, ajouter la farine et faire cuire Ă  feu doux pendant cinq minutes. J’ai Ă©galement imprimĂ© une recette d’un autre site Internet et, naviguant d’une recette Ă  l’autre, j’ai fait ma blanquette. Ça m’a occupĂ©e toute la matinĂ©e. A midi, Micaela, prĂ©sidente du jury, m’a donnĂ© son verdict :
- Maman, est-ce qu’on peut manger de la blanquette tous les jours? C’est trop bon!
Ça tombe bien, j’en ai fait pour huit personnes!

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Varicelle

Author: Laetitia
Wed, May 20, 2009


Ça y est, Micaela a la varicelle! Hier, j’ai remarquĂ© un petit bouton dans son cou, mais je ne me suis pas inquiĂ©tĂ©e. Je pensais qu’il s’agissait d’un bouton de chaleur. Ce matin, au petit-dĂ©jeuner, Micaela me dit :
- Regarde Maman, j’ai un grain de beautĂ© sur le doigt!
- Ah? Fais voir! Oh lĂ  lĂ , mais ce n’est pas un grain de beautĂ©, c’est une cloque!
J’ai alors soulevĂ© son pyjama pour dĂ©couvrir tout un tas de boutons semblables sur son torse et dans le dos.
- Ah, Micalea, tu as la varicelle!
- Non, je ne veux pas avoir la ravicelle... je ne veux pas vomir!
- Mais, tu ne vas pas vomir! Tu vas juste avoir des boutons et ne pas aller Ă  l’école.
- Je ne vais pas aller Ă  l’école?
- Non.
- Ah, je suis d’accord alors pour la ravicelle.
Ceci entendu, nous sommes allĂ©es Ă  la pharmacie acheter les granules contre les dĂ©mangeaisons de la varicelle et une lotion assĂ©chante pour les boutons. La pharmacienne qui est aux petits soins pour moi depuis que je lui ai fait goĂ»ter une tranche de brioche faite maison m’a donnĂ© tout un tas de conseils : “Micaela peut sortir, mais ne la mettez pas au soleil. DĂ©sinfectez bien les boutons plusieurs fois pas jour. Ne la couvrez pas trop pour dormir!”. Nous sommes rentrĂ©es Ă  la maison. Micaela semble ravie de son nouvel Ă©tat et de ses dĂ©corations qu’elle admire dans la glace. Felicia n’a pas Ă  ĂȘtre jalouse. A mon avis, juste le temps de l’incubation et ce sera bientĂŽt son tour.


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Comme si j'allais au travail

Author: Laetitia
Tue, May 19, 2009


Ce matin, j’avais un rendez-vous de bonne heure Ă  Paris et j’ai pris le train en pleine heure de pointe. Je suis arrivĂ©e Ă  la gare Ă  8h34. Le prochain train pour Paris Ă©tait affichĂ© Ă  8h39, quai C. Dans le couloir central de la gare, celui qui dessert les diffĂ©rents quais, les gens marchaient, pressĂ©s, habillĂ©s pour le travail, les yeux rivĂ©s sur les panneaux d’affichage. Je me suis fondue dans la masse, prenant le rythme imposĂ© par la foule. En haut de l’escalier qui mĂšne au quai C, j’ai aperçu un voisin. Arnaud. On se croise de temps en temps. Nous avons fait le trajet ensemble jusqu’à Saint-Lazare. Nous avons parlĂ© de son travail. Il a un chef qui lui met la pression Ă  cause de ses horaires. Il arrive un peu tard aprĂšs avoir emmenĂ© ses filles Ă  l’école et c’est mal vu. Ce qui est injuste, c’est qu’il fait trĂšs bien son travail et qu’il a d’excellents rĂ©sultats. Mais seules les apparences comptent! Il faut trop souvent pour ĂȘtre bien vu arriver tĂŽt et partir tard, mĂȘme si c’est pour brasser du vent! A cause de cela Arnaud va au travail Ă  reculons. Quand je travaillais dans une entreprise c’était bien souvent mon cas. Qu’est-ce que je suis heureuse d’ĂȘtre ma propre patronne! Pas de rumeurs sur mon cas, pas de coups bas de mes collĂšgues, pas d’augmentations de salaire mesquines, pas de reproches injustifiĂ©s pour qu’un chef puisse se dĂ©fouler, pas d’horizon bouchĂ©e pour mes projets... juste parfois un peu de solitude. A Saint-Lazare Arnaud a pris le RER E et j’ai marchĂ© jusqu’au mĂ©tro Havre-Caumartin pour attraper la ligne 9.


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Nouvel hébergeur

Author: Laetitia
Fri, May 15, 2009


VoilĂ , j’ai pris ma dĂ©cision, je vais changer d’hĂ©bergeur pour le podcast. Cela fait longtemps que j’y songe. Vlad l’auditeur de Moscou qui avait rĂ©parĂ© le podcast l’annĂ©e derniĂšre m’avait fait des propositions. Et sans arrĂȘt je retardais ma dĂ©cision. La mise en route de mon second podcast “Cultivate your French” m’a donnĂ© l’occasion de tester un nouvel hĂ©bergeur. Et je dois dire que je suis plutĂŽt convaincue. Je n’ai pas Ă  faire des tas de manipulations pour garder les textes avec des accents et la gestion des commentaires est bien meilleure. Pour l’instant, si vous me laissez un commentaire et que je ne fais pas attention Ă  quel billet il est liĂ©, une fois le commentaire approuvĂ©, je n’ai aucun moyen de le retrouver et donc de vous rĂ©pondre. J’ai dĂ» passer pour une mal Ă©levĂ©e auprĂšs de certains d’entre vous!
J’ai choisi une date pour le basculement vers l’autre hĂ©bergeur : le mardi 9 juin. Pour ceux d’entre vous qui m’écoutent via iTunes le changement devrait ĂȘtre automatique. Par contre, pour ceux qui m’écoutent via le web et un flux RSS, il faudra changer l’adresse dans votre navigateur. Je mettrai la nouvelle adresse sur le site web dĂšs la semaine prochaine. Et je ne manquerai pas de rĂ©pĂ©ter encore et encore la nouvelle adresse du podcast.
Je rĂ©flĂ©chis Ă©galement Ă  un pique-nique Ă  Londres peut-ĂȘtre le samedi 13 juin. Je ne promets rien, mais cela m’aiderait Ă  prendre ma dĂ©cision si vous pouviez me faire savoir par e-mail si vous seriez intĂ©ressĂ©s.


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Trois commĂšres dans la nuit

Author: Laetitia
Thu, May 14, 2009


Hier soir, je suis sortie avec mes amies Michelle et Caroline. Nous sommes allĂ©es manger des crĂȘpes dans une crĂȘperie trĂšs sympa Ă  dix minutes Ă  pieds de chez nous. Non, non, ce n’est pas une crĂȘperie dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ©! Nous avons trĂšs bien mangĂ© et beaucoup discutĂ©. Quelques fois, la dicussion nous amenait Ă  parler des personnes que nous connaissions dans le quartier. Michelle Ă©tait effarĂ©e.
- Mais, écoutez-moi ces concierges!
Eh, mais c’est vrai que dĂšs que l’on a des enfants la vie change. On se met Ă  croiser toujours les mĂȘmes personnes sur le chemin de l’école. On dit bonjour aux parents le matin Ă  l’école. On sait qui habite oĂč. Etc. C’est-Ă -dire que sans le vouloir on apprend beaucoup de choses.
Sur le chemin du retour, nous sommes passées devant une maison inhabitée depuis plusieurs années. La maison et le jardin sont trÚs délabrés.
- Regardez! nous dit Michelle, il y a de la lumiĂšre.
Et Michelle se penche pour observer les fenĂȘtres par une fente de la grille pleine. On s’est penchĂ© toutes les trois.
- Il y a des parapluies suspendus Ă  la porte, ai-je dit.
- Et des jouets d’enfants dans le jardin, a ajoutĂ© Caroline.
- Alors ça c’est Ă©tonnant, a continuĂ© Michelle. C’est peut-ĂȘtre des squatteurs.
Nous avons continuĂ© notre chemin. Puis Caroline m’a indiquĂ© une maison de ville.
- C’est là qu’habite la mùre de E. dans la classe de Micaela.
- Ah, c’est là!
- Oui, il me semble. Il faudrait vérifier le nom sur la boßte aux lettres.
- Attendez, je vais aller voir a dit Michelle qui a traversé la rue.
On a rigolé Caroline et moi. Nous étions trois et non deux commÚres à nous promener dans la nuit!


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En triant des affaires

Author: Laetitia
Tue, May 12, 2009


Il y a quelques jours, mon pĂšre m’a apportĂ© une grosse caisse remplie de dossiers, cahiers, papiers, etc. Il s’agissait d’affaires que j’avais laissĂ©es chez mes parents.
Nous avons regardĂ© ce que contenait la caisse cet aprĂšs-midi avec mes filles. Micaela a Ă©tĂ© absolument enchantĂ©e par un livre de photos d’avions. Felicia, quant Ă  elle, a dĂ©nichĂ© quelques albums photos dont celui de mon voyage aux Etats-Unis lorsque j’étais adolescente. J’avais passĂ© un mois dans une famille amĂ©ricaine Ă  San  Francisco. ça m’avait super plu. Mais deux ou trois mois aprĂšs ces vacances la ville a subie un terrible tremblement de terre. Je me suis promis de ne plus jamais y retourner.
Bref. En voyant les photos, Micaela a quitté les avions.
- C’est qui là?
- C’est moi, avec la fille de la famille chez qui j’habitais.
- Et là, c’est qui?
- Les parents.
Et ainsi de suite, jusqu’aux photos de la fĂȘte de fin de sĂ©jour. Sur l’une d’elles, j’étais assise Ă  cĂŽtĂ© d’un garçon.
- Et c’est qui ce garçon?
- Un copain de Maman.
En fait, il s’agissait d’un petit copain. Il Ă©tait AmĂ©ricain et sa famille hĂ©bergeait un Français. Comme je me souvenais de son nom, par curiositĂ©, je l’ai cherchĂ© sur Google. Et je l’ai trouvĂ©, il est devenu chef d’orchestre Ă  San Francisco!


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Serrage de pince

Author: Laetitia
Sun, May 10, 2009


Ce midi, j’ai fait le trajet de retour de l’école avec Caroline. Nous avons papotĂ© comme d’habitude. Puis Caroline m’a racontĂ© ses aventures au cafĂ© du coin, celui qui est juste en face de la poste. Elle y va depuis qu’elle a vendu sa machine Ă  cafĂ© sur eBay. Elle trouvait qu’elle ne faisait pas du bon cafĂ©. Elle a donc pris l’habitude de prendre un cafĂ© certains matins aprĂšs avoir accompagnĂ© ses filles Ă  l’école.
La premiĂšre fois qu’elle est entrĂ©e dans le cafĂ© toutes les tĂȘtes masculines se sont retournĂ©es, lĂ©gĂšrement Ă©tonnĂ©es. Qu’est-ce qu’une mĂšre de famille venait faire lĂ ? Car c’est un vrai cafĂ© de banlieue avec les piliers de bar qui sont au blanc dĂšs huit heures trente du matin. Le genre de cafĂ© qui est un univers Ă  lui tout seul, complĂštement dĂ©connectĂ© de la vie extĂ©rieure toute proche avec l’école, les mamans, les enfants, les poussettes, etc.
La deuxiĂšme semaine, le patron lui a dit “Bonjour, ça va?”. Elle a pensĂ©, “ça y est, je me suis fait repĂ©rer” et elle a commandĂ© son petit noir.
La troisiĂšme semaine, le patron lui a serrĂ© la main par dessus le comptoir. Caroline a compris qu’elle faisait partie des habituĂ©s. ça l’a fait rire. Que penseraient donc toutes ces BFPS si elles la voyaient dans un endroit comme ça en train de serrer la pince au patron?
Quelques hirondelles sont passĂ©es au dessus de notre tĂȘte. Elles aussi se moquent du qu'en dira-t-on.


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Tour de manĂšge

Author: Laetitia
Wed, May 6, 2009


Samedi dernier, mon mari et mes filles sont allés au marché. Ils sont rentrés en bus ce que ma grande fille adore. Au cours du trajet, Micaela a vu que le manÚge était de retour. Elle est rentrée toute excitée.
- Maman, le manÚge de la mairie est revenu! Mais il était fermé là. On pourra y aller aprÚs la sieste?
Nous y sommes allĂ©s dimanche. Et j’ai pris quatre tickets. Micaela a fait deux tours et nous avons gardĂ© deux tickets pour un autre jour. Cet autre jour c’était aujourd’hui.
Le manĂšge tournait lorsque nous sommes arrivĂ©s. Micaela a choisi de monter dans la voiture bleue. Les hĂ©licoptĂšres, les avions et autres navettes spaciales, ce n’est pas son truc. Non, ce qu’elle veut c’est conduire une voiture. Elle a conduit avec sĂ©rieux, les sourcils froncĂ©s comme d’habitude. Dans ces moments-lĂ , c’est Ă  peine si sa sƓur et moi existons. A ma grande surprise, Ă  la fin du tour, elle est descendue de la voiture bleue.
- Je veux conduire le bus maintenant.
Elle est donc montĂ©e dans le petit bus qui m’a rappelĂ© celui du film “Little Miss Sunshine”, vous savez un combi Volkswagen. Bon, celui du manĂšge Ă©tait rose avec des paillettes. Mais Micaela, cheveux au vent, avait l’air de rouler sur une route au bord de la mer, les yeux au loin, concentrĂ©e sur la route et l’esprit ailleurs. J’adore voir ma fille conduire!


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Au café

Author: Laetitia
Tue, May 5, 2009


Cet aprĂšs-midi j’ai vu mon ami Trevor, le mari de Natasha. Il avait un petit problĂšme administratif Ă  rĂ©gler dans Paris et je lui ai servi d’interprĂšte car il ne maĂźtrise pas encore trĂšs bien le français. Le problĂšme a vite Ă©tĂ© rĂ©glĂ© Ă  la grande surprise de Trevor qui n’avait pas cette image de l’administration française.
Nous Ă©tions Ă  l’URSSAF, l’organisme qui collecte les cotisations pour la sĂ©curitĂ© sociale et les allocations familiales.
AprÚs, nous sommes allés boire un pot dans un café. Nous étions prÚs des grands boulevards, nous nous sommes un peu éloignés en prenant la rue Montmartre pour trouver un endroit moins touristique. Nous sommes entrés dans un café normal avec un garçon de café normal avec un plateau sous le bras.
Trevor a pris une biĂšre et moi un Perrier. J’ai soudain rĂ©alisĂ© que c’était la premiĂšre fois que je retournais dans un cafĂ© depuis que la loi anti-tabac Ă©tait passĂ©e. Il n’y avait donc dans la salle aucun fumeur. C’était super agrĂ©able. Nous avons discutĂ© de choses et d’autres. Trevor m’a parlĂ© d’un de ses auteurs favoris : Chaucer.
Et puis, je lui ai appris la mort de Michel Champendal dont le corps a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans une forĂȘt du canton de Vaud en Suisse. Ils s’étaient rencontrĂ©s Ă  l’occasion d’un dĂźner que j’avais organisĂ© chez moi oĂč Trevor avait fait la cuisine, indienne, bien sĂ»r.  Justement, il y a quatre ans de cela j’avais pris un bus Ă  deux pas du cafĂ© oĂč nous Ă©tions Trevor et moi pour rejoindre Michel pour un rendez-vous de travail. J’espĂšre que je le croiserai souvent ainsi, ce sera sa façon de me faire signe.


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Selles-sur-Cher, grande distribution

Author: Laetitia
Fri, May 1, 2009


Ce matin, je suis allĂ©e faire le plein de smoothies au supermarchĂ©, je ne me suis pas arrĂȘtĂ©e au rayon des confitures cette fois! Mais, j’ai fait une petite halte au rayon des fromages. Je boude le fromager qui a remplacĂ© mon fromager qui est parti Ă  la retraite alors c’est la disette des fromages Ă  la maison. On m’a parlĂ© d’un bon fromager de l’autre cĂŽtĂ© de la gare. Oui, je le connais, mais ce n’est pas sur mes itinĂ©raires habituels. Et puis, j’ai le souvenir d’un Beaufort avec un fort goĂ»t de cave. En attendant, alors qu’il y a quelques jours j’ai Ă©crit un dialogue pour Cultivate your French qui se situe chez un fromager, j’ai eu soudain envie d’un bon fromage de chĂšvre comme celui dont je parlais dans mon texte : un Selles-sur-Cher. En passant dans le rayon des fromages, je remarque justement dans une petite boĂźte en plastique le fromage cendrĂ© et rond de mes rĂȘves. J’ai hĂ©sitĂ©, pas d’affinage dans les caves du supermarchĂ©, mais j’ai Ă©tĂ© trop tentĂ©e et je l’ai pris. Mon excuse? Faire dĂ©couvrir le fromage Ă  la plus jeune de mes filles qui ne connaĂźt que l’emmental. Nous l’avons testĂ© ce midi. Je l’ai sorti de sa boĂźte pour le faire respirer et son aspect m’a paru trĂšs engageant. En fait, il Ă©tait bon, bien qu’un peu salĂ©. Bien sĂ»r, j’en ai mangĂ© de meilleurs provenant de chez mon fromager. Des fromages dont la douceur et la fraĂźcheur vous racontent une histoire, mais j’en ai aussi mangĂ© de pires. Ma petite fille l’a aussi goĂ»tĂ©. Cependant, je ne crois pas qu’elle soit une fan de fromage comme sa sƓur. AprĂšs avoir regardĂ© le petit bout que j’avais posĂ© devant elle pendant un long moment, elle l’a finalement pris entre ses petits doigts et l’a portĂ© Ă  sa bouche. Elle l’a aussitĂŽt repris et jetĂ© par terre, en me regardant droit dans les yeux et en commentant son geste d’un “nin” contestataire. Tant mieux, ça en fera plus pour les autres.


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Des montagnes de questions

Author: Laetitia
Wed, Apr 29, 2009


Le mercredi, les enfants ne vont pas Ă  l’école. Ce matin, ma fille avait envie d’écouter de la musique. Je lui ai proposĂ© d’écouter des chansons que j’aime bien. J’ai rĂ©ussi Ă  mettre la main sur quelques CD (vous vous souvenez que Felicia a rĂ©organisĂ© ma bibliothĂšque de CD?) dont Fantaisie militaire d’Alain Bashung. Cela faisait une Ă©ternitĂ© que je ne l’avais pas Ă©coutĂ©. Je voulais le faire plus tĂŽt parce qu’il est mort il y a seulement quelques semaines alors que, malade, il donnait encore des concerts. J’avais aussi lu quelques jours avant d’apprendre sa mort une interview de lui trĂšs Ă©mouvante dans TĂ©lĂ©rama. Son dernier album Bleu PĂ©trole a eu beaucoup de succĂšs et Alain Bashung a reçu trois victoires aux derniĂšres victoires de la musique : meilleur interprĂšte masculin, meilleur album et meilleur spectacle. Il dĂ©tient ainsi le record du nombre de victoires. J’ai glissĂ© le CD dans la platine et les premiĂšres notes de La nuit je mens ont envahi la piĂšce. Ecouter cette chanson que je n’avais pas entendue depuis plusieurs annĂ©es m’a ravi comme lorsqu’on arrive en vacances, que l’on descend de voiture et que la mer est lĂ  comme dans notre souvenir, mais nouvelle et odorante. Nous l’avons Ă©coutĂ©e deux fois. A l’époque oĂč cette chanson Ă©tait diffusĂ©e sur toutes les radios, je n’habitais pas cet appartement, je n’avais pas d’enfants, je passais mes journĂ©es Ă  courir Paris.
- Une autre chanson! a demandé ma fille.
Nous sommes passées à Luz Casal dans la B.O. du film Talons Aiguilles de Pedro Almodovar, Un ano de amor! Encore des souvenirs!


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La premiĂšre hirondelle

Author: Laetitia
Tue, Apr 28, 2009


La semaine derniĂšre, j’étais donc Ă  Lyon. Enfin, pas vraiment, j’étais Ă  Venissieux, dans la banlieue lyonnaise. Notre petit sĂ©jour dans ma belle-famille s’est bien passĂ©.
J’espĂ©rais dĂ©couvrir Ă  notre retour que les hirondelles Ă©taient bien arrivĂ©es. Mais je ne les ai pas vues. Lundi matin, rien non plus. Pourtant, j’ai bien observĂ©. Je ne sais pas pourquoi mais leur retard commençait Ă  me rendre nerveuse. Je ne pouvais m’empĂȘcher de penser que c’était peut-ĂȘtre la fin, qu’elles ne viendraient peut-ĂȘtre plus jamais. En fin d’aprĂšs-midi, j’ai eu mon amie Michelle au tĂ©lĂ©phone pour organiser un cinĂ©ma ce soir. Je n’ai pas pu m’empĂȘcher de lui demander si elle avait vu des hirondelles de chez elle.
- Non, je ne les ai pas vues, m’a-t-elle rĂ©pondu.
L’heure du dĂźner est arrivĂ©. Micaela a demandĂ© Ă  ce que je m’assoie Ă  cĂŽtĂ© d’elle soit pile en face de la fenĂȘtre. Nous Ă©tions en train de manger quand j’ai vu passer devant la fenĂȘtre une petite forme noire. Mes yeux l’ont automatiquement suivie et sur le ciel bleu j’ai bien reconnu la forme d’un martinet!
- Une hirondelle! me suis-je exclamée.
- Une ‘rondelle? a demandĂ© ma fille, oĂč ça?
- Là, elle vient de passer, vous ne l’avez pas vue?
Personne Ă  par moi ne l’avais vue. Nous avons tous regardĂ© le ciel pendant quelques minutes, mĂȘme notre bĂ©bĂ© observait avec curiositĂ©. Aucune autre hirondelle n’est passĂ©e.
Finalement, nous avons continuĂ© notre repas. AprĂšs le dĂźner, j’ai fait un tour sur Internet et j’ai dĂ©couvert un site trĂšs intĂ©ressant oĂč des passionnĂ©s font part de leurs observations concernant les hirondelles et les martinets. Si je l’avais regardĂ© plus tĂŽt, j’aurais sĂ» que les hirondelles Ă©taient dĂ©jĂ  arrivĂ©es depuis le 19 mars dans certaines rĂ©gions.


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A l'improviste

Author: Laetitia
Mon, Apr 20, 2009


Je mets ce podcast en ligne aujourd’hui lundi car nous avons dĂ©cidĂ© au dernier moment de rendre visite aux parents de mon mari Ă  Lyon. Nous avons achetĂ© les billets en ligne hier soir et ce matin mon mari est allĂ© les chercher Ă  la gare. A Lyon, je n’aurai pas Internet alors je ne pourrai pas diffuser mes podcasts. Il n’y aura donc que cette unique Ă©pisode cette semaine. Mais ne vous inquiĂ©tez pas, nous ne partons que quelques jours et mardi prochain je serai de retour, fidĂšle au poste.
Au moment oĂč je vous Ă©cris mes bagages ne sont pas prĂȘts. Je viens de regarder les prĂ©visions mĂ©tĂ©o pour savoir quels vĂȘtements emporter et Ă  Lyon ce sera pratiquement l’étĂ©! Je viens de rĂ©aliser que ma grande fille n’a pratiquement que des cols roulĂ©s Ă  se mettre. La pauvre! Pour la plus petite de mes filles, c’est plus simple car elle profite des vĂȘtements de sa sƓur. Il ne faut pas que j’oublie de mettre dans ma trousse de toilette les mĂ©dicaments que m’a prescrit le docteur au cas oĂč Micaela aurait la varicelle. En effet, vendredi, il y a dix jours, la moitiĂ© de sa classe, soit une quinzaine d’élĂšves, avait la varicelle. Pour l’instant, pas le moindre bouton qui gratte Ă  l’horizon. Tous les matins, j’examine Micaela et elle me demande invariablement :
- Maman, est-ce que j’ai la ravicelle?
- La VA-RI-celle.
- Oui, mais est-ce que j’ai la ravicelle?
Cela dure cinq bonne minutes et je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  lui faire prononcer correctement le nom de la maladie.
Il faut Ă©galement que je pense Ă  emporter les petites gourdes de compotes pour le voyage. Micaela adore ça. Et puis, les cĂ©rĂ©ales de Felicia, et puis les chaussons, mon livre de chevet, les chargeurs pour les tĂ©lĂ©phones portables, les doudous, les brosses Ă  dents, et encore plein d’autres choses. Je me demande si les hirondelles seront lĂ  quand nous reviendrons.


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Adieu tartelettes

Author: Laetitia
Fri, Apr 17, 2009


Je suis encore sous le choc. Mais il faut que je vous raconte tout depuis le dĂ©but. Aujourd’hui, ayant enfin mis un point final Ă  ma compta, j’ai dĂ©cidĂ© de m’offrir en rĂ©compense une tartelette aux fraises de ma pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e. Vous savez, celle qui est Ă  vingt minutes Ă  pieds de chez moi. J’ai convaincu Micaela de m’accompagner sans maugrĂ©er en lui faisant miroiter un beau pain au lait. Nous voilĂ  donc parties pour traverser la ville. On en profita pour chanter quelques chansons dont notre chanson favorite du moment : “La mare Ă  Toto”.
Enfin, nous arrivons Ă  la pĂątisserie. Je comptais dĂ©jĂ  mentalement le nombre de baguettes tradition que j’allais acheter, hĂ©sitant entre deux ou trois. Nous rentrons dans le magasin. Y a-t-il des tartes aux fraises? Oui. Tiens, c’est nouveau, ils mettent de la pistache maintenant. Oh! Mais c’est une nouvelle prĂ©sentation.
- Que désirez-vous Madame?
Je passe ma commande, remarquant que je n’avais jamais vue cette vendeuse et que toutes les vendeuses d’ailleurs m’étaient inconnues et portaient une nouvelle tenue.
Je m’approche de la caisse. Tiens, ce n’est pas la patronne. Tiens, les tradi n’ont pas la mĂȘme tĂȘte que d’habitude. La dame Ă  la caisse se comportait comme la patronne. Mais oĂč Ă©tait donc Madame Berquier, la vraie patronne? Je payai et on me tendit un paquet sur lequel Ă©tait inscrit un autre nom. Je mis quelques instants Ă  rĂ©aliser. La pĂątisserie avait changĂ© de propriĂ©taires! Quoi! Fini les palmiers succulents, les tartes aux fraises Ă  tomber par terre, les tradi avec leur lĂ©ger goĂ»t de farine de maĂŻs... Oh lĂ , pour le coup, je suis triste. En illustration de ce podcast, la tarte aux fraises que j’avais achetĂ©e pour le pique-nique “One thing in a french day” l’annĂ©e derniĂšre. Celle que j’ai achetĂ© chez les nouveaux propriĂ©taires ne lui arrive pas Ă  la cheville.


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Nouveau passeport

Author: Laetitia
Thu, Apr 16, 2009


Il y a quelques jours, j’ai reçu par la poste un courrier m’avisant que mon nouveau passeport Ă©tait Ă  ma disposition Ă  la mairie annexe. La mairie annexe est Ă  cinq minutes Ă  pieds de chez moi. C’est lĂ  qu’il y a quinze jours environ j’ai dĂ©posĂ© ma demande de renouvellement de passeport. Il faut un certains nombre de documents pour accompagner la demande : copie d’extrait de naissance, photocopie du livret de famille, justificatifs de domicile et deux photos d’identitĂ©. Maintenant, plus question de sourire sur les photos destinĂ©es au passeport : il faut ĂȘtre sĂ©rieux et avoir le visage bien dĂ©gagĂ©. Ah, que je dĂ©teste cette photo de moi comme ça! Mon dossier Ă©tait complet.
Pourquoi ai-je besoin d’un passeport? Pour voyager hors d’Europe, imaginez-vous. Eh bien, mĂȘme pas. C’est pour obtenir auprĂšs de l’administration amĂ©ricaine un numĂ©ro des impĂŽts qui me permettra de vendre sur Amazon.com mon livre regroupant les podcasts. J’avais fait une premiĂšre demande de numĂ©ro ITIN il y a plusieurs mois, les documents que j’avais fournis Ă©taient tous certifiĂ©s conformes et faisaient partie de la liste des justificatifs demandĂ©s par l’administration amĂ©ricaine. Mais, ma demande a Ă©tĂ© rejetĂ©e. On m’a indiquĂ© dans le courrier m’informant de cette dĂ©cision que le passeport Ă©tait la plus simple des piĂšces Ă  fournir. VoilĂ  pourquoi j’ai fait cette demande. Maintenant, il faut que je remplisse Ă  nouveau cet obscur formulaire. Les documents administratifs ne sont en gĂ©nĂ©ral pas simples, mais dans une langue Ă©trangĂšre cela demande encore plus de concentration.



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Les cloches de PĂąques

Author: Laetitia
Wed, Apr 15, 2009


Ma grande fille a bien compris que des cloches volant dans le ciel et revenant de Rome, déposaient sur leur retour des friandises en chocolat et parfois, pour les enfants trÚs sages, un petit cadeau.
Personnellement, j’ai vu les cloches de PĂąques. Une fois quand j’étais petite. Je les revois trĂšs bien volant dans le ciel. Il faisait trĂšs beau ce jour-lĂ . Elles Ă©taient deux volant en formation serrĂ©e. Lorsqu’elles eurent disparu et que j’eus baissĂ© les yeux, je vis Ă  mes pieds (j’étais sur le balcon) un petit parapluie en plastique transparent avec un liseret rouge. Exactement celui que je rĂȘvais d’avoir!
C’est un peu ce qui s’est passĂ© pour Micaela. Je l’ai appelĂ©e dimanche matin.
- Vite, viens voir Micaela! Les cloches sont lĂ ! Vite!
Nous avons tous couru jusqu’à la fenĂȘtre du salon, mais trop tard. Les cloches Ă©taient dĂ©jĂ  parties. C’était mignon de voir Micaela qui les cherchait du regard. Puis, elle s’aperçut qu’il y avait des boĂźtes sur le balcon.
- Oh! Regarde Maman, les cloches ont laissĂ© des cadeaux! Est-ce qu’il y en a un pour moi?
- Oui, là, il y a écrit ton nom sur cette boßte.
- Oh, c’est une cloche en chocolat! Merci les cloches!
Un peu plus tard dans la journĂ©e, j’ai envoyĂ© un email Ă  mon amie espagnole Teresa lui racontant qu’on s’était bien rĂ©galĂ© avec les chocolats laissĂ©s par les cloches.
Elle m’a rĂ©pondu ce matin. Elle dit qu’elle ne comprend pas cette histoire de cloches qui apportent des chocolats. Elle a dĂ» nous trouver bien bizarres si les cloches n’apportent rien en Espagne!


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Emplettes de PĂąques

Author: Laetitia
Thu, Apr 9, 2009


Hum, je ne rĂȘvais que de cela depuis que j’ai dĂ©couvert ce chocolatier Ă  deux stations de train de chez moi : acheter les chocolats de PĂąques. J’y suis allĂ©e ce matin avec ma petite fille. La petite boutique Ă©tait remplie Ă  ras bord d’Ɠufs, de poules, de lapin, de poissons, de cloches en chocolat blanc, noir ou au lait, ornĂ©s de rubans ou dĂ©corĂ©s de nougat. PosĂ©s les uns Ă  cĂŽtĂ© des autres sur les Ă©tagĂšres du magasins ils faisaient un de ces tintamarres dans ma tĂȘte!
- Alors, que vais-je choisir pour Micaela?
- Cot cot cot, choisis une poule, me criĂšrent les poules! Nous sommes bien garnies et tu auras des Ɠufs en pralinĂ©s!
- Ding dong, ne les écoute pas! Prends une cloche et en nous dégustant tu nous verras voler dans le ciel!
- Blup blup, un poisson! PĂȘche un poisson de PĂąques et tu auras dans tes filets la plus croquante des fritures!
- Non, c’est un Ɠuf que tu dois choisir, me cria un Ɠuf de PĂąques, dangereusement perchĂ© en hauteur. Je suis le plus beau, regarde comme ma forme est parfaite! Tu fondras de bonheur en me croquant.
- Madame, madame! C’est à vous me dit le chocolatier en personne, faisant taire la basse-cour.
- Oui, euh, je voudrais des sujets de PĂąques.
- Ah, oui, tout ce que vous voulez!
Etais-je la seule Ă  entendre la basse-cour ou bien le chocolatier avait-il un regard complice? Je suis ressortie avec un gros sac!


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Les singes du Jardin des plantes

Author: Laetitia
Wed, Apr 8, 2009


Il y a quelques semaines, je croyais enfin tenir l’explication de l’intĂ©rĂȘt trĂšs prononcĂ© de ma petite Micaela pour les singes. En effet, en l’accompagnant jusqu’à sa classe j’avais remarquĂ© sur le bureau de la maĂźtresse un livre avec un singe en couverture.
- Ah, c’est sans doute à cause de ce livre que Micaela me parle autant des singes! ai-je dit à la maütresse.
- Non, je ne crois pas, me rĂ©pondit-elle, car je n’ai reçu ce livre que ce matin.
- Ah. Cela doit venir d’autre chose alors.
- Ou bien c’est un goĂ»t personnel! me dit la maĂźtresse.
“Un goĂ»t personnel”, ça m’a bien plu comme explication.
Nous avons donc dĂ©cidĂ©, mon mari et moi, d’emmener Micaela voir de vrais singes et nous nous sommes rendus ce matin Ă  la mĂ©nagerie du Jardin des plantes dans le cinquiĂšme arrondissement. C’est un endroit qui m’a bien plu. Il n’y avait pas la tristesse que l’on ressent parfois dans les zoos. Tous les habitants de la mĂ©nagerie avaient l’air bien chez eux. Enfin, ceux que nous avons pu croiser car notre visite a Ă©tĂ© rapide ; nous avions peu de temps. Nous avons passĂ© une bonne demi-heure devant les ouran-outangs. Micaela Ă©tait mĂ©dusĂ©e, debout devant la vitre, la bouche ouverte, totalement absorbĂ©e par la comtemplation d’une maman oran-outang. Jusqu’à ce que son fiston fasse le clown avec un bidon d’eau, se dĂ©plaçant agilement de corde en corde.
- Oh, le singe, regardez! Regardez!
Sur le chemin de la sortie, nous avons vu des yaks, des chĂšvres des montagnes (trĂšs grandes, blanches au poil long, absolument majestueuses), des flamants roses et des wallabees. Nous reviendrons, c’est sĂ»r.


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Les bonnes femmes pas sympas

Author: Laetitia
Wed, Apr 8, 2009


J’adore mon quartier! Je vois des arbres partout de chez moi. Il y a des oiseaux, comme par exemple cette pie qui chante sur une branche de l’arbre que je vois du salon au moment oĂč j’écris ce texte. J’ai des voisins super sympas dont je vous parle rĂ©guliĂšrement. Mais c’est un quartier qui s’embourgeoise. Les parisiens viennent y acheter une maison, se barricadent derriĂšre des grilles aveugles et se promĂšnent en 4x4 aux vitres fumĂ©es. Et puis, il y a cette bande de bonnes femmes pas sympas que l’on retrouve partout dĂšs qu’on a des enfants. Avec ma copine Caroline, on en parle souvent, en rigolant d’ĂȘtre si commĂšres! Vous voulez savoir comment elles se comportent ces bonnes femmes pas sympas? En voici un exemple tout frais de ce matin.
AprĂšs avoir accompagnĂ© Micaela Ă  l’école, le mardi, je dĂ©pose Felicia Ă  la garderie. Sur le parking Ă  poussettes, j’ai croisĂ© ce matin une de ces BFPS les bras chargĂ©s d’un immense moule Ă  tarte. Je ne sais pas quelle mouche m’a piquĂ©e, je lui ai adressĂ© la parole en souriant.
- Ah! Il y a de l’anniversaire dans l’air! lui ai-je dit.
- Non, non, ce n’est pas pour ici, m’a-t-elle rĂ©pondu sĂšchement.
Et elle s’en va donnant la main à sa petite fille.
Je la suis, Felicia dans les bras. Elle ouvre la porte de la garderie. Vous savez c’est une de ces portes qui se referme toute seule dĂšs qu’on la lĂąche. Je m’attendais Ă  ce qu’elle me tienne la porte. J’étais juste derriĂšre elle, c’était quand mĂȘme la moindre des politesses. Et paf! La porte se referme devant mon nez. Sympa, non? Je la retrouve Ă  l’intĂ©rieur minaudant.
- Regardez ma belle tarte aux poires!
Elle aurait mĂ©ritĂ©, comme me l’a suggĂ©rĂ© par la suite Caroline, que je lui fasse un croche-patte, que sa tarte aux poires se retrouve par terre et que je lui dise “ce n’est pas grave. Ce n’est pas pour ici!”.


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Religieuses, le test entre copines

Author: Laetitia
Thu, Apr 2, 2009


Vous vous souvenez que j’avais remarquĂ© la semaine derniĂšre des religieuses appĂ©tissantes dans une boulangerie? Eh bien, ça m’a donnĂ© une idĂ©e. J’ai proposĂ© Ă  mes amies et voisines Caroline et Alexandra de faire une dĂ©gustation de religieuses au chocolat. Nous avons organisĂ© cela cet aprĂšs-midi. Ce matin, nous sommes allĂ©es nous approvisionner dans diffĂ©rentes boulangeries du quartier. J’en ai pour ma part achetĂ© trois diffĂ©rentes. C’était trĂšs amusant de rentrer dans la boulangerie et trois fois de suite de demander le mĂȘme gĂąteau, l’air de rien.
A quinze heures, nous nous sommes rĂ©unies chez moi. Nous avons tout d’abord notĂ© l’emballage. ça compte aussi. Caroline s’est chargĂ©e d’ouvrir les quatre paquets et nous avons dĂ©couvert notre butin. La dĂ©gustation proprement dite pouvait commencer. Nous avons d’abord soigneusement notĂ© le prix et le poids de chaque religieuse. PremiĂšre constatation : plus le prix augmente, plus la religieuse se fait lĂ©gĂšre. Ainsi, la plus lourde Ă©tait aussi la moins chĂšre. Nous avons dĂ©coupĂ© chaque religieuse en quatre ou en d’autres mots, nous avons fait un massacre de religieuses car ce n’est pas le plus aisĂ© des gĂąteaux Ă  dĂ©couper. Puis, chacune de nous a goĂ»tĂ© un morceau. En silence, bien concentrĂ©es sur notre tĂąche, nous avons observĂ©, dĂ©gustĂ© et pris des notes. Quand toutes les assiettes furent vides, nous nous sommes regardĂ©es.
- Alors? a demandé Caroline.
- Pour moi, il n’y en a aucune de franchement bonne, ai-je annoncĂ©.
Alexandra pour sa part n’en avait apprĂ©ciĂ© qu’une seule.
Les notes moyennes n’ont guĂšre dĂ©passĂ© cinq sur dix. Le bilan : pĂąte Ă  chou insignifiante, crĂšme au chocolat sans goĂ»t et beaucoup trop de sucre. La quĂȘte des religieuses continue.


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Des pas dans l'escalier

Author: Laetitia
Wed, Apr 1, 2009


Dans l’immeuble oĂč j’habite l’isolation phonique laisse Ă  dĂ©sirer. Mais cela n’a pas que des dĂ©savantages. Si, si, je vous assure. Par exemple, on entend trĂšs bien la porte d’entrĂ©e de l’immeuble s’ouvrir lorsque quelqu’un entre, puis les pas de la personne qui monte. Mes filles, qui ont remarquĂ© cela, sont tout ouĂŻe le soir. Elles guettent l’arrivĂ©e de leur pĂšre et savent dĂ©jĂ  reconnaĂźtre son pas dans l’escalier. C’est vrai que moi-mĂȘme je me suis surprise plusieurs fois Ă  associer les pas dans l’escalier avec mes voisins.
- Tiens, c’est Christine qui part au travail.
- C’est SĂ©bastien qui rentre.
- C’est monsieur L. qui part faire ses courses. Il a l’air fatiguĂ© aujourd’hui.
Lorsque ma voisine Alexandra descend avec Elena et son petit frùre, mes filles accourent et crient. Micaela dit toute joyeuse : “C’est Elena! Maman, je veux la voir!”.
Hier soir donc, mes filles avaient entendu un bruit de clĂ©s qui tintaient et ont cru qu’il s’agissait de leur pĂšre (il fait souvent tinter ses clĂ©s pour s’annoncer avant d’ouvrir la porte).
- Maman, c’est Papa! Il est lĂ  derriĂšre la porte! Il a frappĂ©!
J’ouvre la porte et oh surprise! ce n’était pas mon mari mais une voisine! Et je lui dit “oh, vous m’avez fait peur!”. Elle m’a regardĂ© sans comprendre et je lui ai expliquĂ© que je croyais que c’était mon mari derriĂšre la porte. C’était comique. En fait, ma voisine venait chercher un colis que j’avais pris pour elle quelques jours auparavant.



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Disparition inquiétante de Michel Champendal

Author: Laetitia
Tue, Mar 31, 2009


Il y a quelques annĂ©es, j’ai Ă©tĂ© pendant prĂšs d’un an la prĂ©sidente d’une association d’auteurs. Ces quelques mois ont Ă©tĂ© un vĂ©ritable cauchemar pour moi, mais au milieu de tout ça il y avait la prĂ©sence sympathique, rassurante et trĂšs active de Michel Champendal. Lui aussi Ă©tait membre de l’association. Nous avons beaucoup travaillĂ© ensemble, il m’a plusieurs fois remontĂ© le moral, m’a beaucoup aidĂ©e dans l’organisation pratique de l’association, s’occupait comme une mĂšre poule des auteurs. Bref, rien n’aurait Ă©tĂ© possible sans lui. Je crois pouvoir dire que nous sommes devenus de bons amis, mĂȘme si nous nous sommes peu vus depuis la naissance de mes enfants.
Je vous parle de Michel parce qu’il y a quelques jours, j’ai reçu un email m’annonçant qu’il avait disparu dans la rĂ©gion d’Annemasse, en Haute-Savoie, et que sa famille et ses amis Ă©taient trĂšs inquiets. Ils ont besoin que l’avis de recherche soit diffusĂ© le plus possible c’est la raison pour laquelle j’en parle ici dans ce podcast. Michel est parti de chez lui annonçant qu’il allait voir sa famille en Suisse et il n’est jamais arrivĂ©. Ce qui est trĂšs inquiĂ©tant c’est que Michel est diabĂ©tique et qu’il est parti sans son traitement. Alors, regardez bien sa photo, celle qui illustre cet Ă©pisode, on ne sait jamais, vous aurez peut-ĂȘtre des informations Ă  transmettre Ă  son Ă©pouse. Vous trouverez d’autres informations et d’autres photos de Michel sur le site www.champendal.com. Merci.


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Pain au chocolat

Author: Laetitia
Fri, Mar 27, 2009


Ah, je n’ai pas pu enregistrer de podcast hier car Micaela, ma petite fille de trois ans, Ă©tait malade et j’ai dĂ» m’occuper d’elle. Heureusement, avant cela j’avais eu l’occasion d’aller m’acheter un pain au chocolat pour le goĂ»ter.
C’est une auditrice du podcast, May, qui m’a donnĂ© l’idĂ©e de m’acheter cette viennoiserie pour le goĂ»ter. May me demandait dans un message si je pouvais lui donner une recette de pain au chocolat ou bien lui envoyer quelques photos pour qu’elle puisse se faire une idĂ©e de ce Ă  quoi ressemble vraiment un pain au chocolat. Ma premiĂšre idĂ©e fut de rĂ©aliser moi-mĂȘme une recette de pain au chocolat que j’avais repĂ©rĂ©e il y a quelque temps. Avec ma machine Ă  pain, cela semblait bien facile. Vous savez en utilisant le fameux programme “pĂąte seule”! Malheureusement, ma journĂ©e ne s’est pas dĂ©roulĂ©e comme je l’imaginais et j’ai dĂ» me rabattre sur un pain au chocolat achetĂ© Ă  la boulangerie sur le chemin des courses. C’est une boulangerie que je frĂ©quente peu parce qu’elle n’est pas tout prĂšs de la maison. J’avais peur que le pain au chocolat n’ait pas le goĂ»t de ceux de mon adolescence ; quand je rentrais du lycĂ©e et que j’étais chargĂ©e d’acheter le pain Ă  la bonne boulangerie sur le chemin du retour ou bien quand je me levais le dimanche matin trĂšs tĂŽt pour faire mes devoirs et qu’ensuite j’enfourchais mon vĂ©lo pour aller acheter des croissants et des pains au chocolat pour faire une surprise Ă  ma famille. Eh bien, vous le voyez ce pain au chocolat sur la photo? Il Ă©tait trĂšs bon. La pĂąte bien feuilletĂ©e, mais moelleuse Ă  l’intĂ©rieur, deux barrettes de chocolat, une bonne odeur de beurre. C'Ă©tait un bon goĂ»ter consistent. Pour moi, un mauvais pain au chocolat est : petit, ratatinĂ©, trop gonflĂ© et vide Ă  l'intĂ©rieur, vendu trop chaud, huileux. Finalement, cette boulangerie est une bonne adresse, je reviendrai pour goĂ»ter d’autres choses. J’ai dĂ©jĂ  repĂ©rĂ© de magnifiques religieuses au chocolat....


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Découpage

Author: Laetitia
Wed, Mar 25, 2009


Ce matin, j’avais besoin d’un peu de tranquillitĂ© pour avancer dans ma comptabilitĂ© et j’étais ravie que Micaela ait trouvĂ© une bonne occupation. Je lui avais trouvĂ© une pochette remplie d’échantillons de papiers cadeau.
- Maman, est-ce que je peux avoir des ciseaux?
- Tu sais t’en servir? Tu en as utilisĂ© Ă  l’école?
- Non, mais je peux apprendre.
- D’accord, mais tu fais bien attention à ne pas te couper.
- D’accord.
Je savais que j’avais une paire de ciseaux Ă  bouts arrondis que je suis allĂ©e lui chercher. Vous auriez vu ses yeux brillants de joie lorsque je lui ai apportĂ©e! Elle s’est vite mise au travail.
- Je fais de la soupe pour toi Maman!
- Ah super!
- Et pour Felicia aussi.
- C’est trùs bien.
Double avantage, sa petite sƓur la regardait “faire sa soupe” en papier. Tout allait donc bien, j’ai pu me concentrer sur ma compta. Mais tout Ă  coup je lĂšve les yeux! Qu’est-ce que je vois? Micaela qui s’apprĂȘtait Ă  dĂ©couper son doudou.
- Mais qu’est-ce que tu fais!
Micaela apeurĂ©e par mon cri jeta les ciseaux par terre. C’est lĂ  que je la vis de face et que je m’apperçus qu’avant de s’en prendre Ă  son doudou, elle avait coupĂ© ses propres cheveux... Heureusement, pas beaucoup. Mais maintenant Micaela a une frange.
- Je croyais que tu devais faire de la soupe.
- Oui, mais j’avais les cheveux devant les yeux alors je les ai coupĂ©s!
Logique, non?


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Au bord de l'eau

Author: Laetitia
Tue, Mar 24, 2009


Hier soir, j’ai commencĂ© la lecture d’un roman-fleuve chinois. Je l’ai dĂ©couvert Ă  l’occasion d’une recherche sur le site Amazon. Ma recherche n’avait pas abouti, mais Amazon me suggĂ©rait d’autres titres apprĂ©ciĂ©s par les lecteurs. Bon, je ne suis pas contre les suggestions alors j’ai lu les avis des autres lecteurs. Les avis Ă  propos de “Au bord de l’eau” Ă©taient tellement enthousiastes que je n’ai pas rĂ©sistĂ©, je l’ai commandĂ©. Puis le livre est restĂ© un certain temps sur ma table de nuit, puis d’autres livres sont venus le recouvrir et je l’ai oubliĂ©. Enfin, Ă  l’occasion d’un peu de rangement je l’ai redĂ©couvert. J’en ai donc commencĂ© la lecture hier soir. J’étais fatiguĂ©e alors je ne suis pas allĂ©e tellement plus loin que la prĂ©face, mais elle m’a enchantĂ©e. L’auteur y raconte sa vie dans sa maison, ponctuĂ©e par les visites de ses amis. Il y raconte aussi comment lui a pris l’envie d’écrire ce livre. Sur l’amitiĂ©, une phrase en particulier m’a beaucoup plu. Je vous la cite : “Entre toutes les joies, nulle ne vaut celle de l’amitiĂ© ; et entre toutes les joies de l’amitiĂ©, nulle ne vaut celle de la conversation.”
Elle m’a plu parce que j’ai eu ces derniers jours l’occasion de beaucoup parler au tĂ©lĂ©phone avec ma copine de lycĂ©e que j’ai retrouvĂ© grĂące Ă  un site d’anciens Ă©lĂšves. Et que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de parler comme ça, parlant de tout et de rien, passant au grĂ© de la conversation d’un sujet Ă  un autre. Un des sujets abordĂ©s fut ce podcast, l’idĂ©e a bien plu Ă  mon amie et Ă  son mari, mais son mari a trouvĂ© qu’il n’y avait pas assez de photos. C’est vrai, je vais donc faire un effort.


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Pains au lait

Author: Laetitia
Thu, Mar 19, 2009


Hier, Ă  la boulangerie j’ai achetĂ© un pain au lait Ă  ma fille qui avait faim. Le pain au lait coĂ»tait quatrevingt-huit centimes et j’ai eu la confirmation que le boulanger Ă©tait Belge lui aussi parce qu’il avait un accent. Il a dit “houit” et non pas “huit”. Je n’achĂšte pas souvent de viennoiseries Ă  ma fille, en gĂ©nĂ©ral je prĂ©fĂšre lui donner du pain. Mais, lĂ , c’était une urgence. Micaela a adorĂ© le pain au lait, elle a commencĂ© par le manger Ă  grandes bouchĂ©es puis l’a dĂ©gustĂ© petit bout par petit bout, l’économisant, pour qu’il dure plus longtemps. Cela m’a donnĂ© une idĂ©e, et si je faisais des pains au lait Ă  la maison. Je me suis souvenue que Bergamote avait donnĂ© la recette des fameux pains au lait de sa tata Lulu. Un billet inoubliable que celui-lĂ ! Je vous invite Ă  le lire. Eh, mais moi, je n’ai pas l’énergie de Tala Lulu. PĂ©trir un kilo de farine me rendrait hors service pendant au moins deux jours. Alors, j’ai eu l’idĂ©e de confier la confection de la pĂąte Ă  ma machine Ă  pain. Il y a un programme qui s’intitule “pĂąte seule” (ça me donne toujours envie de pleurer, cette pauvre “pĂąte seule”). Au cours de ce programme , la machine pĂ©trit, fait lever Ă  la juste tempĂ©rature, puis pĂ©trit Ă  nouveau, puis fait encore lever et finalement au bout d’une heure et demi vous rend une pĂąte qu’il n’y a plus qu’à façonner. Les proportions de la recette Ă©tait pour trente petits pains... cela faisait quand mĂȘme beaucoup. Donc, j’ai divisĂ© les proportions par deux. C’était plus raisonnable. Une fois le programme terminĂ©, j’ai façonnĂ© mes petits pains en boules bien rondes comme sur le blog de Bergamote, j’ai fait lever sous un torchon pendant une heure et hop au four! Un quart d’heure plus tard je ressortais du four des petites boules bien dorĂ©es qui ont fait le bonheur du goĂ»ter de mes deux filles!


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Sans le vouloir

Author: Laetitia
Wed, Mar 18, 2009


Aujourd’hui, sans le vouloir, j’ai suivi une femme. Cela a commencĂ© Ă  la poste. J’avais un colis assez urgent Ă  poster et queue ou pas queue il devait partir aujourd’hui. Donc, psychologiquement prĂ©parĂ©e Ă  faire la queue Ă  la poste, j’ai franchi le seuil de l’établissement. Surprise! il n’y avait que deux personnes qui faisaient la queue et deux guichets Ă©taient ouverts. Cela m’a drĂŽlement dĂ©tendue. J’ai sortie le paquet de la poussette, j’ai dit Ă  Micaela “non, non, n’enlĂšve pas ton manteau, on ne reste pas longtemps” et je me suis rendue compte d’une nouveautĂ© : un Ă©cran tĂ©lĂ© avait Ă©tĂ© installĂ© au mur, diffusant des infos et reportages divers, sans le son. Un mariage typique au Niger c’est drĂŽlement moins bien sans le son. Eh, mais ça fait combien de temps que j’attends, qui est-ce qui squatte les guichets? Une jeune femme blonde Ă©tait toujours lĂ . Elle portait un bĂ©bĂ© en Ă©charpe. Apparemment, elle cherchait un paquet que lui avait envoyĂ© sa sƓur de Belgique. Je commençais Ă  l’écouter. Le paquet avait Ă©tĂ© envoyĂ© fin fĂ©vrier, un mois “aprĂšs la naissance du petit”. “A quel nom?” a demandĂ© la guichetiĂšre, pas trĂšs enchantĂ©e de rechercher si loin dans son cahier des colis reçus. C’est Ă  ce moment-lĂ  que la guichetiĂšre a soupirĂ©, quand la femme lui a rĂ©pondu : soit au mien, soit Ă  celui de mon mari. La femme dans la queue devant moi a aussi soupirĂ©. Micaela m’a fait remarquer qu’elle avait chaud et faim. On va passer Ă  la boulangerie parce que lĂ  je n’ai rien pris, lui ai-je dit. Finalement, la femme Belge est partie. Mais, je l’ai retrouvĂ©e cinq minutes plus tard devant moi Ă  la boulangerie, questionnant le boulanger.
- Ah, vous ĂȘtes de Belgique, vous aussi?
- Oui, du cÎté de Namur.
- Et vous avez du levain pour que je puisse faire mon pain?
- Non, je ne peux pas vous en vendre. C’est interdit.
- Ah, en Belgique, tous les boulangers font ça.
- Oui, mais ici c’est interdit. Par contre, j’ai du pain au levain.
- Non, merci, ce n’est pas sĂ»r.
Qu’est-ce qui n’est pas sĂ»r? Il faudra que je lui demande si je la revois. En attendant, elle Ă©tait encore devant moi dans la rue alors que je me rendais aux impĂŽts. J’ai cru qu’elle allait y rentrer aussi. Mais, non, c’est ici que c’est arrĂȘtĂ© ma filature.


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Premiers pas

Author: Laetitia
Tue, Mar 17, 2009


Il y a des premiers pas qui comptent... Felicia 15 mois a fait ses premiers pas il y a quelques jours. Elle est tellement croquignolette que ça surprend de la voir marcher. C’est vrai qu’elle est trĂšs lĂ©gĂšre que je peux encore la porter dans le porte-bĂ©bĂ© sans problĂšme. Tout le monde la voit encore comme le bĂ©bĂ© de la famille.  Il faut dire qu’avec l’hiver elle est souvent emmitouflĂ©e dans son Combi-zip et qu’on aperçoit qu’un petit nez et deux petites billes noires. Ainsi personne ne s’aperçoit qu’elle a bien grandi.
Donc, aujourd’hui, toute fiĂšre, je l’emmĂšne Ă  la garderie et j’annonce aux puĂ©ricultrices : “ça y est, elle marche”. Evidemment, pour me contredire, dĂšs que je la pose par terre elle s’enfuit vers la salle de jeux Ă  quatre pattes.
Lorsque plus tard dans la matinĂ©e, je retourne la chercher, elle court vers moi... toujours Ă  quatre pattes. La puĂ©ricultrice me dit : “on sent que c’est pour bientĂŽt”.
- Qu’est-ce qui est pour bientĂŽt? lui ai-je demandĂ©.
- La marche, m’a rĂ©pondu la puĂ©ricultrice. On sent qu’elle va bientĂŽt marcher.
- Oh, mais Ă  la maison elle marche depuis quelques jours.
- Ici, elle fait deux pas, pas plus.
- Ah. A la maison, c’est plutît cinq ou six.
- Oui, c’est ce que je vous disais, c’est pour bientît.
Je suis rentrĂ©e chez moi perplexe. Si un enfant fait un ou mĂȘme deux pas de suite sans se tenir on peut dire qu’il marche, non? Ou bien y a-t-il une norme qui spĂ©cifie le nombre de pas qu’un enfant doit faire Ă  la suite devant une puĂ©ricultrice assermentĂ©e? Puis-je continuer Ă  affirmer, sans certificat, que ma fille marche? y compris sur ce podcast? Il y en a une qui ne se pose pas ce genre de questions, c’est sa grande sƓur : Tu marches Felicia? Tu viens courir dehors avec moi, alors?


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Tout bio

Author: Laetitia
Fri, Mar 13, 2009


<itunes:summary> Avec ma copine Caroline, nous sommes devenues des vraies accros du bio. Il en est question Ă  presque chacune de nos rencontres. On s’échange nos infos, nos trouvailles... et la grande blague qui nous fait rire quand on parle de quelque chose qui n’est pas bio c’est de dire “Ouais, c’est bien, mais c’est pas bio!”. On s’amuse comme on peut!
Le supermarchĂ© oĂč j’ai trouvĂ© la confiture Abricots et framboises a dĂ©veloppĂ© toute une gamme de produits bio, j’ai dĂ©couvert cela grĂące Ă  Caroline qui y va rĂ©guliĂšrement. Ce matin, en allant chercher nos filles Ă  l’école, elle m’a racontĂ©e les nouveaux produits bio de la gamme : du saumon fumĂ©, du jambon cuit, des raviolis vĂ©gĂ©tariens, des tagliatelles fraĂźches.
- A la caisse, je n’avais presque que des produits bio, m’a-t-elle dit. Je me faisais livrer alors il y avait le monsieur qui s’occupe des livraisons qui remplissait la caisse. Il a dit Ă  la caissiĂšre “ça marche bien ces produits” et la caissiĂšre lui a rĂ©pondu “moi, je suis sceptique”.
- Tu sais que mes voisins du dessus sont trĂšs bio aussi.
- Cela prend vraiment de l’ampleur.
- Ouais.
- Ce week-end, j’étais chez ma belle-mĂšre. Elle achĂšte beaucoup de magazines. Eh bien, tous parlaient du bio.
AprĂšs avoir Ă©tĂ© cherchĂ© nos petites filles, nous sommes passĂ©es chercher la grande fille de Caroline. J’attendais au bout de la rue avec Micaela qui mangeait avidement sa tranche de pain quand Caroline est revenue vers moi.
- Viens voir! Il y a une affiche pour des paniers bio en face de l’école!
Je suis allĂ©e voir. VoilĂ , tous les mardis soirs nous allons pouvoir acheter au marchĂ© couvert Ă  cĂŽtĂ© de l’école des paniers de lĂ©gumes et fruits bio cultivĂ©s et vendus par un maraĂźcher bio de la rĂ©gion. En s’abonnant aux paniers on participe Ă  l’économie solidaire. Je me demande si je vais m’inscrire. </itunes:summary>

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Pointage

Author: Laetitia
Thu, Mar 12, 2009


Cet aprĂšs-midi, alors que mes filles faisaient la sieste, j’ai pris mon courage Ă  deux mains et j’ai continuĂ© ma compta. Oui, ça y est, c’est Ă  nouveau l’époque des dĂ©clarations d’impĂŽts. Enfin, cette annĂ©e c’est un peu moins speed que d’habitude car je vais tĂ©lĂ©-dĂ©clarer c’est-Ă -dire que je vais dĂ©clarer mes revenus professionnels en ligne. Vous vous souvenez que je suis adhĂ©rente d’une association de gestion qui me permet de bĂ©nĂ©ficier d’un abattement fiscal de 20%? Eh bien, maintenant au lieu de leur envoyer une photocopie de ma dĂ©claration, je remplie ma dĂ©claration directement sur le site de l’association de gestion et celle-ci s’occupe de transfĂ©rer par voie Ă©lectronique ma dĂ©claration Ă  mon centre des impĂŽts. Ainsi, les impĂŽts savent que je suis adhĂ©rente et m’octroient l’abattement. En fait ce n’est plus un abattement, mais je ne vais pas vous raconter en dĂ©tails la fiscalitĂ© des travailleurs indĂ©pendants!
L’avantage pour moi c’est que j’ai plus de temps pour prĂ©parer ma dĂ©claration, je suis donc plus tranquille pour faire ma compta. Je la fais sans stress. Surtout que j’ai Ă©tĂ© trĂšs sĂ©rieuse cette annĂ©e et que je l’ai faite en partie avant de partir en vacances, au mois de juin. Vous voulez savoir ce que j’ai fait cet aprĂšs-midi? Alors, cet aprĂšs-midi, j’ai pointĂ© les rĂšglements qui m’ont Ă©tĂ© fait par virement bancaire. Ils s’agit la plupart du temps de rĂšglements de librairies. Je prends mes relevĂ©s bancaires dans l’ordre chronologique, je repĂšre les virements et j’essaye de comprendre Ă  quelles factures ils correspondent. Parfois c’est rapide, parfois c’est un vĂ©ritable travail d’enquĂȘte. Pour l’instant, un seul virement n’a pas trouvĂ© de correspondance. Mais je l’aurai! Donc, je pointe, je note, je classe, j’agrafe et je perfore... pendant que mes pitchounes sont au pays des rĂȘves de l’aprĂšs-midi.


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En campagne

Author: Laetitia
Tue, Mar 10, 2009


Il y a quelques semaines de cela, j’ai craquĂ© pour une clĂ© TNT (TĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre) qui permet de regarder la tĂ©lĂ© sur son ordinateur et de s’en servir comme magnĂ©toscope numĂ©rique. Bien sĂ»r, je l’ai testĂ©e tout de suite aprĂšs avoir reçu le colis de la poste, j’ai trouvĂ© cela absolument Ă©patant et je n’ai pas eu le temps d’approcher le programme tĂ©lĂ©... Jusqu’à samedi. Donc, samedi, j’ai eu cinq minutes Ă  moi pour regarder le programme tĂ©lĂ©... NON, mĂȘme pas! C’est mon mari qui a lu le programme tĂ©lĂ© et m’a dit :
- Il y a une Ă©mission qui a l’air sympa ce soir sur France 5. ça s’appelle “En campagne”. Ce sont deux journalistes qui vont dans un village et interviewent les habitants.
- Ah, ouais, ça a l’air pas mal. C’est à quelle heure?
- Euh... vingt-et-une heures trente-cinq.
- Ouais, mais ce soir je vais au cinéma. Zut!
- T’as qu’à l’enregistrer.
- Mais, oui!
C’est ainsi que j’ai enregistrĂ© sur mon ordinateur ce programme. Nous l’avons regardĂ© hier soir. J’ai beaucoup aimĂ©. Les deux journalistes, une jeune femme et un jeune homme, se sont rendus dans un village de Bretagne, dans les CĂŽtes d’Armor (le dĂ©partement de Perros Guirec). Ils sont descendus de voiture et ont constatĂ© qu’il n’y avait personne dans les rues. Finalement, ils croisent un homme et entament la conversation. Et ainsi de suite. Ils font la connaissance de plusieurs habitants de village, se rendent chez eux, sondent leur vie et le rĂ©sultat est drĂŽlement rafraĂźchissant, loin des Ă©missions de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©. J’ai dĂ©jĂ  hĂąte d’ĂȘtre au prochain numĂ©ro. Pour ceux que l’émission intĂ©ressent, vous pouvez la visionner en ligne sur le site de la chaĂźne France 5 (je mets un lien sur mon site). Vous savez ce que je suis allĂ©e voir au cinĂ©ma? La vie moderne, un film documentaire de Raymond Depardon qui se rend dans diffĂ©rentes fermes de France interviewer des paysans...

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La véritable histoire du baba au rhum

Author: Laetitia
Fri, Mar 6, 2009


En ce moment, le midi, alors que je viens juste de coucher les filles pour la sieste, je m’offre un petit moment de lecture. Cela me repose et me change les idĂ©es. Depuis le dĂ©but de la semaine, j’ai entamĂ© la lecture d’un petit livre que j’avais commandĂ© le mois dernier et qui est consacrĂ© Ă  l’histoire de la cuisine française. C’est trĂšs bien fait et surtout trĂšs bien Ă©crit. Il ne s’agit pas d’une histoire complĂšte, mais l’histoire de quelques recettes phares de notre gastronomie. Je ne lis pas dans l’ordre, je prends au hasard. AprĂšs avoir lu l’histoire du bƓuf bourguignon, du petit salĂ© aux lentilles, de la mousse au chocolat, j’ai lu ce midi l’histoire du baba au rhum. Rien qu’à dire “baba au rhum”, j’en ai l’eau Ă  la bouche! Hum, la pĂąte spongieuse imbibĂ©e de rhum, la petite cerise confite, la garniture de crĂšme pĂątissiĂšre... J’ai donc dĂ©couvert l’histoire de ce dessert que je connais bien au niveau gustatif, mais dont j’ignorais totalement l’origine. Nous devons ce dessert Ă  la gourmandise du Roi Stanislas, roi dĂ©chu de Pologne, mais devenu Duc de Lorraine grĂące Ă  Louis XV qui allait Ă©pouser sa fille Marie. C’est pour lui que fĂ»t créé ce dessert en Lorraine. Mais l’histoire du dessert ne s’arrĂȘte pas lĂ , un pĂątissier de la cour du Roi, Stohrer, y a vu matiĂšre Ă  devenir riche. Il a amĂ©liorĂ© et mis au point la recette avant de monter Ă  Paris faire connaĂźtre ce gĂąteau. D’aprĂšs le livre, ce fĂ»t un grand succĂšs. La pĂątisserie Stohrer existe toujours rue Montorgueil Ă  Paris.
Hum, voilà, il me faudrait absolument un baba au rhum de chez Stohrer. Je vais m’organiser ça.
Bon, vous savez, le plus tentant dans ce livre, c’est que l’auteur, Sylvie Girard-Lagorce, fournit une recette Ă  la fin de chaque histoire. Oh, non, je n’ai pas le courage de me lancer dans la confection d’un baba. Je prĂšfĂšre goĂ»ter au baba historique!


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Une location Ă  Perros Guirec

Author: Laetitia
Wed, Mar 4, 2009


Aujourd’hui, j’ai reçu le contrat de location pour notre petit sĂ©jour Ă  Perros Guirec! Oui, nous avons craquĂ©, c’était trop dur d’imaginer que nous ne pourrions pas y aller du tout. Alors, aprĂšs nos traditionnelles deux semaines Ă  La ForĂȘt-Fouesnant, dans le sud du FinistĂšre, Ă  la fin du mois de juin, nous remonterons vers Perros pour deux semaines en juillet. J’ai trouvĂ© in extremis une location Ă  quelques kilomĂštres du centre de Perros, sur une exploitation lĂ©gumiĂšre avec un poney et Internet! Je dis in extremis car il faut s’y prendre de bonne heure pour louer pour les vacances. C’était la derniĂšre location disponible dans les dates qui nous intĂ©ressaient. Ne parlons pas du mois d’aoĂ»t, tout Ă©tait dĂ©jĂ  retenu. Donc, aujourd’hui, j’ai reçu le contrat de location dont je devais retourner un exemplaire signĂ© et accompagnĂ© d’un chĂšque d’arrhes reprĂ©sentant vingt-cinq pour cent du montant de la location. Le contrat Ă©tait accompagnĂ© d’un descriptif et d’un plan du gĂźte en question. Il y avait Ă©galement une feuille reprenant les instructions pour se rendre au gĂźte. Je l’ai montrĂ© Ă  mon pĂšre qui est passĂ© nous voir cet aprĂšs-midi : “Ah, oui, je vois trĂšs bien oĂč c’est” m’a-t-il dit.
Bien sĂ»r, nous ne verrons pas la mer, mais je suis dĂ©jĂ  heureuse Ă  l’idĂ©e de pouvoir passer deux semaines Ă  Perros!
J’ai donc vite signĂ© le contrat, rĂ©digĂ© le chĂšque et mis tout ça dans une enveloppe. Pendant la sieste des filles, je suis allĂ©e Ă  la boĂźte aux lettres situĂ©e Ă  la sortie de ma rĂ©sidence, pour que mon courrier parte dĂšs aujourd’hui, par la levĂ©e de 15 heures.
Donc, voici le programme pour cet Ă©tĂ© : La ForĂȘt-Fouesnant, Perros Guirec puis Dieppe. Et partout, il y aura Internet donc, je pourrais vous envoyer des podcasts de tous ces endroits.


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Alors, c'était bien Dieppe?

Author: Laetitia
Tue, Mar 3, 2009


C’est la question que tout le monde me pose depuis que je suis rentrĂ©e! Et j’ai comme le pressentiment que vous vous la posez aussi. Alors, oui, c’était bien Dieppe! La ville est sympa, vivante, avec une pointe de tristesse parfois, mais nous nous y sommes sentis trĂšs bien. On a vite pris nos petites habitudes : balades en ville pour faire les courses le matin et sorties dans les environs l’aprĂšs-midi Ă  la dĂ©couverte des falaises et du bord de mer.
C’était agrĂ©able de sortir le matin, de passer faire un tour sur le port pour regarder les bateaux de plaisance ou les bateaux de pĂȘche, de sentir l’odeur de la mer, puis d’aller acheter du pain dans la rue commerçante. Nous avons trouvĂ© dĂšs le premier jour une boulangerie qui faisait du pain au levain cuit au feu de bois. Il Ă©tait trĂšs bon. On terminait toujours la promenade du matin par un tour sur le long de la plage (de galets, malheureusement). En face de nous, imposant, perchĂ© sur une falaise, le chĂąteau-musĂ©e qui date du XIVe siĂšcle et Ă  nos cĂŽtĂ©s la mer gris-vert, magnifique.
Au cours de nos promenades de l’aprĂšs-midi, nous avons visitĂ© quelques stations balnĂ©aires aux alentours : Varengeville et sa plage oĂč ma grande fille a jouĂ© malgrĂ© le froid et le vent, en me faisant remarquer qu’on avait oubliĂ© de prendre son seau et sa pelle! Veules les roses, adorable petite ville avec ses maisons typiques et son salon de thĂ© oĂč l’on verrait bien Marcel Proust y dĂ©guster, pensif, une petite madeleine, Saint-ValĂ©ry en Caux et son port paisible. C’était une belle semaine de vacances. L’appartement que nous avions louĂ© Ă©tait trĂšs agrĂ©able, on se serait cru chez des amis. Malheureusement, il Ă©tait dĂ©jĂ  louĂ© une partie du mois d’aoĂ»t, alors nous avons louĂ© dans le mĂȘme quartier une petite maison de pĂȘcheur... En aoĂ»t, je serai donc Ă  Dieppe, c’est dĂ©cidĂ©.


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CrĂšme de citron ou galion?

Author: Laetitia
Thu, Feb 19, 2009


Hier soir, mon mari et moi sommes allĂ©s dĂźner dans une crĂȘperie Ă  quinze minutes Ă  pieds de chez nous. Mon pĂšre gardait nos filles. Nous n’étions jamais allĂ©s dans cette crĂȘperie. En fait, je l’ai aperçue Ă  l’occasion d’un trajet en voiture sur une avenue que nous avons empruntĂ© des dizaines de fois sans jamais la voir.
Le week-end dernier, j’étais allĂ©e en repĂ©rage avec mon bĂ©bĂ© Ă  l’occasion d’une promenade. La carte, classique, m’avait semblĂ© appĂ©tissante et la salle simple mais agrĂ©able. Une nouvelle crĂȘperie dans les parages, vous imaginez bien que j’avais hĂąte de goĂ»ter cela!
Lorsque nous sommes entrĂ©s, plusieurs tables Ă©taient occupĂ©es. Nous avons Ă©tĂ© placĂ©s au centre de la salle avant. De ma place, je voyais le patron s’activer par une ouverture dans la porte qui menait Ă  la cuisine.
La carte des galettes Ă©tait classique, comme je vous l’ai dit. Nous avons tous les deux choisis une crĂȘpe avec du bacon, un Ɠuf, du fromage et des oignons. Il est de coutume dans les crĂȘperies de nommer les crĂȘpes. La nĂŽtre s’appelait “Rennaise” en rĂ©fĂ©rence Ă  la ville de Rennes. La mĂȘme crĂȘpe sans les oignons se nommait “Ploumanac’h”. Ça vous dit quelque chose?
A cĂŽtĂ© de nous, deux femmes se sont installĂ©es et ont commencĂ© Ă  se parler de leurs dĂ©boires amoureux. Il Ă©tait beaucoup question d’Internet, de sites de rencontres, de chat, etc. La galette Ă©tait trĂšs bonne. Au mur de la salle Ă©taient accrochĂ©es, ça et lĂ , des ardoises avec des suggestions. Je venais juste de le remarquer lorsque le patron est sorti de sa cuisine pour un petit tour en salle. Il a vu que je regardais l’ardoise.
- La crĂšme citron est dĂ©licieuse! m’a-t-il dit avant de saluer quelques clients Ă  une autre table.
Je n’en doutais pas, j’avais dĂ©jĂ  l’eau Ă  la bouche, mais j’hĂ©sitais avec la suggestion suivante. La crĂȘpe galion : compotĂ©e de rhubarbe et crĂšme d’amandes. J’avais envie des deux, ce qui n’était pas raisonnable. J’ai convaincu mon mari de prendre l’une et moi l’autre et de partager. Pour une fois, je laissais tomber la chocolat-banane et lui la “pommes caramĂ©lisĂ©es flambĂ©e Calvados”. Et nous ne fument pas déçus par ces dĂ©licieuses crĂȘpes. Les plus originales que j’aie jamais mangĂ©es.

La semaine prochaine, pas de podcast car je serai en vacances Ă  Dieppe, en Normandie, sans connexion Internet. Je vous retrouve donc dĂšs le mardi 3 mars!


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Macarons colorés

Author: Laetitia
Wed, Feb 18, 2009


Hier soir, le tĂ©lĂ©phone sonne. Mon mari rĂ©pond. Je l’entends dire :
“oui, bien sĂ»r, tu peux passer”.
- Qui est-ce qui va passer? lui demandai-je alors.
- C’est Caroline. Elle a quelque chose pour nous, pour nous remercier pour les clĂ©s.
Quelques instants plus tard, l’interphone sonnait et Caroline faisait son apparition un joli petit sac à la main. Nous nous sommes fait la bise.
- Tenez, c’est pour vous remercier de nous avoir accueillies l’autre jour les filles et moi lorsque je ne pouvais plus rentrer chez moi. (Caroline s’était enfermĂ©e dehors).
Le sac contenait une belle boĂźte de macarons de chez LenĂŽtre.
- Mais, n’importe quoi! me suis-je exclamĂ©e, c’est beaucoup trop! Et c’est normal que vous soyez venues chez nous.
Ce cadeau nous a beaucoup touchés et nous avons décidé de faire honneur aux macarons dÚs le dessert. Micaela ne savait pas quelle couleur choisir.
- Je vais prendre le marron, finit-elle par dire.
Elle le goûta, mais le reposa.
- Je ne l’aime pas. Je vais prendre le rose. Ah, celui-là est bon! Je les veux tous, tous les roses, c’est possible?
- Non, ce n’est pas possible et tu as dĂ©jĂ  mangĂ© beaucoup de gaufres chez Elena. Il faudra ĂȘtre raisonnable. Mais nous en mangerons Ă  nouveau demain.
Mon mari a pris un macaron au chocolat et j’en ai pris un Ă  la vanille. Hum, ils Ă©taient dĂ©licieux, croquants, moelleux, fondants.


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Gaufres maison

Author: Laetitia
Tue, Feb 17, 2009


La semaine derniÚre je parlais avec ma voisine de leur prochain départ. En effet, nos voisins, ceux dont la petite fille est trÚs amie avec ma fille, nous quittent au mois de juin pour aller habiter une maison dans le 95. Ils ont mis leur appartement en vente.
Comme nos filles sont trĂšs amies, nous essayons de nous voir souvent pour profiter des quelques mois qui leur restent Ă  se voir rĂ©guliĂšrement. Par exemple, la semaine derniĂšre Elena m’a accompagnĂ©e pour aller chercher Micaela Ă  l’école. Elena a deux mois de moins que ma fille et Ă  cause de cela, par raison administrative, elle ne va pas encore Ă  l’école. Mais, moi aussi je vais ĂȘtre triste de leur dĂ©part. Et puis nous sommes, Alexandra et moi, toutes les deux gourmandes et nous parlons souvent de desserts. Il y a quelques temps de cela, Alexandra m’a dit qu’elle aimait beaucoup les gaufres et qu’elle avait un appareil Ă  gaufres chez elle. La semaine derniĂšre, je lui ai dit que cela me ferait plaisir de goĂ»ter ses gaufres avant son dĂ©part.
- Oui, bien sûr, nous pouvons faire un goûter la semaine prochaine si tu veux.
Le fameux goĂ»ter, c’était aujourd’hui! Nous nous sommes rĂ©galĂ©s! Alexandra m’a expliquĂ© qu’elle avait plusieurs recettes de gaufres et que celles qu’elle avait choisi de nous faire Ă©tait une recette utilisĂ©e par sa maman en tous points semblables Ă  une des recettes de Bergamote. Je vous parle rĂ©guliĂšrement de Bergamote qui tient le blog de desserts Sucrissime.com
J’avais apportĂ© un pot de confiture Abricots-Framboises pour Alexandra. En effet, je lui avais parlĂ© la semaine derniĂšre de cette dĂ©licieuse confiture et elle m’avait rĂ©pondu “Moi aussi je la connais, c’est mon pĂȘcher mignon”. AprĂšs les traditionnelles gaufres au sucre glace, nous avons goĂ»tĂ© les gaufres ensoleillĂ©es!

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La tartine ensoleillée

Author: Laetitia
Fri, Feb 13, 2009


La semaine derniĂšre, le jour de la chandeleur, je suis allĂ©e faire des courses dans un supermarchĂ©. Je vous en ai parlĂ©. Eh bien, ce jour-lĂ , je n’ai pas seulement achetĂ© de la poudre d’amandes. La personne qui a organisĂ© ce supermarchĂ© doit ĂȘtre une personne gourmande car pratiquement le premier rayon par lequel on passe est celui des confitures. J’aime beaucoup la confiture alors je n’ai pas pu m’empĂȘcher de jeter un Ɠil au choix proposĂ©. En fait, cela faisait un certain temps que je n’étais pas allĂ©e dans un rayon de confitures car nous avons reçu pour NoĂ«l de la part de Marie-Françoise de Perros-Guirec un lot de confitures faites maison. Je n’avais donc pas l’intention d’acheter le moindre pot. Pourtant mon regard fut attirĂ© par un pot de la marque Bonne Maman, plutĂŽt en bas. C’est la couleur de la confiture qui m’a surprise. Elle Ă©tait d’un beau rose orangĂ©. En fait, il s’agissait d’un mĂ©lange, abricots et framboises. Abricots et framboises! Abricots et framboises! J’en ai eu l’eau Ă  la bouche et j’ai achetĂ© un pot. Pourtant, je sais qu’il ne faut pas que je m’attache Ă  un mĂ©lange. Car les mĂ©langes ont toujours une courte durĂ©e de vie dans les rayons. Quelqu’un au marketing ou au laboratoire Ă©labore le produit, il est validĂ© et mis en production, puis finalement en rayon grĂące Ă  un bon commercial. LĂ , arrive Laetitia cliente curieuse et avide de nouvelles saveurs. Quelques mois plus tard, fatalement, le mĂ©lange est abandonnĂ© par les magasins parce qu’il ne se vend pas assez. Le produit est mĂȘme retirĂ© du catalogue. Et Laetitia toute triste cherche vainement le pot tant aimĂ© sans jamais le retrouver.
Eh oui, c’est bien dans ce genre de piĂšge que je viens de tomber. Tous les matins depuis la semaine derniĂšre j’attends avec impatience le petit-dĂ©jeuner, je pense Ă  mes tartines recouvertes de la confiture dont la couleur rappelle celle du soleil qui se lĂšve. Je pense Ă  mes tartines ensoleillĂ©es par la magie de la framboise et de l’abricot rĂ©unis. Hum! Quel dĂ©lice! Et je rĂȘve que ces pots restent en rayon le plus longtemps possible. 


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Vie sociale

Author: Laetitia
Thu, Feb 12, 2009


Quand on parle des enfants de l’ñge de ma grande fille (3 ans), le grand mot Ă  la mode c’est “socialisation”. Aujourd’hui, a eu lieu le premier grand Ă©vĂ©nement social de ma fille : elle Ă©tait invitĂ©e Ă  l’anniversaire de Juliette, la fille de mon amie Caroline.
- C’est maintenant que je vais Ă  la fĂȘte de Juliette?
- Non, c’est demain.
- Non, c’est cet aprùs-midi.
- Non, c’est aprùs la sieste.
- Oui, il faut vite se prĂ©parer. Qu’est-ce que tu veux mettre?
- Ma jupe culotte rose et mon collant. Je peux ouvrir le cadeau de Juliette? et je pourrais manger de son gñteau d’anniversaire?
Oh lĂ  lĂ  quelle bavarde!
ArrivĂ©e chez Juliette,  c’était comme si on lui avait coupĂ© la langue. Mais la coquine avait tout prĂ©vu. Elle avait emmenĂ© Grand Doudou, son fidĂšle compagnon, et l’a silencieusement installĂ© dans le mini landau qu’elle convoitait depuis qu’elle savait qu’elle se rendrait chez son amie. Grand Doudou installĂ©, elle s’est mĂȘlĂ©e aux jeux des autres enfants et s’est bien amusĂ©e, m’a racontĂ© Caroline. Car je me suis Ă©clipsĂ©e, la laissant profiter de la fĂȘte et des autres enfants. Lorsque je suis revenue la chercher Ă  l’heure prĂ©vue, elle ne voulait plus partir.
- Tu viens Micaela, c’est l’heure de rentrer à la maison.
- Euh, non, je fais Ă  manger pour Grand Doudou.
- Tu reviendras bientĂŽt, lui a promis Caroline.
- Avec Grand Doudou?
- Si tu veux.
- Allez, on y va.
Finalement, au bout de dix minutes, j’ai rĂ©ussi Ă  lui enfiler ses chaussures et son manteau.
Caroline m’a racontĂ© que Micaela avait Ă©tĂ© un peu surprise quand elle avait compris que les autres enfants Ă©taient tous dans la mĂȘme classe.
- Oui, mais nous avons la mĂȘme sortie, a-t-elle fait remarquer Ă  Caroline.
Elle me fait rire cette petite!


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La pointure idéale

Author: Laetitia
Wed, Feb 11, 2009


Vendredi dernier, pendant que mes filles Ă©taient respectivement Ă  l’école et Ă  la garderie, je suis allĂ©e faire un peu de shopping aux Quatre Temps. Les Quatre Temps, vous vous en souvenez peut-ĂȘtre, est le centre commercial situĂ© Ă  La DĂ©fense, le quartier d’affaires de l’ouest parisien. C’est Ă©galement Ă  La DĂ©fense que se trouve La Grande Arche, le cĂ©lĂšbre bĂątiment.
J’ai profitĂ© de ma visite pour acheter des chaussures pour ma petite fille. Elle se tient bien debout, se lĂąche souvent et marche avec appui. Elle ne va donc pas tarder Ă  faire ses premiers pas “sans filet”. Le kinĂ© m’avait recommandĂ© de la chausser avec des chaussures Ă  lacets le plus tĂŽt possible. Je suis donc entrĂ©e dans un magasin de chaussures pour enfants. J’ai expliquĂ© Ă  la vendeuse ce qu’il me fallait.
- Quelle taille vous faut-il?
- Elle a les pieds trĂšs trĂšs petits. A mon avis, il lui faut du 16.
- Du 16! m’a rĂ©pondu la vendeuse, mais nous n’en faisons pas. C’est trĂšs rare. Nous commençons au 17 et encore, nous sommes un des rares magasins Ă  en proposer. Combien son pied mesure-t-il?
- Je ne sais pas exactement, mais il est Ă  peu prĂšs grand comme ça, lui ai-je rĂ©pondu en indiquant un espace d’environ 10 centimĂštres entre mon pouce et mon index.
- Eh bien, c’est bien du 17 qu’il lui faut. Je vais vous expliquer. Je prends cette chaussure et je la retourne. Je place un index à chaque bout de la semelle. La largeur du premier index correspond à l’espace qu’il lui faudra pour marcher et l’espace du deuxiùme pour que son pied puisse grandir. Il faut donc que son pied tienne entre les deux index. Dix centimùtres, nous y sommes exactement.
Je me suis laissĂ©e convaincre d’acheter du 17 tout en pensant intĂ©rieurement que je devrais revenir pour rapporter ces chaussures certainement trop grandes.
Je suis effectivement revenue ce matin, mais pas parce que les chaussures Ă©taient trop grandes... mais parce qu’elles Ă©taient trop petites! Ma fille fait du 18! J’ai bien fait sourire la vendeuse.


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Escapade

Author: Laetitia
Fri, Feb 6, 2009


Ah, aujourd’hui j’ai fait quelque chose de super mĂ©ga gĂ©nial! Je suis allĂ©e Ă  Paris! Merci Papa qui a gardĂ© mes filles de onze heures Ă  treize heures, s’occupant mĂȘme de leur donner Ă  manger.
Vous m’auriez vu courir sur le chemin de la gare pour ne pas manquer le train de onze heures cinq sur le quai C, rapide, lĂ©gĂšre, comme portĂ©e par le vent! Dans le train, ce petit voyage de sept minutes m’a paru aussi merveilleux que si je me rendais en vacances. J’ai mĂȘme aperçu une pĂ©niche alors qu’on passait au dessus de la Seine (vous souvenez-vous du jeu des pĂ©niches?, vous y jouerez peut-ĂȘtre si un jour vous venez Ă  Paris). ArrivĂ©e gare Saint-Lazare, je me suis faufilĂ©e entre les badauds comme une vraie parisienne et je suis vite sortie en direction des grands magasins avec l’idĂ©e de jeter un Ɠil aux soldes. Oh, ça a vite Ă©tĂ© rĂ©glĂ©, il ne restait plus rien Ă  ma taille. Au croisement de la rue Caumartin et du Boulevard Haussmann, je me suis demandĂ©e oĂč j’allais bien pouvoir me rendre ensuite. En fait, j’hĂ©sitais entre aller m’acheter un croissant aux noix chez LadurĂ©e et aller faire un tour Ă  la Fnac. Hum, le choix a Ă©tĂ© difficile et il me fallait choisir vite car dans ce genre d’escapade le temps est comptĂ©. J’ai finalement dĂ©cidĂ© de m’offrir de la nourriture intellectuelle et je suis remontĂ©e vers la Fnac du passage du Havre. J’ai profitĂ© de mon passage dans la librairie pour acheter le cadeau d’anniversaire d’un de nos amis : deux romans policiers dont un de l’auteur chinois Qiu Xialong. Je pensais trouver “Visa pour Shangaï” du mĂȘme auteur, mais il n’était pas disponible. En passant par le rayon des romans espagnols, j’ai eu le bonheur de dĂ©couvrir un roman d’Eduardo Mendoza, en poche c’est-Ă -dire Ă  un prix raisonnable, que je n’avais pas lu. Rien que ça rendait la journĂ©e belle. Au rayon des livres russes, j’ai pris un recueil de nouvelles de TchĂ©khov dont je viens de terminer une biographie. Et puis, je me suis promenĂ©e comme ça dans les rayons, regardant les livres disposĂ©s sur les tables ou en tĂȘte de gondoles.
Puis, il fĂ»t l’heure de partir. J’ai commencĂ© le roman d’Eduardo Mendoza dans le train....


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Un drĂŽle de comportement

Author: Laetitia
Thu, Feb 5, 2009


Le mardi ma plus petite fille passe la matinĂ©e Ă  la halte-garderie. Elle est Ă  deux pas de l’école, donc je vais la chercher juste un peu avant d’aller chercher ma grande fille Ă  l’école. Je m’y rends en gĂ©nĂ©ral vers onze heures car je bavarde toujours un peu avec les puĂ©ricultrices. Mais hier, je suis sortie tĂŽt de la garderie. Je n’avais pas envie de poireauter en grelottant devant la porte de l’école alors j’ai dĂ©cidĂ© de faire un petit tour. J’ai remarquĂ© devant moi dans la rue une dame qui habite notre rĂ©sidence. C’est une voisine toujours prĂ©occupĂ©e de ce que font les autres rĂ©sidents. Rien ne lui Ă©chappe. Par exemple, un jour, j’ai oubliĂ© de ranger la poussette et je l’avais laissĂ©e tout un aprĂšs-midi devant la porte de mon escalier ; eh bien, ça ne lui avait pas Ă©chappĂ© et, elle qui aime l’ordre dans la rĂ©sidence, me l’a fait remarquer, de maniĂšre sympathique, mais quand mĂȘme.
Elle Ă©tait donc devant moi et s’est arrĂȘtĂ©e subitement pour regarder un immeuble. Je l’ai dĂ©passĂ©e et j’ai tournĂ© dans une autre rue. Plus loin, je l’ai aperçue venant en sens inverse. Elle s’est Ă  nouveau arrĂȘtĂ©e pour observer un immeuble. J’ai trouvĂ© cela Ă©trange. J’avais Ă  peine eu le temps de penser cela qu’elle Ă©tait repartie et s’était Ă  nouveau arrĂȘtĂ©e pour lever la tĂȘte. LĂ , j’ai trouvĂ© son comportement des plus Ă©tranges. Oh, pas de quoi en rĂ©fĂ©rer Ă  Sherlock Holmes, bien sĂ»r.
Mais, il Ă©tait l’heure pour moi de retourner Ă  l’école. J’y ai retrouvĂ© Caroline Ă  qui j’ai racontĂ© ce que j’avais vu.
- C’est bizarre, m’a-t-elle dit.
Il y a sĂ»rement une explication, je la connaĂźtrai peut-ĂȘtre un jour.


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A cÎté de la plaque

Author: Laetitia
Tue, Feb 3, 2009


Hier matin, je suis sortie faire quelques courses dans un supermarchĂ© oĂč je ne vais pratiquement jamais. Il ne fait pas partie de mes itinĂ©raires habituels. Mais, c’était le plus proche aprĂšs mon passage par la pharmacie. A l’entrĂ©e, j’ai remarquĂ© l’immense palette recouverte de paquets de farine. J’ai pensĂ© “tiens, il y a une promo sur la farine”. J’ai fait mes courses. En fait, j’étais Ă  la recherche de poudre d’amandes. En effet, avant-hier, j’ai consultĂ© le blog de Bergamote qui met en ligne des recettes de desserts. En naviguant, je suis retombĂ©e sur sa recette de macarons tirĂ©e d’un livre du XVIIIe siĂšcle. Ils avaient l’air si bons que je me suis dit que j’en ferais bien une fournĂ©e. Mais pour cela il me manquait de la poudre d’amande que j’ai trouvĂ©e au supermarchĂ©. J’avais promis Ă  ma fille que nous les ferions ensemble aprĂšs la sieste.
Cependant, aprĂšs la sieste j’ai dĂ» sortir pour aller chercher le mĂ©dicament que j’avais commandĂ© dans la matinĂ©e Ă  la pharmacie. Avant de passer Ă  la pharmacie, j’ai dĂ» passer Ă  la Biocoop acheter de la bouillie pour la plus petite car il ne m’en restait plus.
Bref, quand nous sommes arrivées à la pharmacie, il était prÚs de dix-huit heures. Et la pharmacienne dit à ma fille :
- Alors, tu vas manger des crĂȘpes ce soir?
Des crĂȘpes, hier, c’était la chandeleur! C’était pour ça qu’il y avait autant de farine au supermarchĂ©. J’étais vraiment Ă  cĂŽtĂ© de la plaque avec mes macarons.
Finalement, il n’y a eu ni crĂȘpes ni macarons, il Ă©tait trop tard lorsque nous sommes rentrĂ©es... mais, ce n’est que partie remise!


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Des colis pour le salon des vins

Author: Laetitia
Thu, Jan 29, 2009


Aujourd’hui, il fallait absolument que je prĂ©pare mes colis pour le salon des vins d’Angers. C’est un  des grands salons professionnels en France. Il a lieu chaque annĂ©e dĂ©but fĂ©vrier, Ă  Angers donc, qui est situĂ©e dans la rĂ©gion Pays de la Loire, dans le dĂ©partement du Maine-et-Loire. C’est une des grandes rĂ©gions viticoles françaises.
Mes livres sur le vin (des guides de conversations français-anglais pour les vignerons) se vendent bien Ă  ce genre d’occasion et la librairie qui tient le stand livres du salon des vins me passe commande chaque annĂ©e d’une grande quantitĂ© d’ouvrages.
Cela demande un certain travail de prĂ©paration car chaque livre est accompagnĂ© d’un CD audio que je dois mettre dans une pochette. Puis je glisse le livre et le CD dans une petite pochette plastique. C’est la prĂ©sentation la plus pratique que j’ai trouvĂ©. J’en prĂ©pare en gĂ©nĂ©ral en avance, mais avec la grippe, je n’ai pas eu le temps de me prĂ©parer un petit stock. J’ai donc fait du “juste-Ă -temps” comme on dit en logistique. En plus, hier, je me suis aperçue que je n’avais plus assez de pochettes et j’ai dĂ» demander Ă  mon pĂšre d’aller en chercher dans un magasin spĂ©cialisĂ© situĂ© prĂšs de Roissy. Mon mari a promis de m’aider ce soir. Et ma grande fille adore me passer chaque CD pour que je le range dans sa pochette. La contrainte devient alors un jeu, sauf pour la plus petite de mes filles qui est trop jeune pour participer et que cela rend furieuse.  Lorsque mes colis seront prĂȘts, mon mari les emportera pour moi Ă  la poste demain matin. Ensuite, j’attendrai que la librairie me rappelle pour me donner les chiffres des ventes. En gĂ©nĂ©ral, ils sont bons et chaque annĂ©e cela me fait autant plaisir car c’est comme si ces chiffres me disaient que j’ai Ă©crit de bons livres, que les vignerons y reconnaissent leur mĂ©tier et c’est ce qui me rend le plus fiĂšre de mon travail. Tiens, et si ce soir, j’ouvrais une bonne bouteille de vin, un blanc de la Loire en apĂ©ritif?


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ƒuf de pigeon

Author: Laetitia
Wed, Jan 28, 2009


Cet aprĂšs-midi, aprĂšs la sieste nous Ă©tions mes filles et moi dans le salon. Elles jouaient toutes deux tranquillement. Ma grande fille jouait avec ses quatre poupĂ©es qu’elle tentait de toutes faire tenir dans le mĂȘme petit lit en bois qu’elle a reçu pour NoĂ«l. Sa petite sƓur avait patiemment entrepris de sortir tous les CD de la bibliothĂšque. C’est un travail qui demande beaucoup de soin. On commence par en bas, on disperse autour de soi, on regarde fiĂšrement son Ɠuvre avant de passer Ă  l’étage suivant en rigolant.
Moi aussi, je travaillais, mais Ă  mon ordinateur. J’avais des factures Ă  prĂ©parer. D’ordinaire, je fais ça plutĂŽt le soir, mais aujourd’hui j’en avais beaucoup et j’avais envie de m’avancer. Une fois mes factures imprimĂ©es, j’ai sorti mon classeur pour les ranger. C’est un gros classeur, je l’ai posĂ© par terre Ă  cĂŽtĂ© de moi. Ma petite fille l’a soudain trouvĂ© plus intĂ©ressant que les CD et s’est approchĂ©e avec intĂ©rĂȘt. Dans sa prĂ©cipitation elle a glissĂ© et s’est cognĂ© la tĂȘte contre le pied de ma chaise. AĂŻe! Je l’ai vite prise dans mes bras pour la consoler et c’est alors que j’ai remarquĂ© un trait rouge sur son front. Le trait s’est vite transformĂ© en bosse verte. Oh lĂ  lĂ ! Je lui ai vite passĂ© de l’eau froide sur le visage, puis de la crĂšme Ă  l’arnica et enfin je lui ai mis dans la bouche une dose d’arnica en granules. La bosse avait grossi ressemblant Ă  ... un Ɠuf de pigeon! C’est ainsi qu’on appelle ce genre de bosse. Je vous rassure, Felicia n’a pas pleurĂ© longtemps et quelques minutes aprĂšs le drame elle Ă©tait dĂ©jĂ  retournĂ©e s’occuper des CD. Deux heures plus tard, la bosse avait dĂ©jĂ  bien diminuĂ©. Ma grande fille lui a dit “Oh, Felicia, tu as dĂ©corĂ© ta figure avec une bosse!”.


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Les prochaines vacances

Author: Laetitia
Tue, Jan 27, 2009


Cette annĂ©e, pour les vacances d’étĂ©, je ne pourrai pas aller Ă  Perros-Guirec. Mes parents ont dĂ» rendre leur appartement au propriĂ©taire car celui-ci souhaitait le vendre. Mes parents n’ont pas l’intention de prendre une nouvelle location rapidement.
De mon cĂŽtĂ©, je n’imagine pas passer l’étĂ© en banlieue parisienne. Ma grande fille attend dĂ©jĂ  avec impatience de revoir la mer, les bateaux et de jouer sur la plage.
Le week-end dernier, j’ai cherchĂ© des locations pour l’étĂ© sur Perros. Oh lĂ  lĂ , c’est hors de prix! Et bien souvent les locations saisonniĂšres sont dĂ©jĂ  rĂ©servĂ©es pour l’étĂ©.
Aujourd’hui, j’ai eu une idĂ©e. Et si nous passions une partie de l’étĂ© en Normandie plutĂŽt qu’en Bretagne? Je ne connais pas bien la Normandie alors j’ai pris une carte de France et les horaires de train pour Ă©tudier la question. J’ai d’abord pensĂ© Ă  Granville dont j’ai beaucoup entendu parlĂ©, mais les dĂ©parts en train se font de la gare Montparnasse. Quitte Ă  aller en Normandie, je prĂ©fĂ©rerais une ville desservie depuis la gare Saint-Lazare qui dessert Ă©galement notre gare. J’ai alors vu Dieppe. C’est un peu au nord, mais c’est seulement Ă  deux heures de train de Paris et d’aprĂšs ce que j’ai vu sur Internet cela a l’air trĂšs joli. Il y a une vieille ville, de jolies plages et de l’animation avec les ferries. J’ai dĂ©jĂ  repĂ©rĂ© des locations bien sympathiques. J’ai alors pensĂ© qu’avant de nous dĂ©cider nous pourrions nous y rendre pour un petit sĂ©jour pendant les vacances de fĂ©vrier. Hum, revoir la mer!
Ah, bien sĂ»r, l’idĂ©e de ne pas aller Ă  Perros me rend carrĂ©ment triste, j’avais trĂšs envie de revoir tout le monde... Aude, sa mĂšre Marie-Claire, Marie-Françoise, VĂ©ronique... Ce sera pour une prochaine fois.


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Commandant RovĂšre

Author: Laetitia
Thu, Jan 22, 2009


Ce soir, bravant la pluie et le froid, mes filles et moi sommes allĂ©es chercher mon mari Ă  la “gare des saucisses”. La “gare des saucisses” est tout simplement la gare Ă  cĂŽtĂ© de chez le boucher oĂč j’achĂšte les saucisses de Francfort dont raffolent mes deux petites filles. Hum, rien que de parler de saucisses, je mangerais bien une bonne choucroute!
Donc, nous sommes allées chercher mon mari qui rentrait du travail. Nous étions en avance. Plusieurs trains sont passés sans que mon mari soit dedans.
- Est-ce que c’est le train de Papa? demandait à chaque fois ma petite fille.
- Je ne crois pas. Peut-ĂȘtre sera-t-il dans le prochain.
- Ah. On l’attend alors?
- Oui, on l’attend.
Enfin, le voyageur tant attendu est arrivĂ© et nous sommes rentrĂ©s tranquillement Ă  la maison. Sur le chemin, mon mari m’a racontĂ© qu’il avait vu Jean-François Balmer dans le bus.
- RovÚre? me suis-je exclamée.
- Oui, en personne, m’a-t-il rĂ©pondu.
Mon mari avait couru pour attraper son bus Ă  Ecole Militaire ; le bus Ă©tait presque vide car il venait de prendre son service. Mon mari est allĂ© s’asseoir Ă  sa place prĂ©fĂ©rĂ©e et en levant les yeux il a vu Ă  quelques siĂšges de lui l’acteur Jean-François Balmer. C’est un acteur suisse que j’admire beaucoup et que je connais surtout pour son rĂŽle du commandant de police RovĂšre dans une trĂšs bonne sĂ©rie policiĂšre française intitulĂ©e “Boulevard du Palais”.
- Il était comment? ai-je demandé à mon mari.
- Comme Ă  la tĂ©lĂ©, comme RovĂšre. Et il portait un chapeau. Tu sais je ne l’ai pas trop regardĂ©, je ne voulais pas le dĂ©ranger.
Oh lĂ  lĂ , ce que j’aurais aimĂ© ĂȘtre avec lui dans le bus!


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Tous les chemins mÚnent au kiné

Author: Laetitia
Wed, Jan 21, 2009


Ce matin, mon pĂšre est passĂ© nous prendre en voiture pour nous emmener chez le kinĂ©. Vous savez celui que j’allais voir l’annĂ©e derniĂšre pour le pied de mon bĂ©bĂ©. Eh bien, j’y retourne pour faire quelques sĂ©ances de kinĂ© respiratoire Ă  mon bĂ©bĂ© et ainsi la dĂ©barrasser dĂ©finitivement des suites de la grippe. Elle n’aime pas ça, mais une fois la sĂ©ance terminĂ©e elle est vraiment mieux. Moi, ça me fait Ă©trange de retourner tous les jours chez le kinĂ©, je croyais ne plus jamais le revoir.
Donc, mon pĂšre a la gentillesse de nous emmener en voiture. Nous avons rendez-vous tous les matins Ă  neuf heures. C’est l’heure de pointe. Alors pour Ă©viter les embouteillages nous faisons un dĂ©tour par des petites rues et en un quart d’heure Ă  peine nous sommes arrivĂ©s. Nous passons par la ville de Bois-Colombes, ce ne sont pratiquement que des rues en sens unique. On se croirait dans un labyrinthe. Pour ne pas nous perdre, j’ai marquĂ© le chemin au crayon sur une photocopie de mon plan de banlieue. Mais il n’y a rien Ă  faire chaque matin nous empruntons un chemin diffĂ©rent. C’est toujours pareil. Je commence Ă  parler avec mon pĂšre, nous devenons distraits et comme je suis placĂ©e Ă  l’arriĂšre et qu’il y a de la buĂ©e aux vitres, j’ai vite fait de ne plus savoir oĂč nous sommes. Ce matin, nous nous sommes retrouvĂ©s Ă  mairie de Colombes, c’est-Ă -dire Ă  l’opposĂ© de lĂ  oĂč nous devions nous rendre. On a vite fait de retrouver notre chemin et quelques minutes plus tard nous Ă©tions arrivĂ©s. Aller chez le kinĂ© c’est un peu comme partir Ă  l’aventure et arriver Ă  bon port malgrĂ© les vents contraires. Chaque matin, c’est un nouveau voyage. Par contre, pour le retour, c’est presque comme si la voiture rentrait toute seule Ă  la maison. Je saute de coq Ă  l’ñne. Est-ce que vous suivez le VendĂ©e Globe?


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Laetitia est de retour

Author: Laetitia
Tue, Jan 20, 2009


ChĂšres auditrices, chers auditeurs, me voici de retour! Je suis dĂ©solĂ©e que cela ait pris tant de temps, mais j’étais vraiment malade. La grippe, la vraie avec 40 de fiĂšvre, m’a laissĂ©e complĂštement Ă©puisĂ©e et m’a fait cadeau en partant d’un torticolis. Mais cela va mieux et je suis trĂšs heureuse de vous retrouver. Je peux enfin vous remercier pour vos gentils messages de bonne annĂ©e et vos bons vƓux de rĂ©tablissement. Je peux aussi enfin vous souhaiter Ă  mon tour Ă  tous une trĂšs belle et heureuse annĂ©e 2009!

Je profite de cette reprise pour vous parler du livre regroupant les textes de 2007. Vous ĂȘtes nombreux Ă  m’avoir demandĂ© comment le commander. Il suffit pour cela de cliquer sur le logo Lulu.com situĂ© en haut Ă  gauche de mon site. Lulu est une entreprise d’impression Ă  la demande qui gĂšre pour moi les commandes et l’impression. Ah, aussi, grĂące Ă  Dorien qui m’écoute depuis la Belgique, je me suis aperçue d’un dĂ©faut dans l’image principale de la couverture. C’est maintenant rĂ©parĂ© (merci Papa!).

Enfin, je voulais vous annoncer que j’ai mis en ligne un nouveau podcast de français le lundi et le vendredi. Il s’agit de “Cultivate your French”, disponible sur iTunes et en ligne sur le site www.cultivateyourfrench.com.
J’ai eu la chance de pouvoir enregistrer les Ă©pisodes pour le mois de janvier 24 heures avant de tomber malade! Mais de quoi s’agit-il? Il s’agit surtout de dialogues concernant des situations pratiques dans un français de tous les jours. Par exemple, il y a en ligne un Ă©pisode sur le shopping, un autre sur le fait de se promener. Mais je souhaitais Ă©galement traiter des sujets moins classiques et je pense tout aussi divertissants. Par exemple, j’ai mis en ligne deux Ă©pisodes sur le vin. C’est un peu ardu, mais j’ai pensĂ© que cela pourrait intĂ©resser certains auditeurs. Bref, Cultivate your French me donne l’occasion de dĂ©velopper certaines situations qui ne se prĂ©sentent pas dans “Onething in a French day”. Par contre, c’est un vrai travail d’écrire ces dialogues alors les textes du mois seront disponibles en ligne moyennant une petite contribution financiĂšre.
Allez, aprĂšs toutes ces nouvelles, je vous dis Ă  demain pour un Ă©pisode “normal”.


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Laetitia est malade

Author: Laetitia
Thu, Jan 8, 2009


Cher auditeurs,
vous m'en voyez désolée, mais je ne peux pas mettre en ligne de podcast cette semaine. Toute ma petite famille a la grippe depuis le week-end dernier. Nous voyons le bout du tunnel alors j'espÚre vous retrouver trÚs vite! En attendant je vous souhaite à tous un trÚs bon début d'année 2009!
Laetitia


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Repas de Noël

Author: Laetitia
Sat, Dec 27, 2008


Hier, nous sommes rentrĂ©s tard Ă  la maison et j’étais Ă©puisĂ©e. Je n’ai pas eu le courage de vous raconter notre repas. Je le fais donc aujourd’hui.

Ma sƓur et son mari nous avaient invitĂ© Ă  fĂȘter NoĂ«l chez eux, avec mes parents. Hier matin, aprĂšs avoir fait dĂ©jeuner nos deux filles nous avons chargĂ© notre voiture des diffĂ©rents paquets que le PĂšre NoĂ«l nous avait chargĂ© de remettre pour lui et nous sommes partis en direction de Paris. Ma sƓur habite le Ve arrondissement de Paris, Ă  deux pas du PanthĂ©on.

Nous avons trouvĂ© une place juste en face de l’immeuble de ma sƓur, c’était idĂ©al pour dĂ©charger la voiture. Eric, le mari de ma sƓur est venu nous aider. Ma grande fille Ă©tait excitĂ©e comme une puce, elle aime beaucoup les rĂ©unions familiales.

Mes parents sont arrivĂ©s peu aprĂšs nous. Nous avons pris l’apĂ©ritif. Eric nous a servi du Champagne que nous avons dĂ©gustĂ© avec des gougĂšres. Puis, nous sommes passĂ©s Ă  table. En entrĂ©e, nous avons mangĂ© du saumon fumĂ© avec des blinis. Ensuite, un rĂŽti de biche accompagnĂ© de marrons aux lardons et de sauce aux airelles. Nous avons mangĂ© une salade d’endives aux noix et du fromage. Le plateau se composait de ComtĂ© et d’Epoisses. L’époisses est un fromage bourguignon, affinĂ© au marc de Bourgogne, qui se sert Ă  la petite cuillĂšre. Enfin, la traditionnelle bĂ»che de NoĂ«l en dessert. Une dĂ©licieuse bĂ»che Ă  la mousse framboise apportĂ©e par mes parents.

Eric nous a proposĂ© des cafĂ©s que nous avons bu avec des chocolats de l’Atelier du confiseur! Enfin, c’était l’heure du spectacle de marionnettes concoctĂ© par Eric et CĂ©cile avec en vedettes Georges de Mykonos (un Ăąne marionnette qui porte le nom de l’üle oĂč il fut achetĂ©) et Kermit la grenouille qui avait dĂ©laissĂ© le Muppet Show pour ce show privĂ©. Nous avons bien ri.

Et ce fĂ»t l’heure des cadeaux que nous avons trouvĂ© disposĂ©s au pied du sapin. Nous avons tous Ă©tĂ© gĂątĂ©s. Merci PĂšre NoĂ«l!


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Une sympathique rencontre

Author: Laetitia
Wed, Dec 24, 2008


Ce matin, d’assez bonne heure, je me suis rendue avec mes filles chez le boucher pour commander une volaille de NoĂ«l pour ce week-end. Ma petite fille courait dans la rue en criant “C’est NoĂ«l! C’est NoĂ«l!”. Elle a fait sourire plusieurs passant.
Chez le boucher, heureusement, il n’y avait pas foule. Alors que j’attendais mon tour, j’entends quelqu’un parler du fond de la boutique. Je la connaissais cette voix forte et sympathique. Je fis signe à la femme du boucher qui tenait la caisse :
- C’est le fromager qu’on entend?
- Oui. Vous voulez lui dire bonjour?
- Ah, oui, ça me ferait bien plaisir.
- Jacky, venez par ici. Il y a quelqu’un qui veut vous dire bonjour!
- Ah, mais c’est ma petite cliente! Comment allez-vous? dit le fromager à la retraite quand il m’aperçut.
Nous nous sommes fait la bise et nous avons Ă©changĂ© quelques nouvelles. Sa femme nous a rejoint et elle a demandĂ© des nouvelles des enfants. Eux Ă©taient “montĂ©s” Ă  Paris (puisqu’ils habitent dĂ©sormais le sud de la France) pour passer les fĂȘtes avec leur fils et leurs petits-enfants.
Enfin, le fromager m’a demandĂ© si je continuais Ă  aller chez le nouveau fromager, celui qui a repris sa boutique.
- Non, parce que ce n’est pas pareil, lui ai-je rĂ©pondu.
- J’étais trĂšs exigeant sur la qualitĂ©.
- Oui, c’est vrai. Mais il y a aussi l’accueil qui est diffĂ©rent. Vous voir me rappelle de bons souvenirs.
Bon aprÚs cette rencontre, une nouvelle résolution dans ma liste de 2009 : retrouver un bon fromager!
A demain pour le rĂ©cit de mon repas de NoĂ«l en famille. Bon rĂ©veillon et bonnes fĂȘtes Ă  tous!


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L'atelier du confiseur

Author: Laetitia
Tue, Dec 23, 2008


Il y a la grĂšve depuis plus de dix jours sur les lignes de train desservies par Saint-Lazare. Mais heureusement, le trafic n’est pas totalement nul. Certains trains circulent et sont annoncĂ©s Ă  l’avance sur le site de la SNCF. Cela m’a permis de faire une petite expĂ©dition jusqu’à la gare du Stade Ă  Colombes. Vous vous doutez bien qu’il y a de la gourmandise derriĂšre tout ça. En effet, il y a quelque temps, j’ai lu un article sur un chocolatier trĂšs rĂ©putĂ© dont le magasin se trouvait Ă  Colombes. C’est Ă  deux stations de train de chez moi. Seulement deux petites stations. Bon, il y a un trĂšs bon chocolatier prĂšs de chez moi, dans la grande rue commerçante oĂč je fais d’habitude mes courses. Mais, l’idĂ©e d’une dĂ©couverte excitait mes papilles. Ce matin, j’ai donc pris le train avec mes deux filles et nous nous sommes rendues Ă  ce fameux magasin.
Oh lĂ  lĂ , c’est carrĂ©ment bizarre comme endroit. Le magasin est en bas d’un groupe d’immeubles, Ă  peine visible. Au milieu de nulle part. J’ai cru Ă  un moment qu’il ne s’agissait que de l’atelier, mais j’ai aperçu plusieurs personnes entrer et sortir. Nous sommes entrĂ©es Ă  notre tour et hum, quel ravissement olfactif!! puis pour les yeux... partout des chocolats, des tablettes, des moulages, une vitrine entiĂšre de chocolats individuels. Qu’allais-je choisir? Le chocolatier, Monsieur RĂ©mi Henry, Ă©tait lĂ  au milieu de ses vendeuses et faisait le service. “C’est Ă  qui?”. J’ai profitĂ© de la queue pour regarder. Puis, une jeune femme trĂšs aimable s’est occupĂ©e de me servir et m’a proposĂ© de dĂ©guster un chocolat pendant qu’elle prĂ©parait mon ballotin. Mes filles ont eu droit Ă  une sucette en chocolat (autant leur apprendre le bon goĂ»t dĂšs maintenant). Je suis sortie ravie, heureuse, impatiente de goĂ»ter. Je crois qu’un tel trĂ©sor Ă  seulement quelques minutes de train, ça change la vie.


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LE livre

Author: Laetitia
Fri, Dec 19, 2008


Chers auditeurs : cela fait des mois que j’y travaille, mais les minutes de libertĂ© Ă©tant rares ce n’est qu’en cette fin d’annĂ©e 2008 que j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai rĂ©uni tous les textes de la premiĂšre annĂ©e de podcast en un livre. Et aujourd’hui, aprĂšs moultes batailles avec l’automate de Lulu.com, ce livre est enfin disponible Ă  la vente! Je dois un grand merci Ă  mon pĂšre qui a fait la maquette du livre et comme d’habitude s’est chargĂ© pour moi de tous les aspects techniques comme par exemple prĂ©parer un Pdf aux dimensions exprimĂ©es en pouces ou en pixels (ouh ouh, est-ce que quelqu’un connaĂźt le systĂšme mĂ©trique?), redimensionner toutes les photos qui illustrent les textes, traduire les explications du site Lulu “claires comme du jus de chique” (c’est mon pĂšre qui l’a dit) qui prĂ©voient tellement de cas que ça en devient un vrai casse-tĂȘte chinois.
Un nouveau livre, c’est toujours Ă©mouvant et celui-lĂ  particuliĂšrement. Relire mes premiers textes, me rappeler les circonstances de leur Ă©criture, et puis aussi le dernier, juste avant la naissance de ma deuxiĂšme fille qui a fĂȘtĂ© ses un an dimanche dernier. Hum. Oui, j’étais assez Ă©mu. Et puis c’est aussi un an d’échanges bien sympathiques avec vous chers auditeurs qui m’écrivez de tous les coins de la planĂšte pour me faire partager vos sentiments sur tel ou tel texte, ou bien me raconter Ă  votre tour quelques anecdotes. Allez, c’est promis, j’essaierai d’aller un peu plus vite pour rĂ©unir les textes de 2008. Oh, si vous avez envie de vous procurer le livre, vous trouverez un lien sur mon site Internet.


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En passant par la gare

Author: Laetitia
Wed, Dec 17, 2008


La semaine derniĂšre, je suis allĂ©e au cinĂ©ma avec ma voisine Alexandra. Nous avons vu le film The visitor qui nous a Ă©normĂ©ment plu Ă  toutes les deux. En rentrant chez nous, nous avons un peu parlĂ© du sort des sans-papiers en France. J’ai Ă©voquĂ© un reportage entendu dans une Ă©mission de radio il y a plusieurs mois de cela qui m’avait donnĂ© une claque sur la rĂ©alitĂ© des centres de dĂ©tention. Nous Ă©tions d’accord toutes les deux que la façon de traiter les gens ici n’est pas humaine.
Hier soir, je suis allĂ©e voir un autre film, avec Caroline. Il s’agissait de MusĂ©e haut, musĂ©e bas. Je n’ai pas accrochĂ©. Je ne sais pas pourquoi, je n’arrĂȘtais pas de penser au prix qu’avaient dĂ» coĂ»ter les dĂ©cors et je trouvais qu’il y avait trop de dĂ©penses. Caroline n’a pas trop aimĂ© le film non plus.
Pour rentrer chez nous, nous avons traversĂ© la gare. Je ne sais plus de quoi nous parlions, mais notre discussion a Ă©tĂ© interrompue par la prĂ©sence de la Police dans le hall. Des agents entouraient quelques personnes, des africains au regard hĂ©bĂ©tĂ© assis contre un mur, enveloppĂ©s comme des paquets cadeaux dans des couvertures de survie dorĂ©es. Il n’y avait aucune agitation. Les gens passaient comme Caroline et moi, surpris, ne sachant pas quoi penser.
- Tu crois que ce sont des sans-papiers m’a demandĂ© Caroline aprĂšs que nous sommes sorties de la gare.
- J’en ai l’impression.
- Nous, nous rentrons à la maison et eux qu’est-ce qu’ils vont devenir.
- Ben, centre de détention et ensuite expulsion. Il faut bien tenir les chiffres.
Pas facile de parler cinéma aprÚs ça.


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Le nez en l'air

Author: Laetitia
Tue, Dec 16, 2008


Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien regarder dehors, voir ce qui se passe. Lorsque j’étais plus jeune, surtout au lycĂ©e, je me mettais toujours Ă  une place prĂšs de la fenĂȘtre pour pouvoir regarder le ciel. En y rĂ©flĂ©chissant, je pense aussi que c’était un moyen de garder la possibilitĂ© de m’échapper quelques instants. A la maison, je pouvais rester trĂšs longtemps Ă  observer ce qui se passait de hors. Mes parents habitent la DĂ©fense, c’est un quartier animĂ©. Il n’y a pas de voiture, seulement des gens qui marchent, des gens des bureaux.
Ici, chez moi, c’est davantage le ciel que je regarde. Mes fenĂȘtres ne donnent pas sur la rue, il n’y a personne a regarder. Eh bien, en regardant le ciel de chez moi, j’ai vu deux choses ce matin. La premiĂšre en ouvrant les volets. Dans le ciel, au loin, j’ai aperçu la silhouette d’un grand oiseau avec un long cou qui volait majestueusement vers l’ouest. Je suis restĂ©e sans comprendre, je n’en avais jamais vu auparavant en train de voler, mais toujours glissant sur l’eau. Ce que je voyais dans le ciel, ce ne pouvait ĂȘtre qu’un cygne! Une oie, non le cou Ă©tait vraiment trĂšs long. Un cygne. Hum, cette vision m’a emplie de joie. Un peu plus tard dans la matinĂ©e alors que je regardais le ciel en passant devant les mĂȘmes fenĂȘtres (simplement pour me rappeler l’image de ce cygne) j’ai aperçu volant dans le ciel une sĂ©rie de trois ballons bleus. Ils volaient Ă  vive allure dans la mĂȘme direction que le cygne. Ce pourrait ĂȘtre le dĂ©but d’une histoire intĂ©ressante. Il Ă©tait une fois, un peu avant NoĂ«l, un cygne qui avait dĂ©cidĂ© de s’échapper du royaume des ballons bleus. Trois d’entre eux eurent pour mission de le ramener Ă  la maison...


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Un chocolatier exceptionnel

Author: Laetitia
Thu, Dec 11, 2008


Ah, aujourd’hui, j’ai enfin vu mon amie Natasha! Nous ne nous Ă©tions pas vues depuis le mois d’avril. Vous vous rendez compte. C’est de la folie. Mais pour nos retrouvailles, nous avons fait fort. Je souhaitais acheter des chocolats pour les offrir Ă  mon frĂšre et sa famille pour NoĂ«l. Natasha m’a indiquĂ© le meilleur chocolatier qu’elle connaisse pour l’instant Ă  Paris : Michel Chaudun.
Nous nous sommes retrouvĂ©es Ă  Saint-Lazare. Nous avons pris la ligne 9 jusqu’à la station Alma Marceau. Nous avons commencĂ© Ă  discuter assises sur des strapontins, ballotĂ©es par le mĂ©tro. Sorties du mĂ©tro, nous avons traversĂ© la Seine et nous avons marchĂ© tranquillement jusqu’à notre destination. La boutique de Michel Chaudun est une petite boutique en angle qui propose de belles vitrines. Natasha m’a expliquĂ© que Michel Chaudun n’avait pas de site Internet parce que cela ne l’intĂ©ressait pas. Elle trouve cela touchant, tout comme les cahiers d’écoliers et les photos d’époque du chocolatiers prĂ©sentĂ©s dans l’une de ses vitrines.
Nous sommes entrées.
La boutique est belle, petite, lambrisée, chaleureuse, comme un endroit hors du temps. Et quels parfums!
Le vendeur trĂšs aimable, nous a entendu discuter en anglais et s’est adressĂ© Ă  nous en anglais. C’était drĂŽle. Pendant que Natasha faisait son choix, j’ai pu tranquillement regarder les chocolats exposĂ©s. Le vendeur nous a proposĂ© de dĂ©guster un chocolat qu’il nous a prĂ©sentĂ© sur un petit plateau dorĂ©. C’est ainsi que j’ai goĂ»tĂ© la spĂ©cialitĂ© de la maison, le pavĂ©, une petite truffe fondante en forme de cube. Hum, une petite truffe, mais quel voyage pour les papilles!


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Injoignable

Author: Laetitia
Wed, Dec 10, 2008


Ce matin, mon tĂ©lĂ©phone portable a sonnĂ© pour m’indiquer un nouveau message. Un SMS. Je jette un Ɠil au petit Ă©cran. “Rappeler 888, vous avez un nouveau message”. Ah. J’appelle ma messagerie et j’écoute le message. C’était une maman de la classe de ma fille qui invitait ma fille Ă  venir jouer chez elle. J’allais la rappeler quand j’ai rĂ©alisĂ© que je n’avais pas entendu le tĂ©lĂ©phone sonner alors que le message ne datait que de quelques minutes Ă  peine. Pire, mon tĂ©lĂ©phone n’indiquait aucun appel manquĂ©. Bizarre. J’ai essayĂ© de m’appeler depuis mon tĂ©lĂ©phone fixe et je suis tombĂ©e directement sur ma messagerie. Le tĂ©lĂ©phone n’avait pas sonnĂ©. J’étais vraiment intriguĂ©e. Comment Ă©tait-ce possible? J’ai envoyĂ© un SMS Ă  la mĂšre de la copine de ma fille. Elle l’a bien reçu.
- Bon, rĂ©sumons, ai-je dit Ă  mes deux filles qui me regardaient avec curiositĂ©, l’air de dire “Elle fait des drĂŽles de trucs Maman”, je peux appeler, je peux envoyer des SMS et en recevoir, mais je ne peux pas recevoir d’appels. Pourtant, je n’ai touchĂ© Ă  rien.
Un peu plus tard dans la matinĂ©e, alors que je faisais des courses, je me suis arrĂȘtĂ©e dans un magasin de tĂ©lĂ©phones portables. Une femme au visage autoritaire s’est occupĂ©e de moi.
- Vous avez votre portable sur vous?
- Oui, lui ai-je répondu en lui tendant mon téléphone.
- Hum, vous avez activĂ© le renvoi d’appel permanent?
- Pardon?
- OK. C’est trop technique.
Elle a fait des trucs sur mon portable et m’a appelĂ©e depuis un autre tĂ©lĂ©phone. Mon tĂ©lĂ©phone sonnait Ă  nouveau! Merci Madame!



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Vernissage

Author: Laetitia
Tue, Dec 9, 2008


Hier soir, je suis allĂ©e au vernissage de l’exposition de mon amie Michelle. L’exposition a lieu dans le hall du studio-théùtre de ma ville, lĂ  oĂč nous sommes allĂ©es rĂ©cemment voir une piĂšce. C’est un endroit bien sympathique pour une expo.
Je ne suis pas arrivĂ©e au tout dĂ©but de la soirĂ©e, malheureusement. J’ai manquĂ© les discours des officiels! J’ai quand mĂȘme bien profitĂ© de la soirĂ©e. J’ai longuement admirĂ© les tableaux de mon amie. J’en connaissais certains, mais d’autres m’étaient totalement inconnus. Il s’agit de collages, souvent trĂšs colorĂ©s et souvent avec une petite note d’humour.
Au bar, j’ai pris un verre et mangĂ© quelques petits fours sucrĂ©s (absolument dĂ©licieux) en discutant avec Haroldo, le compagnon de Michelle. A cĂŽtĂ© de nous, le maire-adjoint Ă  la culture s’entretenait avec le directeur du théùtre. Haroldo a profitĂ© d’un moment pour me prĂ©senter.
- Je vous présente Laetitia, une amie de Michelle. Elle aussi écrit des livres.
- Ah! Comme c’est intĂ©ressant.
Nous avons Ă©changĂ© quelques paroles et ne me demandez pas pourquoi, je lui ai parlĂ© de mon podcast. Il ne savait pas ce que c’était. Je lui ai expliquĂ©. Puis, il a Ă©tĂ© appelĂ© ailleurs.
La soirĂ©e ne s’est pas terminĂ©e tard. Je suis rentrĂ©e avec mes amis Ă  travers les rues de la ville, dans la nuit noire, mes les pensĂ©es illuminĂ©es par les couleurs vives ou douces des Ɠuvres de mon amie.


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Enfermée dehors

Author: Laetitia
Fri, Dec 5, 2008


Hier, la sieste a durĂ© trĂšs longtemps... Et au moment oĂč nous allions sortir notre petite voisine est passĂ©e dans l’escalier. Ma fille a lĂąchĂ© son goĂ»ter se prĂ©cipitant vers la porte. - Maman, je veux voir Elena! J’ai ouvert la porte et j’ai un peu discutĂ© avec sa maman. Bref, quand j’ai refermĂ© la porte, il faisait dĂ©jĂ  nuit dehors. Je me suis demandĂ©e si j’allais sortir. Mais comme la sieste avait durĂ© longtemps, je me suis dit que ce serait mieux que mes filles prennent un peu l’air pour bien trouver le sommeil ce soir. Nous nous sommes donc prĂ©parĂ©es Ă  sortir. C’est au moment de quitter la rĂ©sidence que je me suis rendue compte de mon oubli. Il faut une clĂ© pour sortir et je n’avais pas les clĂ©s dans ma poche. - Zut, j’ai oubliĂ© mes clĂ©s! - Pourquoi? a demandĂ© ma fille qui veut toujours qu’on lui explique tout. - Parce que je n’ai pas pensĂ© Ă  les prendre. Mon amie Caroline a un double de mes clĂ©s. J’ai vu que ses fenĂȘtres n’étaient pas allumĂ©es. Heureusement, j’avais mon portable sur moi et j’ai pu l’appeler. - Caroline, c’est Laetitia. - ça va? - Oui, mais je suis enfermĂ©e dehors. J’ai oubliĂ© mes clĂ©s. Tu es chez toi? - Non, je suis dehors, mais je ne suis pas trĂšs loin. On est rue de Champagne. J’arrive tout de suite! Caroline est allĂ©e chercher le trousseau de clĂ©s et ma fille a jouĂ© en bas de l’immeuble avec ses filles. Nous sommes rentrĂ©es Ă  la maison saines et sauves.

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Petit-déjeuner réussi

Author: Laetitia
Thu, Dec 4, 2008


Ma grande fille de trois ans mange super bien au dĂ©jeuner, au goĂ»ter, au dĂźner, mais c’est la croix et la banniĂšre pour lui faire avaler son petit-dĂ©jeuner. Ça me stresse un peu car le matin on est toujours un peu pressĂ© et je ne voudrais surtout pas qu’elle aille Ă  l’école le ventre vide.
Nous avons essayĂ© toutes sortes de petit-dĂ©jeuner : le pain de mie avec du beurre, de la confiture, du miel, le pain grillĂ© (sans la croĂ»te), les cĂ©rĂ©ales avec du lait, le yaourt, le petit-suisse, la semoule, la bouillie. Les tartines de pain grillĂ© avec du miel ont eu le plus de succĂšs, mais la lassitude commençait Ă  pointer son nez. J’ai commencĂ© Ă  dire des choses comme : tu sais si tu ne manges pas bien tes tartines, le PĂšre NoĂ«l va le voir et il peut dĂ©cider de ne pas t’apporter tes jouets. Un horrible chantage, n’est-ce pas? Eh bien ma fille, imperturbable dans ses certitudes me rĂ©pond toujours : mais siiiiiii, il va apporter mes jouets.
Puis, hier soir, j’ai eu une idĂ©e. Et si je lui faisais des crĂȘpes? Il Ă©tait vingt-trois heures. Ça serait bien que j’aie ce genre d’idĂ©es un peu plus tĂŽt dans la soirĂ©e. J’étais dĂ©jĂ  couchĂ©e, mais je me suis relevĂ©e pour prĂ©parer une pĂąte Ă  crĂȘpes. J’en ai rĂȘvĂ© toute la nuit. Ce matin, je n’ai eu aucun mal Ă  me lever. J’ai prĂ©parĂ© mes crĂȘpes sous l’Ɠil ahuri de ma fille qui s’est englouti deux crĂȘpes beurre-sucre.
- Maman, demain, je veux encore des crĂȘpes.
- Oui, on verra (si j’ai le courage).


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Cartes de visite

Author: Laetitia
Tue, Dec 2, 2008


Mon amie Michelle avait absolument besoin de cartes de visite. Ses tableaux vont ĂȘtre prochainement exposĂ©s dans le hall du théùtre oĂč nous sommes allĂ©es la semaine derniĂšre voir la remarquable piĂšce “Les trente millions de Gladiator”. Il faut qu’elle puisse remettre une carte Ă  toute personne intĂ©ressĂ©e par l’achat d’une de ses Ɠuvres. Elle m’a demandĂ© si je pouvais l’aider. Elle a contactĂ© un imprimeur Ă  Paris qui lui demandait plus de cent cinquante euros pour cent cartes, impression plus mise en page. Je lui ai proposĂ© de demander Ă  mon pĂšre de faire une maquette. Mon pĂšre est graphiste (Ă  la retraite). Il a tout de suite acceptĂ© car il aime bien rendre service. J’ai ensuite cherchĂ© un imprimeur en ligne pour Michelle. En quelques clics j’avais trouvĂ© ce qu’il me fallait. J’ai choisi un imprimeur qui a ses locaux sur Paris pour avoir des dĂ©lais de livraison les plus courts possible. Ce matin, mon pĂšre m’a envoyĂ© par Internet le fichier dĂ©finitif. Il avait fait plusieurs maquettes et Michelle a choisi celle qui lui plaisait le plus. J’ai ensuite passĂ© la commande en ligne auprĂšs de l’imprimeur et Michelle devrait recevoir les cartes d’ici quarante-huit heures. J’ai ensuite appelĂ© Michelle. - Tu auras tes cartes demain ou aprĂšs-demain, lui ai-je dit. - Les bras m’en tombent! m’a-t-elle rĂ©pondu. C’est ça Internet!

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Croissant aux noix

Author: Laetitia
Thu, Nov 27, 2008


Ce matin, je suis allĂ©e Ă  Paris. Hum, ça fait du bien! Ce n’était pas prĂ©vu au programme, mais l’occasion se prĂ©sentant, je ne l’ai pas manquĂ©e. Le problĂšme Ă©tait qu’il Ă©tait bien tĂŽt. Je venais juste de dĂ©poser mes filles Ă  l’école et Ă  la garderie et il Ă©tait Ă  peine neuf heures lorsque je suis descendue du train. Pas question de faire du shopping Ă  cette heure. Les magasins n’ouvrent leurs portes qu’à dix heures. J’ai alors pensĂ© que LadurĂ©e place de la Madeleine serait probablement ouvert. Ce n’est pas trĂšs loin Ă  pieds. J’ai longĂ© le Printemps, traversĂ© la rue Auber et pris la rue Tronchet. Je suis arrivĂ©e au niveau du magasin Fauchon. Les vitrines Ă©taient jolies, je me suis arrĂȘtĂ©e pour regarder. Mais je n’ai pas traĂźnĂ©. J’ai fait le tour de la place. Le LadurĂ©e se trouve au dĂ©but de la rue Royale. J’ai poussĂ© la porte avec Ă©motion. Il y avait quelques personnes devant moi et j’ai pu prendre mon temps pour regarder le choix de viennoiseries. Ah, le beau palmier m’a tentĂ©! Mais, en fait, je prends toujours la mĂȘme chose : un croissant Ă  l’ancienne fourrĂ© Ă  la pĂąte de noix. Que c’est bon! La serveuse m’a tendu mon petit sachet vert et je suis sortie toute heureuse. Je me suis assise pour le dĂ©guster sur un banc de l’autre cĂŽtĂ© de la rue Royale, en souvenir d’une longue discussion que j’avais eue avec mon amie Natasha au moment de ma premiĂšre grossesse. C’était le printemps Ă  l’époque. J’ai pris tout mon temps pour dĂ©guster cette merveille, petite bouchĂ©e par petite bouchĂ©e, regardant autour de moi les gens, les voitures... Je crois qu’il n’aurait pas eu le mĂȘme goĂ»t si je l’avais mangĂ© ailleurs. Ah, la journĂ©e avait bien commencĂ©!  


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Les trente millions de Gladiator

Author: Laetitia
Wed, Nov 26, 2008


Hier soir, je suis allĂ©e au théùtre! Cela faisait une Ă©ternitĂ© que je n’y Ă©tais pas allĂ©e et ça m’a vraiment plu. Je dois cette belle soirĂ©e Ă  mon amie Michelle qui m’a invitĂ©e. Nous sommes allĂ©es voir une piĂšce de EugĂšne Labiche, un auteur français du dix-neuviĂšme siĂšcle trĂšs cĂ©lĂšbre pour ses vaudevilles. La piĂšce s’intitulait “Les trente millions de Gladiator”. Elle raconte l’histoire d’une cocotte parisienne qui prend dans ses filets un richissime AmĂ©ricain. La piĂšce Ă©tait trĂšs drĂŽle, pleine de quiproquos. Certaines rĂ©pliques m’ont bien fait rire. Mais surtout toute une partie du spectacle Ă©tait chantĂ©e. Les acteurs Ă©taient accompagnĂ©s par quatre musiciens placĂ©s au bord de la scĂšne. Un hautbois, un piano, un violon et une batterie.
Tous les acteurs m’ont Ă©poustouflĂ©s par leur talent d’acteur et de chanteur, leur drĂŽlerie et leur prĂ©sence. Comment font-ils pour murmurer et qu’on les entende sans micro! Avec ma petite voix, je serais bien incapable de faire ça!
J’ai pris autant plaisir Ă  assister Ă  la reprĂ©sentation qu’à attendre dans le hall du théùtre le moment de rejoindre nos siĂšges. C’est tout une ambiance. Au bar, il y avait Ă  la fois des spectateurs et des acteurs. Personne ne semblait stressĂ©. Certains se parlaient, d’autres regardaient dans le vide, mais tous avaient plus ou moins le sourire. J’ai remarquĂ© une femme et sa mĂšre. Elles ont pris un cafĂ©. Deux jeunes actrices en robes noires qui murmuraient et riaient sous cape. Un couple qui regardait avec un intĂ©rĂȘt silencieux les tableaux exposĂ©s (car le hall du théùtre fait aussi office de salle d’exposition). Hum, j’ai hĂąte de retourner au théùtre.


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Un gĂąteau rose

Author: Laetitia
Tue, Nov 25, 2008


Ce midi, nous nous sommes partagĂ© ma fille et moi la derniĂšre part de son gĂąteau d’anniversaire. Elle a eu trois ans dimanche. AprĂšs la sieste nous avons reçu la famille pour le goĂ»ter d’anniversaire. Micaela m’avait demandĂ© un gĂąteau rose avec de la crĂšme Chantilly.
Samedi matin, je me suis mise au travail. J’ai prĂ©parĂ© une gĂ©noise. Malheureusement, au moment dĂ©licat oĂč il faut incorporer la farine, je me suis dĂ©concentrĂ©e et la pĂąte a perdu de son volume. En plus, le four Ă©tait trop chaud. Bref, le gĂąteau Ă©tait ratĂ©. Heureusement, il Ă©tait tĂŽt et j’ai tout de suite commencĂ© un autre gĂąteau. J’ai fait un gĂąteau de Savoie. C’est drĂŽle parce que ces deux gĂąteaux ont exactement les mĂȘmes proportions de sucre, d’Ɠufs et de farine. Simplement, ils ne sont pas rĂ©alisĂ©s de la mĂȘme maniĂšre et le goĂ»t est diffĂ©rent. Pour la gĂ©noise, les Ɠufs sont battus entiers avec le sucre. Le mĂ©lange est ensuite lĂ©gĂšrement chauffĂ© en mĂȘme temps qu’il est battu vigoureusement. L’air chaud fait tripler de volume l’appareil, c’est ce qui fera gonfler le gĂąteau Ă  la cuisson. On incorpore ensuite la farine. Pour le gĂąteau de Savoie, les jaunes et les blancs des Ɠufs sont sĂ©parĂ©s. On bat longuement le sucre et les jaunes jusqu’à ce que le mĂ©lange blanchisse. Ensuite, on bat les blancs en neige et on les incorpore au mĂ©lange sucre-jaunes d’Ɠuf en alternance avec la farine.  Je me suis souvent demandĂ©e comment ces pĂątes Ă  gĂąteau avaient Ă©tĂ© inventĂ©es. J’ai trouvĂ© quelques explications historiques sur Internet.
Samedi soir, tranquille dans ma cuisine j’ai terminĂ© le gĂąteau. Je l’ai fourrĂ© de crĂšme Chantilly que j’ai moi-mĂȘme prĂ©parĂ© en y ajoutant du coulis de framboise. Hum, j’ai lĂ©chĂ© le fond du bol comme une gourmande! J’ai ensuite prĂ©parĂ© un glaçage Ă  l’eau auquel j’ai aussi ajoutĂ© du coulis de framboise. J’ai ainsi obtenu un gĂąteau d’anniversaire rose et bon.


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Les chansons d'amour

Author: Laetitia
Fri, Nov 21, 2008


Il y a trois jours, mon amie Caroline m’a remis Ă  la sortie de l’école le DVD d’un film qu’elle venait de voir et qui lui avait beaucoup plu. Elle l’avait empruntĂ© Ă  la bibliothĂšque.  Ce film de Christophe HonorĂ©, Les chansons d’amour, a eu Ă©normĂ©ment de succĂšs Ă  sa sortie et je n’avais pas pu le voir Ă  l’époque. Je l’ai regardĂ© en deux fois avec mon mari. Caroline avait Ă©tĂ© frappĂ©e par la façon dont le rĂ©alisateur avait filmĂ© Paris. C’est vrai, c’est le Paris des parisiens. Et puis les personnages sont aussi trĂšs bien. C’est comme s’il y avait un Ă©cho d’eux en nous mĂȘmes. MĂȘme si leurs histoires sont loin des nĂŽtres ce sont aussi les nĂŽtres. Le film est en partie musical. Les acteurs chantent Ă  certains moments du film, d’oĂč le titre du film. Les chansons sont vraiment magnifiques! J’ai dĂ©jĂ  achetĂ© l’album sur iTunes. Par exemple, la chanson intitulĂ©e La Bastille raconte un dimanche pluvieux sur Paris. Des images que j’avais oubliĂ©es me sont revenues grĂące Ă  cette chanson. J’ai connu des dimanches de pluie dans un quartier proche, RĂ©publique, lĂ  oĂč habitait mon mari avant que nous n’amĂ©nagions ensemble. Ce sont de bons souvenirs. Et puis, Ă  dix-huit ans, j’ai travaillĂ© tout prĂšs de la Bastille, rue Amelot. C’était mon premier travail, je remplaçais la secrĂ©taire d’une agence de graphisme. Je voyais le gĂ©nie, ce petit ange suspendu en haut de la tour de la Bastille, depuis mon bureau. Cet Ă©tĂ©-lĂ , j’ai passĂ© de longues heures solitaires Ă  le regarder.  
C’est le troisiĂšme film que je voyais de ce rĂ©alisateur. Il y a quelques semaines avec Caroline et moi sommes allĂ©es voir La belle personne dont l’action se situe dans un lycĂ©e parisien. L’histoire est librement inspirĂ©e du fameux roman de Madame de Lafayette, La princesse de ClĂšves. Ce roman Ă©crit au XVIIe siĂšcle est considĂ©rĂ© comme le premier roman moderne de la littĂ©rature française. Le film nous a enthousiasmĂ©es, nous replongeant l’une et l’autre dans nos annĂ©es lycĂ©e qui furent moins dramatiques quand mĂȘme.


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Des fleurs pour Jacqueline

Author: Laetitia
Thu, Nov 20, 2008


Ma voisine du dessous est une personne ĂągĂ©e. Elle s’est fait opĂ©rer des genoux et a Ă©tĂ© absente pendant plusieurs semaines. Mardi, nous avons vu son fils qui la ramenait Ă  la maison.
J’ai plusieurs fois expliquĂ© Ă  ma fille pourquoi elle Ă©tait absente, qu’elle allait avoir de nouveaux genoux et je me suis embarquĂ©e dans des explications bien compliquĂ©es. Ma fille voue depuis un amour sans bornes Ă  notre voisine qui a de nouveaux genoux.
J’ai eu envie de souhaiter Ă  notre voisine la bienvenue aprĂšs cette opĂ©ration difficile alors ce matin, au marchĂ©, je lui ai achetĂ© un bouquet de fleurs. Je ne la connais pas particuliĂšrement, mais j’ai pensĂ© que cela lui ferait plaisir.
Il y a une semaine environ, j’ai vue une voisine qui rentrait chez elle aprĂšs son premier accouchement. Elle avait l’air trĂšs fatiguĂ©e et abattue. J’ai eu envie d’aller la voir et de lui dire que si elle avait besoin de parler ou d’autre chose, elle pouvait m’appeler et que pour mon premier bĂ©bĂ© aussi ça avait Ă©tĂ© dur. Je ne l’ai pas fait et aprĂšs je l’ai regrettĂ©. J’ai racontĂ© ça Ă  mon mari et il m’a dit que souvent on osait pas alors que ça pourrait faire plaisir. C’est aussi pour ça que j’ai voulu offrir ce bouquet Ă  notre voisine qui est rentrĂ©e de l’hĂŽpital. Nous sommes donc descendues chez elle ce midi pour lui remettre notre petit prĂ©sent. Elle Ă©tait trĂšs touchĂ©e et nous a embrassĂ©es toutes les trois. Ma fille intriguĂ©e, ne cessait de regarder les jambes de notre voisine. Sans doute voulait-elle voir ses nouveaux genoux.


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Une visite

Author: Laetitia
Tue, Nov 18, 2008


Hier soir, alors que je prĂ©parais Ă  manger, l’interphone sonna. Ma fille surprise se prĂ©cipita vers moi, apeurĂ©e :
- C’est qui?
- Je ne sais pas. Je vais répondre. Oui?
- Bonsoir Madame, c’est pour le calendrier des pompiers. Vous pourriez nous ouvrir la porte?
- Oui, je vous ouvre.

- C’est qui? demanda ma fille avec cette fois une pointe d’excitation dans les yeux.
- Un pompier.
- Il va venir ici?
- Oui, il vient pour nous vendre un calendrier.
Le pompier qui avait d’abord Ă©tĂ© chez nos voisins du dessous arriva enfin Ă  notre Ă©tage. Je lui ai ouvert la porte, ma fille entre les pattes.
Le pompier, un grand homme jeune en tenue, a vite repéré la coquine.
- Tu vois Micaela, ce monsieur est pompier. Tu lui dis bonjour.
- Bonzour, lui a-t-elle dit faisant sa timide.
- Bonjour jeune fille.
- Ce monsieur travaille dans un gros camion rouge.
Ma fille en est restée la bouche ouverte.
J’ai remis un peu d’argent au pompier qui m’a donnĂ© en Ă©change le calendrier des pompiers pour 2009.
A peine avais-je fermé la porte que ma fille me demanda le calendrier pour le montrer à Grand Doudou.
- Alors tu vois Grand Doudou, c’est le cahier des pompiers. Là c’est le camion qui fait pin-pon. Oui, il est rouge. Ah, Maman, Grand Doudou veut un camion rouge!
On est pas sorti d’affaires!


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Commissaire Le Floch

Author: Laetitia
Thu, Nov 13, 2008


Cet Ă©tĂ©, j’ai dĂ©couvert un super truc. Un site qui propose d’enregistrer les programmes de la TNT comme un magnĂ©toscope et ensuite de tĂ©lĂ©charger le fichier une fois l’émission terminĂ©e. On passe ses “ordres” via un logiciel gratuit. La TNT, c’est la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre. Ce sont dix-huit chaĂźnes numĂ©riques gratuites dont les principales chaĂźnes de la tĂ©lĂ© française. Pour visionner les enregistrements sur ma tĂ©lĂ© Ă  partir de mon ordinateur j’ai dĂ» acheter un cĂąble spĂ©cial. Mais je ne le regrette pas car ça marche vraiment trĂšs bien. Je trouve cela beaucoup plus pratique qu’un magnĂ©toscope et pour l’instant j’ai repoussĂ© l’achat d’un enregistreur sur disque dur.
DerniĂšrement, j’ai enregistrĂ© plusieurs Ă©pisodes d’une sĂ©rie policiĂšre française adaptĂ©e des livres de l’auteur Jean-François Parot. Le hĂ©ros est un commissaire du ChĂątelet au XVIIIe siĂšcle, sous le rĂšgne du roi Louis XV. L’originalitĂ© de la sĂ©rie est que les personnages parlent comme on parlait Ă  l’époque. C’est vraiment savoureux. J’ai justement regardĂ© un Ă©pisode hier soir, un crayon Ă  la main, avec l’idĂ©e de vous noter quelques rĂ©pliques.
Dans l’épisode que j’ai regardĂ© hier, des lettres compromettantes pour le Roi ont disparu (c’est typique!). Le hĂ©ros est chargĂ© par son supĂ©rieur tout en perruque de retrouver. Il lui dit ceci : “Vous pouvez imaginer les tourments qui me rongent Ă  l’idĂ©e du pĂ©ril qui menace le roi!”. De nos jours, on dirait “Vous imaginez Ă  quel point je suis stressĂ© rien qu’à l’idĂ©e du danger qui menace le roi”. Un peu plus tard, une “mouche” (un espion) renseigne le commissaire sur deux individus suspectĂ©s d’avoir “homicidĂ©â€ (tuĂ©) un policier : “Ils prennent leurs quartiers dans un estaminet louche”. Aujourd’hui, on dirait “ils traĂźnent souvent dans un bar louche”. Fichtre! Je me rĂ©gale d’avance des prochains Ă©pisodes annoncĂ©s pour l’annĂ©e prochaine. Peut-ĂȘtre vous aurais-je convaincus, chers auditeurs, de les enregistrer? Vous m’en manderez des nouvelles!


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T55 ou T110?

Author: Laetitia
Wed, Nov 12, 2008


Tout Ă  l’heure, je suis rentrĂ©e de ma promenade en mĂȘme temps que mon voisin. Nous nous sommes retrouvĂ©s devant la porte d’entrĂ©e de l’escalier au mĂȘme moment. AprĂšs lui avoir dit bonjour, je lui ai posĂ© une question. Cela faisait quelques temps dĂ©jĂ  que j’avais remarquĂ© un bruit le soir qui me semblait venir de chez sa femme et lui.
- Dütes-moi, je suis curieuse, mais vous n’auriez pas une machine à pain chez vous?
- Oui, m’a-t-il rĂ©pondu surpris.
- J’ai entendu le bruit et il m’a semblĂ© que c’était une machine Ă  pain qui tournait.
- C’est une machine absolument gĂ©nial. On n’arrĂȘte pas de faire du pain!
- Moi aussi, j’en ai une. Il faudra qu’on Ă©change nos recettes.
- Avec plaisir. On fait du pain avec diffĂ©rentes farines, on rajoute des graines. On vient d’essayer avec du potiron, c’est super bon.
- Je fais toujours la mĂȘme chose. J’utilise surtout de la T55. Et puis, je fais des brioches aussi.
- Nous aimons beaucoup le pain complet, on utilise surtout de la T110.
- Ah, on ne joue pas vraiment dans la mĂȘme catĂ©gorie.
- Par contre, on n’a jamais fait de brioche. ça marche bien?
- HonnĂȘtement, c’est aussi bon qu’une brioche de boulangerie.
- Il faudra qu’on essaye.
- Est-ce que vous faĂźtes une poolish la veille?
- Non, qu’est-ce que c’est?
- C’est un levain que l’on prĂ©pare la veille avec un peu de farine, de l’eau et une pincĂ©e de levure. ça rend le pain nettement meilleur et ça permet d’économiser de la levure.
- Ah tiens, j’essaierai. J’ai un livre avec plein de recettes, vous voulez que je vous le prĂȘte?
- Je veux bien.
Une petite demi-heure aprĂšs avoir nous avoir quittĂ©, notre voisin est venu nous apporter son livre. Je l’ai feuilletĂ© et j’ai dĂ©jĂ  envie d’essayer plein de recettes.


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Gare de l'Est

Author: Laetitia
Tue, Nov 11, 2008


Vendredi aprĂšs-midi, j’ai rĂ©veillĂ© mes deux filles un peu plus tĂŽt de la sieste.
- Micaela, réveille-toi! ça y est, on va chercher Léa!
- Léa! Je veux la voir!
LĂ©a est la fille de mon frĂšre, elle a douze ans et vit en Allemagne. Elle est venue passer quelques jours en France. Il y a maintenant des trains rapides entre la France et l’Allemagne. Il y a seulement quatre heures entre Franckfort et Paris. Ma niĂšce arrivait de plus loin et ce dernier train Ă©tait le troisiĂšme de la journĂ©e.
Impatiente, ma petite fille a couru tout le long du chemin vers la gare oĂč nous avons pris le train pour Saint-Lazare. J’avais consultĂ© les horaires grĂące Ă  un site trĂšs pratique de la SNCF qui concerne uniquement les trajets en rĂ©gion parisienne. A Saint-Lazare, nous avons pris la correspondance pour la ligne de RER E. Quand j’étais petite, je ne comprenais pas toutes les nuances entre le mĂ©tro, le RER et les trains de banlieue. J’avais du mal Ă  situer le RER au milieu des deux autres. Le RĂ©seau Express RĂ©gional est un train plus gros et plus rapide que le mĂ©tro et qui s’arrĂȘte moins souvent. Comme son nom l’indique ses lignes desservent la rĂ©gion. La ligne E est une ligne rĂ©cente, elle a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en 2000, je crois. Je l’utilise surtout parce qu’elle permet de relier la Gare Saint-Lazare Ă  la station Magenta situĂ©e entre la Gare du Nord (d’oĂč partent les Eurostars pour l’Angleterre) et la gare de l’Est. Ma fille a Ă©tĂ© impressionnĂ©e par le fait que le train circule “dans le noir”.
- C’est un tunnel!
- Ah, j’aime pas les tunnels.
Nous sommes arrivĂ©es avec un peu d’avance. Micaela n’a pas voulu quitter le quai.
- J’attends LĂ©a.
Quand l’ICE est arrivĂ© et que ma niĂšce est descendue (elle Ă©tait accompagnĂ©e de mes parents), la joie a fait pĂ©tiller les yeux de ma petite fille, subitement devenue muette alors que sa cousine lui prenait la main et l’embrassait sur la joue.


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Expédition familiale

Author: Laetitia
Fri, Nov 7, 2008


Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce dĂ©tail, mais nous avons perdu les vis du prochain lit de notre petite fille. Nous les avons cherchĂ©es partout et nous ne les avons pas trouvĂ©es. Impossible de mettre la main dessus. Pourtant c’est bien rangĂ© chez moi. Bref, j’ai fini par demander Ă  ma sƓur (qui nous avait donnĂ© ce lit) si ce n’était pas elle qui avait les vis. Elle a cherchĂ© et nous a annoncĂ© qu’elle avait trouvĂ© des vis qui pourraient bien ĂȘtre les bonnes. J’ai dĂ©cidĂ© d’aller les chercher Ă  son travail hier en fin d’aprĂšs-midi. C’était une expĂ©dition car ma sƓur travaille prĂšs du Louvre, au niveau de la station de mĂ©tro Louvre-Rivoli. J’ai mis mon bĂ©bĂ© dans le porte-bĂ©bĂ©, ma grande fille dans sa poussette et nous avons pris le train jusqu’à Saint-Lazare. De lĂ , j’ai choisi de prendre le bus avec l’idĂ©e de descendre Ă  Palais-Royal et de marcher jusqu’au bureau de ma sƓur. En mĂ©tro, il y avait trop de changements et ce n’est pas vraiment pratique avec la poussette. J’ai donc pris le 21. C’était super d’ĂȘtre Ă  Paris. J’ai montrĂ© Ă  ma fille l’OpĂ©ra Garnier. Puis, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un moment d’inattention et j’ai loupĂ© l’arrĂȘt. Le bus a ensuite traversĂ© la cour du Louvre, nous avons vu la pyramide et j’ai pensĂ© qu’il valait mieux que je descende au niveau du Pont des arts (Ah, le Pont des arts!). C’était une bonne idĂ©e. Ma sƓur m’a appelĂ©e sur mon portable.
- Vous ĂȘtes oĂč?
- Devant l’église, aprĂšs le Pont des arts.
Il Ă©tait justement 18 heures et les cloches ont carillonnĂ©. La douce musique des cloches de Saint-Germain-l’Auxerrois ajoutait un air de fĂȘte Ă  cette sortie parisienne.
Nous avons retrouvĂ© ma sƓur qui nous a remis les vis avant de disparaĂźtre pour son cours de code. Au retour, nous avons marchĂ© jusqu’à la station Pyramides et de lĂ , j’ai quand mĂȘme pris le mĂ©tro (la ligne 14 direct jusqu’à Saint-Lazare) pour aller plus vite (le bus Ă©tait bondĂ©).
Et vous savez le fin mot de l’histoire? Ce ne sont pas les bonnes vis! Mais quelle balade!


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Ma journée américaine

Author: Laetitia
Wed, Nov 5, 2008


Hier soir, j’ai lu jusqu’à une heure du matin. Je suis en train de finir la lecture d’un roman policier chinois de Qiu Xialong, un vĂ©ritable voyage, plein de citations et de poĂšmes, du Parti et de descriptions de plats. C’est passionnant. Au moment d’éteindre la lumiĂšre, j’ai pensĂ© aux Ă©lections. J’ai eu envie de me lever et d’aller allumer la tĂ©lĂ©. Mon mari Ă©tait pessimiste, il ne pensait pas que Barack Obama gagnerait. Moi, j’avais trĂšs envie d’y croire.
Ce n’était pas raisonnable quand mĂȘme de se lever Ă  cette heure-lĂ , il Ă©tait dĂ©jĂ  tard. J’ai Ă©teint la lumiĂšre, impatiente d’ĂȘtre au lendemain.
C’est ma fille qui m’a rĂ©veillĂ©e Ă  8 heures (oui, ce matin, j’ai pu faire la grasse matinĂ©e, youpi!).
- Maman! Maman! Je suis réveillée! Est-ce que tu veux bien mettre Felicia dans mon lit? Elle est réveillée. Maman! Maman!
- Oui, j’arrive!
Je me suis levĂ©e et j’ai foncĂ© vers la tĂ©lĂ©. J’ai allumĂ© et c’était les infos sur France 2. Je n’ai rien compris, on parlait des inondations dans la NiĂšvre. Un journaliste parlait sous un parapluie avec derriĂšre lui des gens qui circulaient en barque Ă  travers les rues. J’ai changĂ© de chaĂźne. Un dessin animĂ©. J’ai encore changĂ©. Ah, des infos! Mais rien sur les Ă©lections Ă  part une bande en bas de l’image qui indiquait les rĂ©sultats des deux candidats Ă©tat par Ă©tat. Oui, mais qui a gagnĂ©? Je commençais Ă  m’impatienter. Micaela aussi.
Finalement, je suis allĂ©e dans la chambre mettre mon bĂ©bĂ© dans le lit de ma grande fille pour qu’elles puissent s’amuser. J’ai foncĂ© dans la cuisine et j’ai allumĂ© la radio. RFI. Et lĂ  j’entends une interview en direct du prĂ©sident du Mali qui raconte qu’il a passĂ© la nuit Ă  suivre les Ă©lections. Oui, mais qui a gagnĂ©? Enfin, le journaliste pose la question suivante : et quel est votre sentiment sur le fait que les AmĂ©ricains aient Ă©lu un prĂ©sident noir?
Je n’ai pas Ă©coutĂ© la rĂ©ponse, j’ai pensĂ© Ă  ma copine Janet qui Ă©tait AmĂ©ricaine, elle aurait adorĂ©! Et moi, j’ai envie de dire tout simplement bravo aux AmĂ©ricains!


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Objet non identifié

Author: Laetitia
Tue, Nov 4, 2008


Hier soir, mon mari a mis le linge a sĂ©cher. Il a ouvert le hublot de notre nouvelle machine (nous avons changĂ© de machine aprĂšs les travaux dans notre cuisine) et il a retirĂ© le linge mouillĂ© du tambour. En mettant le linge Ă  sĂ©cher sur l’étendoir il a trouvĂ© un objet mĂ©tallique. IntriguĂ©, il me l’a apportĂ©.
- Regarde ce que j’ai trouvĂ© dans le linge, m’a-t-il dit.
- Qu’est-ce que c’est?
- On dirait une lime, non?
J’ai pris l’objet entre les mains.
- Oui, tu as raison. Et c’était dans la machine?
- Oui. Je me demande d’oĂč ça vient.
- Moi aussi. En tout cas, ce n’est pas à nous. Bizarre.
Plus tard alors que j’étais dans la cuisine, je repensai Ă  l’objet. Comment Ă©tait-il arrivĂ© dans notre linge? Et tout Ă  coup, j’ai eu une idĂ©e. Notre voisin Jacques a utilisĂ© notre machine la semaine derniĂšre, c’était peut-ĂȘtre Ă  lui. Je l’ai appelĂ©.
- On a trouvĂ© une lime dans notre machine. Est-ce qu’elle est Ă  toi? lui ai-je demandĂ©.
- Ah, vous l’avez trouvĂ©e! Je la cherche partout!
- On l’a trouvĂ©e ce soir en vidant la machine.
- Et elle est restée tout ce temps dans votre machine!
- Oui, on vient juste de la trouver.
- Incroyable.
- Carrément bizarre tu veux dire! Je fais une lessive par jour et je viens juste de la trouver. Bon, on te la met de cÎté!


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Retrouvailles virtuelles

Author: Laetitia
Thu, Oct 30, 2008


Hier soir, en consultant ma boĂźte mail j’ai dĂ©couvert un message d’un site d’anciens Ă©lĂšves auquel je me suis inscrite. Ce message contenait la liste des personnes rĂ©cemment inscrites et qui avaient frĂ©quentĂ© le mĂȘme lycĂ©e que moi Ă  la mĂȘme pĂ©riode. J’ai remarquĂ© dans la liste le nom d’une trĂšs bonne amie malheureusement perdue de vue en 1997. Nous Ă©tions ensemble en premiĂšre (l’annĂ©e qui prĂ©cĂšde le bac) et nous Ă©tions bonnes copines. L’annĂ©e d’aprĂšs elle n’était plus avec nous car elle avait dĂ» retourner dans son pays. Nous avons commencĂ© Ă  nous Ă©crire. Puis nous nous sommes revues en 1997 alors qu’elle Ă©tait de passage Ă  Paris pour quelques semaines. Ce sont de trĂšs bons souvenirs. J’étais au chĂŽmage alors nous pouvions nous voir presque tous les jours. On allait au cinĂ©ma, on se promenait Ă  Saint-Michel et on passait beaucoup de temps Ă  discuter. Le soir on dĂźnait avec mon copain (qui est devenu mon mari). C’était l’hiver et il faisait trĂšs froid. On Ă©tait tout le temps gelĂ©es. AprĂšs, nous nous sommes perdues de vue jusqu’à ce que je reçoive ce message. Alors, j’ai cliquĂ© sur son nom et un lien m’a emmenĂ©e jusqu’à sa page perso. J’avais la possibilitĂ© de lui envoyer un message, ce que j’ai fait. Quelques heures plus tard, je reçois un message du mĂȘme site me disant que mon amie avait essayĂ© d’ouvrir mon message mais pour qu’elle puisse le faire il fallait que je devienne membre “premium” c’est-Ă -dire payer une cotisation annuelle de plus de 23 euros. J’ai rĂ©flĂ©chi cinq minutes. Je suis allĂ©e sur un autre site d’anciens Ă©lĂšves sur lequel je suis Ă©galement inscrite. J’ai cherchĂ© mon amie, elle Ă©tait Ă©galement inscrite. J’ai pu lui envoyer un message qu’elle a pu lire gratuitement. VoilĂ , nous nous sommes Ă©crit et nous avons prĂ©vu de nous tĂ©lĂ©phoner prochainement, toutes les deux trĂšs heureuses de ces retrouvailles virtuelles.


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Petites invitées

Author: Laetitia
Wed, Oct 29, 2008


Aujourd’hui, nous avions des petites invitĂ©es Ă  la maison. Caroline et ses deux petites filles Mathilde et Juliette. Pour l’occasion nous avions dressĂ© la grande table du salon. Micaela Ă©tait toute excitĂ©e par ces prĂ©paratifs de fĂȘte.
- Et elle va s’asseoir oĂč Juliette? A cĂŽtĂ© de moi?
- Non, en face de toi. C’est Mathilde qui va s’asseoir Ă  cĂŽtĂ© de toi.
- Ah, c’est bien comme ça.
De mon cĂŽtĂ©, je prĂ©parais notre dĂ©jeuner. En entrĂ©e, des carottes rĂąpĂ©es et du jambon cuit. En plat principal, une soupe au pistou. La recette familiale. Je me suis dit que ce plat plairait aux enfants parce qu’il contient des pĂątes et que ce serait aussi l’occasion de manger des lĂ©gumes. Il y avait justement de belles courgettes ce matin au marchĂ© chez mon producteur prĂ©fĂ©rĂ©. La soupe au pistou est trĂšs simple Ă  rĂ©aliser, il faut juste ĂȘtre attentif au minutage. On commence par les haricots verts, dix minutes plus tard, les courgettes, dix minutes plus tard, les tomates, puis encore dix minutes et on ajoute les pĂątes, enfin dix minutes plus tard on termine par les haricots blancs Ă©bouillantĂ©s.
J’avais Ă©galement fait du pain dans ma machine Ă  pain. C’était la premiĂšre fois que je le prĂ©parais avec une poolish (un levain que l’on prĂ©pare la veille).
Caroline est arrivĂ©e avec un gĂąteau au yaourt aux pommes. J’adore ce gĂąteau tout simple, c’est un de mes premiers souvenirs de maternelle.
Les filles ont jouĂ© puis nous sommes passĂ©es Ă  table. C’était un vrai repas de fĂȘte.


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Cave party

Author: Laetitia
Tue, Oct 28, 2008


Mon mari est en vacances cette semaine. Nous en avons profitĂ© pour faire un peu de rangement dans la maison. Avec les enfants les choses s’accumulent vite et il y a toujours aussi peu de place pour ranger. Nous avons donc fait du tri et dĂ©cidĂ© de jeter des choses au prochain passage des encombrants (dont un canapĂ©, une table et une chaise - du mobilier sentimental de mon mari dont j’ai enfin rĂ©ussi Ă  me dĂ©barrasser!). Les encombrants passent tous les deuxiĂšmes mardis du mois dans notre quartier. La veille de ce jour-lĂ  les trottoirs ressemblent Ă  des dĂ©potoirs. Il y a des gens qui se promĂšnent avec leur caddy, fouillent et emportent ce qui les intĂ©ressent. Nous avons aussi rangĂ© les affaires de bĂ©bĂ© dont nous n’avons plus besoin. AprĂšs les avoir bien emballĂ©es et mises dans des cartons, nous les avons descendues hier soir Ă  la cave. Le soir est le seul moment oĂč nous sommes Ă  peu prĂšs libres de nos mouvements. Pas de petites chipies dans les pattes.
Nous avons fait plusieurs voyages car il y avait beaucoup de choses Ă  descendre. Mon mari en a aussi profitĂ© pour remonter le futur grand lit de Micaela. Elle est trĂšs impatiente de dormir dans son nouveau lit. C’est l’ancien lit de ma sƓur. Le seul hic pour l’instant est que nous n’avons pas mis la main sur les vis...
A un moment donnĂ©, alors que nous Ă©tions en bas, nous avons entendu que quelqu’un passait la porte d’entrĂ©e. Cette personne voyant la porte de la cave ouverte l’a refermĂ©e au passage. Heureusement que cette porte s’ouvre de l’intĂ©rieur, sinon nous aurions dĂ» passer la nuit Ă  la cave. Cette perspective ne m’enchantait guĂšre!


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Saucisson brioché

Author: Laetitia
Fri, Oct 24, 2008


Hier, chez le boucher, j’ai fait une petite folie (c’est-Ă -dire un Ă©cart au rĂ©gime crĂ©tois, hi hi!). Il y avait dans la vitrine d’adorables petits saucissons briochĂ©s individuels. J’en ai pris deux. Il s’agit tout simplement d’un mini saucisson lyonnais cuit dans une brioche. C’est dĂ©licieux. J’étais certaine que ça plairait Ă  ma fille pour son dĂ©jeuner en rentrant de l’école. Je les ai fait doucement rĂ©chauffer au four. Je les ai accompagnĂ©s d’épinards. Maintenant ma fille aime beaucoup les Ă©pinards. D’ailleurs, c’est drĂŽle car mes deux filles sont plus becs salĂ©s que sucrĂ©s. Mon bĂ©bĂ©, qui est maintenant “diversifiĂ©e”, ne mange d’ailleurs que des lĂ©gumes. Elle refuse les compotes. Je lui ai proposĂ© tous les parfums que j’ai pu imaginer. Curieuse, elle commence toujours par ouvrir la bouche, puis dĂšs qu’elle rĂ©alise qu’il s’agit d’une compote elle me regarde offusquĂ©e, ferme sa bouche hermĂ©tiquement, tourne la tĂȘte et fait de grands moulinets avec ses bras pour Ă©viter toute approche de la cuillĂšre. Bon. OK. Pas de compotes. J’ai compris le message. Mais personnellement, je ne mangerai pas une purĂ©e de lĂ©gumes pour goĂ»ter.
Mais revenons Ă  nos saucissons. Hum! Vous auriez dĂ» voir les yeux gourmands de ma fille devant son assiette. Je crois que c’est ce genre de plat qui donne son goĂ»t Ă  l’enfance. La brioche Ă©tait moelleuse, la saucisse trĂšs bonne, truffĂ©e de petits morceaux de champignons. Micaela plus tard pourra parler des “saucissons briochĂ©s de son enfance”. Ah, vous aimeriez bien les voir? Malheureusement, j’ai totalement oubliĂ© de faire une photo! Bon, d’accord, j’en rachĂšterai rien que pour les montrer. Pas par gourmandise, bien sĂ»r.


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Adieu doudou

Author: Laetitia
Wed, Oct 22, 2008


Cet aprĂšs-midi, mes filles et moi sommes parties en expĂ©dition Ă  l’autre bout de la ville pour acheter les cĂ©rĂ©ales que ma grande fille aime bien prendre au petit-dĂ©jeuner et qui ne sont vendues que dans un magasin bio dans le centre ville. Pour aller un peu plus vite, j’ai proposĂ© Ă  ma fille de prendre un raccourci et de passer par le pont de chemin de fer. Elle n’était pas trop d’accord car il fallait monter un grand escalier, mais la perspective d’arriver plus vite Ă  la boulangerie l’a motivĂ©e. Gentiment deux jeunes garçons qui discutaient en bas de l’escalier m’ont proposĂ© de m’aider Ă  porter la poussette, mais je me suis dĂ©brouillĂ©e toute seule. Nous avons regardĂ© les trains passer quelques minutes. J’aime bien ce pont, on a un beau point de vue sur la ville et on voit les trains arriver de loin. A la boulangerie, nous avons achetĂ© le goĂ»ter promis (un palmier et un pain au chocolat), puis nous sommes passĂ©es au magasin bio. Malheureusement, il n’y avait plus ces cĂ©rĂ©ales, mais la dame qui est super sympa va les commander spĂ©cialement pour nous. Ensuite, nous sommes passĂ©es chez le boucher, vous savez celui qui a retrouvĂ© sa boutique aprĂšs des dĂ©mĂȘlĂ©s avec ses actionnaires.
Il Ă©tait temps de rentrer Ă  la maison. Ce n’est qu’à quelques pas de la maison que je me suis rendue compte que le doudou de Micaela n’était plus lĂ . DĂšs que mon mari est rentrĂ©, j’ai refait tout le chemin que nous avions fait l’aprĂšs-midi, seule, dans la nuit, scrutant le trottoir et les rebords de fenĂȘtre au cas oĂč quelqu’un l’aurait dĂ©posĂ© lĂ ... mais aucun doudou. Il a bel et bien disparu. J’avais un clone heureusement, mais ça me serre le cƓur de savoir que cette petite boule blanche et douce qui a si souvent consolĂ© ma fille est perdue, par terre, quelque part, et qu’il va finir Ă  la poubelle...  


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Parachute doré

Author: Laetitia
Tue, Oct 21, 2008


Vous avez Ă©tĂ© adorables de m’envoyer de si gentils messages de rĂ©tablissement! Merci Ă  tous, j’ai presque aimĂ© ĂȘtre malade!
L’autre jour j’écrivais que l’homĂ©opathie Ă©tait terriblement efficace et bien c’est vrai. Mais parfois cela peut aussi aller dans le mauvais sens car c’est le traitement que m’avait prescrit mon docteur qui a dĂ©clenchĂ© une aggravation des symptĂŽmes. J’ai eu une sinusite maxillaire aiguĂ«, j’ai cru qu’on m’avait Ă  nouveau arrachĂ© les dents de sagesse! Heureusement, c’est presque fini.
Aujourd’hui, en lisant un blog, j’ai appris que le chanteur Français Alain Souchon mettait Ă  disposition gratuitement sur son site une chanson de son prochain album. J’aime beaucoup ce chanteur alors je suis allĂ©e faire un tour sur son site. Il y a une vidĂ©o sympa oĂč il explique la raison de son geste. Il explique aussi l’origine du titre de sa chanson “Parachute dorĂ©â€. Je ne sais pas si c’est une expression anglo-saxone traduite en français, mais un parachute dorĂ© est la mĂ©ga prime que reçoit un pdg (prĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral) pour quitter l’entreprise qui l’emploie. Il est virĂ© moyennant finances. Et c’est une clause de son contrat. Les montants de ces primes font souvent ces derniers temps la une des journaux, elles scandalisent, elles Ă©cƓurent et elles inspirent les poĂštes! Je n’ai pas encore Ă©coutĂ© la chanson, mais je l’ai tĂ©lĂ©chargĂ©e sur mon ordinateur. J’ai dĂ©compressĂ© le fichier ZIP et j’ai fait glisser le fichier mp3 sur l’icĂŽne de iTunes. La chanson d’Alain Souchon fait dĂ©sormais partie de ma bibliothĂšque de musiques. Et vous, avez-vous votre parachute dorĂ©?   



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Laetitia est malade

Author: Laetitia
Tue, Oct 14, 2008


Exceptionnellement, pas de podcast cette semaine parce que je suis malade et que je tousse beaucoup!
Je vous souhaite Ă  tous une trĂšs bonne semaine et je vous dis Ă  bientĂŽt!  


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La fameuse salade de pommes de terre

Author: Laetitia
Fri, Oct 10, 2008


Je me dis qu’il y a des plaisirs simples qu’il faut savoir apprĂ©cier, surtout quand on a eu une semaine difficile. Depuis quelques semaines vous savez que Jacques est Ă  nouveau notre voisin. Cette semaine Jacques, qui campe littĂ©ralement dans son appartement en attendant que les travaux soient terminĂ©s, a trouvĂ© le temps de prĂ©parer sa fameuse salade de pommes de terre. La recette familiale hollandaise est un secret bien gardĂ©, mais le rĂ©sultat est dĂ©licieux. Il y a un mĂ©lange de saveurs qui rend cette salade toute simple merveilleusement bonne. En plus, elle me rappelle cette belle journĂ©e du pique-nique Onething oĂč Jacques nous en avait prĂ©parĂ©. Bref, la salade de Jacques c’est comme un souvenir d’enfance. Pour vous donner une petite idĂ©e de son goĂ»t, j’ai pu identifier les cornichons (visibles Ă  l’Ɠil nu), les Ɠufs durs Ă©crasĂ©s et l’estragon.
Hier soir, Jacques m’a passĂ© un petit coup de fil pour m’annoncer qu’il m’avait mis de cĂŽtĂ© de la salade.
- Salut, c’est Jacques. ça y est la salade est prĂȘte. Dis-moi quand je peux passer te la dĂ©poser?
- Hum! Merci! Non, ne te dérange pas. Je passerai demain matin avec les filles.
Je suis passée ce midi avec mes deux filles prendre possession de ma boßte. Jacques avait ajouté pour mon mari et moi quelques harengs marinés.
Ce midi, ma fille et moi avons bien entamĂ© la salade. Ma fille a dit : “hum, c’est bon! Je veux encore de la salade de Jacques”.  


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Le bon docteur

Author: Laetitia
Wed, Oct 8, 2008


Il y a parfois des dĂ©cisions qui s’imposent, comme changer de docteur. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Ma fille de presque trois ans Ă©tait fiĂ©vreuse depuis dimanche soir. Je l’ai emmenĂ©e chez mon docteur habituel mardi aprĂšs-midi. Il l’a examinĂ©e et m’a prescrit quelques mĂ©dicaments. J’étais surprise par sa prescription que je trouvais lĂ©gĂšre. Dans ma famille, nous nous soignons par homĂ©opathie, c’est une mĂ©decine dite “douce”, moi je dirais “efficace, naturelle et Ă©conomique”.
En rentrant Ă  la maison ma fille s’est mise Ă  tousser trĂšs fort et quand je l’ai couchĂ©e Ă  pleurer sans pouvoir trouver le sommeil.
Le lendemain matin, j’ai demandĂ© Ă  la pharmacienne si elle pouvait me donner l’adresse d’un autre homĂ©opathe dans le quartier. AprĂšs la nuit que je venais de passer, ma dĂ©cision Ă©tait prise.
- Oui, bien sûr, je vous conseille le docteur Martin.
Le docteur Martin! Mais oui, bien sĂ»r! C’est le docteur qui me soignait lorsque j’étais petite. Comment n’y avais-je pas pensĂ© plus tĂŽt? Sa femme a Ă©tĂ© mon institutrice au CP et m’a appris Ă  lire et Ă  Ă©crire. Je l’ai appelĂ©. Il a pu nous recevoir l’aprĂšs-midi mĂȘme. C’était trĂšs Ă©mouvant de le revoir. Il se souvenait de moi et surtout de ma sƓur qui lui avait transmis la rougeole! Je crois que lui aussi Ă©tait Ă©mu.
Il a examinĂ© ma fille et elle avait une otite. Il a fait sa prescription et ce soir, la douleur a dĂ©jĂ  nettement diminuĂ©e. Je n’ai aucun regret d’avoir changĂ© pour le bon docteur. 


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La gourmet solitaire

Author: Laetitia
Tue, Oct 7, 2008


J’ai intitulĂ© ce podcast “La” gourmet solitaire et c’est une faute, mais je l’ai fait exprĂšs. En effet, gourmet est un nom masculin. Mais comment dire lorsque le gourmet est une femme? Le dictionnaire dit qu’il s’agit d’une personne, mais l’inconscient l’associe Ă  un homme. Si je dis “Le gourmet solitaire”, c’est l’image d’un homme qui se formera dans votre esprit. Est-ce que je me trompe?
Ou bien, si vous ĂȘtes un lecteur de mangas, vous aurez l’image de cet homme dont on ne connaĂźt ni le nom, ni l’ñge, ni le travail, qui au grĂ© de ses dĂ©ambulations professionnelles et personnelles se retrouve Ă  manger dans diffĂ©rents restaurants. Chaque lieu forme comme une petite nouvelle, les plats sont dĂ©crits minutieusement, le plaisir qu’ils procurent au hĂ©ros se lit sur son visage et puis la poĂ©sie du moment est prĂ©sente dans les diffĂ©rentes cases de la bande dessinĂ©e. C’est homme est le gourmet solitaire. J’ai adorĂ© ce livre.
La gourmet est mon amie japonaise Noriko (nous nous Ă©crivons toujours trĂšs solennellement, mais je la considĂšre comme mon amie). Nous nous envoyons rĂ©guliĂšrement des petits paquets remplis de douceurs. Hier, j’ai reçu un paquet de Noriko qui contenait deux jolis paquets de biscuits dĂ©licatement emballĂ©s dans un papier de soie. Le paquet Ă©tait accompagnĂ© d’une carte oĂč Noriko Ă©crivait qu’elle Ă©tait allĂ©e au cinĂ©ma et s’était souvenue d’un “bon petit magasin de Karinto” et avait dĂ©cidĂ© de m’en acheter.
J’ai grignotĂ© quelques dĂ©licieux biscuits doucement sucrĂ©s et je voyais dans mon esprit Noriko se promenant dans Tokyo, ses paquets de karinto sous le bras, comme dans une nouvelle du Gourmet solitaire


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Ratatouille

Author: Laetitia
Thu, Oct 2, 2008


Je me souviens qu’un jour Ă  l’occasion d’un podcast, je vous avais parlĂ© des plats que l’on aimait bien dans ma famille : les crĂȘpes, la blanquette de veau, la quiche lorraine, etc. J’ai oubliĂ© de mentionner la ratatouille. Eh oui, comme le dessin animĂ© (que je n’ai pas vu d’ailleurs).
La ratatouille se sont des aubergines, des tomates, des courgettes, des poivrons que l’on fait revenir dans l’huile et qui mijotent tranquillement avec un peu d’ail et des oignons jusqu’à former une dĂ©licieuse compote de lĂ©gumes.
J’adore la ratatouille, mais je ne la cuisine pas. En vacances, Ă  Perros, mon pĂšre en prĂ©pare souvent avec les lĂ©gumes de VĂ©ronique. On la mange toujours une premiĂšre fois avec du riz et de la viande. Mais ce qui est bon, c’est la ratatouille du lendemain. Nous avons plusieurs recettes dans la famille : l’omelette fourrĂ©e Ă  la ratatouille ou encore la galette Ă  la ratatouille (une crĂȘpe de sarrasin garnie d’un Ɠuf et de ratatouille).
Oui, mais manger de la ratatouille seulement pendant l’étĂ©, ça rend le reste de l’annĂ©e un peu long. Heureusement, j’ai trouvĂ© une ratatouille toute prĂȘte au magasin bio qui est aussi bonne qu’à la maison et qui en plus est trĂšs bon marchĂ©. En ce moment, j’en mange au moins une fois par semaine!
Alors, si je vous parle de la ratatouille aujourd’hui, c’est parce qu’en rentrant d’avoir accompagnĂ© ma fille Ă  l’école, j’ai fait le chemin avec Caroline. On parlait cuisine quand tout Ă  coup elle me dit :
- A la biocoop, j’ai trouvĂ© une ratatouille super bonne. On n’arrĂȘte pas d’en manger!
- La ratatouille Ă  la catalane?
- Oui, tu la connais?
- Je dois en manger un bocal par semaine!
Les grands esprits de gourmandes se retrouvent!


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Les deux font la paire

Author: Laetitia
Wed, Oct 1, 2008


Ce matin, je suis allĂ©e faire des courses dans la grande rue commerçante Ă  quelques minutes de chez moi. J’ai poussĂ© un peu plus loin que d’habitude pour voir si le nouveau magasin bio Ă©tait ouvert. Oui, il l’était. C’est vraiment incroyable d’avoir deux supermarchĂ©s bio Ă  moins de quinze minutes Ă  pieds de la maison.
J’ai fait quelques achats que ma fille Ă©tait ravie de dĂ©poser Ă  la caisse. C’est son truc en ce moment :
Maman, c’est moi qui mets à la caisse, c’est moi qui paye!
A l’occasion de l’ouverture du magasin, on nous a offert un petit pain rond que j’ai partagĂ© entre mes deux filles. Un quignon pour mon bĂ©bĂ© et le reste pour ma grande fille, ravie du cadeau.
ArrivĂ©es Ă  la rĂ©sidence, nous avons croisĂ© Caroline et ses filles. Nous avons discutĂ©, Caroline et moi, pendant que nos filles couraient partout. Tout Ă  coup, Caroline remarque qu’il manque un chausson au pied de mon bĂ©bĂ© (je la porte toujours dans son porte-bĂ©bĂ©).
- Oh, non, m’écriai-je, j’y tenais Ă  ce chausson. C’était Ă  Micaela.
- Tu devrais faire le chemin Ă  l’envers, tu le retrouveras peut-ĂȘtre, m’a suggĂ©rĂ© Caroline.
- Non, je n’ai pas le courage, lui ai-je rĂ©pondu, et il est pratiquement l’heure du dĂ©jeuner. Peut-ĂȘtre cet aprĂšs-midi, aprĂšs la sieste.
Je suis rentrĂ©e Ă  la maison, un peu triste d’avoir perdu ce chausson.
Quelques minutes plus tard, alors que je prĂ©parais le dĂ©jeuner, j’entends frapper Ă  la porte. C’était Elena, son petit frĂšre et sa maman. Elena me tendit un petit chausson.
- Tiens, me dit-elle, c’est le chausson de Felicia et on l’a trouvĂ© dans la rue.
Tout est bien qui finit bien!


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Millénium tome 3

Author: Laetitia
Tue, Sep 30, 2008


Il y a quelques semaines de cela, je vous parlais de la trilogie MillĂ©nium. AprĂšs la lecture du premier tome, j’étais moyennement convaincue par l’histoire. Je trouvais que certaines scĂšnes dĂ©crites Ă©taient trop violentes. Ma voisine m’avait prĂ©venue que cela n’allait pas en s’arrangeant. En fait, je crois que le pire Ă©tait passĂ©.
J’ai attaquĂ© le troisiĂšme et dernier tome et je dois dire que mon opinion a changĂ©. Ces livres ont quelque chose de spĂ©cial, sans aucun doute. Les personnages sont vraiment bien dessinĂ©s. J’ai un faible comme je vous le disais pour Lisbeth Salander, son sourire en coin, son esprit implacable, logique et rĂ©solu et surtout les surprises qu’elle ne cesse de nous faire au fil des romans. Tous les autres sont trĂšs bien aussi. Hier, j’ai lu une altercation entre Erika Berger et un de ses rĂ©dacteurs en chef (Erika est devenue rĂ©dactrice en chef d’un grand quotidien suĂ©dois) qui m’a laissĂ© le souffle coupĂ©. En fait, je me suis trouvĂ©e une fois dans des circonstances similaires Ă  celles qui ont amenĂ© l’altercation et j’étais curieuse de savoir comment elle rĂ©agissait.
Et puis, j’aime bien l’écriture, la façon d’aborder les personnages, certains dĂ©tails (la tenue vestimentaire par exemple, ou une pensĂ©e fugitive qui rendent les personnages crĂ©dibles, vivants).
Dans les dĂ©fauts, certains passages sont Ă  mon goĂ»t trop longs. Mais l’histoire est vraiment pleine de rebondissements sans paraĂźtre sortie d’un moule.
C’est vraiment la folie MillĂ©nium ici. Mon mari me disait encore hier qu’il voyait plein de gens en train de lire les livres dans le bus.
D’ailleurs, ma vie a pris un goĂ»t suĂ©dois : je grignotte des Krisprolls, je tartine mon pain de confiture d’airelles, je bois du sureau et j’envisage d’acheter une nouvelle commode chez IkĂ©a.


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Partie remise

Author: Laetitia
Fri, Sep 26, 2008


Hier, j’étais souffrante alors je n’ai pas pu Ă©crire mon podcast. Aujourd’hui, heureusement, je vais mieux. Mais parce que j’étais malade, j’ai dĂ» annuler mon rendez-vous d’hier soir avec mon amie Natasha et cela m’a contrariĂ©e.
Cela fait des mois que nous ne nous sommes pas vues. Natasha est prof d’anglais et passe ses journĂ©es Ă  courir Paris en mĂ©tro pour donner des cours d’anglais Ă  des cadres au bout du rouleau. Nous travaillons aussi rĂ©guliĂšrement ensemble sur mes ouvrages dont elle assure la traduction. Nous nous entendons trĂšs bien. Nous sommes aussi toutes les deux trĂšs gourmandes. Et si vous suivez ce podcast depuis un certain temps, vous savez que nous aimons nous retrouver Chez LadurĂ©e, la fameuse pĂątisserie parisienne.
Seulement, entre les horaires de travail de Natasha et les horaires de tĂ©tĂ©es de mon bĂ©bĂ©, il Ă©tait difficile de se voir pendant la journĂ©e. Nous avons alors pensĂ© Ă  nous retrouver au LadurĂ©e du Printemps, le grand magasin situĂ© boulevard Haussmann. Le salon de thĂ© se trouve Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme du magasin et le jeudi, jour de nocturne au Printemps, il ferme Ă  22 heures. C’était parfait pour se voir.
De mon cĂŽtĂ©, je me faisais une joie de cette sortie dans Paris Ă  la tombĂ©e de la nuit. Et depuis que le rendez-vous Ă©tait fixĂ©, je pensais rĂ©guliĂšrement au gĂąteau que j’allais choisir : un parfait pralinĂ©? un saint-honorĂ© rose framboise? une religieuse Ă  la violette? des macarons glacĂ©s?
Malheureusement, j’ai dĂ» envoyer un SMS Ă  Natasha pour annuler notre rendez-vous. J’espĂšre que ce n’est que partie remise.


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Laplace et compagnie

Author: Laetitia
Wed, Sep 24, 2008


Aujourd’hui, j’ai tĂ©lĂ©phonĂ© Ă  mon pĂšre qui est toujours Ă  Perros. Il m’a donnĂ© quelques nouvelles intĂ©ressantes. Tout d’abord, le Laplace est de retour, ancrĂ© exactement au mĂȘme endroit que cet Ă©tĂ©. Vous vous souvenez, n’est-ce pas, de ce bateau hydrographique de la Marine Nationale qui a passĂ© une partie de l’étĂ© en face de la plage de Trestraou. Justement, il Ă©tait question de lui dans le dernier bulletin de Perros. C’est ainsi que mon pĂšre a pu m’apprendre que le Laplace avait pour mission de relever les fonds de la cĂŽte et que sa mission durerait jusqu’en 2009. Il va donc venir et repartir pendant un an. D’aprĂšs l’article du journal, les derniers relevĂ©s dataient de 1830!
Mon pĂšre m’a aussi racontĂ© deux histoires Ă©tonnantes. La premiĂšre concerne Marie-Claire, la fermiĂšre. Au marchĂ© de Plougrescan elle a croisĂ© un type en se disant qu’il avait une tĂȘte d’assassin. Eh bien, le jour mĂȘme il a tuĂ© deux personnes et s’est endormi dans la maison de ses victimes. C’est ainsi que les gendarmes l’ont retrouvĂ©, endormi.
La deuxiĂšme histoire est tout aussi triste. Mon pĂšre Ă©tait sur le port de Perros. Il entend le bruit d’un avion dans le ciel et, par habitude, parce que c’est un vrai fana d’aviation, il cherche des yeux l’avion. C’est un Vari-eze, il le reconnaĂźt tout de suite parce qu’il a une forme particuliĂšre. Le soir mĂȘme, dans ses blogs d’avions, il lit qu’un avion du mĂȘme type s’est Ă©crasĂ© Ă  quelques kilomĂštres de Perros. C’est sans aucun doute l’avion vers lequel mon pĂšre avait levĂ© les yeux.
Une autre nouvelle plus rĂ©jouissante, mon pĂšre va se prĂ©parer une tarte aux cerises. En ce moment, nous faisons une espĂšce de match Ă  qui fera le plus saliver l’autre avec ses recettes. Il me nargue en m’envoyant des photos par email. De son cĂŽtĂ©, une tarte aux pommes et un flan, du mien un flan d’aprĂšs une recette du XVIe siĂšcle et une tarte aux tagliatelles d’aprĂšs une recette italienne. Il va falloir que je pare vite fait la tarte aux cerises... je vous tiendrai au courant!


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Une bonne journée

Author: Laetitia
Tue, Sep 23, 2008


Ce soir, en rentrant du travail, mon mari m’a demandĂ© si j’avais passĂ© une bonne journĂ©e.
Oui, lui ai-je répondu.
Puis l’idĂ©e m’est venue, par curiositĂ©, de compter le nombre de personnes que j’avais croisĂ© dans cette journĂ©e.
Sur le chemin de l’école, je n’ai parlĂ© Ă  personne. A l’école, j’ai croisĂ© le papa d’une petite copine de ma fille, puis le papa d’une autre copine (il y a beaucoup de papas qui accompagnent leurs enfants Ă  l’école). J’ai Ă©changĂ© quelques paroles avec eux, avec la maĂźtresse de ma fille aussi. Je suis ensuite allĂ©e Ă  la garderie. J’ai discutĂ© quelques minutes avec la directrice et les deux puĂ©ricultrices, puis je suis rentrĂ©e chez moi. J’ai travaillĂ© une bonne partie de la matinĂ©e, sans un coup de fil, mon ipod sur les oreilles. Ensuite, je suis retournĂ©e Ă  l’école. J’y ai retrouvĂ© ma copine Caroline dont la fille va aussi Ă  la maternelle. Nous sommes rentrĂ©es ensemble Ă  la maison. LĂ , nous avons croisĂ© mon autre voisine, Alexandra, qui a une petite fille et un petit garçon. Nos trois filles ont jouĂ© ensemble Ă  courir. En dĂ©but d’aprĂšs-midi, un client est passĂ© chercher un ouvrage chez moi. AprĂšs la sieste, je suis allĂ©e au parc avec Alexandra et ses enfants (cette fois, nous avions emportĂ© des ballons). Sur le chemin du retour, je me suis arrĂȘtĂ©e Ă  la pharmacie et j’ai Ă©changĂ© quelques paroles avec la pharmacienne. J’ai aussi eu un coup de fil de ma mĂšre. Donc, aujourd’hui, j’ai parlĂ© Ă  onze personnes. Je pense que toutes ces personnes Ă  qui j’ai dit bonjour, Ă  qui j’ai souri et avec qui j’ai parlĂ© ont participĂ© Ă  me faire passer une bonne journĂ©e. Je me demande s’il y a un lien mathĂ©matique entre le nombre de sourires que l’on Ă©change et la qualitĂ© d’une journĂ©e. A partir de combien de sourires la journĂ©e devient-elle bonne? Est-ce que vous avez un chiffre Ă  me proposer?


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Des tableaux dans ma mémoire

Author: Laetitia
Thu, Sep 18, 2008


Cet aprĂšs-midi, je suis allĂ©e me promener au parc avec mes filles et notre voisine et ses deux enfants. Ma fille et sa fille sont trĂšs copines. Nous sommes tout d’abord allĂ©s au toboggan. Il Ă©tait relativement de bonne heure et ce n’était pas la grande foule. Mais au bout d’un certain temps le petit espace rĂ©servĂ© au toboggan s’est rempli d’enfants qui couraient dans tous les sens. Nous avons rĂ©ussi Ă  entraĂźner nos filles vers la pelouse oĂč elles ont bien couru. Il y avait d’autres enfants qui jouaient au ballon. Micaela est venue me voir.
- Maman, je veux un ballon pour jouer, m’a-t-elle dit.
- On n’a pas pris le ballon, ma chĂ©rie. On le prendra la prochaine fois.
Elle était trÚs déçue, mais elle a vite trouvé une autre activité : faire des galipettes.
En cherchant quelque chose dans le panier de la poussette, je suis tombĂ©e sur un ballon de baudruche dont j’avais totalement oubliĂ© l’existence. Je l’ai gonflĂ© et j’ai appelĂ© ma fille. Elle Ă©tait toute heureuse et elle a bien jouĂ© avec sa copine.
J’ai racontĂ© Ă  ma voisine que ce ballon m’avait Ă©tĂ© offert dans un magasin de jouets Ă  Paimpol Ă  l’occasion d’un achat.
- Tu es déjà allée à Paimpol, ai-je demandé à ma voisine.
- Oui, mais c’était il y a longtemps. Je ne m’en souviens plus trĂšs bien.
- C’est une trùs jolie ville.
Et alors que je disais ces mots, je me suis souvenue d’une galerie de peinture. Les tableaux exposĂ©s reprĂ©sentaient des bateaux et ils m’avaient beaucoup plu. Vous savez l’effet que ça fait quand un artiste vous plaĂźt. Et l’espace d’un instant, le temps de cette pensĂ©e, j’étais Ă  nouveau devant les tableaux de Guy L’Hostis (qui, je l’espĂšre, ne m’en voudra pas d’avoir tĂ©lĂ©chargĂ© une image d’un de ses tableaux pour illustrer ce podcast).



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Jacques a déménagé

Author: Laetitia
Wed, Sep 17, 2008
20:16:00 GMT,


Ce matin, en allant faire quelques courses, je suis passĂ©e devant chez Jacques mon voisin. Il y avait un camion de dĂ©mĂ©nagement garĂ© devant son immeuble. J’ai expliquĂ© Ă  ma fille que Jacques allait changer de maison et que les messieurs du camion allaient prendre toutes ses affaires pour les emmener dans sa nouvelle maison.
- Et il va aller habiter oĂč Jacques?
Alors, ça c’est la surprise car Jacques va habiter notre rĂ©sidence. Nous allons ĂȘtre Ă  nouveau voisins et j’en suis trĂšs contente. En fait, il y a quelques mois Jacques nous a dit qu’il souhaitait changer d’appartement et trouver quelque chose de plus grand. Il commençait ses visites grĂące aux agences ou aux annonces de particuliers. Je lui ai alors parlĂ© d’un appartement Ă  vendre dans notre rĂ©sidence. Il y avait une petite annonce sur le tableau d’affichage de notre escalier. Il a tĂ©lĂ©phonĂ© et a pris rendez-vous pour une visite de l’appartement. Finalement, de tous les appartements qu’il avait pu visiter c’était celui-lĂ  qui lui plaisait le plus. Il a donc fait une offre Ă  la propriĂ©taire. L’offre a Ă©tĂ© acceptĂ©e et la vente s’est faite il y a quelques jours. Bien sĂ»r, tout ne s’est pas passĂ© comme sur des roulettes. La proprio Ă©tait une sacrĂ©e chipie qui en a fait voir de toutes les couleurs Ă  Jacques jusqu’au dernier moment. Mais heureusement tout s’est bien terminĂ©. DĂšs que les travaux seront terminĂ©s et que Jacques aura emmĂ©nagĂ© Micaela pourra lui faire coucou depuis la fenĂȘtre de sa chambre.



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Réunion à l'école

Author: LaetiAuthor: tia
Tue, Sep 16, 2008


Ce matin, aprĂšs avoir accompagnĂ©e ma fille Ă  l’école, je suis rentrĂ©e en compagnie d’une autre maman. Nos filles se connaissent depuis la garderie et sont dans la mĂȘme classe cette annĂ©e. Nous avons Ă©voquĂ© la rĂ©union de parents qui a eu lieu samedi dernier Ă  l’école. Nous Ă©tions convoquĂ©s pour faire plus ample connaissance avec la maĂźtresse et connaĂźtre le programme pĂ©dagogique de l’annĂ©e.
J’y suis allĂ©e seule pendant que mon mari gardait nos deux filles car les enfants n’étaient pas invitĂ©s Ă  la rĂ©union. Je me suis donc retrouvĂ©e dans la classe de ma fille, avec d’autres parents, assise sur une toute petite chaise Ă  Ă©couter sagement la maĂźtresse. Elle nous a d’abord fait part des progrĂšs des enfants depuis la rentrĂ©e (il y a deux semaines de cela). Les enfants pleurent de moins en moins et certains rituels se mettent bien en place. Elle Ă©tait trĂšs enthousiaste et cela faisait plaisir Ă  voir. J’aime vraiment beaucoup cette maĂźtresse, c’est vraiment une femme intelligente. Ensuite, elle nous a dĂ©taillĂ© l’emploi du temps de la journĂ©e. C’était Ă©mouvant car j’imaginais ma fille en train de peindre, ou bien Ă©coutant la maĂźtresse raconter une histoire, faisant la ronde ou bien du vĂ©lo dans la cour.
Ce matin, lorsque j’ai quittĂ© l’autre maman je lui ai dit :
- Je retournerais bien Ă  l’école, pas vous?



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Millénium

Author: Laetitia
Thu, Sep 11, 2008


Aujourd’hui, j’ai commencĂ© le deuxiĂšme tome de MillĂ©nium la trilogie de l’écrivain journaliste suĂ©dois Stieg Larsson. En ce moment tout le monde lit MillĂ©nium, les trois tomes de chacun prĂšs de six cents pages se sont vendus Ă  des milliers d’exemplaires en France.
J’avais repĂ©rĂ© ces drĂŽles de couvertures noires l’annĂ©e derniĂšre parce que les trois livres Ă©taient en vitrine du marchand de journaux sur le chemin de la gare. J’avais aussi remarquĂ© que la bibliothĂšque de ma ville en avait fait l’acquisition. Ce n’est que cet Ă©tĂ© que je me suis dĂ©cidĂ©e Ă  les offrir Ă  mon mari pour son anniversaire. Il a dĂ©vorĂ© les trois tomes en dix jours, lisant chaque soir jusqu’à plus d’une heure du matin. Curieuse, j’avais lu les premiĂšres pages dans la librairie et j’avoue que cette histoire de fleurs envoyĂ©es chaque annĂ©e le jour anniversaire d’un vieux monsieur m’avait bien plue. Je m’étais fait une idĂ©e de l’histoire qui s’est rĂ©vĂ©lĂ©e totalement fausse. En fait, aprĂšs avoir lu deux William Tapply plutĂŽt reposants, plonger dans le magma compliquĂ© de MillĂ©nium m’a semblĂ© fatiguant. J’ai eu du mal Ă  rentrer dans le livre. Et puis, pourquoi tant de scĂšnes de violence? Mais j’avoue que je suis tombĂ©e sous le charme des personnages, surtout celui de Lisbeth Salander. DrĂŽle de fille. On en parlait ce matin avec ma voisine du dessus. Elle est en train de lire le troisiĂšme tome et elle a bien avancĂ© mardi dans sa lecture parce que ses enfants Ă©taient Ă  la garderie. Il paraĂźt que cĂŽtĂ© violence ça ne s’arrange pas. C’est marrant parce que je ne l’imaginais pas ayant ce genre de lecture, ma voisine. On a peut-ĂȘtre toutes un cĂŽtĂ© Lisbeth Salander en nous.



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Gestion de crise

Author: Laetitia
W ,
ed, Sep 10, 2008


Aujourd’hui il faisait super beau et mĂȘme trĂšs chaud. Tout de suite aprĂšs la sieste, je suis sortie me promener avec mes filles. Nous avons retrouvĂ© d’autres enfants de l’immeuble au parc prĂšs de chez nous et tout le monde a passĂ© un bon moment Ă  jouer et Ă  courir (les enfants) ou Ă  discuter (les mamans). En rentrant Ă  la maison j’admirais le ciel bleu et je crois que c’est le premier jour depuis mon retour oĂč je n’ai pas trop pensĂ© Ă  Perros. Mais tout a Ă©tĂ© gĂąchĂ© par un dĂ©tail. La bonne femme qui gare sa voiture sur le trottoir, m’obligeant Ă  descendre du trottoir pour la contourner, est de retour et avec elle sa voiture. VoilĂ , ça m’a Ă©nervĂ©e grave comme on aimait dire avec ma copine Janet.
Mais une autre source d’énervement m’attendait sur la gauche. Au moment oĂč je contournais la voiture de la bonne femme en pestant, un monsieur Ă©tait en train de se garer en face. Il y avait de la place pour stationner deux voitures. Et vous ne savez pas ce qu’il fait? Il se gare au milieu occupant Ă  lui tout seul les deux emplacements!
C’en Ă©tait trop pour une si belle journĂ©e. Je lui ai fait des grands signes pour qu’il me remarque, puis je lui ai fait signe de s’avancer davantage. Il Ă©tait surpris et finalement s’avança de peut-ĂȘtre vingt centimĂštres. Je fronçai les sourcils et lui fit signe d’y aller plus franchement. Il leva les mains en l’air comme pour dire “mais qu’est-ce que vous me voulez Ă  la fin?”. Je fis le signe qu’il occupait deux places. Il s’est avancĂ© de mauvaise grĂące. Je suis partie, satisfaite. Dans ce quartier, les gens ont du mal Ă  trouver des places pour se garer en rentrant du travail. Imaginez le stress pour une personne cherchant Ă  se garer et passant devant cette voiture mal garĂ©e. Il faut penser au bien ĂȘtre de ses voisins.



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Grand Doudou

Author: Laetitia
Tue, Sep 9, 2008


Ce matin, comme tous les matins depuis une semaine, ma fille a insistĂ© pour que Grand Doudou nous accompagne Ă  l’école. Ce n’est pas son doudou officiel, mais il tient une bonne place dans son cƓur surtout parce qu’il est grand. Il mesure prĂšs de 40 centimĂštres et une des joies de ma fille est de lui tenir la patte et de le faire marcher Ă  cĂŽtĂ© d’elle. De temps en temps, il est fatiguĂ© alors elle le prend dans ses bras. Parfois, il est trop lourd alors elle le pose dans sa poussette et marche fiĂšrement Ă  cĂŽtĂ© de lui. Souvent, il faut s’arrĂȘter pour le contempler : Maman, regarde Grand Doudou m’a fait un sourire!
Elle l’a prĂ©sentĂ© Ă  toutes ses copines et Grand Doudou est trĂšs courtisĂ© par toutes ses demoiselles qui se disputent la faveur de le tenir dans leurs bras. Une fois, Ă  Perros, nous avons failli le perdre. Il Ă©tait descendu de la poussette en plein milieu du marchĂ© sans que personne ne s’en rende compte. Un vendeur l’avait dĂ©posĂ© sur son stand et Marie-Françoise qui passait par lĂ  l’avait reconnu et nous l’avait rapportĂ©.
Hier matin, Grand Doudou marchait comme d’habitude quand un monsieur m’a alertĂ©e.
- Attention Madame, son doudou traĂźne par terre.
- Merci. C’est un doudou qui marche.
- Ah, bon.
Quelques mĂštres plus loin une dame me courre aprĂšs pour la mĂȘme raison. En entendant ma rĂ©ponse elle me dit ceci : je trouve quand mĂȘme que ce n’est pas top. Elle devrait le prendre dans ses bras.
Non, mais, de quoi je me mĂȘle! “C’est pas top”.
Bref, maintenant, plus de soucis car j’ai achetĂ© des chaussures Ă  Grand Doudou. Et il en est trĂšs fier.
 

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Oil in box

Author: Laetitia
Thu, Sep 4, 2008


Cet aprĂšs-midi je suis allĂ©e faire quelques courses Ă  la Biocoop qui est prĂšs de chez moi. C’est la deuxiĂšme fois que j’y vais depuis mon retour, il me manquait encore des choses, mais je n’avais pas pu tout porter la premiĂšre fois.
Cette fois, il y avait sur ma liste de course de l’huile d’olive. Il n’en reste plus une goutte Ă  la maison. Dans le rayon, j’ai commencĂ© Ă  regarder les diffĂ©rentes bouteilles. Puis j’ai aperçu en bas du rayonnage un petit carton. IntriguĂ©e, je me suis baissĂ©e pour regarder entraĂźnant avec moi mon bĂ©bĂ© joyeusement installĂ©e dans son Ă©charpe de portage. Il s’agissait d’un cubi d’huile d’olive de trois litres. Je n’avais jamais vu ça. Le systĂšme est exactement celui des fontaines Ă  vin. Une poche contenant l’huile est placĂ©e dans un carton et un petit robinet permet de se servir en huile. J’ai tout de suite pensĂ© que c’était un trĂšs bon systĂšme car l’huile est ainsi bien Ă  l’abri de la lumiĂšre. Puis j’ai pensĂ© que mon mari serait moins enthousiaste. J’ai commencĂ© Ă  imaginer quelles pourraient ĂȘtre ses critiques.
- Comment est-ce que je fais si je dois en mettre sur une salade de tomates? Et bien, on pourrait en mettre dans le petit distributeur que nous ont offert Sylvie et Guillaume. On en aurait toujours Ă  table.
- ça prend de la place, oĂč va-t-on mettre ce carton? Il est tout petit on pourrait le poser sur le plan de travail. Et pense qu’on aurait justement une bouteille de moins dans le placard!
- Mouais.
Allez, je le prends quand mĂȘme et puis le prix au litre est plus intĂ©ressant que celui d’une bouteille d’un litre.
Ce soir, lorsque mon mari est rentré du travail il a découvert mon achat.
- Ah, c’est super pratique ce truc! je trouve ça gĂ©nial.
On se pose parfois trop de question, non?



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Dans l'escalier

Author: Laetitia
Wed, Sep 3, 2008


Hier, c’était la rentrĂ©e alors je n’ai pas eu le temps de trop penser au fait que j’étais de retour. Aujourd’hui, mercredi, c’est un peu diffĂ©rent. Il n’y a pas Ă©cole le mercredi en France et c’était donc ma premiĂšre vraie journĂ©e Ă  la maison. Le malaise s’est insinuĂ© en moi par petites touches. D’abord, ce matin, il faisait gris, un vrai temps de rĂ©gion parisienne. Lorsque j’ai ouvert les volets j’ai remarquĂ© que les feuilles du chĂątaignier en face de chez nous avaient dĂ©jĂ  leur couleur d’automne. Je sais qu’il s’agit d’une maladie, mais quand mĂȘme, ça fait triste dans le paysage. Plus tard, j’ai eu mon pĂšre au tĂ©lĂ©phone. A Perros, il fait un temps magnifique, m’a-t-il dit. Ah, Perros! Il y a Ă  peine trois jours je goĂ»tais chez Marie-Claire la fermiĂšre et ma fille jouait avec les enfants d’Aude au milieu des oies et des cochons. Je me suis ensuite souvenu du matin de mon dĂ©part. Je suis allĂ©e une derniĂšre fois sur le balcon sentir et Ă©couter la mer. Il faisait nuit, l’air Ă©tait doux et Ă  ce moment-lĂ  j’aurais donnĂ© cher pour rester encore.
Ma fille m’a demandĂ© ce midi en fronçant les sourcils oĂč Ă©tait la mer. Il n’y pas la mer ici ma chĂ©rie, lui ai-je rĂ©pondu.
- Pourquoi?
- Parce que la mer est loin, chez Papi.
- Ah.
Elle semblait trĂšs déçue. Mais, tout ça a vite Ă©tĂ© oubliĂ© au parc oĂč elle a jouĂ© avec les filles de ma voisine Caroline. En rentrant, j’ai croisĂ© mon voisin du dessus, François.
- Alors, c’est pas trop dur de rentrer, m’a-t-il demandĂ©.
- ça va, lui ai-je répondu.
- A chaque fois que nous rentrons de vacances avec Christine on trouve cela dur de rentrer, de retourner travailler en transports et on se dit “mais pourquoi on ne quitterait pas tout pour ouvrir une baraque à frites au bord de la plage?”
On refait le monde parfois dans l’escalier.


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Rentrée des classes

Author: Laetitia
Tue, Sep 2, 2008


Aujourd’hui Ă©tait un grand jour pour ma grande fille car c’était la rentrĂ©e des classes, sa premiĂšre rentrĂ©e. Ce premier jour Ă  l’école maternelle Ă©tait plutĂŽt une prise de contact. Les enfants visitaient en petits groupes leur future classe et faisaient la connaissance de la maĂźtresse et de son assistante.
Nous devions nous rendre Ă  l’école pour dix heures et j’ai bien cru que nous allions ĂȘtre en retard! Vous savez ce que c’est, Ă  force d’ĂȘtre en avance, on finit par ĂȘtre en retard. Heureusement, Micaela a eu envie de courir sur le chemin de l’école ce qui fait que nous sommes arrivĂ©es Ă  l’heure.
Nous sommes rentrĂ©es dans la classe avec les dix autres enfants et leurs parents. La maĂźtresse nous a gentiment accueilli et nous a prĂ©sentĂ© son assistante qui s’appelle Laetitia, comme moi. Micaela a retrouvĂ© une petite copine de la garderie et sans plus faire attention Ă  nous, elles sont parties jouer ensemble. Pendant ce temps-lĂ  la maĂźtresse nous faisait son petit discours (horaires de la classe, dĂ©roulement de la journĂ©e, apprentissages, cantine, sieste, etc).  
La maĂźtresse fait tellement maĂźtresse que, bien que la trouvant trĂšs sympathique, je n’étais pas tout Ă  fait Ă  mon aise, comme si c’était moi qui retournais Ă  l’école. Lorsqu’elle nous a demandĂ© si nous avions des questions, spontanĂ©ment, au lieu de lever la main, j’ai levĂ© le doigt comme font les enfants Ă  l’école!
Une petite quarantaine de minutes aprĂšs notre arrivĂ©e, nous Ă©tions sorties. Nous sommes rentrĂ©es avec sa petite copine et sa maman. En nous quittant, nous nous sommes dit “à jeudi”.


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Le goût de la derniÚre semaine

Author: Laetitia
Thu, Aug 28, 2008


VoilĂ , c’est ma derniĂšre semaine en Bretagne. Mon sĂ©jour prend fin, j’ai presque envie de dire “dĂ©jà” car je n’ai pas vu le temps passer. Je commence Ă  rĂ©aliser qu’il faut que j’en profite encore, qu’il faut que je fasse provision d’images, d’odeurs et de goĂ»ts pour tenir jusqu’à l’annĂ©e prochaine.
Ce qui va me manquer le plus, c’est la mer ; la mer qui nous accompagne toute la journĂ©e dans ses diffĂ©rentes humeurs, ses couleurs magiques, fascinantes et parfois terribles. Je n’ai pas pu souvent m’absenter pour aller marcher sur la plage, sentir l’odeur de la mer, du vent ou de la nuit, mais j’aimais regarder les gens le soir ou tĂŽt le matin qui pouvaient profiter de ce plaisir.
Les tartines de pain de la boulangerie Ty Coz vont aussi me manquer, bien beurrĂ©es et recouvertes de confitures de cassis... Et puis aussi, les crĂȘpes au lait de chĂšvre de Aude, la fille de Marie-Claire la fermiĂšre. Elles sont tellement lĂ©gĂšres et dĂ©licieuses. Et puis la ferme aussi et Marie-Claire au milieu de ses animaux (vous vous souvenez comment elle appelle ses chĂšvres et ses brebis le soir lorsque c’est l’heure de rentrer : allez les filles, on rentre!).
Les promenades Ă  Ploumanac’h, au milieu des rochers roses vont me manquer. Il m’est souvent arrivĂ© en me promenant lĂ -bas de vivre des moments parfaits,vous savez quand tout s’accorde : l’air, la lumiĂšre, le paysage et vous-mĂȘme.
Il y a d’autres choses toutes simples qui vont me manquer comme le sourire et la gentillesse de VĂ©ronique la marchande chez qui mon pĂšre s’approvisionne en tomates ou regarder avec ma fille les hirondelles voltiger au niveau de notre balcon les jours de mauvais temps.
Allez, Perros, on se revoit certainement l’annĂ©e prochaine!


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A l'aquarium marin

Author: Laetitia
Wed, Aug 27, 2008


Nous l’avions promis Ă  Micaela ma petite fille de deux ans et demi, un jour, nous irions voir les poissons Ă  l’aquarium de TrĂ©gastel. Ce jour, ce fĂ»t aujourd’hui. Il s’agit d’un aquarium marin situĂ© au bord de la mer au cƓur d’un amas de rochers de granit rose. Oui, l’aquarium est littĂ©ralement dans les rochers. On circule entre les diffĂ©rentes salles par des passages entre les rochers, les salles sont quant Ă  elles installĂ©es sous les rochers, dans des petites grottes. C’est un lieu assez impressionnant. Bon, avec Micaela la visite a Ă©tĂ© un peu particuliĂšre. Seuls les gros poissons l’intĂ©ressaient. Impossible de la faire s’arrĂȘter plus de quelques secondes devant un aquarium avec des petits poissons.  
Par contre devant les gros poissons, impossible de la faire bouger.
- Je veux regarder encore!
Je crois que le poisson qui l’a le plus impressionnĂ©e (comme moi d’ailleurs) ce fĂ»t le congre. Elle n’a pas tout de suite compris que cette masse sombre toute en longueur Ă©tait un poisson. Puis, quand elle a remarquĂ© qu’il y avait des yeux et une tĂȘte, elle a eu un petit mouvement de recul. C’était drĂŽle.
- Non, Maman, je veux sortir. OĂč sont les autres poissons?
Finalement, nous sommes restĂ©es une bonne vingtaine de minutes devant l’aquarium Ă  hauteur d’enfant oĂč les poissons venaient dĂ©filer, un peu frimeurs ou curieux, devant les yeux tout Ă©bahis des enfants. C’est la photo qui illustre ce podcast.


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Le couvent alternatif

Author: Laetitia
Tue, Aug 26, 2008


Ce matin, nous sommes allĂ©s Ă  TrĂ©guier pour une course. Alors que nous Ă©tions sur le chemin du retour, je pose la question rituelle Ă  mon pĂšre : au fait, qu’est-ce qu’on mange ce midi?
A ce moment-lĂ , je me rappelle que Marie-Claire la fermiĂšre avait parlĂ© Ă  mon pĂšre d’un trĂšs bon charcutier Ă  Camlez, que tout Ă©tait absolument dĂ©licieux chez lui. On peut facilement se rendre Ă  Camlez depuis la route qui va de TrĂ©guier Ă  Perros.
- Et si on allait chez ce charcutier de Camlez?
- D’accord, on y va.
Camlez, c’est une toute petite ville avec une grosse Ă©glise. On a traversĂ© le bourg, pas le moindre commerce Ă  l’horizon. Enfin, j’avais cru voir une pancarte avant l’église. Mon pĂšre a fait demi-tour, nous avons retrouvĂ© la pancarte, il s’agissait d’une religieuse dessinĂ©e sur une planche en bois sur laquelle on pouvait lire “Couvent alternatif”.
- Couvent alternatif, qu’est-ce que c’est que ça, ai-je dit à mon pùre en rigolant devant l’allure de la religieuse peinte au gros pinceau.
Puis, nous avons vu une autre petite pancarte sur laquelle Ă©tait Ă©crit “CrĂȘperie chez NĂ©nĂšne” et Charcuterie-Ă©picerie “En rillettes”.
- Je crois que c’est là, ai-je dit à mon pùre.
Nous sommes rentrĂ©s dans la petite cour de l’ancien couvent transformĂ©, je l’ai lu ensuite sur Internet, en lieu de commerce Ă©quitable local. Et la charcuterie, c’était bien lĂ . Le magasin tout adorable avec une dame charmante. Nous avons pris des saucisses Ă  l’estragon que nous avons mangĂ© ce midi. Hum, hum, les meilleures saucisses que j’ai jamais mangĂ© depuis longtemps! J’aimerais bien goĂ»ter les crĂȘpes... ce sera pour une autre fois. Merci Marie-Claire pour la bonne adresse.


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Un délice de crÚme

Author: Laetitia
Fri, Aug 22, 2008


Il y a quelques jours de cela, je me promenais dans le centre de Perros. Mes pas de menĂšrent complĂštement par hasard vers la vitrine de la pĂątisserie, l’autre, celle dont les boĂźtes Ă  gĂąteaux sont bleues. En vitrine, de jolies tartes aux fraises (dĂ©jĂ  goĂ»tĂ©es, il y a quelques semaines), des macarons (j’en ai un peu assez des macarons) et les traditionnels gĂąteaux et fars bretons au pruneaux. Quand tout Ă  coup, qu’aperçois-je plus loin dans la vitrine? Les plus beaux, les plus sĂ©duisants, les plus appĂ©tissants et surtout les plus hauts des choux Ă  la crĂšme que j’ai jamais vus! Je suis restĂ©e Ă  admirer la rangĂ©e de gĂąteaux pendant plusieurs minutes.
Mon pùre m’a rejointe.
- Tu as vu, Papa, ces choux Ă  la crĂšme?
- Hum!
- Oui, mais non, ce ne serait pas raisonnable. Il nous reste encore de la tarte aux abricots Ă  la maison.
- Moi, ça ne me pose pas de problÚme.
- On reviendra.
Et voilà que chaque jour je passe devant la vitrine et chaque jour ces choux me semblent de plus en plus irrésistibles.
Alors, aujourd’hui, j’ai craquĂ©! Mais de la belle maniĂšre, pour un test avec une autre pĂątisserie de Lannion. Bon, eh bien, les apparences Ă©taient trompeuses car c’est l’autre pĂątisserie qui a gagnĂ© le test, avec un chou certes d’allure plus simple, mais au final bien meilleur. La pĂąte Ă  chou Ă©tait moelleuse, la crĂšme lĂ©gĂšre, le chou fourrĂ© avec une crĂšme fondante Ă  la vanille... alors que l’autre avait une pĂąte sĂšche et au final trop de crĂšme. Enfin, je me suis quand mĂȘme bien rĂ©galĂ©e.
Les photos des choux, c'est ici.


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En ménage

Author: Laetitia
Wed, Aug 20, 2008


Ce matin, je crois que nous avons failli rendre folle une vieille dame qui habite l’immeuble! La pauvre descendait prendre son courrier au niveau 0, lĂ  oĂč se trouvent les boĂźtes aux lettres. A ce moment-lĂ  mon pĂšre a appelĂ© du niveau 1 (au niveau rue) l’ascenseur pour monter au troisiĂšme Ă©tage. L’ascenseur en chemin pour prendre la dame au zĂ©ro s’arrĂȘte au premier et descend. Mon pĂšre Ă©tait accompagnĂ© de mon bĂ©bĂ© et de la poussette... occupant tout l’ascenseur.
- Ne vous en faĂźtes pas, Monsieur. Je prendrai le suivant, a dit la dame lorsque les portes se sont ouvertes.
Mais, entre temps, je suis arrivĂ©e moi aussi au premiĂšr Ă©tage avec ma grande fille et sa poussette. J’ai appelĂ© l’ascenseur. Et re-belotte, celui-ci descend Ă  l’appel de la veille dame toujours au zĂ©ro.
La porte s’ouvre et elle nous voit.
- Oh, vous descendez? me demanda-t-elle.
- Non, nous montons. Vous voulez monter avec nous, il y a la place. Je vais pousser un peu la poussette.
- Je veux bien, merci. ça fait deux fois que j’essaye de monter. Je ne comprends rien Ă  cet ascenseur. En plus, je ne suis pas habillĂ©e, je suis simplement en mĂ©nage.
En rentrant à la maison, je demande à mon pùre s’il a vu la vieille dame.
- Oui, elle n’a pu monter avec nous.
Je lui raconte alors notre petite discussion. Et en entendant, “en mĂ©nage”, il me dit : ça c’est une expression Ă  noter. Que voulait dire la dame par lĂ ? Simplement qu’elle Ă©tait en tenue pour faire le mĂ©nage et non pour sortir et rencontrer des gens. C’est mignon, vous ne trouvez pas?


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Cueillette facile

Author: Laetitia
Tue, Aug 19, 2008


Hier, alors que nous rendions visite à Marie-Françoise sur son stand au marché de Trégastel, elle nous a proposé de venir cueillir des mûres avec elle.
- C’est Ă  PlĂ©lo. C’est Ă  quelques kilomĂštres seulement de mon marchand de miel et comme je dois y retourner pour faire le plein, je vais en profiter pour aller cueillir des mĂ»res. ça vous dirait de venir?
- Comment ça se passe exactement? ai-je demandé.
- Eh bien, c’est une exploitation et on peut y cueillir soi-mĂȘme des fruits et des lĂ©gumes.
- Ah, oui, on a souvent fait ça en Angleterre! a dit mon pÚre.
- Alors, vous viendrez?
- D’accord.
Nous avons retrouvĂ© Marie-Françoise sur la place de l’Eglise de PlĂ©lo, petit bourg situĂ© Ă  quelques kilomĂštres de Guingamp, sur la route de Saint-Brieuc. Nous l’avons suivie en voiture jusqu’à l’exploitation. Il ne faisait pas trĂšs beau, mais nous avons Ă©vitĂ© la  pluie.
Là-bas, on nous a remis une petite cagette et nous nous sommes dirigés vers les mûriers, bien plantés en rangées espacées (idéal pour circuler avec une poussette!), les branches parfaitement palissées sur des fils de fer.
Mon pĂšre, grand cueilleur de mĂ»res Ă  la ferme de Marie-Claire, n’en revenait pas de ces conditions idĂ©ales. Il a plutĂŽt l’habitude de batailler avec les ronces et de devoir monter sur un escabeau pour atteindre les plus beaux fruits.
Ma petite fille nous a aidĂ©, ravie par ce nouveau jeu. Au final, en seulement une heure, nous avons cueilli cinq kilos! Nous nous sommes arrĂȘtĂ©s lorsque la pluie s’est mise Ă  tomber. Hum, Marie-Françoise nous a promis un pot de gelĂ©e de mĂ»res pour vendredi... Miam-miam!


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A Paimpol

Author: Laetitia
Thu, Aug 14, 2008


Ce matin, les conditions étaient à nouveau réunies pour une petite excursion : pas de pain à acheter, pas de courses à faire pour le déjeuner, tout le monde sur le pont de bonne heure!
Cette fois, nous sommes partis Ă  Paimpol, Ă  trente kilomĂštres de Perros. C’est une trĂšs jolie ville, assez grande, trĂšs cĂ©lĂšbre pour son passĂ©. C’est de cette ville que partaient de nombreux bateaux au dix-neuviĂšme siĂšcle pour pĂȘcher la morue en Islande. La duretĂ© de cette vie de pĂȘcheur a inspirĂ© un roman trĂšs cĂ©lĂšbre Ă  l’écrivain Pierre Loti, intitulĂ© PĂȘcheur d’Islande. Ce roman est paru en 1886 fĂ»t un vĂ©ritable succĂšs. Il est encore trĂšs cĂ©lĂšbre de nos jours. Je l’ai lu il y a plusieurs annĂ©es et j’étais trĂšs heureuse de me promener dans la ville oĂč se situe l’histoire d’amour entre Gaud la fille de commerçant et Yann le pĂȘcheur “Islandais”.
Nous avons commencé par visiter le port et ses deux bassins à flots. Il y avait beaucoup de bateaux britanniques amarrés.
Ensuite, nous nous sommes promenĂ©s dans les rues piĂ©tonnes du centre ville. C’est trĂšs joli et trĂšs agrĂ©able. Il y a beaucoup de petits magasins, de vieilles maisons Ă  admirer.
Vers la fin de la matinĂ©e, nos pas nous ont menĂ©s Ă  une petite place avec un manĂšge. C’était un drĂŽle de manĂšge avec des engins bricolĂ©s plutĂŽt que de classiques chevaux de bois. Et sur chaque engin, il y avait une manivelle pour faire tourner une hĂ©lice. Ma fille s’est bien amusĂ©e.
Pour finir, nous sommes passĂ©s devant un chocolatier dont la vitrine ne semblait jamais finir. Je suis rentrĂ©e pour acheter quelques bouchĂ©es et rien que l’odeur du cacao qui flottait dans le magasin Ă©tait une merveille!
Nous avons quittĂ© Paimpol en nous promettant d’y revenir avant la fin des vacances.


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Promenade du Leguer

Author: Laetitia
Wed, Aug 13, 2008


C’est la pleine saison en ce moment, Ă  Perros. Il y a beaucoup de monde, des vacanciers. Pour notre promenade, nous avons eu envie de calme. J’ai proposĂ© Ă  mon pĂšre d’aller marcher “au LĂ©guer”.
- Au LĂ©guer! m’a-t-il rĂ©pondu, tu crois que ça va ĂȘtre possible avec les poussettes?
- Ben, oui, c’est parfait avec les poussettes!
- Au Léguer?
- Oui, au Léguer. Ah, ça y est, tu confonds avec le Yaudet!
- Ah, oui, Le LĂ©guer, je n’y Ă©tais pas du tout!
On a bien rigolé.
Mon pĂšre confondait le chemin de halage qui part de Lannion, le long du LĂ©guer (la riviĂšre qui traverse Lannion) et le Yaudet, petite pointe dans l’estuaire du LĂ©guer. J’aime beaucoup aller au Yaudet, mais le chemin qui y mĂšne est trĂšs en pente, en partie dans un sous-bois, donc totalement impratiquable avec des poussettes. C’est un endroit trĂšs joli, on aperçoit l’embouchure, tout prĂšs, et Ă  marĂ©e haute on voit s’y engouffrer les voiliers qui rentrent s’amarrer au petit port de plaisance du Yaudet. Il y a une petite plage trĂšs mignonne, chaleureuse, qui n’a pas dĂ» beaucoup changer depuis la prĂ©histoire.
La promenade du LĂ©guer est au contraire un joli chemin qui longe la riviĂšre. C’est un ancien chemin de halage, c’est-Ă -dire qu’autrefois il Ă©tait utilisĂ© par des attelages de chevaux qui tiraient des bateaux de commerce jusqu’à l’estuaire. Le chemin est en lisiĂšre de la forĂȘt, c’est un endroit trĂšs calme, les arbres sont trĂšs denses et hauts. Il vaut mieux y aller par beau temps car c’est un peu sombre. Mais, j’aime bien m’y promener. Je marche et je pense tranquillement.


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Les carriÚres de La Clarté

Author: Laetitia
Tue, Aug 12, 2008


Aujourd’hui, mon pĂšre et moi ne savions pas trop oĂč nous promener. J’ai rĂ©flĂ©chi cinq minutes.
- Si on allait voir les carriĂšres Ă  La ClartĂ©? J’ai envie d’y aller depuis un petit bout de temps dĂ©jĂ .
- Si tu veux, m’a rĂ©pondu mon pĂšre avec un enthousiasme modĂ©rĂ©.
- On pourrait en profiter pour dĂ©couvrir la nouvelle boulangerie Ty Coz et s’acheter un goĂ»ter!
- Ah, ça c’est une bonne idĂ©e! Hum, s’ils en ont, je leur prendrai un Ă©clair au cafĂ©!
- Et moi, je craquerai pour un pavé aux amandes.
- Et moi, une tarte aux fraises, a ajouté ma petite fille malicieuse.
Nous nous sommes donc rendus Ă  La ClartĂ©, ce petit bourg Ă  trente minutes Ă  pieds de chez nous, dont je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© il y a quelques semaines. Ce que je ne vous avais pas dit, c’est que l’église de La ClartĂ© avait Ă©tĂ© construite au XVe siĂšcle par un marquis qui s’était cru perdu en mer, derriĂšre les Sept Îles, un jour de grande brume. SauvĂ©, ses priĂšres ayant Ă©tĂ© exaucĂ©es, il fit construire en remerciement cette Ă©glise en granit rose. Le granit rose est partout par ici, la CĂŽte de granit rose s’étend sur 30 kilomĂštres et j’ai lu qu’il n’y en avait que trois au monde, une ici, en Bretagne, une autre en Corse et la derniĂšre en Chine!
Le granit est toujours extrait de nos jours dans les carriĂšres en contre-bas de l’église.  On ne peut pas les visiter comme ça, mais de la route, en s’approchant des grilles, on voit bien les grands pans de pierre aux couleurs flamboyantes. Ce sont des lieux impressionnants, gigantesques, qui me donnent le frisson.


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La visite des pompiers

Author: Laetitia
Thu, Aug 7, 2008


Ce matin, j’ai emmenĂ© mes petites filles faire un tour Ă  la plage. De l’appartement, j’ai le choix entre deux chemins ou plutĂŽt itinĂ©raires. Je peux passer par la route qui descend ou bien emprunter un petit chemin qui passe entre les maisons. Ce dernier est plus direct, mais comme le chemin n’est pas goudronnĂ© ce n’est pas bien pratique avec une poussette. J’ai donc pris la route.
Nous avons marchĂ© sur la grande plage de Trestraou, regardĂ© les vedettes qui partaient pour voir les Sept Iles, observĂ© de prĂšs quelques galets et nous avons terminĂ© par un tour de manĂšge! Il y a manĂšge en retrait de la promenade qui longe la plage. Ma fille de deux ans et demi aime tellement ça que nous avons achetĂ© des tickets Ă  l’avance. Depuis le dĂ©but, elle ne monte que dans la voiture bleue. Elle adore conduire.
AprĂšs le tour de manĂšge, nous sommes rentrĂ©es et nous avons dĂ©couvert devant la rĂ©sidence un gros camion de pompiers, une ambulance et un autre vĂ©hicule des pompiers. Plusieurs hommes en tenue circulaient dans l’immeuble. Dans l’ambulance, j’ai aperçu une dame avec un masque Ă  oxygĂšne. Tout le monde dans la rue s’arrĂȘtait pour regarder. Tous les voisins Ă©taient Ă  leur fenĂȘtre.
Je me suis approchĂ©e d’un pompier.
- Que se passe-t-il?
- Vous habitez ici?
- Oui.
- A quel étage?
- Au troisiĂšme.
- Il y a une odeur de gaz dans un appartement au second. On vĂ©rifie tout l’immeuble, mais vous pouvez remonter chez vous. Cependant, si vous pouviez Ă©viter de prendre l’ascenseur.
- D’accord, ai-je rĂ©pondu Ă  moitiĂ© rassurĂ©e.
Les pompiers sont restĂ©s deux heures. Ma petite fille les a regardĂ©s avec admiration tout le temps et elle a pleurĂ© lorsqu’ils sont partis. Moi, j’étais soulagĂ©e.

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Lectures d'été... suite

Author: Laetitia
Wed, Aug 6, 2008


Vous vous souvenez que je me suis achetĂ© le dernier Fred Vargas, Un lieu incertain. Je l’ai beaucoup aimĂ©. ça fait du bien de retrouver le commissaire Adamsberg, ses flottements, ses collĂšgues, sa poĂ©sie. J’ai essayĂ© de faire durer le livre le plus longtemps possible, mais le mot fin est tout de mĂȘme arrivĂ©. Vous savez ce que cela fait quand on vient de terminer un livre qui nous a transportĂ©, on a envie que ça dure encore. Mais, j’ai dĂ» passer Ă  autre chose. En prĂ©vision, j’avais commandĂ© chez le libraire de Perros le manga dont m’avait parlĂ© mon amie japonaise, celui dont l’intrigue se passe dans le milieu de la sommellerie : Les gouttes de Dieu. Les deux premiers tomes viennent de paraĂźtre en français.
Le libraire Ă©tait supposĂ© le recevoir hier. Je suis allĂ©e Ă  la librairie, j’ai attendu que le libraire termine sa conversation avec un de ses potes (typique français) et aprĂšs qu’il a regardĂ© dans toute sa pile de livres reçus, il m’annonce que le grossiste Ă©tait en rupture.
- Vous l’aurez mardi prochain.
Bon, qu’allais-je lire avant de m’endormir? Je n’ai pas emmenĂ© Proust avec moi.
Ah, mais oui, je m’étais achetĂ© un petit livre... un petit livre intitulĂ© “Trois nouvelles naturalistes”. C’est un petit livre dans une collection Ă  destination des lycĂ©ens c’est-Ă -dire avec des dossiers sur les Ă©crivains prĂ©sentĂ©s etc. J’ai lu la prĂ©sentation du mouvement naturaliste et ça m’a bien plu. Puis j’ai commencĂ© la nouvelle de Zola, Jacques Damour... quel talent! mais il faut avoir le moral accrochĂ©.
Pour ce soir, il me reste celle de Huysmans et pour jeudi une nouvelle de Maupassant.


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Un rĂȘve au chocolat

Author: Laetitia
Tue, Aug 5, 2008


Samedi, nous avions commandĂ© un gĂąteau au chocolat chez notre pĂątissier prĂ©fĂ©rĂ© (lĂ  oĂč mon pĂšre achĂšte le pain). Nous sommes allĂ©s le chercher dimanche matin, en famille. Mon mari, qui a repris le travail depuis plusieurs semaines, Ă©tait lĂ  pour le week-end.
Pas question ce jour-là de prendre la voiture car il y avait dans Perros un vide-grenier. Les trottoirs des rues du centre étaient remplies de petits stands.
Nous nous sommes pliĂ©s au rythme lents de la foule des promeneurs du dimanche. On avance, on jette un Ɠil par-ci, par-lĂ  sur les stands : des bibelots, des vieux services Ă  cafĂ©, des poupĂ©es vĂȘtues de vĂȘtements tricotĂ©s Ă  la main, des vieilles revues Strange, des bidons Ă  lait, des filets de pĂȘcheur, de vieux appareils photos, des chaises, etc.
Enfin, nous nous sommes arrachĂ©s Ă  la promenade lĂ©thargique aux environs de la boulangerie pĂątisserie. La boulangerie le dimanche, et particuliĂšrement celui-lĂ , Ă©tait comme une ruche, bondĂ©e Ă  craquer de clients anxieux d’avoir leur gĂąteau ou leur pain entre les mains, jaugeant la longueur de la queue, la quantitĂ© de gĂąteaux dans la vitrine et les vendeuses comme des abeilles virevoltaient d’une commande Ă  l’autre.
- Et pour monsieur, ce sera?
- Un baba, une tarte aux fraises, deux éclairs au café, trois baguettes du Trégor!
Finalement, ce fĂ»t le tour de mon pĂšre. Il ressortit avec la prĂ©cieuse boĂźte rose fuschia que l’on remarque en ville en se disant “Tiens, ils ont achetĂ© un gĂąteau chez Ty-Coz”. Dimanche, c’était notre tour de se promener avec la boĂźte rose et dedans, qu’y avait-t-il dedans? Un rĂȘve lĂ©ger tout en chocolat.


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Panier de chats

Author: Laetitia
Thu, Jul 31, 2008


Aujourd’hui, nous sommes allĂ©s rendre visite Ă  Marie-Claire, la fermiĂšre. Vous savez, Marie-Claire  qui fait des fromages. C’est sa fille Aude qui vend sur les diffĂ©rents marchĂ©s de la rĂ©gion.
La ferme est situĂ©e prĂšs de Minihy-TrĂ©guier, c’est Ă  environ 16 kilomĂštres de Perros.
Lorsque nous sommes arrivĂ©s, Marie-Claire Ă©tait dans la laiterie, occupĂ©e Ă  prĂ©parer ses fromages. Nous avons discutĂ© avec Yves, son compagnon. Il est en train de refaire le toit de la grange. C’est un sacrĂ© travail. La charpente est prĂȘte, il ne reste plus qu’à mettre les tuiles. Justement, mon pĂšre l’a aidĂ© il y a quelques semaines pour le tracĂ© qui servira de repĂšre pour mettre les crochets des ardoises. PerchĂ©s chacun Ă  un bout du toit, ils ont tendu une ficelle recouverte de poudre rouge qu’ils ont fait claquer tous les 10 centimĂštres. La ficelle a ainsi dĂ©posĂ© une ligne de poudre rouge sur la charpente en bois; Il ne fallait pas avoir le vertige!
Ma petite fille est allée voir des oies en leur criant bonjour, puis elle a remarqué les chÚvres et les brebis dans le pré.
- Bonjour les chĂšvres! bonjour les moutons!
Enfin, Marie-Claire nous a rejoint pour manger, autour d’un cafĂ©, le gĂąteau que nous avions apportĂ©. C’est Ă  ce moment-lĂ  que Micaela, ma petite fille, a fait une dĂ©couverte. DerriĂšre la fenĂȘtre, caressĂ©e par un rayon de soleil de fin d’aprĂšs-midi, une portĂ©e de chatons dormait dans un panier. Yves lui a tendu le panier et elle a caressĂ© les petites boules endormies.


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AprĂšs la pluie

Author: Laetitia
Wed, Jul 30, 2008


Aujourd’hui, il ne faisait pas trĂšs beau. AprĂšs la sieste de mes filles, au moment oĂč nous aurions pu sortir, il s’est mis Ă  pleuvoir. Nous sommes donc restĂ©s Ă  la maison. Finalement, le temps s’est levĂ© en fin d’aprĂšs-midi. Mon bĂ©bĂ© Ă©tait dĂ©jĂ  couchĂ©e. J’ai proposĂ© Ă  ma petite fille de faire une promenade en poussette.
- Tu as envie d’aller faire un tour avec Maman?
Le prĂ©texte Ă©tait d’aller acheter un petit pot de crĂšme fraĂźche dont nous avions besoin pour une recette de cuisine. Nous sommes allĂ©s au Shopi, un des petits supermarchĂ©s de Perros. Il est situĂ© sur une petite place, cachĂ©e de la rue, mais proche de l’église Saint-Jacques. C’est la principale Ă©glise de Perros, en granit rose, avec une drĂŽle d’architecture.
Le Shopi Ă©tait dĂ©sert. Nous avons trouvĂ© notre petit pot de crĂšme fraĂźche et achetĂ© une surprise pour mon pĂšre : un yaourt au caramel au beurre salĂ©. Il adore le caramel. Ma petite fille m’a dit :
- Je le goĂ»terai un petit peu pour dire Ă  Papi si c’est bon.
En rentrant, nous nous sommes arrĂȘtĂ©es devant la vitrine de la librairie. J’aime bien la vitrine de cette librairie, il y a toujours un bon choix de livres. Il y avait aussi une affiche en vitrine qui disait “travailler moins pour lire plus”. ça m’a bien plu. Cela reprend le slogan de la campagne prĂ©sidentielle de Nicolas Sarkozy “Travailler plus, pour gagner plus”.
Nous sommes rentrĂ©es, discutant du yaourt au caramel, quand ma petite fille pourrait le goĂ»ter, combien de cuillerĂ©es, etc. L’air sentait bon la pluie et la mer. C’est bien d’ĂȘtre en vacances.


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Matinée à Pontrieux

Author: Laetitia
Tue, Jul 29, 2008


Ce matin, nous Ă©tions prĂȘts de bonne heure. Ma fille dans son petit impermĂ©able vert, son doudou soigneusement rangĂ© dans son petit sac Ă  main, mon bĂ©bĂ© souriant dans son siĂšge auto, mon pĂšre prĂȘt Ă  nous conduire Ă  Pontrieux. Nous avons franchi la porte de la maison Ă  9h24. ça, c’est une journĂ©e qui commence bien!
Mon pĂšre m’avait parlĂ© hier de cette petite ville de caractĂšre situĂ©e Ă  trente kilomĂštres de Perros-Guirec. Je n’y Ă©tais jamais allĂ©e. Mon pĂšre m’a dĂ©crit la petite place pavĂ©e, les maisons anciennes, la riviĂšre qui traverse la ville, les lavoirs qui en bordent les rives...
Nous avons bien roulé, seulement trois tracteurs à doubler et juste un peu aprÚs dix heures, nous étions sur cette jolie petite place. Pontrieux est une ville trÚs fleurie, trÚs agréable pour se promener, déambuler tranquillement. Nous avons emprunté un petit pont qui nous a mené à un jardin public, avec des pelouses, des arbres, des bancs, des personnes ùgées en grande réunion et des jeux pour les enfants.
- Oh, Maman! Regarde, un toboggan! Je veux y aller, s’il te plaüt!
Et c’est ainsi qu’a brutalement pris fin notre petite visite pour une revue complĂšte des jeux pour enfants. Nous avons jouĂ© au toboggan, au tourniquet, fait un peu de tape-cul, de la balançoire et de la balançoire. Le trapĂšze, nous avons dĂ©cidĂ© que cela sera pour plus tard!
Un peu avant midi, nous Ă©tions de retour Ă  Perros, tout de mĂȘme dĂ©paysĂ©s par notre petite excursions dans les terres. Nous reviendrons Ă  Pontrieux car je souhaiterais faire la promenade en barque sur la riviĂšre.


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Beaux bateaux

Author: Laetitia
Thu, Jul 24, 2008


Ce matin, nous sommes allĂ©s faire une promenade sur le port de Perros. Nous avons garĂ© la voiture prĂšs de la partie chantier, lĂ  oĂč sont rĂ©parĂ©s et nettoyĂ©s les bateaux. C’est Ă  cet endroit que se trouve la grue et l’écluse, car le port de Perros est un port en eau. On ne peut y entrer que lorsque la mer est haute. Il y a aussi une jetĂ©e oĂč viennent s’amarrer les chalutiers. Si on arrive au bon moment on peut assister Ă  leur dĂ©chargement au retour de la pĂȘche.
Nous sommes partis de lĂ  et nous avons longĂ© toute la promenade jusqu’au bout du port. En fait, nous Ă©tions Ă  la recherche d’un bateau prĂ©cis. Hier soir, nous avions aperçu, depuis l’appartement, un magnifique voilier ancien qui semblait se rendre dans le port. Il en passe beaucoup ces derniers jours car il y a eu une grande manifestation de voiliers Ă  Brest. Cette manifestation internationale qui a lieu tous les quatre ans, a beaucoup de succĂšs. Des voiliers du monde entier s’y rendent et les spectateurs sont nombreux, trĂšs nombreux.
Malheureusement, aucune trace de notre beau voilier. Par contre, nous sommes allés voir de plus prÚs un grand voilier moderne qui avait attiré notre attention lors de notre dernier passage en voiture. Il est gigantesque, trois mats, une allure de roi. Apparemment, il est en travaux. Des hommes en tenue de travail, discrets, le visage fermé, travaillaient sur son pont.
- Tiens, on devrait noter son nom et aller voir ce qu’on trouve sur Internet, a dit mon pùre.
C’est ce que nous avons fait. C’est un voilier qui emmĂšne des gens en vacances dans les CaraĂŻbes. Il a son propre site Internet. On y voit que des photos de gens qui font la fĂȘte. Je trouve que ça ne colle pas avec la majestĂ© de ce bateau.


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La Clarté

Author: Laetitia
Wed, Jul 23, 2008


Aujourd’hui, pour ma promenade Ă  pieds, j’ai dĂ©cidĂ© d’aller Ă  la ClartĂ©. La ClartĂ© est un petit bourg qui s’est dĂ©veloppĂ© autour d’une Ă©glise en granit rose, construite au XVe siĂšcle. J’aime bien cet endroit car quand j’étais petite j’y ai passĂ© tout un Ă©tĂ©. Mes parents avaient louĂ© une maison en contrebas de l’église.
Je suis partie avec mon bĂ©bĂ© dans sa poussette et mon pĂšre devait venir me chercher en voiture. Je suis descendue jusqu’à la plage de Trestraou par la route. Celle oĂč se trouvaient les traces du passage des extraterrestres. Pour ceux qui se souviennent de cet Ă©pisode, sachez que tous les bonhommes ont Ă©tĂ© repeints. J’ai longĂ© la plage et je suis remontĂ©e par la rue de la ClartĂ©. La pente Ă©tait un peu raide, mais la promenade agrĂ©able. Il y a de jolies maisons Ă  regarder. Enfin, aprĂšs un bon quart d’heure de grimpe, je suis arrivĂ©e Ă  un carrefour. Notre-Dame-de-La-ClartĂ© Ă©tait en vue, juste en face de moi. J’ai traversĂ© la grande route et j’ai continuĂ© mon chemin. C’était calme. ArrivĂ©e Ă  l’église, j’en ai fait le tour. Je suis allĂ©e voir la maison que mes parents avaient louĂ©e quand j’étais petite et j’ai continuĂ© avec l’intention d’aller jusqu’aux carriĂšres de granit rose. Sur le chemin, j’ai vu une indication pour le moulin du Crac’h. Je ne me souvenais pas de ce moulin Ă  vent construit au XVIIIe siĂšcle. Il est trĂšs beau. Les carriĂšres, ce sera pour une autre fois.


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Le gros avion

Author: Laetitia
Tue, Jul 22, 2008


A quelques kilomĂštres de Perros, se trouve l’aĂ©roport de Lannion. Il y a une ligne rĂ©guliĂšre entre Lannion et Paris (deux ou trois aller-retour par jour). Il y a quelques jours alors que nous faisions des courses prĂšs de l’aĂ©roport, l’avion est passĂ© juste au dessus de nos tĂȘtes alors qu’il allait atterrir. Voir un avion de si prĂšs, si gros, si bruyant a complĂštement stupĂ©fait ma fille de deux ans et demi.
- Ah, le gros avion! s’est-elle exclamĂ©.
Puis, lorsqu’il eut disparu, elle continua à en parler.
- Papi, tu as vu le gros avion?
- Maman, je veux voir encore le gros avion! C’est oĂč qu’il fait son dodo?
Et ainsi tous les jours qui ont suivi. Il Ă©tait sans arrĂȘt question du “gros avion”. Nous avons donc dĂ©cidĂ© d’aller le voir de plus prĂšs. Mon pĂšre a consultĂ© les horaires sur le site Internet de l’aĂ©roport et, hier soir, un peu avant six heures, nous Ă©tions sur le parking de l’aĂ©roport, Ă  un endroit tout proche de la piste, avec une belle vue.
Le gros avion Ă©tait lĂ , garĂ© devant l’aĂ©rogare. Puis, un peu avant six heures, il a mis un, puis deux moteurs en route. C’est un ATR 42 qui est un avion moderne Ă  hĂ©lices (six pales par moteur). Vous imaginez le ronronnement des moteurs... Vrrrrrrr.
Enfin, l’avion a bougĂ©. Il est allĂ© se placer au bout de la piste. Il est restĂ© quelques instants ainsi, bien dans l’axe. Puis, le pilote a mis les gaz, les moteurs ont fait encore plus de bruit. Et l’avion est parti. Quelques instants plus tard, il s’élevait dans les airs.


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Tartes aux fraises : le test

Author: Laetitia
Thu, Jul 17, 2008


Aujourd’hui, c’était le jour du test des tartes aux fraises! Miam, miam! Acheter des tartes aux fraises tout bĂȘtement ce n’est pas drĂŽle. C’est beaucoup plus amusant d’en acheter dans une pĂątisserie, et d’autres dans une autre pĂątisserie, et d’organiser une sĂ©ance de dĂ©gustation. Ce matin, mon pĂšre a donc achetĂ© dans sa boulangerie-pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e deux tartes aux fraises. Il a ramenĂ© son pain et ses tartes Ă  la voiture et il est allĂ© dans la pĂątisserie chicos de Perros acheter deux autres tartes. L’annĂ©e derniĂšre, nous avions fait le mĂȘme match entre ces deux maisons, mais pour les Ă©clairs aux chocolat. La boulangerie de mon pĂšre avait gagnĂ© haut la main.
Pour la dĂ©gustation, attendue avec impatience par ma petite fille dĂšs le rĂ©veil (ses premiĂšres paroles ont Ă©tĂ© : Maman, c’est aujourd’hui qu’on mange la tarte aux fraises?), rien n’a Ă©tĂ© laissĂ© au hasard. Nous avons apprĂ©ciĂ© les emballages, l’aspect des tartes, puis nous les avons croquĂ©es. Nous avons mangĂ© une moitiĂ© de tarte chacun, en nous concentrant sur nos sensations. Les deux tartes Ă©taient trĂšs diffĂ©rentes en taille, en poids et en prix. Celle de la boulangerie de mon pĂšre Ă©tait la plus grosse, la plus lourde aussi (elle pesait cent soixante-deux grammes, contre quatrevingt-treize grammes pour l’autre) et la moins chĂšre (deux euros, contre trois euros). Elles Ă©taient Ă©galement diffĂ©rentes en saveurs. La pĂąte de la tarte de la pĂątisserie chicos Ă©tait Ă©paisse et moelleuse, avec un goĂ»t d’amande et de pistache, la crĂšme pĂątissiĂšre Ă©tait trĂšs peu prĂ©sente. Celle de la boulangerie avait une pĂąte toute fine, croquante, beaucoup de crĂšme pĂątissiĂšre avec un bon goĂ»t de vanille. Mon pĂšre et mon mari ont prĂ©fĂ©rĂ© celle de la pĂątisserie. Moi, je n’ai prĂ©fĂ©rĂ© ni l’une ni l’autre car elles ne provoquent pas l’émerveillement des tartes aux fraises de ma pĂątisserie prĂ©fĂ©rĂ©e, vous savez laquelle.



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Lectures de vacances

Author: Laetitia
Wed, Jul 16, 2008


Aujourd’hui, nous sommes allĂ©s Ă  la librairie Gwalarn, Ă  Lannion. Je vous ai dĂ©jĂ  parlĂ© l’annĂ©e derniĂšre de cette librairie, au cƓur du centre ville, tout prĂšs des maisons datant du Moyen-Âge. Nous y sommes allĂ©s pour acheter quelques livres. Je n’avais plus rien Ă  lire, tout comme mon mari qui venait de terminer le dernier livre de Jean Failler, et mon pĂšre qui venait juste de terminer un roman de l’auteur suĂ©dois Henning Mankell. Mon mari est restĂ© dehors pour promener notre jeune bĂ©bĂ©.
- Je te laisse choisir pour moi, m’a-t-il dit.
Je suis rentrée avec mon pÚre et ma petite fille Micaela que je tenais par la main. Elle a vite repéré le rayon des livres pour enfants.
- Oh, Maman, regarde, il y a beaucoucoup de livre pour moi ici. Alors, je vais te lire l’histoire. Ici, c’est un cheval, ...
Elle s’est mise ainsi Ă  parler tout fort en lisant les livres, enfin, en interprĂ©tant les images. Cela a bien fait rire la vendeuse qui mettait des livres en place dans le rayon! J’ai profitĂ© de ma prĂ©sence dans ce rayon pour jeter un Ɠil aux romans pour ados. Il y a deux ans, sur la mĂȘme table, se trouvait le dernier roman traduit en français de mon amie Janet, avec le bandeau vert Vos libraires ont aimĂ© ce livre.
J’ai confiĂ© ma fille Ă  mon pĂšre, qui avait choisi un roman policier d’un de ses auteurs favoris Qiu Xialong, pour aller me promener dans les rayons. J’ai choisi pour mon mari un livre, en grand format, qui avait aussi ce bandeau vert Nos libraires ont aimĂ©. Il s’agissait Ă©galement d’un roman policier Ă©crit par William G. Tapply, un auteur amĂ©ricain publiĂ© en France par une toute jeune maison qui s’est spĂ©cialisĂ©e dans le nature writing. Et pour moi, je n’ai pas pu rĂ©sister, j’ai achetĂ© le dernier Fred Vargas intitulĂ© Un lieu incertain. Je le commence dĂšs ce soir.


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Feu d'artifices

Author: Laetitia
Tue, Jul 15, 2008


Hier, nous Ă©tions le 14 juillet, jour de fĂȘte nationale. Non, je n’ai pas regardĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision le traditionnel dĂ©filĂ© militaire sur les Champs-ElysĂ©es, ni Ă©coutĂ© notre PrĂ©sident s’exprimer Ă  la tĂ©lĂ©vision. J’ai prĂ©fĂ©rĂ© aller faire un tour au marchĂ© de TrĂ©gastel, comme lundi dernier.
La veille avait eu lieu le feu d’artifices. Il est souvent tirĂ© le 13 juillet Ă  Perros.
Comme l’annĂ©e derniĂšre, il a Ă©tĂ© tirĂ© de la plage de Trestraou, celle au dessus de laquelle se trouve l’appartement de mes parents. Nous Ă©tions donc aux premiĂšres loges pour le spectacle.
L’annĂ©e derniĂšre, le feu d’artifices avait Ă©tĂ© tirĂ© de la cale, tout au bout de la plage, lĂ  oĂč se trouve la gare maritime d’oĂč partent les vedettes qui proposent des sorties en mer.
Cette annĂ©e, il a Ă©tĂ© tirĂ© d’une barge amarrĂ©e  en face de la plage. Elle avait Ă©tĂ© remorquĂ©e quelques jours auparavant depuis le port par un chalutier. Puis, samedi, nous avons assistĂ© Ă  la mise en place des bombes sur la barge. Mon pĂšre a pris quelques photos.
Enfin, dimanche soir, vers 23h30, les lumiĂšres de la promenade se sont Ă©teintes, provoquant un grand “oh” dans la foule car la rue, la promenade et la plage Ă©taient noires de monde. Puis, les premiers tirs ont commencĂ©. Il ne faisait pas encore tout Ă  fait nuit noire. C’était joli de deviner encore le paysage, les rochers de Ploumanac’h au loin. Le feu d’artifices a durĂ© une bonne vingtaine de minutes, mais nous avons Ă©tĂ© un peu déçus. C’était moins bien que les autres annĂ©es. Enfin, si vous voulez un aperçu du bouquet final, mon pĂšre a fait une petite vidĂ©o que je mets en ligne sur mon site. Oh, et si vous regardez cette vidĂ©o, la petite lumiĂšre blanche que l’on voit Ă  la fin du film, c’est le phare situĂ© sur l’üle aux Moines, juste en face de chez nous.



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Le BH Laplace

Author: Laetitia
Thu, Jul 10, 2008


Depuis, plusieurs jours, un navire de la Marine Nationale stationne en face de la plage. Avec nos jumelles, nous avons pu lire son nom, il s’agit du BH Laplace (A793). C’est un bĂątiment hydrographique dont la ville marraine est Perros-Guirec. GrĂące Ă  son immatriculation, j’ai pu trouver des informations le concernant sur Internet. Deux petits bateaux sont mis Ă  l’eau Ă  chaque pleine mer et font des aller-retour entre les deux extrĂ©mitĂ©s de la plage, certainement pour sonder les fonds. Parfois, un Zodiac emmĂšne Ă  terre quelques hommes et revient les chercher quelques heures plus tard. Le soir, le bateau (qui est assez important, tout de mĂȘme) s’illumine et je me demande bien ce qui se passe Ă  bord. J’imagine des scientifiques derriĂšre leurs Ă©crans en train d’analyser les donnĂ©es recueillies pendant la journĂ©e. Vous savez, un peu comme on en voit dans les documentaires Ă  la tĂ©lĂ©. Le bateau, qui est ancrĂ© en pleine mer, se dĂ©place avec la houle et nous prĂ©sente au grĂ© des courants ses diffĂ©rentes faces. Au moment oĂč j’écris ces lignes, il est de profil, tout blanc sur une mer grise comme le ciel. Il fait moins beau cette semaine. La troisiĂšme Ă©tape du Tour de France Ă  la voile, entre Granville (en Normandie) et Perros-Guirec, qui devait avoir lieu lundi, a mĂȘme Ă©tĂ© annulĂ©e Ă  cause du mauvais temps. Les bateaux ont Ă©tĂ© transportĂ©s en camion jusqu’à Lorient pour la suite de la course... en camion!
Ce matin, je regardais encore le BH Laplace et je me suis demandĂ© s’ils pouvaient nous voir avec de bonnes jumelles.
- Oh, certainement, m’a dit mon pùre. Alors, j’ai fait signe au bateau et ma petite fille aussi.
Mon pÚre a pris différentes photos du bateau au cours de ces derniers jours et les a mises en ligne. Vous pouvez les consulter sur son album Picasa.
http://picasaweb.google.com/BISCOT22/BHLAPLACE?authkey=RpJUOJdvCqw
http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements/batiments_de_soutien/batiments/hydro_oceanographique/laplace_a_793

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Grandes marées

Author: Laetitia
Wed, Jul 9, 2008


En ce moment, ce sont les grandes marées. Les coefficients sont assez élevés, nous avons eu 97 le week-end dernier.
Pleine mer, basse mer, tout se fait dans des proportions gigantesques.
A marĂ©e basse, la mer est loin, la plage immense, vide. Lorsqu’elle est ainsi dĂ©serte, j’ai toujours l’impression de contempler un paysage tel qu’il a pu ĂȘtre Ă  l’époque de la prĂ©histoire.
A marĂ©e haute, la mer monte si haut qu’il n’y a plus de plage. La mer se rapproche, se rapproche... on dirait qu’elle a envie de venir jouer au Casino de Perros!
Aujourd’hui, nous nous sommes promenĂ©s le long de la plage, sur la promenade, au moment oĂč la mer atteignait les galets qui bordent la plage. En repartant, chaque vague faisait bruyamment rouler les galets qui s’entrechoquaient les uns contre les autres. Il y a aussi pas mal de fourmis noires, traduction de ce langage paternel, des surfers en combinaison nĂ©oprĂšne, car les vagues sont assez grosses pour surfer. Elles sont motivĂ©es ces petites fourmis noires car elles se baignent dans une eau Ă  16°C et restent tard le soir, parfois jusqu’à 22 heures 30. Il faut dire qu’il fait jour relativement tard Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e. Elles se lĂšvent aussi trĂšs tĂŽt car lorsque j’arrive pour prendre le petit-dĂ©jeuner, elles sont dĂ©jĂ  lĂ !
De l’appartement, le soir, je vois aussi les gens qui viennent regarder le spectacle des vagues. Comme ce monsieur que mon pĂšre a pris en photo, avant-hier soir, qui est restĂ© longtemps, pensif, devant ce spectacle vivant.

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Au marché

Author: Laetitia
Tue, Jul 8, 2008


Vous savez qu’une des grandes activitĂ©s de mes vacances, c’est aller au marchĂ©! Hier, c’était le marchĂ© de TrĂ©gastel. TrĂ©gastel est une ville au bord de la mer, sur la fameuse CĂŽte de granit rose. C’est donc un marchĂ© trĂšs agrĂ©able. Par contre, avec Felicia qui est encore bien jeune et qui a des horaires fixes, nous le faisons un peu au pas de course entre la sieste du matin et la tĂ©tĂ©e de fin de matinĂ©e. Car si Felicia est un bĂ©bĂ© trĂšs calme, doux et souriant, quand il s’agit de dormir ou de manger, elle est ferme sur les prix comme dit mon pĂšre.
Premier stand, celui de Véronique, la marchande de légumes, à qui nous avons acheté des tomates, deux salades, des carottes et des pommes de terre. En ce moment, nous avons la folie des carottes rùpées! En France, nous disons que les carottes donnent les cuisses roses et rendent aimable.
Mon pÚre voulait des artichauts, mais ils avaient déjà tous été vendus!
Ensuite, nous avons fait un bref passage au stand de Marie-Françoise, la marchande de confitures. C’est mon pĂšre, graphiste Ă  la retraite, qui dessine les Ă©tiquettes pour ses pots. Ils lui en avait justement imprimĂ© une sĂ©rie : gelĂ©e de cassis et gelĂ©e de groseilles.
Nous sommes allĂ©es voir Aude qui tient le stand de fromages de la ferme (la ferme de sa mĂšre, Marie-Claire). Mon pĂšre a choisi un petit chĂšvre mi-sec, pendant que je demandais Ă  Aude comment s’était passĂ© son audition comme chanteuse pour un groupe de Blues de la rĂ©gion. Elle a Ă©tĂ© prise!
Enfin, nous avons acheté des moules pour notre repas de midi. Mon pÚre les a cuisinées dÚs notre retour à la maison, simplement avec des échalotes, du persil et du vin blanc. Nous les avons mangées avec tartines beurrées.

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Accident de poussette

Author: Laetitia
Thu, Jul 3, 2008


Ce matin, nous sommes descendus mon mari, les deux bĂ©bĂ©s (chacune dans une poussette) et moi jusqu’au port. Je dis descendre car Perros-Guirec est en hauteur par rapport Ă  la mer, il y a donc une vĂ©ritable descente pour arriver au port. Les voitures y roulent assez vite et nous avons bifurquĂ© pour prendre une petite ruelle que nous ne connaissions pas, plus au calme. C’était charmant, il y avait des maisons avec des jardins fleuris et nous avons dĂ©bouchĂ© Ă  quelques mĂštres de la Biocoop de Perros.
- Tiens, si on passait Ă  la Biocoop?
AprĂšs notre petit dĂ©tour, nous avons rejoint mon pĂšre sur le port, prĂšs de la grue qui sort et remet les bateaux Ă  l’eau. A la fin de notre petit tour, il Ă©tait convenu que nous devions tous remonter en voiture.
- Je rentre à pieds, ça fera mon sport, ai-je dit.
- Bon courage! m’ont rĂ©pondu mon pĂšre et mon mari en rigolant sous cape.
Courageusement, j’ai donc entrepris de remonter la cĂŽte en poussant mon bĂ©bĂ© dans sa poussette. J’avais un bon rythme! Quand tout Ă  coup, quelque chose se passe avec la poussette et je vois une roue qui s’en va et dĂ©vale la pente avant que j’ai le temps de dire ouf. Vous savez, on aurait dit une scĂšne d’un mauvais film. Une dame qui passait en voiture et qui avait tout vu s’est arrĂȘtĂ©e et m’a proposĂ© d’aller chercher la roue.
- C’est gentil, mais je crois qu’elle est trop loin.
- Vous voulez que je vous dépose?
- Non,merci. Je vais appeler mon pùre, il va venir me chercher en voiture, il n’est pas trùs loin.
J’ai effectivement appelĂ© mon pĂšre. Nous avons rĂ©cupĂ©rĂ© la roue et nous sommes rentrĂ©s.
- Tu vois, c’est pratique les tĂ©lĂ©phones portables! m’a-t-il dit.
Bon, rassurez-vous, ma poussette n’est pas dĂ©finitivement cassĂ©e. Elle est d’ailleurs dĂ©jĂ  rĂ©parĂ©e.

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Parachutes

Author: Laetitia
Wed, Jul 2, 2008


Il y a rĂ©guliĂšrement des parapentes au dessus de la plage de Trestraou, celle que nous voyons depuis l'appartement. Tout Ă  l’heure, lorsque mon mari a vu passer un parachute qui tombait droit sur la plage, il a cru que c'Ă©tait un parapente qui avait perdu le contrĂŽle.
Heureusement, non, il s'agissait d'un parachutiste qui avait pour objectif d’atterrir sur la plage. Il a rapidement Ă©tĂ© suivi d’un autre et encore un autre. Les parachutes se sont ainsi succĂ©dĂ©s pendant deux bonnes heures, larguĂ©s dans le ciel par un hĂ©licoptĂšre. Ma petite fille qui les regardait descendre avec excitation a semblĂ© craintive lorsque je lui ai proposĂ© de descendre sur la plage pour mieux les admirer.
- J’ai peur qu’ils tombent sur ma tĂȘte, m’a-t-elle dit.
Nous sommes restĂ©s Ă  la maison Ă  les regarder depuis le balcon. Ce qui m’a le plus impressionnĂ© c’est leur vitesse, puis leur freinage tout en douceur, Ă  quelques mĂštres du sol. J’ai bien aimĂ© aussi leur technique des jambes qui se mettent Ă  courir dans le vide en prĂ©vision de l’arrivĂ©e sur le sable.
En tout cas, Ă  peine avait-il touchĂ© terre que le parachute Ă©tait immĂ©diatement mis en boule et enlevĂ© pour laisser la place au suivant. Est-ce que je me vois faire ça? Non, pas du tout. Je crois que je serai morte de trouille Ă  l’idĂ©e de sauter dans le vide. Enfin, c’était joli, leurs voiles multicolores tourbillonnant dans le ciel bleu.
Mon pÚre a réussi à en prendre un en photo, je vous la livre avec ce podcast.


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Il fait beau en Bretagne

Author: Laetitia
Tue, Jul 1, 2008


Chers auditeurs, me voici de retour sur les ondes. Comme l'année dernière, je vais passer l&aposété en Bretagne, à Perros-Guirec. Pendant les deux dernières semaines, j&aposétais aussi en Bretagne, mais dans le Finistère sud, à La Forêt Fouesnant. Nous avons eu deux semaines de soleil, c&aposétait bien agréable.
Parmi les événements qui ont marqué ces deux semaines, il y a eu le mariage de ma soeur, à Perros-Guirec (nous nous sommes déplacés du Finistère pour l&aposoccasion). C&aposétait une très belle fête. J&aposétais très contente de voir aussi mon frère, sa femme et leur fille qui sont venus d&aposAllemagne pour l'occasion.
La cérémonie du mariage a eu lieu à la mairie de Perros, puis les mariés sont sortis et on leur a lancé du riz! Nous avons fait une photo de groupe sur les marches de la mairie. Ensuite, nous nous sommes retrouvés à Ploumanac&aposh pour le dîner. Le restaurant donnait sur la mer et les rochers. Un paysage de rêve! Bien sûr, le dîner s&aposest terminé par la traditionnelle pièce-montée. Un croquembouche c&aposest-à-dire des petits choux remplis de crème pâtissière, recouverts de caramel et montés en pyramide.
Un autre événement fût notre rencontre avec Jean Failler, le célèbre auteur de romans policiers bretons. Très pris par son actualité littéraire, il n&aposavait pas pu me promettre de me rencontrer cette année. Mais lorsque nous nous sommes rendus à l&aposIle-Tudy (parce que c'est un endroit que nous trouvons très beau), une voiture nous a barré le chemin devant la mairie. Au volant, Jean Failler! Nous sommes allés boire "un jus" comme on dit par ici.


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Posdact réparé

Author: Laetitia
Fri, Jun 13, 2008


Cela n’a pas été une semaine comme les autres à cause des ennuis avec le podcast. Comme vous avez pu le constater, le podcast est à nouveau disponible sur iTunes et nous devons cela à un auditeur du podcast qui s’appelle Vlad et qui habite Moscou. J’en profite pour le remercier à nouveau et surtout le remercier de sa patience et d’avoir pris la peine de tout m’écrire en français .
Vlad a cherché pour moi comment réparer mon flux RSS, il l’a réparé à l’aide de quelques lignes de programme informatique et l’a mis à ma disposition en ligne.
Intégrer les nouveaux fichiers a été plus difficile pour moi (je ne suis pas très douée en informatique). Finalement, j’ai écrit à Libsyn qui héberge mon podcast et je leur ai dit tout ce que Vlad avait fait. Ils ont utilisé son travail et voilà!
Je remercie aussi toutes les personnes qui m’ont écrit cette semaine. Je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde, mais je le ferai... dès que je serai rentrée de vacances!
Et oui, je pars demain matin en Bretagne, à La Forêt-Fouesnant dans le Finistère Sud. Mes bagages sont presque prêts.
Pendant deux semaines, je ne pourrai pas mettre de podcast en ligne car je n’aurai pas Internet, mais dès que je serai arrivée chez mes parents à Perros-Guirec (le 29 juin), je serai à nouveau sur les ondes et je vous ferai partager mon été en Bretagne.


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Le pique-nique

Author: Laetitia
Tue, Jun 10, 2008


Vous êtes très nombreux à m’avoir écrit à propos des difficultés de téléchargement des derniers podcasts et je vous en remercie. J’ai contacté Apple, j’ai écrit à un collègue podcasteur, j’ai essayé différentes choses, je me suis arraché les cheveux, mais rien ne marche! le problème me dépasse. Si quelqu’un a une suggestion, je suis preneuse.
Je vous signale quand même que si vous cliquez sur “Obtenir l’épisode” dans la fenêtre du podcast sur iTunes, ça marche!

Le pique-nique
Le pique-nique au parc Montsouris s’est très bien passé et je remercie encore Curtis de m’avoir proposé cette petite fête dans un endroit si charmant. Nous avons oublié le temps d’un pique-nique, sous le feuillage protecteur d’un orme roux (d’après Michelle) que nous étions à Paris. Mes amis et voisins, dont je parle régulièrement dans le podcast, sont venus : Michelle, Jacques, Caroline et son mari ainsi que ses deux filles. Nous retrouvé Curtis, sa femme Aimée et leurs deux enfants au lieu de rendez-vous, près du bac à sable. J’étais très impatiente de rencontrer un auditeur! Le seul du pique-nique car vous êtes plus à l’étranger qu’à Paris.
Nous avons choisi notre emplacement, près d’un arbre et nous nous sommes installés. Un grand tapis vert de gymnastique nous a servi de buffet et chacun a mis ce qu’il avait apporté dessus. Que des bonnes choses! La célèbre salade de pommes de terre de Jacques accompagnée de bœuf cuit, la délicieuse salade au quinoa et aux pois-chiche d’Aimée (il faudra que je lui demande la recette), du saucisson, des radis, pleins de fromage différents mais pas de Camenbert. Ce qui a fait bondir Jacques “Quoi, un pique-nique français sans camembert! C’est une honte!”. Ben, je préfère le fromage de chèvre. Curtis et Aimée nous avaient gâté avec différents fromages : du Manchego, de la tomme d’Abondance, du Beaufort. J’avais apporté deux Valençay différents (vous savez, pour mon enquête). Et il y avait aussi beaucoup de douceurs, dont un succulent gâteau au chocolat, deux tartes aux fraises et une à l’abricot. Et du vin! choisi par mes soins. Un vin gris, un jeune Chinon et un vin blanc (mais la bouteille n’a pas été ouverte). Et bien sûr, aussi, très important, du pain! Ah, j’oubliais les chips bretonnes au sel de Guérande!
Nous avons beaucoup parlé... de ce que nous mangions en Français qui se respectent. Mais aussi de la vie. On s’est raconté des anecdotes. Les enfants ont joué. Felicia a pas mal pleuré. Le temps a vite passé. Finalement, c’était l’heure de partir. Nous nous sommes quittés en se promettant de recommencer l’année prochaine. A Londres, peut-être?


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Mai 68

Author: Laetitia
Thu, Jun 5, 2008


Je sais, nous sommes en juin et l’anniversaire des événements de mai 68 en France est passé. Qu’est-ce qu’il en a été question cette année de 68 en France! Surtout que notre président en avait fait un de ses thèmes de campagne “il faut liquider 68”. Pff, quelle sottise, 68 a permis plein de choses. Justement, j’en parlais tout à l’heure avec mon père au téléphone. Nous avons évoqué quelques souvenirs.
- Au fait, vous avez fait quoi avec Maman en 68?
- On n’ a pas pu participer parce que Catherine était enceinte (elle attendait mon grand frère), cependant on lisait les journaux avec avidité. Les photos de la rue Gay Lussac après la nuit des barricades étaient incroyables. On passait aussi la journée et la nuit pendus à la radio. Les reportages étaient haletants. J’allais travailler avec ma 2 CV et je passais devant les ouvriers en grève des usines Citroën. Je leur donnais une pièce parce qu’ils avaient fabriqué ma voiture. Elle était d’ailleurs très économe et j’ai pu rouler longtemps sans faire le plein (d’essence).
Mon mari, qui était déjà né en 68, a lui aussi quelques souvenirs. Il se souvient des longues files de voitures qui faisaient la queue à la station service.
Moi, je n’étais pas encore née, mais j’aurais bien aimé y être. ça devait être passionnant. J’ai l’impression qu’en quelques jours on est passé d’une ambiance triste et déprimante à la liberté.


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Des travaux en perspective

Author: Laetitia
Wed, Jun 4, 2008


Aujourd’hui, j’ai reçu un peintre chez moi pour un devis car nous avons décidé de faire repeindre notre cuisine. C’est mon voisin Jacques qui m’a très aimablement donné les coordonnées de ce monsieur.
Le monsieur est arrivé à l’heure ce qui fait toujours très bonne impression. Je lui ai expliqué les travaux que nous comptons réaliser dans la cuisine. Il a jeté un œil à l’état des murs et m’a dit que pour éviter les micro fissures dans les murs (elles sont apparentes) il allait appliquer un revêtement pour les faire disparaître et ensuite peindre par dessus.
- Voulez-vous que le revêtement soit apparent ou non apparent?
- Je pense que non apparent sera mieux.
- Je pense aussi.
Nous avons ensuite parlé du carrelage sur les murs.
- Je ne suis pas sûr de pouvoir retrouver les mêmes carreaux que ceux de votre cuisine. Est-ce qu’il vous en reste quelques uns?
- Non, malheureusement. Il faudra tout changer, alors?
- Oui.
Ensuite, il a pris les mesures de la pièce.
Puis, il a noté mon adresse e-mail pour me faire parvenir un devis.
- Voulez-vous un devis officiel ou non officiel? (comprenez “au noir”).
- Euh, officiel, je pense.
Il a eu l’air un peu surpris. Mais grâce à moi il aura des points pour sa retraite.


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Chapeau

Author: Laetitia
Tue, Jun 3, 2008


Pour ceux qui ont suivi le podcast depuis un certain temps, ils se souviendront certainement des démêlés de mon boucher avec ses actionnaires.
Mon boucher “star” qui porte un chapeau et que j’ai surnommé “Chapeau” avait fait entrer dans son capital des actionnaires afin de pouvoir créer d’autres magasins. Mal lui en a pris car après un conflit avec ses actionnaires, il s’est retrouvé sans rien, pratiquement à la rue, sans domicile et sans boutique.
Au mois de novembre, peu avant d’accoucher, je lui avais rendu visite dans sa petite boucherie parisienne qu’un ami lui prêtait et il m’avait demandé de lui écrire une lettre de soutien. Il allait tenter de convaincre les actionnaires de lui rendre sa boutique.
Depuis, je suis passée plusieurs fois devant sa boutique, près de chez moi et pas de traces de Chapeau.
Mais... samedi dernier, après être passée à la bonne boulangerie acheter du pain et une tarte aux fraises (je suis toujours accro), suivant mon mari quelques mètres derrière parce que je m’étais arrêtée pour jeter un coup d’œil à la vitrine de la librairie, je vois que mon mari est arrêté devant la boucherie et m’attend avec un grand sourire.
J’ai tout de suite compris. Vous aussi, n’est-ce pas? Chapeau est de retour! Je suis entrée lui dire bonjour et je peux vous dire que le bonheur d’être dans sa boutique, d’avoir retrouvé son chez lui, se lisait dans son regard. “j’ai gagné, m’a-t-il dit, mais ça a été dur”.
annonce pique-nique. Pour le pique-nique du 8 juin à Paris, vous trouverez tous les détails en anglais, sur mon site, grâce à Curtis que je remercie au passage. Venez nombreux!

Le pique-nique, les détails....
Lieu : Parc Montsouris is in the 14th arr.

Date et heure : dimanche 8 juin à 11 heures

It is disected by the RER tracks into an upper and lower park.

We'll meet at the upper part of the park by the the sandbox or by the trees across from the sandbox. There is a food stand just nearby. You are at the wrong sandbox if you see the pond and the ducks. Walk up the steps use the bridge to cross the RER tracks.. and go to you right.

Bring a picnic -- nothing fancy. And games -- balls, badmitton etc.


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PremiÚres cerises et Valençay

Author: Laetitia
Thu, May 29, 2008


Hier, après les abdos et une tétée rapide, j’ai filé au marché faire quelques courses. Chez le marchand de fruits et légumes, j’ai acheté mes premières cerises de l’année, “les premières de la région” m’a dit la marchande, vous savez celle qui est bien sympa. Elle m’a dit :
- Vous savez, cette année nous n’aurons pas beaucoup de cerises. Il n’y en a pas beaucoup. En plus, les pigeons les font tomber. Il ne les mangent même pas, il les font tomber des arbres, c’est tout. Si encore c’était des merles... Ah!
En tout cas, pour les avoir goûtées, ces premières cerises pas trop sucrées mais bien mûres avaient un goût délicieux.
Ensuite, je suis passée chez le fromager que m’avait indiqué mon voisin Jacques.
Comme vous l’aurez remarqué, je vais moins chez le fromager depuis que “mon” fromager est parti à la retraite. En fait, je n’accroche pas trop avec le monsieur qui le remplace. Je l’ai trop souvent surpris à médire des clients. Et puis, la dernière fois, il a fait comme s’il ne me connaissait pas. ça m’a déplu. Je change de crémerie! Alors, j’enquête. Mon fromage test sera le Valençay. Un de mes fromages préférés. Celui du fromager du marché était très bon, mais la vendeuse ne m’a pas demandé comment je le préférais. Dès qu’il sera terminé, j’essaierai un autre fromager. Bien sûr, je vous tiendrai au courant de mes investigations.


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Abdos

Author: Laetitia
Wed, May 28, 2008


Ce matin, j’avais rendez-vous pour ma première séance de rééducation post-natale chez madame la kiné super sympa qui a son cabinet à deux pas de chez moi. J’avais pris rendez-vous par téléphone la semaine dernière.
- Ah, oui, je me souviens bien de vous. Est-ce que votre fille a des cheveux?
C’est une blague entre nous parce que Micaela est restée sans cheveux pendant très longtemps.
- Oui! Enfin, mais je ne peux toujours pas lui faire des couettes. Dîtes-moi, est-ce qu’il serait possible de prendre rendez-vous pour la rééducation?
- Bien sûr. Est-ce que mercredi 10h30 vous conviendrait?
- C’est parfait. Merci.
Avec cette kiné on rit toujours beaucoup et on se raconte plein de choses (elle aussi a deux jeunes enfants) et les abdos passent plus ou moins en douceur.
Parmi les exercices que je dois faire, il y a celui-ci. Je suis sur le dos, une jambe fléchie, le genou légèrement remonté. Je tends l’autre jambe, la maintiens en l’air et effectue des cercles avec mes pieds, dix dans un sens et dix dans l’autre sens, puis je change de jambe. Vous croyez que j’aurai des courbatures demain?.


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FĂȘte des mĂšres

Author: Laetitia
Tue, May 27, 2008


Dimanche dernier, c’était la fĂȘte des mĂšres! Nous l’avons fĂȘtĂ©e, comme l’annĂ©e derniĂšre, chez ma sƓur et son fiancĂ© qui habitent Ă  Paris, dans le Ve (arrondissement).
PlutĂŽt que le traditionnel dĂ©jeuner, nous avons innovĂ© cette annĂ©e en organisant un brunch. C’est une suggestion que j’ai faite Ă  ma sƓur car ma grande fille va en gĂ©nĂ©ral faire la sieste vers 13h30 et devient vite bougon dĂšs qu’elle a sommeil. Ainsi, en commençant plus tĂŽt, je pensais que nous serions rentrĂ©s  pour la sieste.
Nous devions donc nous retrouver chez ma sƓur Ă  10h30. Le temps que mes parents arrivent (sĂ©parĂ©ment car ma mĂšre Ă©tait allĂ©e acheter des croissants dans une bonne boulangerie de l’Ile Saint-Louis) et nous avons vĂ©ritablement commencĂ© Ă  manger vers onze heures.
Quel Ă©tait le menu de notre brunch de fĂȘte des mĂšres?
Pour la partie breakfast : de la brioche, des croissants, de la baguette, de la confiture de myrtilles et de la confiture de mirabelles, et un marbré au chocolat.
Pour la partie lunch : du foie gras avec des toasts de pain briochĂ© accompagnĂ© d’un verre de Sauternes... sauf pour moi. J’ai juste trempĂ© mes lĂšvres dans le verre de mon mari. Un Selles-sur-Cher (hum, j’adore ce fromage!) et du Roquefort. Et enfin, du melon. Nous avons beaucoup ri d’ailleurs Ă  propos du melon car ce n’est pas vraiment la saison en France, mais c’était un melon Rouge-Gorge du Maroc! DĂ©licieux d’ailleurs.
AprĂšs nous nous sommes offert les cadeaux.


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Accueil vin

Author: Laetitia
Thu, May 22, 2008


Le jeudi c’est le jour de l’accueil jeux à la PMI. Nous y allons, mes filles et moi avec notre voisine, sa petite fille, qui a le même âge que ma grande fille, et son jeune garçon. Aujourd’hui, nous avions décidé de déjeuner ensemble. Ce n’est pas la première fois que nous faisons ça, c’est sympa et nos filles s’amusent bien ( et se disputent un peu aussi, surtout la mini poussette!)
En sirotant un délicieux jus de pomme fermier, nous avons parlé vin avec la maman.
- Il y a un bon caviste de l’autre côté de la gare, à côté de la fromagerie. Vous le connaissez?
- Oui, nous y allons souvent avec mon mari. En fait, mon beau-père est un passionné de vin. Il lui faut toujours des bouteilles spécifiques pour ses dégustations et ce caviste nous les a toujours trouvées.
- Il a gagné le prix du meilleur caviste d’Ile-de-France il y a quelques années. Enfin, nous allons souvent cave Augé à Paris parce que c’est sur le chemin du travail de mon mari.
- Hum, en tout cas, cela fait longtemps que je n’ai pas bu un aussi bon jus de pommes.
- Nous le rapportons de Bretagne. C’est un producteur qui fait aussi du très bon cidre.
- Nous aimons beaucoup le cidre aussi.
- A Perros-Guirec, il y a un merveilleux caviste à l’entrée du port. Il vend un cidre blanc fait à partir de pommes sans tanin. C’est étonnant et très bon. Vous connaissez?
La conversation s’est arrêtée là car nous avons dû intervenir pour séparer nos filles qui se disputaient la poussette.


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Message in a bottle

Author: Laetitia
Wed, May 21, 2008


Notre voisine du dessous est une personne âgée, gentille et complètement obsédée par le chat de nos voisins. Elle est persuadée qu’il vient faire ses besoins sous sa fenêtre et l’odeur (que jamais personne n’a senti) lui cause beaucoup de soucis. Je l’ai d’ailleurs surprise l’autre jour cachée derrière ses volets.
- Je guette le chat, m’a-t-elle dit en parlant doucement.
- Ah, bonne chasse alors!
Tout à l’heure, notre petite voisine de deux ans et demi a fait tomber son biberon par la fenêtre. J’étais à mon bureau alors je l’ai vu passer, sans réaliser de quoi il s’agissait exactement. J’ai ouvert la fenêtre pour jeter un œil. Au même moment l’interphone sonnait. C’était notre voisine du dessous, qui marche avec une canne, qui ne voit plus grand chose et qui est sourde comme un pot. Plus rapide que son ombre, comme Lucky Luke, elle avait déjà repéré le biberon (malgré la canne, la mauvaise vue, etc).
- Micaela a fait tomber son biberon!
- Non, ce n’est pas Micaela, c’est Elena.
- Ah, si vous voulez vous en servir comme démaquillant, je crois qu’il est
foutu.
- Merci!
Surréaliste, n’est-ce pas, comme conversation? En fait, plus j’y pense plus je crois que chacune de mes rencontres avec cette voisine était surréaliste.


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ImpĂŽts

Author: Laetitia
Tue, May 20, 2008


Ce matin, alors que je partais faire quelques courses avec mes deux filles, j’ai croisé l’homme de ménage qui s’occupe de notre résidence. C’est un monsieur très gentil qui vient de Tunisie. Il parle peu et il travaille beaucoup. Je lui demande toujours des nouvelles de sa petite fille qui va bientôt avoir un an.
Il m’a interpellée.
- Madame, je voulais vous poser une question. C’est à propos des impôts. Est-ce que pour les enfants il faut une fiche d’état civil?
- Non, pas dans mes souvenirs.
- Je peux vous montrer ma déclaration. Vous avez cinq minutes?
- Oui, bien sûr.
Il m’a rapporté la photocopie de sa déclaration et nous avons regardé ensemble ce qu’il devait écrire.
- Est-ce que vous pourriez l’écrire pour moi?
- Oui, vous n’avez qu’à passer me voir tout à l’heure. Je serai chez moi dans une heure.
Il est passé et entre temps j’avais vérifié à propos des fiches d’état civil. Non, aucune fiche n’était nécessaire.


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Tarte aux fraises

Author: Laetitia
Thu, May 15, 2008


Avec ce temps estival, j’ai eu envie d’une tarte aux fraises. Logique, non? En fait, pour être honnête la deuxième tarte de la semaine. Vous vous souvenez que, dimanche, Trevor nous a emmené dans une bonne boulangerie. Il m’avait vanté leur tarte aux fraises alors, bien sûr, j’en avais acheté une. Il faut dire qu’elle était très appétissante. Elle était bonne aussi, mais si grosse que j’ai dû la manger en deux fois. En fait, je l’ai trouvée presque trop riche. Une tarte pour un homme en quelque sorte. Beaucoup de pâte, une bonne couche de crème d’amande et de la crème pâtissière, le tout faisant au moins deux centimètres d’épaisseur.
Je préfère les tartes du pâtissier à 20 minutes à pieds de chez moi, vous savez celui qui fait de si bons palmiers. Il y a moins de pâte, moins de crème d’amande, mais le goût est très présent et il y a beaucoup de fraises.
Un comparatif s’imposait. J’ai donc emmené mes deux filles ce matin à l’autre bout de la ville chercher une tarte aux fraises. La plus grande dans la poussette et l’autre dans le porte-bébé. Toute une expédition!
Hum, je n’ai pas été déçue! Je préfère vraiment les tartes de mon pâtissier.


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Wifi

Author: Laetitia
Wed, May 14, 2008


Aujourd’hui, je n’avais pas envie de faire la sieste. J’ai donc profité de mes quelques heures de liberté pour découvrir comment utiliser le Wifi sur mon ordinateur portable. J’ai patiemment lu la documentation technique fournie avec ma “box”. ça avait l’air très simple. Je suis d’abord allée recopier les chiffres de ma clé WAP notés sur une étiquette en dessous de ma box. Opération rendue peu aisée parce qu’elle est située sous mon bureau. Ensuite, j’ai connecté airport sur mon portable (c’est un Macbook). Et j’ai obtenu une liste impressionnante de connexions possibles. Il s’agissait de toutes les boxes des alentours qui émettaient. J’ai repéré la mienne. J’ai saisi la clé WAP et bien sûr, j’ai eu un message d’erreur. J’ai recommencé, pensant que je m’étais peut-être trompée dans la saisie, mais non, j’ai à nouveau eu le message d’erreur.
J’ai alors repris la documentation technique.
- Ah, il faut que la diode clignote sur la box... Hum, voyons voir, non, la lumière est fixe. Ah, il faut que j’appuie sur ce bouton. Voilà.
Oh, miracle, j’ai retapé les chiffres de ma clé WAP et ça a marché! Voilà, je suis Wifi maintenant. Mais, j’utiliserai cela avec parcimonie, cela me fait un peu peur ces ondes qui transportent des gros fichiers en passant ni vues ni connues par toutes les cellules de mon organisme. Pas vous?.


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Zéro de conduite

Author: Laetitia
Tue, May 13, 2008


Dimanche matin, nous sommes allés à Paris, mon mari, mes deux filles et moi, pour faire une petite balade avec nos amis Canadiens Trevor et Natasha. Cela faisait une éternité que nous ne nous étions pas vus. Nous avions rendez-vous à 10 heures place de Bitche dans le dix-neuvième arrondissement, à deux pas de là où habitent nos amis.
C’était jour de marché et nous avons eu du mal à trouver une place pour garer notre petite twingo. Nous sommes arrivés légèrement en retard. Mais quelle joie de se revoir!
Cependant, Natasha était seule.
- Trevor n’est pas là?
- Non, il est encore au marché, il ne va pas tarder à arriver.
Le temps de discuter un peu (Natasha m’a montré le livre très intéressant d’un auteur Londonien), pour Micaela de faire un tour de toboggan et Trevor est arrivé.
Nous nous sommes promenés le long du bassin de la Villette. J’aime bien cette promenade, surtout quand il fait beau. On se croirait en vacances.
Cela faisait longtemps que je n’étais pas venue et je n’avais jamais vu le deuxième cinéma MK2. En fait, deux cinémas MK2 se font face chacun sur une rive du bassin. Un petit bateau fait la navette entre les deux rives et porte le nom suivant : “Zéro de conduite”.
Natasha ne connaissait pas l’expression. Je lui ai expliqué qu’auparavant on notait le comportement à l’école, la conduite, et qu’obtenir un zéro... ce n’était pas bien du tout. Mon mari a alors complété l’explication. C’est aussi le titre d’un film de Jean Vigo.
- Ah, c’est donc pour cela que le bateau s’appelle ainsi! me suis-je exclamé.
Nous avons continué notre promenade. Nos pas nous ont mené jusqu’à la boulangerie préférée de Trevor, celle de Boris Portolan, meilleur ouvrier de France. “Second best croissant in Paris”, selon Trevor.

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C'est presque l'été

Author: Laetitia
Thu, May 8, 2008


Cela fait plusieurs jours qu’il fait beau et chaud sur Paris. Les hirondelles sont là et les martinets aussi. Je les entends crier criiiiii criiiiiii le matin lorsque j’ouvre les yeux. J’aime bien ce changement de saison lorsque tout à coup il fait chaud et qu’on est presque en été, mais que les vacances ne sont pas encore là. C’est comme si le temps était plus long, comme les jours. Nous avons eu un printemps très pluvieux et tout le monde se plaignait du temps, avec un peu d’exagération bien sûr.
Bon, aujourd’hui, tout le monde s’est habillé en été : j’ai mis une jupe, j’ai sorti mes nu-pieds et j’ai fait de même pour ma grande fille. Elle a regardé toute étonnée ses nouvelles chaussures (nous les avons acheté il y a trois semaines).
- C’est à qui?
- A Micaela.
- Ah. Et c’est qui qui les a achetées?
- C’est Maman.
- Et avec qui encore?
- Papa.
- Et qui d’autre?
- Felicia.
- Et encore?
- C’est tout.
- Ah.
Parfois je me demande si ma fille ne sera pas inspecteur de Police!
Si vous souhaitez participer au pique-nique du 8 juin, n’oubliez pas de m’envoyer un e-mail.


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Changement d'offre

Author: Laetitia
Wed, May 7, 2008


Grâce à Eric, le mari de la cousine de mon mari, je vais faire des économies! Voilà, aujourd’hui, j’ai changé d’offre Internet. C’est lui qui m’a parlé d’une nouvelle offre de notre fournisseur Internet (nous avons le même). Pour dix euros de plus par mois, je peux avoir le Internet, le téléphone et la télé. C’est déjà ce que j’ai pour 29,90 euros par mois, mais l’intérêt de cette offre c’est que je peux attribuer à ma ligne de téléphone mon numéro de téléphone fixe et me débarrasser de mon abonnement France Télécom qui me coûte, lui, seize euros par mois. L’intérêt est que je garde mon numéro de téléphone fixe sur lequel je reçois tous mes appels professionnels.
Donc, une fois mes deux filles couchées pour la sieste, j’ai appelé le service clients de mon FAI (fournisseur d’accès Internet). Après dix minutes d’attente, j’ai enfin un “conseiller clientèle” au bout du fil.
- Madame, vous avez déjà changé d’offre le 1er mai.
- Non.
- Si, c’est ce qui est noté dans votre dossier. Vous avez pris un abonnement à Canal+.
- Non, pas du tout. C’est une erreur.
- Vous n’avez pas changé d’offre?
- Mais, pas du tout.
- Ah. Bon. Je vais vous passez un autre service.
Je vous passe les détails. Je suis restée un certain temps au téléphone. Mais heureusement, tout s’est bien terminé. Le seul ennui est que ce service nécessite l’interruption pendant huit jours de mon accès Internet... Je demanderai à mon voisin Jacques si je pourrai poster mes podcasts de chez lui.


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Mini vacances

Author: Laetitia
Tue, May 6, 2008


Ce week-end, nous avons profité du pont du 1er mai pour rendre visite à la cousine de mon mari. La cousine, son mari et leur petite fille habitent près de Reims. Nous leur avions déjà rendu visite au mois d’octobre l’année dernière.
La dernière fois, nous y étions allés en train. Maintenant que nous sommes quatre, nous avons préféré prendre la voiture.
Nous sommes partis vendredi matin. La veille au soir mon mari a réalisé que nos cartes routières avaient disparu de la voiture. Nous nous sommes donc basés sur les indications d’un site Internet. Vous savez, prenez telle route, tournez à gauche, suivez telle direction, etc. Un peu comme un GPS.
Bref, en suivant ces indications nous nous sommes perdus. J’étais super en colère. Je répétais hors de moi “ Ah, c’est la dernière fois qu’on utilise ce site! C’est nul ce truc!”.
Nous sommes quand même arrivés à peu près à l’heure prévue. Avec le beau temps nous avons passé un super week-end : les maris ont joué à la pétanque, nos filles ont fait de la balançoire, nous avons déjeuné dehors, lu des histoires dans l’herbe, fait de belles siestes et de jolies promenades.
Et nous avons eu un cadeau supplémentaire. Dimanche matin, alors que nous nous préparions à partir, Eric, le mari de la cousine, nous appelle.
“Venez voir!”. Il y avait dans le ciel à quelques mètres seulement au dessus de nos têtes une magnifique montgolfière! Je ne sais pas vous, mais moi je rêve de faire un petit vol en ballon.


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Dansons la capucine

Author: Laetitia
Thu, May 1, 2008


Bonne fête du travail à tous!
Tout à l’heure, j’ai fait une petite surprise à ma fille. En ce moment, elle adore danser la capucine. Toutes les occasions sont bonnes, surtout le soir avant d’aller au lit. “Encore une fois!”. J’ai fait une recherche sur Internet parce que je ne rappelais plus du dernier couplet de la chanson. Et c’est ainsi que j’ai trouvé un site qui diffusait un petit extrait de la chanson chantée par des enfants. J’ai demandé à ma fille de s’approcher de l’ordinateur et j’ai mis en route la musique. Elle m’a regardé toute surprise, puis m’a demandé : “c’est qui?
- Des enfants qui chantent.
- Ils sont où?
- Ils sont cachés dans l’ordinateur.
- Oh. Encore!”
Dansons la Capucine
Y’a pas de pain chez nous,
Y’en a chez la voisine,
Mais ce n’est pas pour nous,
You!
J’ai par la même occasion découvert l’origine de cette chanson qui était chantée au Moyen-Âge, à l’époque de la grande peste, pour conjurer le sort. La ronde que nous faisons lorsque nous la chantons aurait pour origine les rondes que faisaient les moines capucins pour ramasser les corps des morts. Brrr. Et la pauvre voisine de la chanson, elle a du pain, mais aussi la peste. Si ma petite fille savait, je crois qu’elle en ferait des cauchemars.
Je termine par une annonce spéciale. Cela me ferait plaisir de vous rencontrer, vous qui m’écoutez et qui êtes sur la région parisienne, à l’occasion d’un pique-nique.
Il faut trouver une date. Je vous propose le dimanche 8 juin. Vous pouvez me confirmer votre présence par e-mail à frenchday@gmail.com


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Radio du bassin

Author: Laetitia
Wed, Apr 30, 2008


Aujourd’hui, j’avais rendez-vous au centre de radiologie pour faire faire à mon bébé la radio du bassin des quatre mois. Elle a déjà quatre mois! Que le temps passe vite! J’étais déjà allée dans ce centre deux ans plus tôt pour ma première fille et je n’en avais pas un très bon souvenir.
Premier cap à passer, les secrétaires de l’accueil qui parlent comme des automates à force de répéter la même chose toute la journée, tous les jours.
- Bonjour Madame, vous avez rendez-vous?
- Votre carte vitale, s’il vous plaît.
- Asseyez-vous, on va vous appeler.
Plusieurs dames d’un certain âge sont là pour des mammographies. La secrétaire automate leur demande à chaque fois bien fort :
- Vous avez emmené votre dernière mammographie?
Je trouve que c’est une façon peu discrète de parler d’un examen qui traite d’une partie intime de la femme devant des inconnus. Je me dis que la secrétaire pourrait dire vos “derniers clichés”.
Une jeune femme vient nous chercher. L’examen se passe bien. Mon bébé est tout sourire. Je dois ensuite attendre au bout du couloir pour voir le docteur. Il y a des posters encadrés au mur, tous du même artiste : Thomas McKnight. Un des tableaux représente un golf au bord de la mer. Je me demande qui cela peut faire rêver à part un golfeur. Justement, je crois que j’ai trouvé le golfeur en question. C’est le docteur , en gilet Lacoste.
- La radio du bassin, c’est bon, me dit-il. On va vous apporter ça. Pour la radio du doigt vous venez avec moi.
Très golfeur, très français, pas très sympa. J’attends donc devant le tableau. Puis, au bout d’un moment, je me lève pour bercer mon bébé. A ce moment-là passe la dame en blouse blanche qui a pratiqué la radio de mon bébé.
- Madame, ce n’est pas ici qu’il faut attendre, mais à l’accueil.
Merci le golfeur de m’avoir fait perdre du temps!.


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Un voyage interminable

Author: Laetitia
Tue, Apr 29, 2008


Avez-vous lu cette nouvelle d’Italo Calvino intitulée “La fourmi argentine”? Un couple plonge dans l’enfer en emménageant dans sa nouvelle maison qui est envahie par les fourmis... puis, à la fin du texte, tout est oublié grâce à une excursion au bord de la mer.
Dimanche soir, ma fourmi argentine s’appelait TGV. Nous étions à Lyon ce week-end pour rendre visite à la famille de mon mari. Le voyage à l’aller s’est très bien passé. Ma petite fille de deux ans a été sage comme une image et la plus petite a dormi, souri, un peu pleuré et à nouveau dormi.
Le retour fut une autre histoire. Nous nous installons dans le TGV à Lyon Perrache, mon bébé se met à pleurer. Ma petite fille veut courir partout. Les lumières s’éteignent puis s’allument, puis s’éteignent, puis s’allument. Le temps d’attente me semble long. Enfin, le contrôleur annonce qu’il ne faut ni entrer ni sortir car les deux rames TGV vont être décrochées puis raccrochées. On voit passer des agents de la SNCF avec des talkie-walkies. Il s’entretiennent avec les contrôleurs. Puis nouvelle annonce. A cause d’une “panne technique” le train est retardé. Le retard est indéterminé. L’annonce a un effet catastrophique sur mon bébé qui se met littéralement à hurler. Mon mari descend sur le quai pour aller aux nouvelles. Il rentre et nous dit : on doit descendre et monter dans l’autre rame. Ils vont mettre une nouvelle rame à la Pardieu (il y a deux gares TVG à Lyon).
On se dépêche de prendre nos filles et nos bagages. J’ai peur d’oublier quelque chose. Ma petite fille de deux ans décrète qu’elle ne veut pas marcher! On la tire un peu. On s’installe dans l’autre rame. Le train part. Dix minutes plus tard, rebelotte. On quitte la rame pour s’installer dans l’autre rame. Mon bébé n’en peut plus. Le train part et je quitte le wagon pour marcher dans le couloir. Mon bébé s’endort... une petite demi-heure. Pour pleurer de plus belle ensuite. J’ai cru que je n’allais jamais voir la fin de ce voyage! Quand après le métro et le train de banlieue nous arrivons enfin chez nous, je lève les yeux au ciel et remarque des oiseaux qui dansent dans le ciel bleu.
- Regarde! Les hirondelles sont arrivées!.


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Pain PoilĂąne

Author: Laetitia
Thu, Apr 24, 2008


C’est ma période madeleine de Proust! Cette fois, c’est à cause d’une tranche de pain Poilâne. Vous connaissez le pain de ce fameux boulanger parisien qui est distribué aussi au Monoprix à côté de chez moi. Je n’avais pas envie d’une baguette hier alors j’ai acheté un quart Poilâne tranché (ce pain est confectionné sous forme de miche).
Je me suis servie dans le rayon, mais il y a quelques années je me rendais directement à la boulangerie Poilâne. Elle était sur le chemin que j’empruntais pour rentrer du bureau. Ce n’était pas le chemin le plus court, mais je l’aimais bien car j’empruntais la ligne 6 du métro qui est aérienne. Quand je voulais acheter du Poilâne, je marchais jusqu’à la boulangerie. J’achetais du pain et des petites tartes aux pommes délicieusement bonnes... Puis je prenais le métro. J’aimais bien lorsque le métro passait au dessus de la Seine, je regardais la tour Eiffel, le dôme des Invalides, en grignotant une tranche de pain et en m’imaginant déjà au petit-déjeuner. Hum, une belle tartine de pain Poilâne avec du beurre et de la confiture de framboises.

A la même époque, j’ai eu l’occasion de participer à une visite de la manufacture de Bièvres, là où sont fabriqués les pains Poilâne distribués en région parisienne et à l’étranger. Un bâtiment rond où chaque boulanger à son petit espace et son four à bois pour préparer les miches, en trois huit. Les fours étaient alimentés par une réserve centrale de bois. Une pièce gigantesque, impressionnante. C’était une visite mémorable. Lionel Poilâne en personne faisait le guide. Il est mort il y a quelques années dans un accident d’hélicoptère. C’est sa fille maintenant qui a repris l’entreprise.
Hum, il y a tant dans le simple goût de levain d’une tranche de pain.


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Cours d'informatique

Author: Laetitia
Wed, Apr 23, 2008


Mon amie Michelle a acheté un ordinateur il y a quelques semaines. C’est son premier ordinateur et elle se débrouille comme une chef... Cependant, elle avait quelques questions surtout à propos du logiciel de traitement de texte. Celui-ci voulait absolument lui imposer une majuscule au début de chaque nouvelle phrase. Elle m’a appelée au téléphone ce matin pour savoir s’il y avait un moyen de le contrer.
- Oui, je sais que c’est possible, mais je ne m’en souviens pas là. Est-ce que tu veux que je passe te voir tout à l’heure?
- D’accord. Je t’attends.
- Je viens dès que Felicia est réveillée.
Vers 17 heures, mon bébé et moi sommes allées rendre visite à Michelle. J’ai déposé Felicia sur son tapis de jeu et je me suis installée à côté de Michelle.
- Alors, est-ce que tu vas faire un miracle?
- Je crois, oui! Tu vas dans le menu “outils”. Tu cliques sur “correction automatique”. Voilà, tu décoches la case “Majuscule en début de phrase”.
- C’est tout?
- Oui, c’est tout.
- Tu sais depuis combien de temps je me bats avec ce truc?
Depuis, Michelle m’a surnommée “la fée ordi”!.


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Rendez-vous Ă  Brick Lane

Author: Laetitia
Tue, Apr 22, 2008


Vendredi soir, je suis allée au cinéma avec mes amies Michelle et Caroline. Nous nous sommes retrouvées en bas de chez moi par une pluie battante.
Nous avons marché sous la pluie pendant tout le trajet jusqu’au cinéma, Caroline et moi sous mon parapluie, Michelle devant sous son propre parapluie. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas sorties toutes les trois.
Nous sommes arrivées complètement
trempées au cinéma. On s’en souviendra longtemps. En plus, nous étions un peu en retard, tout le monde était déjà installé.
C’était une soirée un peu particulière. Des critiques de cinéma avaient été invités pour débattre avec le public après la projection du film.
Michelle s’est fait reprocher de parler trop fort par une dame devant elle.
- Vous pourriez parler moins fort!
ça nous a fait rire Caroline et moi comme des
ados. On s’est bien moqué de Michelle...
Puis le film a commencé. Il s’agissait de “Rendez-vous à Brick Lane”. Le film nous a beaucoup plu et nous a beaucoup émues. Il pleuvait toujours lorsque nous sommes sorties du cinéma, mais nous sommes rentrées doucement, échangeant nos impressions, encore sous le charme du film.
Dans le film, il y avait justement une scène avec un arbre en fleurs d’où tombait une pluie de pétales roses. Exactement comme celui que je vois de ma fenêtre au moment où j’écris ces lignes...


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Une visite amicale du Japon

Author: Laetitia
Thu, Apr 17, 2008


Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la jeune femme japonaise qui a traduit un de mes livres en japonais. C’était la deuxième fois que nous nous rencontrions et j’étais très heureuse de la revoir.
Noriko, c’est son nom, était de passage à Paris après un séjour en Bourgogne. Elle travaille dans une société d’importation de vins et se rend une à deux fois par an en France afin de rencontrer des vignerons. Elle m’a parlé de ses dégustations et pour moi qui suit à l’eau depuis trois ans, pour cause de grossesse et d’allaitement, l’écouter a fait souffrir d’envie mes papilles!
Dans la conversation, je lui ai dit que j’avais récemment lu un manga intitulé en français “Le gourmet solitaire”. Dans ce livre, on suit les repas dans divers endroits (restaurants, bars, troquets, etc) d’un homme d’affaires japonais. Chaque repas est écrit et dessiné comme une petite nouvelle. Ce livre m’avait beaucoup plus. Noriko, elle m’a parlé d’un manga très célèbre au Japon dont le héros est sommelier. Le titre en français est “Les gouttes de Dieu”.
Je crois que c’est à ce moment-là qu’elle m’a parlé de son apprentissage de la dégustation du vin et de la comparaison qu’avait fait son professeur entre le vin et les madeleines de Proust.
- Mais vous savez que nous sommes à quelques pas seulement de l’immeuble où a habité Marcel Proust. Voulez-vous que nous y allions?
C’est ainsi que nous nous sommes rendues Boulevard Haussmann.
Noriko reviendra peut-être au mois de décembre. Nous nous sommes promis d’assister à une dégustation chez Augé. La célèbre cave où Marcel Proust allait acheter son vin.


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Non! non! non.

Author: Laetitia
Wed, Apr 16, 2008


Ma fille, deux ans et quatre mois, découvre le pouvoir du non et en abuse. Elle l’utilise de différentes manières selon les circonstances. Il y a le “non” tout simple. Le “nooooooon” plus insistant. Il y a le trop mignon “non, non, non” qui me fait rire.
Aujourd’hui, j’ai découvert une autre variante. Nous étions à table. Micaela allait enfin pouvoir goûter ce petit plat préparé devant elle qui la faisait grandement saliver depuis vingt minutes. Elle a assisté à toutes les étapes d’une recette de cuisine, version bébé quand même. J’étais certaine que ces épinards à la sauce béchamel allaient lui plaire. Je lui ai même fait tourner la cuillère dans la casserole de la “sauce blanche”, du centre vers l’extérieur, toujours dans le même sens. Dans son assiette, les épinards finement hachés étaient bien noyés dans la sauce. J’étais vraiment sûre de mon coup. Ah, ah, je me voyais déjà disant fièrement à ma mère “Tu sais quoi, Micaela aime les épinards”! Premier coup de fourchette dans la petite assiette. Mince, elle n’a pris que de la sauce. Grand sourire. Deuxième coup de fourchette, cette fois avec des épinards. Je mange de mon côté, un grand sourire également aux lèvres. Mais après quelques secondes le verdict tombe, les épinards ressortent de la bouche de ma fille.
- Non, c’est pas bon.


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Clémentines

Author: Laetitia
Tue, Apr 15, 2008


Ma sœur est allée passer quelques jours dans le Luberon et elle m’a ramené de son séjour un bocal de clémentines confites de chez Bono à Carpentras. Le pot est si beau, les clémentines si colorées et appétissantes que chaque jour je ne peux m’empêcher de l’admirer. Je ne l’ai pas encore ouvert.
Aujourd’hui, j’ai eu ma petite séance habituelle d’admiration devant ce pot et à la vue des clémentines un souvenir a soudain envahi mon esprit. Un peu comme Marcel Proust a retrouvé le souvenir de son enfance en dégustant une madeleine trempée dans une tasse de tilleul.
C’était il y a quelques années, au début de mon activité d’édition. Ce jour-là, je rendais visite à mon ami Pierre qui tenait un magasin de vin dans le IXe arrondissement de Paris. Je venais pour donner des nouvelles et discuter cinq minutes. Soudain, il me dit “il faut que je te fasse goûter quelque chose”. Nous avons quitté la boutique pour nous rendre à côté chez la marchande de chocolats. C’était la première fois que je rentrais dans cette boutique. Je fus tout de suite sous le charme de ce magasin ancien et complètement surprise par la marchande : une femme qui avait l’âge d’être ma mère habillée comme une petite fille avec des nattes, un chemisier blanc sous un pull bleu marine, une jupe écossaise et des petites socquettes blanches. Mais attention, c’était un sacré personnage, pas du tout une petite fille.
Ce que Pierre souhaitait me faire goûter était un mandarin, une clémentine confite à moitié recouverte de chocolat noir. Un mandarin ne se grignote pas par petits bouts, non, on met tout dans la bouche, on croque et c’est merveilleux!
Je ne sais pas si ce magasin de chocolats existe encore... mais le souvenir du mandarin est éternel!
Le site de la confiserie Bono :
http://www.confiseriebono.fr


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Balade nocturne

Author: Laetitia
Thu, Apr 10, 2008


Hier soir, impossible de calmer mon bébé. Elle pleurait à fendre l’âme. Au bout de deux heures, je l’ai mise dans le porte-bébé et je suis sortie me promener en pleine nuit. Il faisait froid, ça sentait bon l’hiver. Au bout de ma rue, j’ai croisé ma voisine Marie-Christine qui rentrait et qui m’a proposé de m’accompagner.
- Où veux-tu aller?
- Je pensais aller regarder la carte du nouveau restaurant à côté de la crêperie.
C’était drôle de se promener ainsi.
Marie-Christine était allée chez Gibert Jeune et avait acheté quelques livres qu’elle me montra rapidement en marchant.
Gibert Jeune est une grande librairie à Saint-Michel qui vend des livres neufs et d’occasion. J’adore y aller. Enfin, ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. Quand on cherche un livre, on est certain de le trouver “chez Gibert”.
Marie-Christine a sorti de son sac une veille édition d’un dictionnaire pour enfant “Mon premier Larousse en images”.
Elle l’a ouvert et, oh, j’ai reconnu les images.
- J’avais le même quand j’étais petite, ça me fait tout drôle de le voir!
C’était vraiment étrange, je me suis revue feuilletant ce livre que j’aimais beaucoup, mais que j’avais complètement oublié.
Nous sommes arrivées devant le restaurant. La carte n’était pas très intéressante. Felicia s’était endormie, bien au chaud sous son bonnet. Nous sommes rentrées. Il y avait des fenêtres allumées et j’ai aperçu quelques intérieurs de maison, deux étudiantes qui travaillaient installées dans leur cuisine, un jeune homme qui faisait de l’ordinateur. Nous avons aussi croisé un petit chat qui se faufilait sous les voitures.
En rentrant à la maison, mon bébé, calmée a fait une belle tétée et a dormi toute la nuit. Je crois que je ne suis pas la seule a avoir apprécié cette balade nocturne.


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Souvenirs de vaches

Author: Laetitia
Wed, Apr 9, 2008


Aujourd’hui, j’ai eu mon amie Michelle au téléphone. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivées là, mais nous nous sommes racontés des souvenirs de vaches. Michelle adore les vaches, surtout leurs jolies robes.
Je lui ai raconté un souvenir qui date de quelques années et qui explique pourquoi les vaches me font plutôt peur.
Nous étions mon mari et moi en promenade à l’Ile-Tudy, en Bretagne. Nous empruntions un chemin dans les terres, à droite il y avait un pré et à gauche un petit bois. Nous marchions en nous parlant doucement, lorsque j’ai remarqué un petit troupeau de vaches au fond du pré, qui paissait tranquillement à l’ombre d’un arbre. Soudain, une des vaches s’est mise à agiter sa grosse tête de haut en bas puis s’est dirigée vers nous d’un pas rapide, entraînant derrière elle le reste de la troupe.
- Les vaches se dirigent droit sur nous! ai-je dit à mon mari.
Je jetai un coup d’œil au malheureux fil de fer qui servait de barrière.
- Qu’est-ce qu’on fait!
- On continue à avancer sans les regarder, m’a répondu mon mari.
Nous avons avancé jusqu’au bout du pré, là où commençait le bois. Il ne nous est rien arrivé, mais j’avais eu si peur que mes genoux s’entrechoquaient.
Il avait plu la veille, le chemin dans le bois était boueux. Comme il était hors de question que je fasse demi tour et repasse devant les vaches, nous avons marché dans la boue et j’ai gâché mes chaussures toutes neuves. Ah, ces vaches, je m’en souviendrai longtemps!


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Neige

Author: Laetitia
Tue, Apr 8, 2008


Hier matin, sitôt libérée de son lit à barreaux, ma petite fille s’est précipitée comme tous les matins dans la cuisine pour prendre le petit-déjeuner en criant “j’ai faim, j’ai faim”. Arrivée dans la cuisine, elle a grimpé sur sa chaise et a regardé par la fenêtre pour voir si elle pouvait apercevoir un chat en balade. Oh surprise! “Maman regarde! C’est quoi?
- C’est de la neige.
- De la neige?
- Oui, c’est comme de la pluie, mais c’est blanc (c’était le matin, je venais de me réveiller, c’est la meilleure explication que j’ai pu trouver).
- Je veux marcher sur la neige!
- Tout à l’heure, quand tu auras mangé tes tartines.”
Malheureusement, une heure plus tard, la mince couche de neige qui était tombée pendant la nuit de lundi à mardi avait déjà fondu.
Mais, elle n’avait pas fondu dans l’esprit de ma petite fille.
Après une journée bien remplie : premier poisson pané au déjeuner, visite de sa mamie l’après-midi, séance de “Dansons la capucine” sur le palier avec sa petite voisine, la première chose qu’elle a dit à mon mari lorsqu’il est rentré hier soir fût : “Papa, je veux marcher sur la neige!”.
J’imagine même qu’elle en a rêvé la nuit, qu’elle s’imaginait marchant dans la neige, toute joyeuse de chaque pas posé sur le tapis blanc... Un rêve d’enfant.


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Pouvoir d'achat

Author: Laetitia
Thu, Apr 3, 2008


C’est le grand thème à la mode en France. On ne parle que de ça à la télé et à la radio. Et bien sûr, c’est le principal reproche qui est fait à notre président de la République : les Français veulent plus de pouvoir d’achat.
Hier, j’ai acheté chez le fromager deux galettes, vous savez ces crêpes à la farine de sarrasin que l’on fourre avec des œufs, du jambon, du fromage, etc. Elles sont fabriquées en Bretagne le mercredi et arrivent à Rungis le jeudi matin où mon fromager se les procure. Et bien sûr elles sont très très bonnes.
Quel rapport avec le pouvoir d’achat? Et bien, chaque galette coûte 1 euro et en rentrant à la maison, je réfléchissais à ce que l’on pouvait acheter avec 1 euro. Une galette pour un euro, ou deux éditions de Pariscope à quarante centimes, ou une édition du Parisien à quatrevingt-quinze centimes. Mais restons dans l’alimentaire. Pour moins de un euro, je peux acheter quatre yaourts nature, un petit avocat, un paquet de petits beurre ou une baguette de pain. Voilà la liste que j’ai fait dans ma tête.
Ensuite, j’ai repensé à la période où j’étais étudiante et où j’habitais en résidence universitaire. J’avais remarqué en faisant mes courses au supermarché qu’en multipliant le nombre d’articles achetés par dix francs, j’obtenais en gros le montant de mon ticket de caisse. Cette règle que j’avais appelé “la règle des dix francs” est restée valable très longtemps... jusqu’à ce que nous passions à l’euro. Elle aurait dû logiquement se transformer en “Règle des un euro cinquante”, elle s’est transformée ni vue ni connue en règle des deux euros. Et chez vous, avez-vous une règle pour votre porte-monnaie?


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Assemblée Générale

Author: Laetitia
Wed, Apr 2, 2008


Hier, je suis allée comme je vous l’ai dit à la garderie pour aller chercher ma fille et par la même occasion à la bibliothèque. Mais, le soir même, j’empruntais à nouveau le chemin pour me rendre à la garderie. A la nuit tombée?
Oui, la halte-garderie où va ma fille est une garderie associative, c’est-à-dire qu’elle est gérée par une association. Chaque parent dont l’enfant est gardé en est un adhérent. Et hier soir avait lieu l’assemblée générale de l’association.
Il n’y avait que quelques parents présents (beaucoup de mamans et deux papas), en plus des membres du bureau de l’association (la présidente, la secrétaire, la trésorière et quelques bénévoles) et des salariées de la garderie.
Nous étions réunis dans la grande salle de jeux, tous assis sur des toutes petites chaises. La présidente a lu le rapport moral qui a été approuvé par l’assemblée, puis la trésorière a fait le bilan de l’année écoulée et enfin le bureau a répondu à quelques questions.
Enfin, tous le monde s’est réuni pour le pot : quelques boissons et des gâteaux préparés le matin même par les enfants de la garderie. La directrice qui a beaucoup d’humour a dit “ je vous assure qu’aucun enfant n’a éternué dedans. Par contre, il y aura peut-être quelques coquilles d’œuf...”.


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A la bibliothĂšque

Author: Laetitia
Tue, Apr 1, 2008


Mon voisin Jacques m’a remis il y a quelques semaines le catalogue des DVD en prêt à la bibliothèque ou plutôt médiathèque, à quelques minutes à pieds de chez nous. Si ça t’intéresse, m’a-t-il dit.
J’avais à peine feuilleté quelques pages que j’étais convaincue de l’intérêt de m’inscrire, ce que j’ai fait quelques jours plus tard.
Pour l’inscription, j’ai amené comme je l’ai lu sur le site internet de ma ville : une pièce d’identité et un justificatif de domicile (une facture de téléphone a fait l’affaire). Une charmante dame a préparé ma carte et en a proposé une pour ma fille.
Ce jour-là, je suis repartie les mains vides car aucun des DVD qui m’intéressaient n’étaient disponible. Entre temps, j’ai découvert que je pouvais consulter en ligne le catalogue de la bibliothèque. Beaucoup de livres qui m’intéressaient en faisaient partie. Hum, hum. Evidemment, manque de chance, tous se trouvaient déjà prêtés ou bien dans une autre bibliothèque de la ville.
Zut.
La bibliothèque de mon quartier n’est pas ouverte tous les jours, mais elle est ouverte le mardi après-midi. Et je passe tout près lorsque je vais chercher ma fille à la garderie le mardi après-midi.
Hier, j’ai donc consulté le catalogue en ligne pour voir ce qui était de retour sur les étagères et, aujourd’hui, je suis revenue les mains chargées : un livre de Eva Almassy que je voulais lire depuis longtemps et un film de Michel Gondry que j’avais malheureusement manqué au cinéma : La science des rêves. Et bien sûr, deux livres pour ma petite fille ravie.


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Repas de crĂȘpes

Author: Laetitia
Thu, Mar 27, 2008


Dans le nouveau quartier proche de chez moi, celui où a ouvert la fameuse Biocoop dont je vous ai déjà parlé, deux restaurants ont récemment ouvert dont une crêperie.
Hum, des crêpes à quelques pas de chez moi, il fallait absolument que j’aille goûter ça. J’ai commencé par aller faire un petit repérage un après-midi en rentrant du parc. J’ai jeté un coup d’œil à la salle (petite et pas très bretonne : pas de bolées sur les tables) et au menu (classique, mais appétissant).
Il y a deux jours, j’ai dit à mon mari “ça t’embête si je propose à Michelle et Caroline d’aller manger des crêpes à la nouvelle crêperie?”. Bien sûr, ça ne l’embêtait pas. Michelle était partante et Caroline était en voyage d’affaires. Nous y sommes donc allées Michelle et moi hier soir.
Heureusement que j’avais pensé à réserver car la salle est si petite que nous n’aurions eu aucune chance d’avoir de la place.
Qu’avons nous pris? Michelle a pris une crêpe au reblochon et fromage de pays et moi une “complète” c’est-à-dire une œuf-jambon-fromage. Les crêpes préparées par les deux cuistots indiens qu’on voyait s’activer derrière le comptoir étaient bonnes. En tout cas suffisamment pour nous dépayser et oublier que nous étions au rez-de-chaussée d’un immeuble de bureaux.
En dessert Michelle a pris une crêpe au chocolat flambée au Grand Marnier et j’ai pris une crêpe à la confiture de framboise et à la crème Chantilly... Hum! un régal!
Cela m’a fait penser à Gisèle qui tenait une crêperie à Concarneau et qui a pris sa retraite depuis. Elle faisait à elle seule les crêpes pour une salle qui était bien deux fois plus grande que celle où nous étions. Elle était simplement aidée par une serveuse pour le service. Et nous n’avons jamais eu à attendre nos crêpes même lorsque la salle était pleine.
Ah, Gisèle, tu nous manques!


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Inscription validée

Author: Laetitia
Wed, Mar 26, 2008


Ce matin, les choses sérieuses ont commencé pour ma petite fille de deux ans et trois mois. Nous avions rendez-vous avec la directrice de l’école maternelle afin de “valider” son inscription pour la rentrée. Ce terme de “valider” est bien administratif. En vérité, la directrice de cette école souhaite rencontrer chaque enfant avec ses parents avant la rentrée afin de le familiariser avec l’école.
L’entretien dans le bureau de la directrice était tout de même suffisamment impressionnant pour que ma fille d’habitude coquine et bavarde ne dise pas un seul mot. Bien à l’abri sur les genoux de son papa, elle n’a cependant pas perdu une miette de la discussion.
Il a été question :
- des horaires de l’école : 8h30 - 11h30 puis 13h30 - 16h30
- de l’organisation de la journée : récréations, sieste l’après-midi
- des jours de classe : lundi, mardi, jeudi et vendredi
- de la “propreté” : le port des couches est interdit à l’école
- des activités en classe : peinture, collage, découpage, chansons, gymnastique, apprentissage de l’alphabet, du calcul, ...
- de la cantine : une fois par semaine pour ma fille. Il faudra aller acheter des tickets à la mairie.
- du jour de la rentrée : le 2 septembre 2008
Enfin, la directrice a terminé l’entretien par un baiser sur la joue de ma fille.
- A bientôt, Micaela. Inscription validée!
Et ma fille a dit de sa petite voix : au revoir. Et nous avons quitté le bureau de la directrice. Nous avons retraversé la cour d’école où les enfants jouaient, et nous sommes allés voir les trains passer.


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Chocolat de PĂąques

Author: Laetitia
Tue, Mar 25, 2008


Hum, tout à l’heure, je n’ai pas pu résister, je suis retournée dans la cuisine, je suis montée sur un tabouret et j’ai attrapé dans le placard un petit bout du poisson en chocolat que j’ai reçu pour Pâques. Merci Gaby! Quelle gourmande!
Samedi matin, je suis allée faire mes emplettes de Pâques chez le chocolatier que j’avais remarqué en allant chez le kiné. Et oui, les séances pour le pied de mon bébé ne sont pas terminées. Je continue à traverser la ville deux fois par semaine.
Donc, j’avais remarqué un chocolatier sur mon chemin. Une boutique très sobre, avec une vitrine
sans chichi. Contrairement à beaucoup de commerçants, ils ont fait leur décor de Pâques au dernier moment. Cette boutique était toujours vide quand je suis passée devant. Par contre, samedi matin lorsque j’y suis allée, elle était remplie de monde! Surtout des dames, des mamies venues acheter des cloches, poules, œufs ou poissons en chocolat pour leurs petits-enfants. Mais ce n’est pas la première chose que j’ai remarqué. Ce qui m’a frappé en entrant dans la boutique c’était l’odeur, la douce et forte odeur du chocolat noir. C’était magique!
Les jeunes vendeuses étaient gentilles et maniaient les précieuses pièces avec délicatesse.
- Je voudrais cet œuf, s’il vous plaît, a demandé une vieille dame.
- Vous souhaitez quelle friture? chocolat noir, au lait ou blanc? (la friture sont les petits chocolats en forme de poissons ou de coquillages)
- Chocolat noir, s’il vous plaît.
- Très bien, a dit la vendeuse, le temps de le remplir et je reviens.
La vendeuse a alors soulevé un rideau pour se rendre dans l’arrière-boutique et j’ai aperçu une apprentie “chocolatier” en tenue, blouse blanche et toque en forme de brioche, qui travaillait. Il y avait derrière ce rideau tout un monde que j’aurais bien visité!


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Visite Ă  la sage-femme

Author: Laetitia
Thu, Mar 20, 2008


Aujourd’hui était vraiment une belle journée. Nous sommes allés, mon mari, mes filles et moi rendre visite à la sage-femme qui m’a accouchée, il y a maintenant un peu plus de trois mois. Je lui avais promis de lui apporter les photos prises à la naissance : mon bébé, moi et la sage-femme, une photo de ma fille découvrant sa petite sœur...
La sage-femme était vraiment une jeune femme admirable, très à l’écoute, oui vraiment très à l’écoute, et aussi très gentille avec une petite pointe de dynamisme communicatif. J’étais très heureuse à l’idée de la revoir. Je lui avais préparé un petit album avec les photos et nous lui avions choisi un petit cadeau.
J’étais toute émue aussi de retourner à l’hôpital, de refaire le chemin en voiture jusqu’à la maternité.
A l’accueil, nous l’avons demandée et elle est arrivée.
- Oh, mais je vous reconnais! ça me fait plaisir de vous voir!
Nous nous sommes assis dans le hall et nous avons discuté. Elle était vraiment heureuse de revoir le bébé qu’elle avait mis au monde. Elle l’a pris dans ses bras et mon bébé lui a fait un grand sourire. C’était très mignon à voir.
Nous passé une bonne vingtaine de minutes ensemble. Apparemment, les parents sont peu nombreux à revenir, mais quand ça arrive, c’est très touchant pour la sage-femme. Le cadeau lui a beaucoup plu et elle m’a écrit un e-mail pour nous remercier. Je lui ai promis de lui envoyer régulièrement des photos de notre bébé.


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Comptabilité

Author: Laetitia
Wed, Mar 19, 2008


Invariablement, ça revient avec l’arrivée du printemps : chaque année, au mois de mars, je dois rendre ma comptabilité à mon association de gestion.
Cette association est chargée de vérifier que je tiens bien ma comptabilité. Pour cela, je dois remplir un immense tableau de quatre pages sur lequel je reprends, mois par mois, l’ensemble de mes recettes et de mes dépenses. Je dois additionner, soustraire, vérifier des égalités... bref, tout doit être parfait.
Sachant que tout cela prend du temps, j’avais préparé au maximum ma compta avant l’accouchement. Ainsi, j’ai pu rapidement me mettre à remplir ce fameux tableau. Chaque année, c’est la même chose, il y a une erreur quelque part. Et je reprends ma calculatrice, et j’additionne à nouveau, et je m’énerve, et je réfléchis et finalement je trouve.
Une fois ce grand tableau rempli, je peux remplir ma déclaration d’impôts en cinq minutes “top chrono” et ainsi déterminer mon bénéfice professionnel. C’est ce bénéfice qui servira de base au calcul de mes charges sociales : sécurité sociale, allocations familiales, retraite.
La photocopie signée et certifiée conforme à l’original de ma déclaration fait partie du dossier que j’envoie à l’association de gestion.
Mon dossier est examiné et si tout va bien je reçois en retour une attestation que je joindrai à ma déclaration fiscale. Lorsque l’on ne joint pas d’attestation, le calcul des impôts est automatiquement majoré de 25%! Aïe!


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Elections municipales

Author: Laetitia
Tue, Mar 18, 2008


Je suis de retour et en pleine forme! Je remercie chaleureusement ceux qui m’ont écrit pour me souhaiter un bon rétablissement. C’était très gentil de votre part.
Je tiens aussi à remercier Thomas grâce à qui j’ai pu réparer, il y a deux semaines, le flux RSS du podcast.
Dimanche avait lieu le deuxième tour des élections municipales dans ma ville. Le maire de ma ville, élu au premier tour en 2001, était en
ballottage. Il y avait quatre candidats au premier tour : le maire UMP, un candidat du Parti Socialiste, une candidate divers droite et un candidat du Modem (le centre). Le maire a obtenu au premier tour un peu plus de quarante pour cent des voix et les autres candidats respectivement 33,33 %, 12 % et 12%.
Le maire a commencé à se sentir franchement menacé lorsque les trois autres candidats ont décidé d’unir leurs listes pour le deuxième tour. Il faut dire que ce maire a très mauvaise réputation : très dépensier, mauvais gestionnaire et pire, des affaires pas très claires dénoncées par la presse.
Le tracte que nous avons reçu dans notre boîte aux lettres en fin de semaine trahissait ce sentiment de menace : d’après lui, en élisant un maire socialiste, nous étions sûrs de voir arriver dans notre quartier des logements sociaux qui nécessiteraient pour leur construction des expropriations. Traduire : vous habitez un quartier résidentiel, si vous voulez rester entre vous, votez pour moi.
Mon mari était très pessimiste sur le résultat des élections : “ici les gens sont très à droite, ils vont quand même voter pour le maire sortant”.
Moi, j’espérais qu’il avait tort. Mais après la déception des présidentielles et l’élection de Nicolas Sarkozy, je préférais imaginer le pire.
Dimanche soir, mon mari a regardé les résultats des élections sur Internet. Moi, je travaillais sur ma compta que je dois rendre mercredi.
- Il est élu!
- Qui ça?
- Le
type du PS!
Lundi matin, je me suis réveillée dans un ville qui avait basculé à gauche.


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Pas de podcast cette semaine

Author: Laetitia
Tue, Mar 11, 2008


Exceptionnellement cette semaine pas de podcast car je suis malade. Je vous donne rendez-vous mardi prochain!

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Des Annie dans ma vie

Author: Laetitia
Thu, Mar 6, 2008


En ce moment, je lis plusieurs livres à la fois : un roman policier italien et deux autres petits livres. Le premier de ces petits livres, je l’ai acheté parce que j’ai entendu un entretien avec l’auteur à la radio, un après-midi de la semaine dernière. Je l’ai trouvée très sympathique, drôle et en même temps douce. Elle racontait son travail d’auteur de nouvelles avec un naturel très plaisant. J’ai tout de suite eu envie de la lire. Il s’agissait de Annie Saumont et je me suis procuré un de ses recueils de nouvelles publié en poche.
Quelques jours plus tard, Mike, un auditeur du podcast m’a écrit à l’occasion d’un email qu’il lisait le dernier livre d’un auteur que je n’avais jamais lu. Passant à la librairie ce même jour pour m’acheter un second recueil de nouvelles d’Annie Saumont, j’ai recherché un livre de l’auteur dont m’avait parlé Mike. Un petit livre de cet auteur était disponible. J’ai lu quelques lignes au hasard du livre et cela m’a intéressé. C’est le deuxième petit livre que je lis. L’auteur?
Annie Ernaux et le titre du livre “La place”.
Ce matin, voyant ces deux petits livres posés l’un à côté de l’autre sur ma table de nuit, j’ai pensé au fait que leurs auteurs s’appelaient toutes deux Annie. Pour moi, une Annie c’est une femme entre cinquante-cinq ans et soixante-cinq ans. C’est Annie L professeur de physique en classe de terminale au lycée qui avait fait chavirer tous les cœurs masculins en jouant en short au tournoi de volley organisé entre profs et élèves cette année-là. C’est Annie que j’ai remplacée au cours d’une mission d’intérim, une femme très dynamique et sympa qui avait une cicatrice au cou parce qu’on l’avait opéré de la thyroïde. C’est Annie l’Américaine, amie de ma copine Janet, qui fait paraît-il de délicieuses confitures de mûres... Ah et bien sûr Annie l’orpheline rousse et son chien!


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L'homme du hasard

Author: Laetitia
Wed, Mar 5, 2008


Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le tri dans les journaux qui traînaient dans le salon : beaucoup de Pariscope et de Télérama dépassés que je n’ai pas eu le temps de lire. En feuilletant rapidement le numéro du Télérama de la semaine dernière, je suis tombée sur un article présentant la nouvelle pièce de Yasmina Reza. J’ai tout de suite eu envie d’aller la voir. J’ai regardé à tout hasard à quelle heure le spectacle commençait : 20h45. Le théâtre est dans le dixième arrondissement. J’ai noté l’adresse pour regarder sur mon plan de Paris la station la plus proche. On ne sait jamais... ce serait peut-être possible.... en partant de la maison un peu avant vingt heures... Aïe, métro “Strasbourg Saint-Denis”, c’est loin quand même.
J’ai terminé de trier les journaux et je n’y ai plus pensé. Puis, c’est revenu. J’ai vu deux pièces de Yasmina Reza, une en vraie, au théâtre, il s’agissait de L’homme du hasard et l’autre à la télé : il s’agissait de Art, qui m’avait énormément plu. Art avait eu un succès phénoménal à Paris. Je crois d’ailleurs que la pièce a été reprise à l’étranger.
L’homme du hasard a eu un succès plus discret. Dans cette pièce deux personnages, un homme et une femme, se font face dans un compartiment de train et s’observent l’un l’autre, faisant leurs commentaires. Au fil de leurs pensées, on apprend que l’homme est un auteur célèbre et elle une lectrice. Elle finit par le reconnaître et la conversation s’engage. A l’époque la pièce m’avait tellement enthousiasmée que j’en avais acheté le texte.
Je l’ai retrouvé cet après-midi dans ma bibliothèque et je l’ai déposé sur ma table de nuit. Je le relirai bientôt.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasmina_Reza


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Le petit chaperon rouge

Author: Laetitia
Tue, Mar 4, 2008


Mon mari et moi avons commencé depuis quelques semaines à lire des histoires à notre petite fille de deux ans, le soir, avant d’aller au lit. En ce moment, nous lisons Le petit chaperon rouge, le conte de Charles Perrault. Ma petite fille toute excitée regarde les images et pointe du doigt le terrible prédateur en criant “Le loup! Le loup!”. Je crois qu’elle n’a pas encore saisi que le loup n’était pas un gentil dans l’histoire.
Bien sûr, nous lisons l’histoire plusieurs fois de suite. C’est mon mari qui lit, il fait très bien les voix des différents personnages. Au moment où le loup toque à la porte de la grand-mère en se faisant passer pour sa petite-fille, la grand-mère répond à sa fausse petite-fille un mot que je ne comprenais pas. A la troisième lecture de la phrase qui contient ce mot, j’ai fini par demander à mon mari de le répéter.
- Tire la chevillette, la bobinette cherra.
- Cherra!? Qu’est-ce que ça veut dire?
- C’est le futur du verbe choir. (Mon mari est super fort en vocabulaire et en conjugaison).
- Ah, vraiment!
Je suis allée tout de même vérifier dans le Bescherelle (petit livre aussi indispensable qu’un dictionnaire) rien que pour l’énerver. Et oui, il avait raison, cherra est bien le futur à la troisième personne du singulier du verbe choir.
Le verbe choir est un verbe que nous utilisons peu, très peu, certainement parce que les portes ne sont plus équipées de bobinettes depuis des lustres! Heureusement pour les grands-mères!
Le texte intégral du conte :
http://www.alyon.org/litterature/livres/XVIII/esprit_salon/perrault/le_petit_chaperon_rouge.html
Définition et conjugaison du verbe choir :
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/choir/
Qu'est-ce qu'une bobinette?
http://www.google.fr/search?q=define%3Abobinette&btnG=Rechercher&hl=fr


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Un rĂȘve

Author: Laetitia
Thu, Feb 28, 2008


Mes nuits sont encore entrecoupées de tétées et entre chaque tétées je me suis aperçue que je rêvais beaucoup. J’aime bien me souvenir de mes rêves, cela me rassure : le sommeil n’est pas un trou noir!
Cette nuit, entre la tétées de deux heures du matin et celle de six heures, j’ai fait un rêve qui m’a amusée. Je buvais un verre de Champagne avec d’autres personnes. Tout le monde se connaissait et était habillé comme pour le bureau. Je portais un tailleur blanc. Nous fêtions manifestement quelque chose. Tout le monde discutait. Puis, la discussion se transforma en réunion de travail et je pris la parole. Je tenais un discours de chef d’entreprise, tentant de remotiver les personnes de mon équipe, de mon entreprise. Je compris en m’écoutant parler que j’avais repris une usine de patins à glace près d’Annecy. J’expliquais ma stratégie pour gagner des parts de marché sur les fabricants chinois.
- Il faut parler le même langage que nos concurrents. Lorsqu’un de nos concurrents va voir un gros client il lui dit “voilà, nous fabriquons tant de patins à la minute”. Nous nous sommes incapables d’avancer ce genre d’argument car nous ne le savons pas, nous ne savons pas combien nous fabriquons de patins à la minute.
Un homme en bleu de travail et portant une casquette sur la tête prit la parole :
- Nous ne les battrons jamais sur ce terrain-là! Vous le savez bien!
Je lui répondis avec conviction.
- Oui, mais nous avons autre chose : la qualité et le savoir-faire. Nous allons nous chronométrer et oui, nous serons moins rapides que nos concurrents. Mais nous dirons à nos clients : effectivement nous fabriquons x paires de patins à la minute mais dans telle qualité. La qualité c’est ce qui fera la différence. De plus, nous pouvons personnaliser nos patins tout en maintenant notre rythme de fabrications.
Je continuais ainsi et réussissais à faire adhérer tout le monde à mon projet. J’avais hâte de me mettre au travail. Je croyais beaucoup à notre réussite... Quand des pleurs me ramenèrent dans ma chambre. Tout ceci n’était qu’un rêve! Mais je fais une bonne chef d’équipe, vous ne trouvez pas?


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Visite de la voisine

Author: Laetitia
Wed, Feb 27, 2008


Deux étages au dessus de chez nous habite une famille avec deux petits enfants dont une petite fille de l’âge de ma grande fille. Elles aiment bien se croiser dans l’escalier. Lorsque ma fille l’entend à travers la porte, qui descend où qui remonte chez elle, elle court vers la porte en criant :
- je veux voir Elena!
Il y a quelques jours, j’ai ouvert la porte et ma fille a pu voir sa petite copine. Elle voulait la faire rentrer à la maison pour lui montrer ses voitures.
- Elena, regarde voitures!
Ce n’était pas le moment, mais nous avons convenu avec la maman qu’elles viendraient nous rendre visite un jour. Aujourd’hui était ce jour.
Elena, sa maman et son petit frère de huit mois sont arrivés à l’heure convenue. Mais ma fille dormait encore!
Nous avons fait connaissance avec la maman. De quoi parlent des mamans qui se rencontrent presque pour la première fois?
- Micaela dort encore parce qu’elle fait ses dents en ce moment.
- Elena n’a eu sa première dent qu’à onze mois.
- La mienne à six mois.
- Avez-vous inscrit votre fille à la maternelle?
- Oui, mais ils ne la prendront pas parce qu’elle est née en janvier 2006.
- Est-ce que votre petit garçon fait ses nuits?
- Oui, mais il a été long à se régler.
- Est-ce que vous avez commencé l’apprentissage de la propreté?
- Oui, mais elle ne veut pas aller sur le pot. Mais, je ne me fais pas de souci. Ce n’est pas le cas de ma mère. Elle est très inquiète.
- La mienne aussi.
- Il paraît que c’est une grande préoccupation des grands-mères. C’est ce qu’on m’a dit à la PMI. Et on a dit la même chose à une des mes amies dont la fille est à la crèche.
Lorsque ma fille s’est réveillée, Elena est venue la chercher dans sa chambre et elles ont joué ensemble tout le reste de l’après-midi.


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A l'herboristerie (2)

Author: Laetitia
Tue, Feb 26, 2008


Samedi matin, je suis allée à Paris, direction l’herboristerie de la rue d’Amsterdam dont je vous ai déjà parlé. J’y suis allée pour faire le plein de tisane galactogène c’est-à-dire de tisane qui favorise la lactation.
J’aime bien remonter la rue d’Amsterdam car elle est très vivante. Ce n’est pas une rue chic, mais plutôt populaire. Elle monte vers la place de Clichy.
Lorsque je suis entrée dans la boutique, il y avait déjà trois personnes qui faisaient la queue et personne derrière le comptoir. Des bruits de pesée et d’herbes sèches manipulées nous parvenaient de l’arrière-boutique. La dame devant moi était une femme d’un certain âge, blonde, coiffée à la va-vite, vêtue d’un grand manteau de cuir noir. Les autres personnes étaient également des femmes d’un certain âge, mais plus discrètes et surtout beaucoup moins agitées. Notre femme en noir mâchait un chewing-gum bruyamment. Son téléphone portable sonna et elle se mit littéralement à crier dans le téléphone. Vous pouvez imaginer la scène sous le regard indigné des autres femmes, dans la petite herboristerie traditionnelle, d’ordinaire bien silencieuse.
- Quoi, qu’est-ce que tu dis? Je n’entends rien! Je suis à l’herboristerie! A l’herboristerie! Oh, je n’entends rien.
Quand elle eut raccroché, la femme devant elle lui sourit et lui dit doucement :
- Par contre, nous vous entendons bien!
- Ah, excusez-moi, je ne me suis pas rendue compte.
Puis, la conversation étant engagée, elle fit ses commentaires sur le magasin.
- Vous avez vu comme les rayons sont vides! Ils ont été dévalisés. C’est plein d’habitude.
La première dame dans la queue intervint.
- Oui, c’est parce qu’ils sont passés à la télé. C’est la troisième fois que je viens, les autres jours il y avait la queue jusque sur le trottoir.
La dame blonde reprit la parole :
- Ils ne sont que trois herboristes sur Paris, mais celle-là est la seule qui fasse des préparations.
A ce moment-là, le patron apparut.
- Nous sommes même les seuls au monde à faire ce que nous faisons. Nous avons des clients dans le monde entier. Mais, je ne suis pas prêt de repasser à la télé! C’est de la folie.
Heureusement, la folie n’avait pas touché au stock de tisanes galactogènes. Et j’ai pu acheter le précieux mélange. Lorsque j’ai quitté la boutique, celle-ci s’était remplie de monde.


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Une rencontre

Author: Laetitia
Thu, Feb 21, 2008


Ce matin, je suis retournée chez le kiné pour ma fille et en rentrant j’ai manqué le bus de peu. Il m’est passé sous le nez! Le suivant étant plus d’un quart d’heure plus tard, j’ai décidé de rentrer à pied.
J’étais presque arrivée chez moi lorsque qu’une dame âgée m’aborda. “Excusez-moi Madame, pouvez-vous me dire si je suis loin de l’église Saint-Marc des Bruyères”.
- Non, vous êtes presque arrivée. Elle est à quelques mètres d’ici, sur votre droite.
- Ah, merci. Vous êtes bien aimable. Cela fait loin quand même de la gare! Est-ce qu’il y a un bus qui passe près d’ici?
- Oui, le 178.
- Ah, c’est pas mal. Je suis venue aujourd’hui car demain je dois assister à des obsèques et je voulais repérer le chemin. C’est à 13h30, il ne faut pas que je sois en retard.
Les yeux de la dame se sont soudain remplis de larmes.
- C’est pour mon docteur. Quarante-huit ans.
Je répète surprise “Quarante-huit ans”? pensant dans ma tête “ Le pauvre, il mort jeune”.
- Oui, quarante-huit ans que nous nous connaissions! Cela me fait quelque chose. Il connaissait toute ma vie. Je suis tellement triste!
- Il sera content que vous ayez pu venir à ses obsèques.
- Oui, il faut que je sois là. Il y aura sa famille aussi. Il a une belle famille.
- Je vais vous accompagner jusqu’à l’église.
- Vous êtes gentille. C’est joli comme quartier ici. Vous habitez là?
- Oui, cet immeuble.
A ce moment, mon bébé qui était dans son sac a émis un petit cri.
- Oh, mais il y a un bébé là-dedans?
- Oui!
- Oh, mais c’est rudement pratique votre sac... si j’avais pu avoir ça pendant la guerre, ça m’aurait bien rendu service. Je n’avais pas assez d’argent pour acheter un landau.
Nous nous sommes ensuite quittées. J’ai repensé à cette rencontre tout l’après-midi et à cette phrase “si j’avais pu avoir ça pendant la guerre”, pendant la guerre...
Heureusement que j’avais loupé mon bus, quelle rencontre!


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La bĂȘte

Author: Laetitia
Wed, Feb 20, 2008


Ce matin, comme tous les matins, j’ai ouvert la fenêtre dans la chambre de ma fille (la grande) et dans la mienne pour aérer. Ma fille, mon bébé et moi nous étions réfugiées bien au chaud dans le salon. Je laisse les fenêtres ouvertes en général un bon quart d’heure. Je suis donc allée les refermer un peu plus tard.
Je jouais dans le salon avec mes filles, quand tout à coup, passe près de moi, une bête! Une bête volante qui se dirige à toutes ailes vers la fenêtre, qu’
elle se prend bien sûr dans la figure... J’ai été surprise, puis carrément effrayée quand je l’ai vraiment vue. Il s’agissait d’une grosse guêpe d’environ 4 centimètres de longueur. J’ai bien distingué ses rayures jaunes et noires.
Lorsque la bête, remise de son choc, a fait un nouveau tour dans la pièce,j’ai vite ouvert en grand la fenêtre et j’ai attrapé ma fille par le bras, pris mon bébé sous l’autre et nous nous sommes réfugiées dans l’autre partie de l’appartement. Ma fille me regardait avec incompréhension.
- Ce n’est rien. Il y a une bête dans le salon. Elle va sortir toute seule par la fenêtre.
On a attendu quelques minutes. J’avais mis mon bébé dans son berceau. Ma fille toute excitée par “La bête”
ne me lâchait pas d’une semelle.
J’ai entrouvert la porte du salon et glissé ma tête pour voir si la bête était toujours là.
Oui, elle était toujours là. Ma fille m’a demandé : elle est parti la bête? Non.
On a encore attendu, puis j’ai à nouveau regardé dans le salon. Plus de bête.
Ouf!

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Leçon de musique

Author: Laetitia
Tue, Feb 19, 2008


Samedi matin, j’ai mis mon bébé dans son “sac” et je suis allée faire un tour à Paris. En réalité, à la Fnac Saint-Lazare. Je me suis arrêtée au rayon livres, lisant un quatrième de couverture à droite, à gauche, mais sachant mon temps minuté, je n’ai pas fait de découverte. Il faut plus de temps pour cela. Je me suis donc rendu au rayon musique classique et j’ai vite trouvé ce que je cherchais : une leçon de musique par Jean-François Zygel en DVD.
J’ai découvert ces leçons de musique grâce à un article de Télérama. Il s’agit d’un pianiste et professeur qui a eu l’idée d’organiser des leçons de musique à la mairie du XXe arrondissement de Paris. Ces leçons ont rencontré un vif succès et ont été filmées.
Ce matin, tout le monde à la maison était tranquille (ma fille jouait au Lego et mon bébé gazouillait dans son transat), c’était l’occasion de glisser mon fameux DVD dans le lecteur, ma leçon de musique sur Claude Debussy.
Cela m’a tout de suite plu! La façon dont la leçon était filmée, dans un petit endroit avec un public calme. J’aurais aimé prendre des notes comme on le fait au lycée en cours de français. Oui, c’est cela, cela m’a rappelé un cours de français du lycée où avec un bon professeur on entre dans les coulisses d’une œuvre sans qu’elle perde de son charme.
Je n’ai pas pu regarder plus de 20 minutes de leçon, mais j’ai hâte de retourner en cours!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François_Zygel
http://www.telerama.fr/musique/24154-entretien_avec_jean_francois_zygel_qui_met_le_classique_la_portee_de_tous.php

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Méthode ancestrale

Author: Laetitia
Thu, Feb 14, 2008


Au début du mois de janvier, c’était l’anniversaire de mon amie Natasha. Comme c’était un anniversaire important (un chiffre rond), j’ai eu envie de lui faire un beau cadeau. Je trouvais que c’était important de lui offrir quelque chose qui lui fasse vraiment plaisir et je savais qu’elle avait un faible pour un vin que nous aimons toutes les deux beaucoup. J’ai décidé de lui en offrir une caisse. Elle l’a découvert par des amis et moi chez un ami caviste. Il s’agit d’un Cerdon, mais pas n’importe lequel, celui de Raphaël Bartucci qui élabore des vins naturels c’est-à-dire en biologie (ne confondez pas avec les vins doux naturels, c’est autre chose).
Le Cerdon est un vin rosé mousseux, délicatement fruité. Celui de Raphaël Bartucci est élaboré selon la méthode ancestrale que l’on appelle aussi méthode rurale. Voilà en quelques mots comment cela se passe. Le raisin est mis à fermenter en cuve (classiquement) et mis en bouteille avant que la fermentation ne se termine, c’est-à-dire avant que les levures n’aient terminé de transformer autant de sucre en alcool qu’elles le peuvent. La fermentation va se terminer en bouteille, pendant trois mois dans le cas de ce délicieux Cerdon, et va donner les bulles, c’est la “prise de mousse”. Ce n’est pas ainsi qu’est élaboré le Champagne. Je vous raconterai cela si vous êtes nombreux à me le demander (eh, oui, je me fais prier!)
Pour en revenir au Cerdon de Raphaël Bartucci, voici l’effet qu’il peut produire : mon beau-père adorait le Cerdon, puis il trouvait que les vins avaient changé de qualité et il a cessé d’en boire. Il y a quelques années, je lui ai offert une bouteille du Cerdon de Raphaël Bartucci. Il l’a bu et ses yeux se sont embués de larmes alors même que ses lèvres souriaient. C’était le goût de ses souvenirs.


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Chez le libraire

Author: Laetitia
Wed, Feb 13, 2008


Voilà, je crois que j’ai terminé ma période Comtesse de Ségur : après les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles et Les vacances, j’ai eu envie de passer à autre chose. Je me suis acheté un roman policier italien écrit par Gianrico Carofiglio. C’est ma soeur qui m’a fait connaître cet auteur. Elle le lit en italien et a prêté les ouvrages en sa possession à mon mari qui lit aussi l’italien. Ces romans avaient vraiment l’air bien et drôles aussi alors j’ai cherché sur Internet et j’ai vu qu’il existait un titre traduit en français.
Ce livre m’a bien plu et m’a vraiment dépaysé. J’ai donc cherché à connaître d’autres auteurs italiens de romans policiers (Bien sûr,je suis déjà une fan de Andrea Camilleri). Sur un blog très bien écrit par un passionné de romans policiers, j’ai découvert d’autres auteurs susceptibles de me plaire. J’ai noté les références et je me suis rendue chez le libraire pour les commander. Je ne vais dans cette libraire que pour commander des ouvrages. Le monsieur est gentil et en plus il accepte Les chèques lire. Ce sont des chèques qui permettent d’acheter des livres et qui sont en partie payés par le comité d’entreprise de l’entreprise où travaille mon mari.
Vous trouvez que je m’embête à commander les livres à vingt minutes à pieds de chez moi, que je ferais mieux de commander sur Internet? Oui, peut-être, mais ça me fait plaisir d’aller dans cette librairie et de parler cinq minutes avec ce monsieur. L’autre jour, je lui avais commandé une BD dont j’avais entendu parlé sur France Culture. Nous avons réalisé lorsque j’ai passé ma commande que nous avions entendu la même émission.
http://actu-du-noir.over-blog.com

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Soirée Bollywood

Author: Laetitia
Tue, Feb 12, 2008


Hier soir, j’ai regardé le programme du cinéma à côté de chez moi et j’ai vu qu’une soirée Bollywood était prévue dans quelques jours. Mon coeur s’est mis à battre un peu plus vite. J’adore les films de Bollywood. J’en ai déjà regardé pendant presque toute une nuit il y a trois ans sur Arte. Je trouve les histoires de certains films très modernes et très bien racontées. Mais ce qui me plaît le plus ce sont bien sûr les parties chantées et dansées. En général, je danse devant la télé!
Ah, misère (comme on dit dans le sud), la soirée spéciale Bollywood commence à 19h30... je ne pourrais pas y aller, mon bébé ne dormira pas encore. Pour une fois, je crois que j’étais un peu triste de manquer cet événement.
Mais, j’ai vite oublié cela car mon bébé aujourd’hui n’a pas arrêté de me faire des sourires et cela efface tout le reste.
Cependant, ce matin, alors que je me rendais à pied chez le kiné pour ma fille à l’autre bout de la ville, j’ai aperçu de l’autre côté de la rue que j’empruntais alors, une affiche sur la vitrine d’une boutique de téléphone et de babioles. C’était vous savez ce charmant acteur indien qui chante et danse si bien dans les films de Bollywood. Dans son regard, j’ai lu quelque chose comme “il y aura d’autres soirées Bollywood Laetitia et je serais heureux de chanter pour toi!”. Wouah, ça fait un drôle d’effet!


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La visite de la fanfare

Author: Laetitia
Thu, Feb 7, 2008


Hier soir, je suis allée au cinéma avec mon amie Caroline voir “La visite de la fanfare”. Quoi, vous dîtes-vous, si vite après la naissance du bébé? Mais, oui, mes amis : j’ai un bébé réglé sur les horaires des séances de cinéma! Elle s’endort vers 19h30 et ne se réveille pour la tétée suivante qu’aux environs de deux heures du matin. Elle est ainsi réglée depuis près d’un mois maintenant. Les séances du cinéma près de chez moi étant à 20h45, j’ai donc pleinement le temps d’aller voir un film. Et en ce qui concerne ce film, je ne le regrette pas.
J’ai trouvé que c’était à la fois drôle, calme, simple, complexe, humain et dépaysant. Caroline et moi avons adoré.
Le trajet du retour jusqu’à la maison a été l’occasion de nous remémorer nos passages préférés du film. Bien sûr, nous sommes marquées à vie par l’image de la fanfare et des valises à roulettes. Nous ne verrons plus quelqu’un passer avec une valise à roulettes sans nous rappeler ce film. Et puis, il y a la façon particulière et touchante dont Toufik dit au revoir de sa main à Dina à la fin du film. C’est notre nouvelle façon de nous dire au revoir et une façon comique de nous replonger dans l’univers de ce film. J’espère que vous aurez l’occasion de le voir si vous ne l’avez pas déjà vu.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128097.html

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Le poids d'un regard

Author: Laetitia
Wed, Feb 6, 2008


Aujourd’hui, c’était jour de marché. Je suis allée faire quelques provisions. Alors que je faisais la queue chez le marchand de fruits et légumes (vous savez lequel), passe près de moi un homme dont la tête me disait quelque chose. Il ne m’avait pas vu. Je me suis vite rappelé que je le connaissais du lycée.
Je me suis concentrée quelques instants sur ce que je voulais acheter : des pommes, des poires, des endives, une betterave, du potiron, de la mâche et des carottes. La dame qui était devant moi était en train de se faire servir et papotait un peu avec la marchande sympa. Enfin, cela a pris fin par un “vous direz bien le bonjour à votre mari!”. C’était à mon tour.
Alors que je commençais à dire ce qu’il me fallait, je me suis sentie observée. C’est une sensation étrange, le poids d’un regard. D’où cela venait-il? De l’homme qui faisait la queue derrière moi : c’était l’homme du lycée! Il m’avait certainement reconnue. Je l’ai à peine regardé parce que la marchande très bavarde m’accaparait. Finalement, je suis partie sans lui dire “on se connaît? On était pas dans le même lycée?”. Pourquoi lui aurais-je parlé d’ailleurs, nous ne nous étions jamais parlé au lycée. Enfin, c’était un drôle de moment. Nous étions deux personnes qui se reconnaissaient sans même se connaître! Je crois qu’il était dans la classe de mon amie Sylvie en terminale.
Voilà, ma petite aventure du jour.


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Mardi Gras

Author: Laetitia
Tue, Feb 5, 2008


Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une entorse à mon régime crétois car c’est Mardi gras. Je devrais faire des bugnes, mais j’ai envie de crêpes et je n’en ai pas fait pour la Chandeleur, alors c’est parti pour des crêpes!
Et puis, ce sera l’occasion de faire des crêpes à ma petite fille de deux ans. Je crois que chaque famille a sa propre recette des crêpes. Les uns commencent par incorporer les œufs à la farine, les autres par le lait. Dans ma famille on réalise d’abord un mélange farine-lait (en creusant un puits) puis on ajoute les œufs et encore un peu de lait. Dans certaines recettes on ajoute du sucre, ou bien on remplace une partie du lait par de la bière (ma tante faisait cela, cela donne un goût différent et les crêpes sont très légères).
Ah, ah, mais moi j’ai amélioré la recette familiale depuis que j’ai raté mes crêpes au printemps dernier alors que je préparais une recette pour le concours organisé par Bergamote (la blogueuse des desserts). Après avoir fait reposer ma pâte, je la bats avec un fouet! Hum, mes crêpes sont alors délicieusement légères!
En 1990, j’ai eu l’occasion de me rendre en Hongrie, à Budapest, chez une correspondante qui m’a accueillie dans sa famille. Un jour, nous avons décidé de faire une excursion au lac Balaton. Une fois là-bas, j’ai été toute surprise de découvrir une baraque à crêpes! Mon amie m’ a expliqué qu’en Hongrie aussi on mange des crêpes! Bon, très bien, les crêpes ne sont pas que bretonnes. Elles étaient bonnes d’ailleurs ces crêpes hongroises.
Et vous, avez-vous votre recette de crêpes?

La recette de Hervé Bizeul :
http://closdesfees.com/blog2/index.php/post/2006/11/20/283-le-vin-lillumination-les-crepes
Mardi Gras :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mardi_Gras
Le blog de Bergamote
http://bergablogue.blogspot.com

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La coiffeuse

Author: Laetitia
Thu, Jan 31, 2008


Ah, ah, un nouveau mystère de résolu! Vous vous souvenez qu’en rentrant de Bretagne j’avais découvert avec surprise que le salon de coiffure où j’allais était fermé et qu’un médecin y avait installé son cabinet.
Mon voisin Jacques pensait que la coiffeuse avait décidé de prendre sa retraite, mais cela m’étonnait parce que la dernière fois que j’y étais allée, elle m’avait dit de revenir au mois de septembre. Elle n’avait donc aucunement l’intention de prendre sa retraite.
Et bien, aujourd’hui, jour où j’avais rendez-vous chez un autre coiffeur pour enfin me faire couper les cheveux, qui m’a abordée dans la rue alors que je faisais mes courses? La coiffeuse!
- Oh, ça me fait plaisir de vous voir, m’a-t-elle dit. Mais vous avez un bébé!
- Oui. Une petite fille. Je pensais justement à vous, je me demandais ce que vous étiez devenue.
- J’ai pris ma retraite.
- Mais, ce n’était pas prévu!
- Non, ça c’est fait comme ça. Mon médecin cherchait un nouveau cabinet et je lui ai proposé de reprendre mon local. C’était l’occasion. D’ailleurs, j’ai rendez-vous chez lui.
- Vous habitez le quartier?
- Non, mais je ne suis pas très loin et je viens souvent pour voir mes amis. Cela faisait tellement longtemps que je travaillais ici. Je suis désolée de ne pas vous avoir prévenue de mon départ, mais je n’avais pas les coordonnées de toutes mes clientes. J’ai prévenu toutes celles que j’ai pu.
- Cela m’a fait plaisir de vous revoir. J’espère que nous aurons à nouveau l’occasion de nous croiser.
- Oh, certainement!
Et voilà, c’était bien Jacques qui avait raison : la coiffeuse avait bien pris sa retraite.


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A l'hĂŽpital

Author: Laetitia
Wed, Jan 30, 2008


Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à l’hôpital pour mon bébé. Elle devait subir une échographie du dos à cause d’un angiome. J’y suis également allée en bus et, comme hier, c’était tranquille. Un fait amusant est que j’ai remarqué deux dames à l’aller et que j’ai retrouvé ces deux dames dans le bus que j’ai pris au retour.
A l’hôpital , j’ai trouvé sans trop de difficulté le service “Imagerie médicale”. A l’accueil, un monsieur m’a dit
- vous avez une ordonnance?
- Oui, la voici.
- Très bien, asseyez-vous au bout du couloir, en face de la porte “échographie”, et on vous appellera.
J’ai fait ce qu’on m’a dit. Il y avait deux autres personnes qui attendaient déjà. Elles ont été appelées chacune leur tour. Je pensais que le mien allait venir. J’attendais donc tranquillement. Mon bébé, très à l’aise, s’était endormie dans mes bras. D’où j’étais, je pouvais voir les personnes qui attendaient pour passer des radios, certaines étaient sur des lits roulants et venaient des urgences. Une fois la radio passée, on les ramenait aux urgences. Cela m’a émue de voir ces personnes blessées, de penser que leur journée avait été chamboulée par un accident.
Le temps a passé et on ne m’appelait toujours pas. J’ai fini par me manifester à nouveau auprès de l’accueil.
- Mais il fallait nous dire que vous étiez là! On a annulé votre rendez-vous en pensant que vous n’étiez pas venue!
Voilà comment j’ai passé deux heures à l’hôpital à observer des gens dans un couloir! Finalement, on a quand même fait passer l’examen à mon bébé et j’ai eu une discussion très intéressante avec un infirmier à propos de son travail. Vous savez le genre d’échange complètement inattendu et qui vous fait penser qu’en fin de compte c’était une belle journée.


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Trajet en bus

Author: Laetitia
Tue, Jan 29, 2008


Aujourd’hui, j’ai à nouveau emmené mon bébé chez le kiné pour son pied. Mais cette fois, je n’ai pas pu me faire accompagner en voiture par mon père ; j’y suis donc allée en bus. Cela faisait des mois que je n’avais pas pris le bus.
La première chose que j’ai découverte et que je n’avais jamais remarquée, c’est que le poteau qui indique l’arrêt de bus est désormais équipé d’un petit écran qui indique le temps d’attente. Je connaissais le système à Paris et je suis contente qu’il ait été étendu à la banlieue. C’est vraiment très pratique. Enfin, disons que cela rend l’attente un peu moins stressante. Ce matin, le temps d’attente était de 4 minutes. Et ce temps était exact ; le bus est bien arrivé au bout de 4 minutes.
La deuxième chose que j’ai découverte est le nouveau système de tarification. J’en avais vaguement entendu parler. Un ticket est valable pour un trajet en bus avec correspondance dans la limite d’une heure et demi. A condition d’avoir acheté ce ticket auprès d’un revendeur RATP (la régie qui exploite le métro, les bus parisiens et certains bus de banlieue). Si vous faîtes l’erreur (comme moi) de ne pas acheter votre ticket à l’avance, vous devrez acheter votre ticket dans le bus et il ne sera valable que pour un seul trajet.
Pour me rendre chez le kiné, je devais emprunter deux bus, donc acheter deux tickets. En fait, j’ai fait une partie de trajet à pied parce que j’étais en avance et je n’ai pris que le premier bus.
Le troisième chose que j’ai découverte, enfin, redécouverte, est une sensation, celle qu’il est bien agréable de voyager en bus, c’est tranquille : on regarde les gens, on regarde dehors et on se laisse conduire.


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Le blog de Hervé Bizeul

Author: Laetitia
Thu, Jan 24, 2008


Je lis régulièrement le blog de Hervé Bizeul qui est vigneron à Vingrau dans le Roussillon et qui fait partager grâce à Internet sa vie de vigneron et beaucoup plus que ça. Les amateurs de vin, de cuisine et de belle écriture se régaleront de ses billets.
Car en plus d’être extrêmement sympathique (j’ai toujours l’impression de lire la lettre d’un ami quand je le lis) et toujours intéressant, Hervé Bizeul a une belle plume. Je suis toujours épatée par sa capacité à transmettre ses émotions sur son vin ou celui d’autres vignerons qu’il admire, mais aussi par exemple un paysage, ou une tâche de son travail. Cela me touche peut-être plus que les descriptions des vins (que j’adore, surtout que je suis en manque, entre mes deux grossesses et mes deux allaitements, cela fait bientôt trois ans que je ne bois pas de vin).
Récemment, Hervé Bizeul a écrit un billet sur la taille des vignes que j’ai trouvé magnifique. Il commence son billet par l’évocation d’une belle photo qu’il a manqué alors qu’il rentrait en voiture : un homme, seul, au milieu d’une parcelle de vignes. Je le cite “debout, pensif, fier du travail réalisé, mais aussi un peu effrayé par l’étendue de celui qui restait à faire, il illustrait merveilleusement tout ce que cette tâche a d’épuisant, de répétitif, de dur”. Il explique ensuite pourquoi ce travail de la vigne est plus complexe qu’on ne peut l’imaginer au départ. La fin du billet évoque les “cycles invisibles” de la vigne : Hervé Bizeul nous confie presque un secret et un de ces secrets qui même ici à Paris rend la journée plus belle.
J’avais envie de lui dire que ce qu’il avait écrit était très beau en faisant un commentaire sur son site. Mais, moi, je ne suis pas aussi douée que lui pour m’exprimer.
Alors, j’ai pensé qu’un moyen de lui dire était de vous parler de son blog ; peut-être que parmi vous, chers auditeurs, il y a des amateurs de vin qui seraient ravis de découvrir ce vigneron aux vins si particuliers et à la si belle plume.


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L'habit ne fait pas le moine (2)

Author: Laetitia
Wed, Jan 23, 2008


Ce matin, je suis allée chez le kiné avec mon bébé. Elle a une petite déformation du pied qui exige le port d’une gouttière et quelques séances de massage. Je vais dans le cabinet d’un praticien qui m’a été recommandé par le docteur de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) car ce kiné est spécialisé dans le pied.
C’est un homme sympathique, il a l’air un peu dans les nuages, toujours souriant, et les enfants, car il soigne surtout des enfants, ont l’air de beaucoup l’aimer.
J’étais dans la salle d’attente, ce matin, quand une femme est entrée, très élégante, la parisienne chic en pantalon souple, talons plats, petit imperméable et chapeau de pluie.
Je me suis demandée qui elle pouvait bien être. Elle a disparu dans la pièce d’à côté. Quelques instants plus tard, j’entends une femme s’égosiller.
- Monsieur Martin! Mais qu’est-ce que ça veut dire! Il faut mettre les fesses plus loin. Voilà ce qui arrive quand on ne fout rien de la journée et qu’on reste sur son canapé à regarder la tété.
Une voix masculine presque inaudible lui a répondu. Et la femme de crier de plus belle avec sa voix de poissonnière :
- Quoi! Vous voulez me faire croire que vous avez fait vos exercices! Je vous préviens c’est notre dernier rendez-vous. Je n’ai plus de place pour les paresseux!
Le kiné est alors venu me chercher et j’ai alors découvert que la poissonnière était la parisienne chic! Et qu’elle était la collègue du kiné. ça m’a fait un petit choc quand même.


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Mais qu'est-ce tu dis doudou dis donc!

Author: Laetitia
Tue, Jan 22, 2008


Ce matin, je suis allée à la gare. Il y a toujours une bande de clochards (pour ne pas dire poivrots ou SDF - sans domicile fixe) qui discute devant le bâtiment. Ma fille (la grande) adore regarder les trains passer alors nous allons souvent à la gare. A chaque fois qu’un train est passé, elle me dit : - Maman, encore! comme si c’était moi qui commandait les trains. ça me fait rire.
Bref, ce matin, un des clochards m’aborde :
- Elle aime regarder les trains?
- Oui, beaucoup.
- Mon père m’emmenait aussi regarder les trains quand j’étais petit.
Un autre me dit alors :
- Vous savez que Carlos est mort?
- Oui, je l’ai entendu.
- On se demandait si c’était lui qui chantait “Et j’entends siffler le train”. Lui prétend que c’était pas Carlos.
- Non, c’était Richard Anthony, dis-je alors.
- Ah, tu vois!
Je le sais, bien que ce ne fût pas vraiment mon époque, parce que ma mère déteste Richard Anthony et qu’à chaque fois qu’on l’entend chanter cette chanson elle se moque de lui.
Carlos, véritable personnage de la chanson française,
est mort la semaine dernière. La nouvelle m’a touchée car il était sympathique. Je crois que la chanson dont je me souviendrais en pensant à lui est “Mais qu’est-ce tu dis Doudou dis donc”. C’est le genre de chanson un peu bête, mais entraînante qui vous reste pendant des heures dans la tête. Mais à vous cela ne vous fera certainement pas le même effet. Pour moi, c’est parti pour des heures de Doudou!

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Régime crétois

Author: Laetitia
Thu, Jan 17, 2008


Je vous interdis de rire, mais je suis au régime. Pour la première fois de ma vie! Enfin, ce n’est pas trop difficile parce que je mange plutôt équilibré.
Je vous vois déjà en train de dire : - Mais elle se moque de nous cette petite Laetitia! Elle qui n’arrête pas de nous parler de bonnes choses, de pâtisseries, de fromages, de bons petits plats!
Je vous arrête tout de suite. Les apparences sont trompeuses. Je ne me gave pas, je suis raisonnable, c’est tout. Et j’ai plutôt la ligne... enfin, j’avais plutôt la ligne. Mais je sais que ça va revenir.
Non, le problème c’est que d’après mes analyses je manque de ci et de ça : des omégas 3, du sélénium, du fer, des vitamines ... etc.
Mon docteur m’a conseillé de lire un livre intitulé “Les bienfaits du régime crétois” et m’a quasiment ordonné de manger du poisson quatre fois par semaine. J’admets que je suis plutôt viande que poisson.
Bon, alors, depuis une semaine, je mange du poisson. Hier, j’ai acheté à la Biocoop des harengs doux. Le monsieur de la Biocoop m’a donné sa recette.
- Vous coupez les filets en morceaux, ensuite vous râpez du curcuma sur les morceaux, vous ajoutez du citron et un peu d’huile d’olive. Et voilà, vous m’en direz des nouvelles!
Les nouvelles : c’était bien bon!


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Déménagement

Author: Laetitia
Wed, Jan 16, 2008


Hier soir, j’ai téléphoné à mon amie Sylvie pour lui souhaiter à elle et sa famille une bonne année. Nous sommes amies depuis le lycée. Nous étions dans la même classe en première. Je me souviens que la première fois que nous nous sommes adressé la parole nous étions à la bibliothèque du lycée. Nous avons découvert en discutant que nous écoutions toutes les deux l’horoscope de Jean Rignac le matin sur RTL (c’est une station de radio) avant de partir en cours. Je me souviens de ce détail parce que cet astrologue avait une voix particulière et que nous avions ri en l’imitant.
Bref, depuis, nous sommes restées très bonnes amies et quand nous nous parlons au téléphone nous avons toujours plein de choses à nous raconter tout en en oubliant toujours la moitié!
Hier, Sylvie m’a annoncé qu’elle déménageait. La voix un peu tremblante, j’ai demandé :
- Où ça?
Car Sylvie et moi habitons à vingt minutes à pieds l’une de l’autre et que, sans elle, vivre ici ne serait plus vraiment comme avant.
- Oh, pas très loin, nous déménageons à deux rues.
-
Ouf, tu m’as fait peur!
Elle m’a alors raconté les circonstances de l’achat de leur nouvel appartement. Les personnes à qui Sylvie et son mari ont acheté leur appartement était un couple qui avait prévu de partir en province dans quelques années et qui s’est retrouvé brusquement devant le fait accompli. C’était tellement brusque que la femme a pleuré lors de la signature de la vente. J’ai trouvé cette histoire touchante.


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Les soldes

Author: Laetitia
Tue, Jan 15, 2008


ça y est, c’est les soldes! ou en français correct “ce sont les soldes”! Les soldes ont commencé mercredi dernier, mais j’étais trop occupée pour pouvoir faire la queue dès 6 heures du matin devant mon magasin préféré comme certains Français qu’on a vu à la télé. Chaque année c’est la même chose!
Non, moi, je préfère faire les choses plus tranquillement, c’est plus chic, vous ne trouvez pas? Je suis allée faire quelques courses vendredi matin. C’était très calme et dans mon magasin de vêtement préféré (
Chattawak) j’étais la seule cliente. J’ai pu essayer tous les articles que je voulais et en plus dans la cabine de mon choix! La vendeuse était entièrement à mon service et je me suis bien amusée. J’ai presque essayé tout le magasin! C’était le vrai luxe.
Jusqu’au moment où mon bébé, bien installée dans les bras de son père, m’a rappelée à l’ordre. “Ouin, ouin”.
La vendeuse a regardé mon mari surprise.
- C’est bébé qu’on entend? Il est là, dans ce sac?
- Oui, a répondu mon mari.
- Mais c’est super pratique! Où avez-vous trouvé ce porte-bébé? Moi, je croyais que c’était simplement un sac! Je peux le voir ce petit bout? Oh qu’elle est mignonne!
J’ai payé mes articles (deux pantalons, une jupe et un manteau) et nous sommes rentrés.


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Les malheurs de Sophie

Author: Laetitia
Thu, Jan 10, 2008


Le jour de Noël, dans la conversation, j’ai raconté que j’avais entendu parlé d’un livre de recettes inspiré des recettes de la Comtesse de Ségur, la fameuse auteur de livres pour enfants. Qui n’a pas lu “Les malheurs de Sophie”? Euh, moi!

Reprenons le cours de mon récit, ma mère s’est alors exclamé : Elle était russe, non?

Mon mari : Oui, son père était le général qui a donné l’ordre de brûler Moscou pour lutter contre l’armée de Napoléon.

Ma mère : Comment s’appelait-il déjà?

Moi (pas très en forme intellectuellement ce jour-là - heureusement, je crois que c’est passé inaperçu) : Ce n’était pas Kouragine?

Ma mère : est-ce que quelqu’un se souvient des titres de ses autres ouvrages?

Alors, là, tout le monde s’y est mis : ma mère, mon père, ma sœur, son fiancé et mon mari. Et bien, c’est mon mari qui en connaissait le plus! et qui en avait le plus lu. J’étais bien surprise, mais finalement pas étonnée.

Depuis, je me suis achetée “Les malheurs de Sophie” et je lis un malheur chaque soir avant de m’endormir. Et cela me plaît beaucoup. C’est bien écrit et toujours drôle.


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Chez l'ostéopathe

Author: Laetitia
Wed, Jan 9, 2008


Ce matin, je me suis rendue avec mon bébé chez l’ostéopathe. J’y suis allée pour moi et pour mon bébé. Mon bébé dormait lorsque je suis arrivée, nous avons donc commencé par moi. J’appréhendais un peu, mais je n’ai pas eu mal lorsque l’ostéopathe ... a fait craquer mes os! Au moins, maintenant, je n’ai plus mal au dos.
Mon bébé s’étant réveillée comme si elle pressentait que c’était son tour, l’ostéopathe s’est occupée d’elle. Je ne sais pas si vous en avez entendu parlé, mais il est conseillé de montrer un nouveau-né à l’ostéopathe de façon préventive.
Le praticien a commencé par examiner son crâne sur lequel il a exercé de légères pressions des doigts.
- Très belle naissance, Madame. Il n’y absolument aucun dégât crânien. La sage-femme a très bien fait son travail. Où avez-vous accouché?
Et ben, voilà, je le savais que j’avais été accouchée par une super sage-femme! Lorsque j’irai la voir dans quelques jours pour lui apporter les photos que nous avons prises avec elle, je lui rapporterai les paroles de l’ostéopathe.
Ce qui est étonnant quand même c’est la douceur avec laquelle l’ostéopathe a manipulé mon bébé. Entre ses mains, elle se sentait visiblement très bien. Elle lui a même sourit.
- Oh, regardez, s’est-il exclamé, elle vient de me sourire! Tu es bien une femme, toi!


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Galette-calzone

Author: Laetitia
Tue, Jan 8, 2008


Dimanche, nous avons fêté les rois avec nos amis Samantha et Robert. J’avais prévu de préparer une galette fourrée au chocolat la veille. J’avais acheté tous les ingrédients et surtout la pâte feuilletée depuis plusieurs jours. Je savais par expérience qu’en m’y prenant trop tard j’aurais du mal à trouver de la pâte feuilletée. En général, à cette époque, les magasins sont dévalisés car tout le monde veut faire sa propre galette.
Finalement, samedi soir, je ne me suis pas senti le courage de faire de la pâtisserie. J’ai dit à mon mari “Et si on faisait la galette demain matin?”.
Dimanche matin, j’étais trop occupée à allaiter et j’ai confié la confection de la galette à mon mari. Il s’en est très bien sorti pour réaliser la crème au chocolat qui devait fourrer la galette. Mais au moment où il a sorti les deux rouleaux de pâte qui devaient constituer notre galette, catastrophe, un des rouleaux de pâte avait une drôle de couleur... Impossible de l’utiliser.
Je me suis donc dépêchée de sortir pour trouver un autre rouleau de pâte feuilletée. Dans mon quartier, il y a pas mal de commerces ouverts le dimanche matin. J’ai fait trois magasins différents et je n’ai malheureusement pas trouvé de rouleau de pâte. Mais cette balade dans l’air frais du matin m’a donné une idée.
Nous avons fait une demi galette en pliant le bon rouleau de pâte en deux, comme un calzone! Effet garanti auprès de nos invités!


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Tétées radiophoniques

Author: Laetitia
Thu, Jan 3, 2008


Pendant les longues séances de tétée, j’ai plusieurs activités : je prends des notes pour mon travail (quand mon bébé tète à gauche je peux écrire car je suis droitière), je lis des revues de cuisine ou d’informatique et j’écoute la radio. Je me suis offert une petite radio avec des écouteurs. Depuis que j’ai cette petite radio, je suis au courant d’une foule de choses. Bien sûr, j’écoute les informations, mais aussi des émissions sur l’environnement, l’architecture, le jazz, les concerts à Paris, la cuisine, etc. J’ai sélectionné cinq stations : France Culture, France Musique, France Infos, FIP et France Inter.
C’est ainsi qu’à Noël, j’ai pu “briller” à table quand ma sœur nous a dit être allée voir avec son fiancé “L’Etoile”
- Ah, oui, “L’Etoile” de Chabrier à l’Opéra Comique mis en scène par Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps. Il paraît que c’est bien.
L’autre jour, quand mon mari s’est réveillé, j’ai pu lui annoncer le scoop de la nuit :
- Sarkozy sort avec Carla Bruni, l’ex top-model, ils sont allés à Dysneyland ensemble!
Et ce matin, je lui ai parlé du livre de Jacques Fleurentin, ethno-pharmacologue, sur les plantes et des propriétés diurétiques du fenouil, seulement quand il est distillé dans de l’alcool. Bon, c’était beaucoup plus sérieux que ça, ça parlait aussi de biodiversité, de savoir des plantes dans les différentes cultures et de l’incongruité du déremboursement par la sécurité sociale des médicaments à base de plantes.
En conclusion, l’allaitement maternel a vraiment des avantages insoupçonnés!


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Lettre de soutien

Author: Laetitia
Wed, Jan 2, 2008


Aujourd’hui, j’ai tenu une promesse et j’ai rédigé une lettre de soutien à mon boucher.
Vous vous souvenez que je l’avais croisé il y a quelques mois et que j’avais appris qu’il avait été dépossédé de sa boutique. Il m’avait également appris qu’il tenait une petite boucherie dans Paris. Avant mon accouchement, j’ai eu l’occasion de passer le voir à Paris. Il était très content et tout surpris. On s’est fait la bise, c’est vous dire!
Il m’a donné de ses nouvelles et il m’a confié son intention de convaincre les actionnaires de son ex-boucherie de lui rendre la direction de la boutique. Il a trouvé cette solution plutôt que de se battre contre eux. Il voulait leur démontrer qu’il pouvait mieux faire que l’équipe en place. Je n’ai aucun doute là-dessus.
- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous? lui ai-je demandé.
- Si vous pouviez m’écrire une lettre de soutien. Il m’en faut le maximum avant l’assemblée générale des actionnaires.
Je lui ai promis de la lui envoyer. Je l’ai donc écrite cet après-midi. C’était la première fois que j’écrivais une lettre de soutien et je ne savais pas trop comment m’y prendre. J’ai cherché quelques exemples sur Internet que j’ai adapté à la situation de mon boucher. J’espère que cette lettre lui sera utile et que nous le retrouverons bientôt.


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Bonne année 2008!

Author: Laetitia
Tue, Jan 1, 2008


Chers auditeurs de One thing in a French day, je suis de retour juste à temps pour vous souhaiter à tous une belle et heureuse année 2008!
Je profite de ce premier épisode de l’année pour vous donner quelques nouvelles. Ma petite fille est née le jeudi 13 décembre et tout s’est très bien passé. Les derniers jours, c’était un peu le suspens car elle était sensée arriver le 12 décembre. Tout le monde était surpris que je n’ai pas encore accouché. Finalement, le jeudi matin je me suis réveillée vers 5 heures et j’ai senti les premières vraies contractions. J’ai appelé mes parents un peu avant 8 heures et moins d’une heure mon père arrivait pour garder ma petite fille. J’ai essayé de ne pas paniquer et j’ai soufflé avec ma petite fille avant de partir pour l’hôpital (c’est un souvenir amusant avec le recul). A 9h30, nous étions, mon mari et moi, à l’hôpital. Ma deuxième petite fille est arrivée quelques heures plus tard, dans l’après-midi. C’était une belle journée ensoleillée, je voyais le ciel bleu limpide où passait parfois quelques avions. Dans la salle de naissance, il y avait de la musique, des chansons françaises! J’ai chanté sur quelques airs connus. La sage-femme qui m’a accouchée était une jeune femme très gentille. Le lundi suivant, nous étions de retour à la maison et depuis tout se passe bien. Les nuits sont un peu courtes, bien sûr, mais ça va.
Nous avons fêté Noël en famille et sagement le réveillon de la Saint-Sylvestre.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 9

Author: Laetitia
Thu, Dec 27, 2007


Le premier de la journée. Il sentit le glaçage fondre immédiatement sur sa langue, inondant ses papilles de sa suavité merveilleuse. Il fit passer un filet d'air afin de faire remonter l'arôme jusque dans les voies nasales. Il en appréciait ainsi toute la subtilité. Il sentit la feuille d'or coller à son palais. Puis, il déplaça le bonbon sous ses dents et mordit doucement. Les yeux fermés, il visualisa l'émail de ses dents pénétrant dans la masse sombre, traversant les différentes couches, tendres, croquantes jusqu'au coeur moelleux. Le chocolat résista légèrement à la pression avant de se casser entièrement et se fut un bonheur pour Jules de laisser fondre les morceaux dans sa bouche. L'arôme si particulier de ces chocolats finement élaborés par un maître, qui tenait pour lui plus du magicien, ne pouvait que séduire et envoûter. Un grand sourire de satisfaction transforma son visage. Il n'avait pas peur de se faire surprendre. Madame Brainville les encourageait, Valérie et lui, à goûter les chocolats. Elle souhaitait qu'ils les apprécient, qu'ils les connaissent, qu'ils en détectent les subtilités et qu'ils en parlent avec amour à leurs clients. Le chocolat était un message, un message de plaisir intense lorsque l'on rencontrait les partenaires qui sauraient vous surprendre, renouveler vos connaissances, développer votre goût ou bien encore vous faire voyager.
La boutique avait des clients dans le monde entier ou plutôt le monde entier était son client. Les connaisseurs se présentaient, toujours avec leur mystère et, au fond du regard et des papilles, la passion du chocolat. Ils vivaient bien ainsi, tous les trois, détenteurs de leur secret.
Avait-on vraiment besoin d'Internet pour continuer à vivre cela?
Après tout, la maison était là depuis deux cents ans, et il était peu probable qu'elle s'écroule tout de suite. Fin.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 8

Author: Laetitia
Wed, Dec 26, 2007


La boutique avait une lumière que Jules ne lui connaissait pas. La lumière de leur fatigue après les efforts des derniers jours. La pièce du fond? Il n'avait plus envie d'y retourner, enfin pas tout de suite, il avait envie de se sentir à nouveau chez lui dans cette pièce-ci. Le sol carrelé portait les traces mouillées de leur allées et venues. Valérie donna le signal en rapportant le balai et la serpillière du placard. La journée ne faisait que commencer. Il fallait encore s'activer.
Le téléphone mobile d'Eléonor Brainville sonna. Cette sonnerie crescendo mettait Jules sur les nerfs surtout que Madame voulait connaître l'identité de son correspondant avant de répondre. Et l'appareil sonnait alors plus longtemps et plus fort.
- Ah! C'est Barbara, dit Madame avant de décrocher.
- Allô Barbara? Oui, ça va. Les ballotins viennent de partir à l'instant.
- As-tu reçu mon message?
- Alors, ... as-tu reçu ton ballotin?
- Oui, c'est vrai, tu as raison, ... il est encore tôt.
- Bon, tu me rappelles dès que tu l'as reçu, entendu? Bisou.
Madame Brainville regarda sa montre.
- Jules, nous passons à “l'opération paniers” dans une heure.
Le téléphone du magasin sonna à son tour. Madame Brainville répondit .
Un client passa le seuil de la boutique et Valérie vint à sa rencontre.
Jules retourna dans l'arrière-boutique.
Il sortit un nouveau plateau de chocolats et le déposa sur la table près des paniers. Il en prit un et le porta à sa bouche.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 7

Author: Laetitia
Tue, Dec 25, 2007


Un sentiment de malaise envahit Jules. Le sentiment que la réussite de l'opération qu'ils préparaient tous depuis plus de six mois tenait à la bonne volonté de ces deux hommes.
- Tous les digicodes dont vous pouvez avoir besoin sont notés en face de chaque noms.
Il avait un peu haussé le ton et Madame Brainville qui était elle aussi sortie, s'approcha rapidement.
- Un problème, Messieurs?
- Ces messieurs se demandaient si nous avions pensé aux digicodes, lui répondit Jules.
Il la sentit se raidir. Sa patronne allait les remettre à leur place.
- Sachez, Messieurs, que nous sommes peut-être une petite boutique à vos yeux, mais cette maison de chocolats qui est là derrière nous existe depuis deux cents ans. Je suis moi-même la descendante directe de son créateur. Nous recevons des clients des quatre coins du monde et nous sommes le fournisseur officieux de la femme du Président de la République. Elle nous a d'ailleurs recommandé auprès de ses meilleures amies qui sont ainsi devenues nos clientes... Nos chocolats sont fabriqués par des artistes qui mettent dans leur oeuvre une partie de leur âme. Chacun de leur bonbon est un voyage, une découverte, une passion. Nous respectons leur travail et vous devez également le respecter, vous qui en devenez après nous les messagers. Les digicodes font partie des détails dont nous nous soucions.
- Nous, on disait ça comme ça, pour préparer, se défendit le plus âgé.
Le visage de Madame Brainville se radoucit.
- Vous avez des enfants? demanda-t-elle pour faire la paix.
- Oui, j'en ai deux et mon collègue est tout juste papa.
- C'est merveilleux. Tenez offrez leur ces ballotins, je pense que cela leur fera plaisir. J'ai peur que cela ne soit un peu croquant pour le vôtre mais peut-être votre femme appréciera-t-elle!
- Merci. Bon, ben, c'est pas le tout, au chagrin!
- A tout à l'heure, messieurs!
Jules et sa patronne retournèrent à la boutique. Valérie qui les guettait leur ouvrit la porte. Il était neuf heure trente du matin.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 6

Author: Laetitia
Thu, Dec 20, 2007


Il se remit à son travail, mais la magie n'était plus là. Il était déconcentré. Cela n'avait plus vraiment d'importance car il ne restait que quelques ballotins à remplir.
Madame Brainville franchit à son tour le seuil de l'arrière-boutique un sourire d'excitation aux lèvres.
- Vite Jules, donnez-moi un panier à frou-frou! Des Américains ...là, dans la boutique qui me demandent si nous avons un site Internet!
Jules pivota, attrapa un des paniers sur la table derrière lui et le tendit à sa patronne. Des Américains à cette heure-là?
Madame Brainville recula légèrement devant le mouvement brusque, puis le regarda excédée.
- Mais, ... avec des chocolats à l'intérieur. Voyons!
- Euh, oui, bien sûr.
Il n'y pouvait rien, après une longue période de concentration il lui fallait toujours un peu de temps pour retrouver ses esprits. Il eut honte.
Il lui tendit à nouveau le panier, mais cette fois rempli. Elle s'en alla et il la vit offrir les chocolats au couple de touristes qui semblèrent ravis par la présentation originale du site.
Valérie revint chercher un plateau de ballotins. Il se hâta de terminer son travail.
Il porta lui aussi les plateaux jusque dans la camionnette frigo garée devant la boutique. Heureusement, à ce moment-là, il s'était arrêté de pleuvoir. Il fut impressionné par le nom du site écrit en grosses lettres brun foncé sur les parois blanches du véhicule et remarqua que quelques personnes dans la rue s'arrêtaient pour observer le manège du chargement. Il se sentit fier et vint saluer le chauffeur et le livreur que Madame Brainville employait pour l'occasion. Ils étaient en train d'étudier la tournée de livraisons qu'il leur faudrait effectuer avant la fermeture des bureaux et prêtèrent peu d'attention à Jules. Il entama néanmoins la conversation.
- Qu'est-ce que vous en pensez? dit-il en pointant les feuillets du menton.
- Ben, va pas falloir traîner en route... répondit le plus âgé qui devait avoir dans les cinquante ans.
- Oui, c'est très important que tous les destinataires soient livrés aujourd'hui.
- Et, là-dedans, il y a des particuliers? demanda l'autre qui devait avoir dans les vingt-cinq ans.
- Euh, oui, il y a quelques journalistes qui travaillent à domicile. Pourquoi cette question?
- Vous avez pensé aux digicodes? demanda le premier, soupçonneux.
- Ouais, sans les digicodes, nous on peut pas livrer, enchaîna le deuxième. Alors, si vous avez pas les digicodes...


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 5

Author: Laetitia
Wed, Dec 19, 2007


Madame était sortie et Jules se remit patiemment à sa tâche. Il remplissait les ballotins destinés aux journalistes parisiens. Ce n'était pas compliqué, mais il fallait avoir des gestes rapides et précis. Ce travail ne lui déplaisait pas. Il aimait accomplir les tâches qui pouvaient paraître ingrates, mais qui en réalité nécessitaient du métier et surtout de la concentration. Dans son cas, la concentration était si profonde qu'il entrait presque en état de transe. Dans ces moments-là, il n'entendait plus tinter la sonnette du magasin.
Il avait presque terminé lorsque Valérie vint le prévenir que les livreurs étaient là.
- Tu as fini?
- Presque.
- Tu veux que je t'aide?
- Non.
- Je peux déjà leur porter ceux-là, si tu veux. Tu sais, je suis là pour t'aider si tu as besoin, nous formons une équipe.
- Je te l’ai dit : je n'ai pas besoin d'aide.
Valérie le regarda tentant d'incarner l'innocence blessée. Mais Jules n'était pas dupe de ses airs affectés, ni de ses cheveux trop blonds, ni de ses yeux finement bordés de noir, ni de sa bouche en cœur. Cependant, il était bien conscient qu'elle était incapable de comprendre qu'elle le dérangeait dans un moment intime. Il se résigna.
- Excuse-moi. Tu peux prendre ceux-là.
- J'accepte tes excuses. Ceux-là tu dis?
- Oui.
Il la regarda s'éloigner vers la boutique. Elle avait une démarche souple.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 4

Author: Laetitia
Tue, Dec 18, 2007


- Oui. Je fais la mise en ballotin, je suis dans les temps. Tout va bien se passer.
"Tout va bien se passer". Pourquoi avait-il dit cela ? Il se le demanda et se reprocha cette dernière phrase qui avait plus sa place dans la bouche de Valérie que dans la sienne. Et surtout, Eléonore Brainville n'était pas le genre de femme qui souhaitait être rassurée.
- Je le souhaite. En attendant, je vais téléphoner à mon amie Barbara à Carcassonne et vérifier qu'elle a bien reçu son ballotin.
Les ballotins pour la province étaient partis l’avant-veille. Les rédactions des journaux gastronomiques, féminins, de décoration, de voyages de toute la France allaient en recevoir pour seuls communiqués de presse. C'était Eléonore Brainville qui avait fait ce choix. Un simple ballotin contenant des chocolats merveilleusement bons et marqués du nom du site en lettres d'or devait susciter la curiosité et l'engouement de la presse. Les journalistes devaient tous déguster les chocolats et ensuite consulter le site pour en savoir davantage sur leur provenance.
- Ah, fit-elle en se retournant sur le seuil de l'arrière-boutique, j'y pense, à quelle heure vient le technicien pour les derniers tests sur le site?
- A treize heures.
- Treize heures ... c'est tard, non?
- Il est resté tard hier, c'est sans doute pour cela.
- Cela m'est complètement égal, je le paye suffisamment pour que tout se déroule bien. Et en plus son mépris affiché pour tout ce qui concerne le chocolat est absolument irritant. Quant à sa tenue vestimentaire et sa tenue tout court ... Je me trouve bien compréhensive.
Jules ne pouvait s'empêcher de prendre la défense du jeune homme. C'était lui qui l'avait présenté à Madame Brainville. Il le regrettait un peu car il sentait bien que l'autre abusait, qu'il prenait trop ses aises et il n'osait pas le lui dire. Comme par exemple, lorsque devant elle et, sans doute par provocation, il buvait son Coca-Cola directement à la canette alors qu'elle lui fournissait un verre ou bien lorsqu'il passait la main dans ses cheveux gras pour ensuite se l'essuyer sur son jeans alors que tout le monde dans la boutique portait des gants par mesure d'hygiène. En fait, il se sentait pris entre lui et Madame Brainville et cette situation l'embarrassait. Il avait hâte que tout fut terminé et que la boutique redevienne comme avant.


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 3

Author: Laetitia
Thu, Dec 13, 2007


Il aimait observer ceux qui y pénétraient pour la première fois. Il aimait suivre leur regard qui se posait sur la patine des meubles à tiroirs, le marbre doucement poli qui les recouvrait, les vitrines et leurs chocolats venus de toute la France et aussi de Suisse et de Belgique. Il aimait voir les clients respirer le magasin, son odeur qui mêlait le chocolat, l'alcool, l'écorce d'orange, le bois et la fraîcheur de l'ombre en été. Et il aimait les remercier d'un sourire accueillant pour avoir su, pour avoir ressenti la même chose que lui. Il revint aux arguments du site Internet avec un peu de colère contre lui-même. Il n'aimait pas dériver ainsi alors qu'il évoquait le site car il en venait souvent à penser que cette histoire de site n'était pas une bonne idée, que la boutique y perdrait son âme et qu'il avait eu tort de convaincre sa patronne de le faire.
Il entendit tinter la sonnette de la porte d’entrée. Quelqu'un pénétrait dans le magasin et, par un réflexe acquis en six années de travail, il se pencha pour apercevoir la personne entrer. C'était Madame Brainville. Il remarqua son sourire crispé et sa tenue plus étudiée que jamais.
- Bonjour Valérie ... Jules est arrivé ?
- Oui, il est à l'arrière. Il pleut encore, j'espère que cela ne va pas gâcher notre opération.
- Oui, moi aussi.
- En tout cas, je crois que nous allons avoir beaucoup de succès dans le quartier. Les gens ne vont pas en revenir de recevoir des chocolats sans payer !
"Sans payer", Jules vit que l'expression avait atteint Madame. Et elle l'atteint lui aussi. Il connaissait parfaitement le montant de la somme investie ... Qu'arriverait-il si le site était une catastrophe ? Il sortit le premier plateau de chocolats avec fébrilité et tenta d'y puiser de l'assurance. Il connaissait leur perfection et leur charme puissant en bouche. Qui pourrait résister à un pareil délice ? Qui ?
Il entamait la mise en ballotin lorsque Madame entra dans l’arrière-boutique.
- Bonjour Jules...
- Bonjour Madame.
Elle le regarda un instant avant de continuer, hésitante.
- Tout vous semble prêt ?


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Reflexions de l'arriÚre-boutique - épisode 2

Author: Laetitia
Wed, Dec 12, 2007


Il mit son imperméable à sécher sur un cintre en le tapotant pour qu’il sèche avec le minimum de plis et avisa les paniers à froufrous déposés sur la grande table de travail. Ils attendaient d'être remplis pour “L’opération". C'était vrai que c'était un grand jour et que lui-même avait un peu le trac. Il se dirigea vers la chambre froide et, après en avoir vérifié la température, ouvrit la porte. Un sentiment de fierté l'envahit devant les plateaux de chocolats patiemment alignés sur les étagères. Ces chocolats avaient de la classe avec leurs lettres dorées : Le Paradis du Chocolat. fr. Puis, un sentiment de doute fit place à la fierté. Et si ça ne marchait pas ... Il éprouva le besoin, pour se rassurer, de se remémorer tous les arguments qui l'avaient poussé à suggérer l'idée à sa patronne. Il y avait d'abord le fait que cela faisait moderne et que toutes les grandes maisons parisiennes de l'épicerie de luxe avaient leur site Internet et semblaient en tirer profit. Il y avait aussi le fait que cela permettait aux clients curieux d'en savoir plus sur leur fournisseur préféré en chocolats, de se tenir au courant des offres de la maison pour les fêtes, de passer leur commande sans se déplacer. Et, il y avait encore le fait de recevoir des messages de l'autre bout du monde et c’était sans doute ce qui faisait le plus rêver Jules. Des messages de l'étranger ... Des images floues et précises envahissaient son esprit en même temps que des noms de capitales étrangères y défilaient. Il se remémora les rires de ces Italiennes venues la semaine précédente dans la boutique, des rires différents de ceux des Parisiennes. Et les accents de ces touristes qu’il trouvait chargés de mystère ou bien dont la formulation des phrases était différente, incongrue, comique. Et ces regards qui avaient voyagé, dans lesquels il devinait des romans compliqués dont Le Paradis du Chocolat était un chapitre. Oui, Le Paradis du Chocolat était une boutique merveilleuse, il le sentait bien.

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Reflexions de l'arriĂšre-boutique

Author: Laetitia
Tue, Dec 11, 2007


Afin de ne pas vous laisser, chers auditeurs, sans podcast pendant mon congé maternité, j’ai eu l’idée d’enregistrer à l’avance une nouvelle écrite il y a quelque temps déjà, en neuf épisodes. Je l’ai écrite à l’occasion d’un concours de nouvelles.
La seule contrainte d’écriture était la dernière phrase.
J’espère que cette formule temporaire du podcast vous plaira en attendant de vous retrouver très vite pour la formule habituelle.

Cette nouvelle s’intitule “Reflexions de l’arrière-boutique”.

REFLEXIONS DE L’ARRIÈRE-BOUTIQUE - Episode 1

Il pleuvait encore sur Paris ce matin-là. Cela faisait presque dix jours maintenant que la pluie détrempait la capitale.

Jules qui sortait du métro, leva les yeux un instant vers le ciel gris dans l'espoir d'y déceler une amélioration, une éclaircie. Mais non, le ciel, dont la lumière grise le rendait d’humeur morose, restait chargé de gros nuages de pluie. Ses pas évitaient les flaques du trottoir. Encore une journée où il faudrait passer la serpillière après le passage de chaque client, effacer les traces grises laissées par les semelles mouillées et faire vite pour ne pas être surpris par la clientèle le balai à la main. "Le magasin doit toujours être impeccable". La phrase de Madame Brainville résonnait dans son esprit avec sa petite pointe de mépris aiguë dans la voix. Il ne pouvait s’empêcher de la répéter et décida soudainement, que ce jour-là, il arriverait en retard.

Il entra dans le café de l'an 2000, ses semelles mêlèrent leurs traces à celles des autres clients du bar et sans qu'il sache bien pourquoi cela le rendit un peu de meilleure humeur. Il commanda au patron un café et s'accouda au comptoir avant de parcourir la salle du regard : il était tôt et il y avait peu de monde. Il se fit la réflexion qu'il s'y sentait bien. En même temps, cela le troubla de se sentir bien ailleurs que dans le magasin. Il y avait trop d'espace ici. Il lui semblait voir voyager à travers la salle les pensées des quelques personnes attablées. “Bon, aller, au travail, pensa-t-il”. Il paya d'une pièce sa consommation et sortit du café.

Quelques minutes plus tard, il poussait la porte d'une jolie boutique décorée à l'ancienne avec de belles boiseries et des couleurs acidulées : Le Paradis du Chocolat, maison fondée en 1800. Valérie, sa collègue, était déjà arrivée.
- Tu es en retard Jules ? Incroyable ! Moi, j'étais à l'heure.
- Mouais, bien sûr, toi, tu étais à l'heure.
- Oui. Mais c'est normal, mon travail me passionne. J'ai déjà mis en place la vitrine et nettoyé les carreaux. J'ai hâte de voir la tête des gens lorsque que je vais sortir et distribuer des chocolats dans la rue. Ils ne vont pas en revenir ! Tu crois que l'opération va avoir du succès ? Moi, je suis sûre que oui.

Jules regardait Valérie s'activer dans la boutique alors qu'elle lui parlait. Un plumeau à la main, elle était partout à la fois : un petit dépoussiérage sur le comptoir, sur les étagères, un coup de chiffon sur une vitrine, puis sur une bonbonnière, sa passion pour son travail occupait beaucoup d'espace dans la petite boutique. Puis, après un avoir rendu un peu de bouffant aux tentures en velours rouge sombre de la porte d'entrée, elle s’adressa à nouveau à lui :
- Je ne suis pas faite pour être soubrette dans un magasin, ce n'est vraiment pas pour moi.

Jules la laissa sans répondre et rejoignit l'arrière-boutique. Les monologues de Valérie ne l'intéressaient pas.


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Ce n'est qu'un au revoir

Author: Laetitia
Thu, Dec 6, 2007


Chers auditeurs de One thing in a French day, ma grossesse arrive à son terme et je devrais théoriquement accoucher mardi ou mercredi prochain. Je pense donc que je ne serai pas en mesure de mettre le podcast habituel en ligne mardi prochain.

Ensuite, quand le bébé sera là, je vais être très occupée pendant quelques temps et j’aurai un peu de mal à vous écrire et surtout à vous raconter des choses plus intéressantes que “j’ai changé six fois la couche de mon bébé aujourd’hui” ou “cette nuit, j’ai dû me lever à trois heures du matin”!
Je pense donc qu’il est raisonnable de suspendre la formule actuelle pendant quelques jours.

Vous aurez remarqué que je ne parle pas d’arrêter... parce que, si j’ai le temps avant l’accouchement, j’espère mettre en ligne une surprise. J’espère qu’elle sera agréable et vous permettra de continuer à écouter du français en mon absence.

Donc, ce n’est qu’un au revoir, restez abonnés, il y aura toujours quelque chose de neuf à écouter sur “One thing in a French day”!

Je vous retrouverai avec plaisir pour la formule habituelle dès que cela sera possible et en attendant je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d’année!


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La coiffure ne fait pas le guichetier

Author: Laetitia
Wed, Dec 5, 2007


Vous connaissez le proverbe “l’habit de fait pas le moine” et bien, je viens de découvrir qu’une coiffure élaborée avec style et moulte gel ne fait pas non plus le guichetier de banque. Mon père en a fait la triste expérience ce matin. Je vous raconte cela.

J’avais demandé à mon père s’il pouvait passer à la banque pour moi. J’avais un chéquier à retirer, un chèque à déposer et je devais faire tamponner mon avis d’imposition pour un livret spécial.

Mon père s’est rendu ce matin à mon agence où il a été accueilli par un jeune guichetier plein d’assurance et à la coiffure “d’jeune” élaborée. Il lui a remis ma procuration pour le retrait du chéquier.
- Ah, non, monsieur ce n’est pas possible car qui me dit que c’est bien votre fille qui a signé? En plus, il me faudrait sa carte d’identité.

Première intervention du collègue au guichet à côté du sien
- Si, c’est bon, mais c’est la carte d’identité du monsieur que tu dois demander.

Ensuite, mon père présente mon avis d’imposition et la lettre de la banque demandant à ce que je le présente.
- Je ne crois pas que sois habilité pour ça, monsieur. Il va falloir voir un conseiller clientèle.

Deuxième intervention du collègue.
- Si, tu es habilité.
- Mais, je ne sais pas quoi faire!
- Il faut que tu tamponnes l’avis, que tu le photocopies et que tu inscrives sur la copie “conforme à l’original, pour le maintien du livret”.

Puis, s’adressant à mon père, le jeune guichetier lui dit :
- Dans ce cas, monsieur, il me faudrait l’original.

Troisième intervention du collègue.
- Mais, c’est l’original que tu as entre les mains!
- Ah, oui! Au fait, comment tu écris “maintien”?
- M-a-i-n-t-i-e-n. Eh, mais c’est sur la photocopie que tu dois écrire cela, pas sur l’original!

Mon père était mort de rire en me racontant tout ça et moi en l’écoutant. Mais, c’est triste quand même... en plus, le jeune homme ne s’est pas excusé une seule fois.


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Goûter entre amis

Author: Laetitia
Tue, Dec 4, 2007


Dimanche, mon mari et moi avions invité nos amis à goûter pour tous les voir avant de disparaître dans les couches pour quelques temps!

Les premiers invités à arriver furent nos amis Canadiens, Trevor et Natasha. J’étais très heureuse de les voir parce que cela faisait une éternité que nous n’avions pas eu l’occasion d’être ensemble.

Ensuite, mes parents sont arrivés, puis Jacques (avec un pot de confiture faite maison!), Michelle et Haroldo, Caroline, son mari et leurs deux petites filles et enfin Sylvie, Guillaume et leurs jumeaux Inès et Yann.

A chaque coup de sonnette ma petite fille se précipitait à la porte toute surprise de voir autant de monde arriver à la maison.

Nous avons pris notre goûter soit du gâteau au chocolat (merci à Caroline et à sa fille Mathilde), de la brioche et des biscuits, en discutant de choses et d’autres.

Mon mari a proposé à nos invités des boissons et ce qui a été le plus demandé fût non pas du café, mais du thé! J’étais un peu surprise, voilà, les Français au goûter boivent du thé comme les Anglais!

Par contre, nous avons complètement oublié de proposer du cidre alors que mon mari et moi en avions parlé la veille.
- Il y a combien de bouteilles de cidre dans le frigo?
- Une seule.
- Ce n’est pas assez.
- Je vais en remonter de la cave.
Puis, plus tard.
- Tu as remonté le cidre?
- Oui, j’ai mis quatre bouteilles au frigo. ça devrait suffire.

En début de soirée, nos invités nous ont quitté et j’étais très contente de cette petite fête qui m’a donné plein d’énergie.


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Une petite phrase de Proust

Author: Laetitia
Thu, Nov 29, 2007


Allez, j’espère que ce titre ne vous fait pas peur! Vous savez que Marcel Proust est un auteurs que j’aime beaucoup et que je relis souvent entre deux autres livres. Je l’ai découvert tardivement parce que je ne l’ai pas étudié au lycée et parce qu’il a la réputation d’écrire des phrases à rallonge où l’on perd rapidement le fil. J’ai tout naturellement pensé que ce n’était pas un auteur pour moi. Mais, en fait, je l’adore! Je l’ai découvert grâce l’adaptation en bande dessinée qu’en a fait Stéphane Heuet.

Quand je lis “A la recherche du temps perdu”, le soir, j’ai une petite habitude de lecture. Je m’arrête toujours sur une phrase qui me plaît particulièrement. Je la relis plusieurs fois et j’éteins la lumière. Dans le noir, j’y pense encore, je m’en émerveille et finalement je m’endors sans m’en rendre compte.

En ce moment, je relis le tome II, “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” (le titre est déjà tellement beau, je trouve).

Hier soir, j’ai arrêté ma lecture, page 330 de l’édition Folio Classique. Voici quelle était la phrase qui a retenu mon attention.

- C’est tout de même effrayant, le monde, me dit Saint-Loup à l’oreille. Préférer Racine à Victor, c’est quand même quelque chose d’énorme!” Il était sincèrement attristé des paroles de son oncle, mais le plaisir de dire “quand même” et surtout “énorme” le consolait.

Cette phrase me fait tellement penser aux personnes qui ont des tics de langage et si vous saviez combien “énorme” fait un retour en force depuis quelques temps!

A propos, “Victor” dans cette phrase fait référence à Victor Hugo!


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Ma valise n'est pas prĂȘte

Author: Laetitia
Wed, Nov 28, 2007


Ce matin, je suis passée à la pharmacie pour acheter un tube de granules d’Arnica et j’en ai profité pour présenter au pharmacien ma nouvelle carte de mutuelle. Il a ainsi pu mettre à jour mon dossier.

- Oh, mais vous accouchez bientôt! me dit le pharmacien en regardant son écran d’ordinateur. (Il est vrai que mon ventre ne peut pas donner ce genre de détails).
- Oui, dans deux semaines, lui ai-je répondu en me faisant la réflexion que les ordinateurs étaient bien indiscrets.
- Vous savez que ça peut arriver d’un jour à l’autre.
- Oui, mais je suis confiante. Je crois que j’irai jusqu’au terme de ma grossesse.
- Votre valise est prête? m’a alors demandé le pharmacien.
- Euh, non, pas concrètement... mais j’ai tout ce qu’il me faut.

Je suis rentrée à la maison avec la ferme intention de préparer ma valise. C’est vrai qu’il faut que je la prépare... J’ai sorti de mon dossier la liste que l’on m’a remise à la maternité. J’ai tout, en effet, pour moi et aussi pour le bébé : bodys, pyjamas, douillette, brassières, bonnet, des petites chaussettes, des moufles, un doudou, un paquet de couches, etc.

Ah, les brassières ou petits gilets ont leur petite histoire. Elles m’ont été offertes lorsqu’à douze ans j’ai séjourné dans une famille anglaise pour améliorer mon anglais. La famille avait un bébé et une grand-mère qui tricotait beaucoup. La grand-mère m’avait offert plusieurs brassières pour habiller la poupée qui ne me quittait jamais pour dormir. Je les ai gardées précieusement. Elles sont magnifiques encore aujourd’hui et je suis très heureuse qu’elles puissent servir à mes bébés.


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Au supermarché

Author: Laetitia
Tue, Nov 27, 2007


Aujourd’hui, mon père m’a emmenée faire des courses au supermarché. Il me manquait plein de choses à la maison. Nous sommes allés chez Carrefour, c’est à dix minutes en voiture. C’est plus un hypermarché qu’un supermarché, bref, c’est aussi ce que nous appelons une “grande surface”.

Après avoir garé la voiture dans le parking souterrain, nous avons pris une chariot. Ma petite fille aime bien être assise en hauteur, dans le petit siège qui se déplie à l’avant du chariot.

En entrant dans le magasin, j’ai pris la liste de courses que j’avais préparée. Nous avons commencé notre périple dans les rayons. J’ai essayé de ne pas trop m’arrêter là où ce n’était pas prévu, c’est comme ça qu’on perd du temps et puis je me fatigue rapidement maintenant.

Bien sûr, j’ai commencé par acheter quelque chose qui n’était pas sur la liste : des quenelles fraîches! J’adore cette spécialité lyonnaise et les quenelles de la marque “Reflets de France” (une marque de produits régionaux) sont bonnes.

Ensuite, j’ai été très sérieuse en suivant scrupuleusement ma liste : de la farine, des œufs, du sucre, de l’eau minérale, des petits pots bio pour ma fille, des petits suisses, des yaourts, des petits pains grillés, des pâtes au curry (délicieuses), de la sauce tomate, des sacs poubelles, etc.

Mon caddie plein, nous nous sommes dirigés vers les caisses. Oh là là, peu de caisses étaient ouvertes et il y avait la queue partout. Heureusement, j’ai pensé à regarder s’il y avait une caisse pour femmes enceintes. Et c’était le cas. Ainsi, nous sommes passés très rapidement.


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L'Instinct

Author: Laetitia
Thu, Nov 22, 2007


Notre amie Gabriella nous a fait l’année dernière un très beau cadeau de Noël : un coffret contenant un chèque cadeau pour un repas pour deux à choisir dans une liste de 20 restaurants gastronomiques sélectionnés.
Nous avons profité hier soir de notre beau cadeau en nous rendant à L’Instinct un restaurant La Garenne-Colombes, seulement vingt minutes à pieds de chez nous.

Hum, un grand merci à Gabriella car ce fût une soirée divine!

J’ai apprécié l’ambiance du restaurant, son cadre calme, la disposition des tables. La salle était faiblement éclairée et un photophore déposé sur chaque table rendait encore l’atmosphère plus intime.

On nous a offert un verre Côtes de Gascogne blanc en apéritif. Je n’ai fait qu’y tremper les lèvres, mais suffisamment pour en apprécier le parfum délicat et les arômes.

Le service était impeccable et plein d’attention.
Voici quel a été notre menu.
En entrée, pour mon mari un velouté de potiron aux huîtres et pour moi un œuf mollet sur un lit de lentilles tièdes.
En plat principal, nous avons pris tous les deux la même chose : des gambas sautées au curry avec une ratatouille niçoise... fondante.
En dessert, mon mari a choisi des lamelles de fromage de brebis accompagnées de confiture de cerises noires et j’ai été plus gourmande avec un moelleux au chocolat.
On nous a ensuite servi un café pour mon mari (très bon) et pour moi une infusion, accompagnées de petites douceurs : madeleines et amandes au chocolat.


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Un tour au marché

Author: Laetitia
Wed, Nov 21, 2007


Ce matin, accompagnée de ma petite fille, je suis allée faire un tour au marché. Il a lieu deux fois par semaine près de chez moi : le samedi matin et le mercredi matin.

En fait, j’y vais surtout pour le producteur qui vend ses fruits et légumes. Je dis “le producteur”, mais il s’agit d’une famille complète : le père et la mère très âgés, la fille (une bonne quarantaine souriante) et le fils (il a un regard, on ne sait jamais ce qu’il pense). C’est avec la fille que je suis le plus “copine”.

D’habitude, c’est mon mari qui va au marché, le samedi matin, mais samedi il n’a pas pu s’y rendre. C’est la raison pour laquelle je m’y suis rendue ce matin. J’avais trop envie de leur betteraves. Elles sont délicieuses. Et en ce moment, c’est la saison des endives, les leurs sont croquantes et ont un bon goût. Nous les mangeons en salade tout simplement avec quelques cerneaux de noix (du même producteur!) et quelques dés de Comté.
J’ai également acheté de la mâche, une salade que j’adore et qui, vous l’aurez deviné, est délicieuse!

Et puis, parce qu’on ne peut pas se nourrir que de crudités, j’ai acheté un bon kilo de potiron pour en faire de la soupe. Miam! Je vais me régaler!
Au retour, je suis passée chez le fromager refaire une petite provision de Murol pour ma fille. Le fromager n’en revient pas que j’en achète si souvent.


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Insomnie culinaire

Author: Laetitia
Tue, Nov 20, 2007


Cela doit être dû à la grossesse, mais en ce moment je souffre d’insomnie entre 5 heures et 7 heures du matin. Cela m’est arrivé encore ce matin, mais cette fois mon insomnie a pris un tour, disons, culinaire.

Cela a commencé quand j’ai réalisé que j’avais faim, j’ai pensé que je pourrais me lever et manger une ou deux tranches de pain recouverte de la délicieuse confiture que m’a offerte mon voisin Jacques. Il s’agit d’une confiture faite maison aux fruits rouges : mûres, groseilles, framboises, cerises, je crois. Puis, je me suis dit que ce ne serait pas raisonnable, qu’il valait mieux attendre le petit-déjeuner.
Mais mon esprit a commencé à penser à d’autres bonnes choses. C’est bientôt mon anniversaire, quel gâteau allais-je avoir : un moka? Un gâteau noix-noisettes? Une forêt noire? Un Paris-Brest?

C’est bientôt Noël également... hum, des boudins blancs pour le réveillon, accompagnés d’une compote de pommes en morceaux et d’une légère salade verte... des canapés au saumon sauvage, du jambon de Parme... un consommé de cerfeuil aux ravioles de Roman... et le jour de Noël de la pintade aux marrons et en dessert de la bûche au chocolat. Oh là là, vite, que Noël arrive vite!

Et puis, après l’accouchement, pour reprendre des forces, je pourrais demander à mes parents de me préparer un pot-au-feu ou encore de la blanquette de veau, de la palette aux lentilles!

Et puis, tout à coup, j’ai eu envie de gaufres! Hum, de délicieuses gaufres chaudes, moelleuses et croustillantes à la fois comme doivent être celles de Bergamotte, vous savez la blogueuse qui adore les desserts. Heureusement, j’ai fini par me rendormir!

Les gaufres de Bergamotte :
http://bergablogue.blogspot.com/2006/11/les-gaufres-boulangres-les-canels.html

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Le Paris-Brest de Sarah Wiener

Author: Laetitia
Thu, Nov 15, 2007


Aujourd’hui, mon père m’a gentiment emmenée faire quelques courses. Pendant le trajet en voiture (eh, c’est la grève des transports en France!) je lui ai demandé si lui et ma mère avaient regardé le dernier épisode des aventures culinaires de Sarah Wiener.

- Oui, nous l’avons même regardé deux fois!

“Les aventures culinaires de Sarah Wiener” est une émission d’Arte, la chaîne franco-allemande, la super chaîne franco-allemande devrais-je dire, qui nous propose toujours des émissions originales.

Dans cette émission, on suit la restauratrice berlinoise Sarah Wiener dans un tour de France culinaire. Chaque émission est l’occasion d’une recette typique que Sarah réalisera avec un chef reconnu.

J’ai souvent regardé l’émission ces derniers temps, ça m’inspirait davantage que “Plus belle la vie”, un peu trop glauque à mon goût en ce moment.

Et dans le dernier épisode, Sarah était à Paris, chez une pâtissière renommée pour ses Paris-Brest et ses éclairs. Le Paris-Brest est un gâteau dont je vous ai déjà parlé, une pâte à chou en forme de cercle fourrée de crème au praliné, mais que je n’ai jamais réalisé. Oh, mais maintenant que je sais comment on le fait et que j’ai trouvé la recette en ligne sur le site d’Arte... je me demande, si le week-end prochain... non, ce ne serait pas raisonnable. Trop de fatigue tout ça! Il vaudrait mieux que je l’achète directement chez la pâtissière en question. Peut-être que mon père m’emmènera en voiture? Après tout, le grand fan du Paris-Brest, c’est lui!

Le site de l’émission de Sarah Wiener :
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Sarah-Wiener/1428122.html
L’origine du Paris-Brest :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris-brest

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Agent Laetitia en mission secrĂšte

Author: Laetitia
Wed, Nov 14, 2007


Ce matin, mon téléphone portable a sonné. Mon contact, Caroline, m’a donné les instructions pour la mission qui allait m’être confiée. Je vous rapporte notre conversation.

- Laetitia, c’est Caroline, ça va?
- Oui, ça va.
- Tu es chez toi? En fait, je t’appelle pour urgence...
- Oui, je suis chez moi. Qu’est-ce qui se passe?
-
Ben, ce matin, en partant, j’ai enfermé ma femme de ménage chez moi sans faire exprès et elle n’a pas les clés.
- C’est pas vrai?
- Si...
- Okay, je prends tes clés et je vais la délivrer.
- Merci. Je vais la prévenir que tu arrives.

Pas question de réaliser une mission périlleuse comme celle-là sans ma fidèle coéquipière, Micaela, bientôt deux ans.

J’ai donc pris le double des clés de Caroline, qui est en permanence chez moi, et Micaela et moi sommes sorties incognito pour nous rendre dans le bâtiment voisin du nôtre, là où se trouve l’appartement de Caroline.

Je vous rassure, tout s’est bien passé. Nous avons pris l’ascenseur et nous avons libéré la cible d’un seul coup de clé. La cible, ravie de nous voir nous a accueillies en héroïnes!

Le traumatisme ayant été léger, je pense qu’aucune cellule psychologique ne sera nécessaire. Mission réussie!


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Consultation d'anesthésie

Author: Laetitia
Tue, Nov 13, 2007


Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à l’hôpital pour la consultation d’anesthésie. C’est un rendez-vous avant l’accouchement avec un médecin anesthésiste qui vous informe des différents modes d’anesthésie, des risques, des inconvénients comme des avantages. C’est aussi l’occasion de faire un nouveau bilan sanguin.

Cette fois, je n’ai pas eu droit à un cours magistral sur la péridurale, comme la dernière fois. La femme médecin qui m’a reçue (avec une demi heure de retard et sans excuses), était tout en sourire et davantage préoccupée par comment ma fille prenait l’arrivée de sa petite sœur.
Une visite à l’hôpital c’est aussi un grand moment d’administration! Avant toute consultation, il faut se rendre “à la caisse”. Dans une grande salle d’attente, on prend un numéro à un distributeur et on attend que l’écran l’affiche et nous indique à quel guichet nous rendre. Là, on est reçu derrière une vitre par un ou une employée qui prend votre Carte Vitale et clique plein de choses sur son ordinateur avant de vous remettre une feuille à remettre à la consultation.

Après la caisse, je me suis rendue au secrétariat de la consultation d’anesthésie à l’autre bout de l’hôpital. J’étais en avance, il n’y avait personne. J’ai attendu une bonne vingtaine de minutes. Puis une employée est arrivée, m’a remis des papiers à lire sur l’anesthésie, je lui ai remis le papier de la caisse et nous avons rempli ensemble un questionnaire.

Encore 30 minutes d’attente et enfin la femme médecin m’a reçue. Entre le moment où je suis arrivée à l’hôpital et le moment où j’en suis partie, deux heures s’étaient écoulées.


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StĂŒbli

Author: Laetitia
Thu, Nov 8, 2007


Pour l’anniversaire de mon amie Gabriella, je l’ai invitée cet après-midi à goûter au Stübli, la fameuse pâtisserie allemande rue Poncelet dans le 17e. C’est à deux pas des Ternes. La rue Poncelet est une rue très commerçante et c’est agréable de s’y promener.

Nous sommes aussi gourmandes l’une que l’autre alors c’est normal que nous aimions cet endroit qui propose de délicieux gâteaux. Et puis, cela nous rappelle l’un de nos voyages, en 1995, où nous avions été en Autriche, en Allemagne et en Hongrie et où nous avions mangé chaque jour un gâteau dans une pâtisserie différente!

Une fois confortablement installées à notre table, Gabriella et moi avons sérieusement étudié la carte. C’est toujours un moment cruel car il faut faire un choix!

Gabriella est dans une période “cheesecake” depuis qu’elle a goûté un délicieux gâteau à la ricotta dans un petit restaurant de Matera, cet été, en Italie. Elle a donc choisi un gâteau au fromage frais.

De mon côté, avec ma grossesse, je ne peux pas manger de fruits, même cuits, cela me donne mal au cœur. Mon choix était donc restreint. De plus, j’avais très envie de boire un chocolat viennois alors si j’avais pris une forêt noire, par exemple, j’aurais eu peur que cela fasse trop. Je me suis finalement décidé pour un gâteau à la noisette.

Hum, nous n’avons pas été déçues! En quittant la pâtisserie-salon de thé, j’avais déjà hâte de revenir!


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Promenade au parc de Saint-Cloud

Author: Laetitia
Wed, Nov 7, 2007


La forêt la plus proche de chez moi est le parc de Saint-Cloud, c’est à vingt minutes en voiture et c’est là que nous sommes allés nous promener ce matin, ma fille, mon père et moi.

Cela faisait une éternité que je n’y étais pas allée et cette promenade dans les bois m’a fait grandement plaisir, ainsi qu’à ma fille.
Nous avons d’abord descendu une grande allée. Ma fille avait emmené sa petite poussette et elle promenait son doudou.

Nous avons joué avec les feuilles en les poussant avec nos pieds. Nous avons ramassé quelques beaux marrons bien brillants. Il y avait très peu de monde car il était de bonne heure et aussi parce que ce sont les vacances scolaires et que beaucoup de parisiens sont partis.
Finalement, nous sommes arrivés à une sorte de place avec un étang et un restaurant chic. Sur notre gauche, les arbres étaient comme posés sur une moquette d’herbe. C’est la photo qui illustre ce podcast.

Quand tout à coup, une nonne est apparue au milieu des arbres. Une nonne du passé dans une grande robe noire qui lui descendait jusqu’aux pieds. Elle portait une élégante coiffe qui cachait en partie son front. Elle lisait un grand livre bleu en marchant.

C’était très joli cette religieuse au milieu des arbres, et intemporel aussi.


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Prix littéraires

Author: Laetitia
Tue, Nov 6, 2007


Hier midi, j’étais dans ma cuisine en train de me préparer à déjeuner et j’écoutais à la radio, l’émission Tout arrive sur France Culture. L’émission ne me plaît pas toujours mais au moins on y parle de choses culturelles variées (livres, expos, théâtre, opéra, photos, etc) et les invités sont souvent intéressants. Bref, ça change des infos et des émissions formatées avec des interviews peu approfondis.

Hier, donc, l’équipe de Tout arrive avait envoyé quelques collègues attendre les résultats des prix Goncourt et Renaudot. C’est un véritable événement ici en France, surtout le Goncourt.

Les résultats ont été annoncés vers 13 heures par un homme, assez rapidement. Le prix Goncourt a été attribué à l’auteur Gilles Leroy pour son livre “Alabama song”.

Les chroniqueurs de “Tout arrive” étaient consternés, c’était amusant à écouter. Apparemment le livre n’était pas apprécié et même carrément décrié. D’après l’un d’eux cela faisait même longtemps qu’on n’était pas tombé si bas.
Les réactions à l’annonce du prix Renaudot étaient encore plus amusantes car le prix remis à Daniel Pennac a encore davantage consterné.
Si vous avez envie d’entendre des critiques littéraires remontés contre les prix littéraires, je vous mets un
lien vers le site web de France Culture. Vous pourrez y écouter l’émission en question.

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La folie du Murol

Author: Laetitia
Thu, Nov 1, 2007


Aujourd’hui, comme tous les midis, j’ai proposé à ma fille du fromage. Elle ne digère pas le lait, ni les yaourts, c’est donc sa seule source de calcium depuis que je ne l’allaite plus. Elle a toujours le choix entre deux ou trois fromages. En général, du Comté ou du fromage de chèvre.

Il y a deux semaines, j’ai pris chez le fromager du Murol parce que c’est un fromage au lait pasteurisé et que c’est plus sûr pour les femmes enceintes que le lait cru. C’est un fromage que j’aimais bien quand j’étais petite. Il a un goût tout doux, mais ce qui est particulier c’est surtout sa forme et sa couleur. Il est rond et orange avec un trou au milieu. Le fromager la vend par moitié.

Je l’ai fait goûter à ma petite fille et elle a au fil des jours oublié les autres fromages. Aujourd’hui, l’air de rien, je lui ai seulement proposé du Comté.
- Non!
Je lui ai montré le fromage de chèvre, un Charolais du Beaujolais.
- Non!
J’ai finalement déballé le Murol.
- Ouiiiiiii!

Bref, c’est la folie du Murol à la maison! Mais qu’est-ce que je vais manger, moi si mon bébé dévore le Murol?

http://www.univers-fromages.com/encyclopedie-fromage-detail.php?fromage=72

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Une journée à la maison

Author: Laetitia
Wed, Oct 31, 2007


Ce matin, gros coup de flemme, je n’ai pas eu envie de sortir. J’ai fait du rangement parce que je ne sais pas rester inactive. Vers 11 heures ma petite fille a commencé à grogner.
- Tu as faim? Tu veux manger? lui ai-je demandé.
- Oui, m’a-t-elle répondu.

Avec le changement d’heure (nous sommes à l’heure d’hiver depuis dimanche), je ne me suis pas étonnée qu’elle ait faim de bonne heure. Nous avons donc déjeuné et je l’ai couchée pour la sieste comme tous les midis. Et c’est en la couchant que j’ai réalisé qu’il n’était pas onze heures et demi, mais dix heures et demi du matin! J’avais regardé un réveil qui n’était pas à la bonne heure avant le déjeuner.
Moi qui avais l’impression de m’être activée toute la matinée et il restait encore une heure et demi avant midi! Incroyable! Cela m’ a tellement secouée que je suis moi aussi allée faire la sieste. Quand je me suis réveillée il était 13h30, j’avais donc dormi trois heures et ma fille dormait toujours... bizarre.

Elle a fini par se réveiller, bougon, les yeux brillants et les joues toutes rouges. Hum, j’ai pris sa température : 39°3. Oh là là, vite du paracétamol! Je crois que se sont des dents qui poussent...

Nous ne sommes pas sorties. Mon père est venu nous rendre visite et la journée est passée.

Donc, aujourd’hui, je n’ai rien fait.


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Berry's Berry

Author: Laetitia
Tue, Oct 30, 2007


Cela faisait longtemps que j’avais envie d’aller chez Berry’s Berry. Je crois que j’avais découpé l’article dans Télérama sur ce magasin japonais de vêtements pour enfants l’année dernière! L’occasion s’est enfin présentée et je m’y suis rendu aujourd’hui.

Le magasin est situé rue des Quatre vents dans le 6e arrondissement. C’est à deux pas de la station Odéon. Depuis Saint-Lazare, c’est très simple. J’ai pris la ligne 14 jusqu’à Châtelet et de là la ligne 4 jusqu’à Odéon. La correspondance est courte entre les deux métros et les stations de la ligne 14 sont bien pourvues en escalators et asenceurs, c’est parfait dans mon état. Par contre, le grand escalier pour arriver sur le quai de la ligne 4... est raide!
Hum, quel plaisir d’être à Paris quand même, même si le temps n’était pas parfait.

J’ai trouvé le magasin sans difficulté. Il est tout petit, mais bien rempli et tout est
super mimi! La mode chez Berry’s Berry n’a rien à voir avec la mode actuelle en France : enfin de belles couleurs! J’avais envie de tout acheter, surtout que c’est très abordable.

La vendeuse, Rut, est charmante. Elle m’a bien expliqué le fonctionnement du magasin. Les arrivages se font chaque mois, je recevrai un mailing présentant les nouveautés et les articles ne sont pas suivis.

Mes achats terminés, j’ai marché jusqu’au Châtelet. C’était bien agréable.


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Heureux événement

Author: Laetitia
Thu, Oct 25, 2007


Je crois qu’il est temps que je vous l’annonce : j’attends un heureux événement pour le mois de décembre! En d’autres termes, je suis enceinte. J’attendais d’être certaine que tout allait bien pour vous l’annoncer. La dernière échographie, celle des trente-deux semaines, a eu lieu la semaine dernière et tout va bien pour mon futur bébé.

Je suis suivie pour ma grossesse par un médecin ou une sage-femme de l’hôpital (en fonction des rendez-vous disponibles). J’ai choisi un hôpital public pour accoucher, le meilleur du département des Hauts-de-Seine selon les critiques des mamans. Et oui, je me suis servie d’Internet pour choisir ma maternité! En fait, c’est la même que celle pour mon premier accouchement.

C’est une maternité de niveau 1 c’est-à-dire une maternité pour les accouchements sans risques particuliers pour le bébé : je n’attends pas des jumeaux, je ne fais pas d’hypertension ou de diabète et mon bébé ne risque pas de naître prématurément.
C’est une maternité où l’accouchement est confié à la sage-femme. Le docteur n’intervient qu’en cas de nécessité.

A côté des visites mensuelles à l’hôpital, je suis une préparation à l’accouchement auprès d’une sage-femme libérale. Il s’agit de réunions thématiques et d’exercices de yoga en groupe. C’est très sympa d’échanger avec les autres mamans. J’y vais une fois par semaine.


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J'ai de la chance

Author: Laetitia
Wed, Oct 24, 2007


Aujourd’hui, c’était pour moi un jour à jouer au Loto. Je vais vous expliquer pourquoi. Ce matin, je suis allée faire des courses, le tour habituel : le boucher, le fromager, Monoprix. Pour me rendre jusque dans la rue commerçante, je passe au dessus d’une voie ferrée grandes lignes (par opposition aux voies de banlieue). Sur cette voie, il y a peu de trains qui circulent, enfin, j’en vois rarement.

Ma petite fille, comme beaucoup d’enfants, adore regarder les trains. Elle s’est redressée dans sa poussette dès qu’elle a aperçu la voie ferrée :
- train, Maman, train!

J’étais en train de lui dire : tu sais ma chérie, il y a peu de chance que nous voyions un train sur ces voies quand, tout à coup, juste en dessous de nous deux trains grandes lignes se sont croisés! Incroyable! Ma petite fille en était saisie de bonheur et moi de stupéfaction.

Au retour des courses, encore plus incroyable, je trouve un billet de dix euros par terre.
- Oh là là, mais c’est mon jour de chance!

C’est une bonne raison pour jouer au Loto, non?

En France, il y a un tirage le mercredi soir et un autre le samedi. Nous sommes mercredi, c’est parfait! Donc, dès que j’ai fini ce podcast, je me connecte au site de la Française des Jeux. On verra bien... je vais peut-être gagner la cagnotte!


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Week-end Ă  la campagne

Author: Laetitia
Tue, Oct 23, 2007


Quelques petits messages :
d’abord pour vous remercier pour vos nombreux commentaires, en particulier Allan de Melbourne, plein de malice, qui me fait bien rire. Et aussi pour vous dire que le système des commentaires ne marche pas bien y compris sur mon propre ordinateur, je sais c’est un comble, et que je ne peux donc pas vous répondre. Je ne reçois plus non plus depuis quelques temps les adresses e-mails que vous laissez avec vos commentaires. Bref, je pense sérieusement à changer d’hébergeur!

Concernant la galère, l’expression est passée dans le langage courant grâce à Monsieur Molière. “Qu’allait-il donc faire dans cette galère?” est une réplique de la pièce “Les fourberies de Scapin”.

Week-end à la campagne

Le week-end dernier, mon mari, ma petite fille et moi avons passé un charmant week-end près de Reims chez la cousine de mon mari et son mari. Nous y sommes allés en train. Il y a une nouvelle ligne de TGV qui est en service depuis ce printemps vers l’Est de la France. Reims n’est plus qu’à quarante-cinq minutes de Paris. Strasbourg est seulement à deux heures et vingt minutes de Paris alors qu’il fallait auparavant au moins quatre heures (si mes souvenirs sont bons). Comme à chaque nouvelle ligne TGV, c’est une petite révolution.

Nous avons passé un week-end familial où nos filles respectives (deux et presque trois ans) ont fait connaissance et ont bien joué ensemble. Samedi après-midi, nous sommes allés nous promener en forêt. Samedi soir, nous avons regardé la finale de la coupe du monde de rugby. Dimanche matin, nous sommes allés “à la cueillette”. Il s’agit d’un potager géant où l’on cueille ses légumes et ses fruits. Nous nous sommes promenés au milieu des pommiers et avons cueilli de quoi nous préparer une belle tarte aux pommes.

Nous avons déjeuné puis nos filles sont allées faire la sieste pendant que la cousine de mon mari et moi-même avons préparé la tarte. Nos maris, eux, ont joué à la pétanque... sur ordinateur!

Le temps de goûter et il était déjà l’heure de repartir. Mais nous reviendrons.

http://perso.orange.fr/rene.ernst/Maitres_Valets/Moliere_Scapin_II_7.htm

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Jour de grĂšve

Author: Laetitia
Fri, Oct 19, 2007


Aujourd’hui, c’est jour de grève dans les transports publics. Les syndicats ont appelé à la grève pour défendre les régimes de retraites spéciaux des agents des transports publics. Nicolas Sarkozy, notre nouveau président, souhaite que ces agents (qui cotisent 37,5 années avant de partir à la retraite) cotisent autant que les fonctionnaires soit 40 ans.

Alors, oui, la grève c’est embêtant parce que ce jour-là pour se rendre au travail, bonjour la galère! Comme aucun train n’était prévu à notre gare pour Saint-Lazare, mon mari, qui travaille dans le XVe arrondissement de Paris, est parti en voiture avec son chef. Son chef n’habite pas très loin de chez nous. Ils avaient rendez-vous à 7 h. Mon mari rentrera avec un collègue. J’espère que tout se sera bien passé.

Revenons à nos moutons, je vous disais que la grève c’est embêtant, mais d’un autre côté, ces personnes qui font aujourd’hui grève ont encore la possibilité de le faire ce qui n’est pas si courant que ça dans le secteur privé. Malheureusement, la grève est trop souvent le seul moyen pour se faire entendre. Combien de fois entend-on que les avancées sociales ont été faites grâce à la grève alors qu’il aurait été plus simple pour tout le monde de négocier avant d’en arriver là.

Vous l’aurez compris, je suis pour la grève même si elle m’embête parce qu’en réalité elle profite à tout le monde et que ce serait pire si on n’avait pas le droit de faire grève.

Allez, tous au piquet!


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Rideaux sur mesure

Author: Laetitia
Thu, Oct 18, 2007


Oh là là, je suis lessivée. Je rentre de Paris où je suis allée commander des rideaux dans un fameux magasin de tissus et de décoration Boulevard Haussmann. Vous voyez lequel? près des Galeries Lafayettes.

J’avais choisi mes tissus, il a fallu ensuite que j’attrape une vendeuse. En fait un vendeur! Il était sympathique. Avant que je ne lui montre les tissus, nous nous sommes assis à un petit bureau pour noter toutes les mesures de mes rideaux, le style de confection, etc. J’avais tout bien préparé. Le vendeur s’est alors lancé dans des calculs complexes pour connaître le métrage de tissu nécessaire. Ensuite, nous sommes allés voir les tissus.

Malheureusement, pour l’un des deux tissus (car j’avais besoin de deux paires de rideaux) il ne restait plus que 7,50 mètres alors qu’il en fallait 8,10.
- Je vais voir en réserve si nous en avons en stock, me dit alors le vendeur. Retournez vous asseoir au bureau! Il ne faudrait pas qu’on nous prenne notre place.

Résultat, le tissu n’était pas en réserve et impossible de le commander. Heureusement, j’ai pu rapidement faire un deuxième choix. Comble de malchance, il n’y en avait pas assez non plus et pas en réserve non plus. Mais, celui-là pouvait être commandé!

Pour la deuxième paire de rideaux, le tissu était disponible.

Nous sommes retournés au bureau pour remplir la paperasse. Vingt minutes pour remplir trois formulaires en quatre exemplaires! Deux formulaires de confection et un formulaire pour la commande du tissu. En plus, il faisait très chaud dans le magasin. Je commençais à vraiment en avoir assez. Le pauvre vendeur m’a dit “c’est compliqué chez nous!”.

Ensuite, je suis passée à la caisse, payer les tissus (la confection se paye à réception des rideaux). Bref, j’y ai passé une heure en tout!
Quelle galère! Tiens, savez-vous d’où vient cette expression “quelle galère”?

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L'Everest pieds nus

Author: Laetitia
Wed, Oct 17, 2007


Ce matin, je suis allée faire quelques courses et je suis, entre autre, passée chez le boucher.

Il m’a demandé si j’avais regardé “le” match. J’étais bien réveillée alors je n’ai pas dit “quel match?”. C’est alors qu’il me posait la question que j’ai remarqué que sa boutique était décorée de maillots de rugby et de ballons ovales.

Il faut dire qu’il en a été question de ce match de rugby France-Angleterre! Même ma mère a regardé! Moi, non, je travaillais sur mon ordinateur.

Bon, j’ai fait mon travail de cliente et je me suis intéressée au sujet.

- Mon mari a regardé le match. Il a dit que le jeu était complètement fermé. Mais ce que je ne comprends pas c’est comment on peut battre la Nouvelle-Zélande et ensuite se laisser battre par les Anglais. On dirait que quand c’est impossible, on y arrive et quand c’est un match à notre portée, il n’y a plus personne!
- Oui, c’est exactement ce que je disais au fleuriste ce matin, on pourrait grimper l’Everest pieds nus et on se casse la figure sur une butte de sable.
- Je crois qu’il ne faut pas être déçu. On n’a pas été bon.
- Oui, vous avez raison. On ne doit pas être déçu.

Je me suis pas mal débrouillée pour une fille qui n’y connaît rien. Vous ne trouvez pas?


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Un petit mystÚre résolu

Author: Laetitia
Thu, Oct 11, 2007


Dans mon escalier, au cinquième étage, vivent Madame L. et son mari. Madame L. est une femme d’une soixantaine d’années, toujours tirée à quatre épingles : coiffure parfaite, maquillage impeccable, tenue vestimentaire élégante. Madame L. est également très aimable et toujours souriante. Elle se renseigne toujours sur ma petite fille, ses progrès, si elle mange bien, si je fais bien attention à ne pas lui donner trop de sucreries, etc.

Rien de mystérieux jusque-là, me direz-vous. Mais, Madame L. est toujours en route pour la gare, un petit cartable noir à la main, lorsque je la croise. Je suis certaine qu’elle se rend à Paris.

Sans m’en rendre compte, j’ai commencé à me demander ce qu’elle pouvait bien faire à Paris et, aujourd’hui, j’ai su.

Nous nous sommes croisées à la cave, elle avait son petit cartable ouvert d’où sont tombés des papiers qu’elle a vite ramassés.
- Cela devait bien arrivé, puisque mon cartable est ouvert! C’est mon cartable d’école, a-t-elle ajouté fièrement.
- Vous allez à l’école? lui ai-je demandé.
- Oui, à la Sorbonne, j’y vais chaque semaine, c’est passionnant.
- Oh, je veux bien vous croire.
- Allez, je vous laisse!

Et voilà, un petit mystère résolu.


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Un tour aux Quatre Temps

Author: Laetitia
Wed, Oct 10, 2007


Cet après-midi, je suis allée faire un tour au centre commercial Les Quatre Temps de La Défense. C’est un grand centre commercial, c’était même le plus grand d’Europe à son ouverture dans les années quatre-vingt.

Pour m’y rendre, j’ai pris le train. La Défense n’est qu’à quatre minutes de ma gare.

En fait, j’y allais dans un but particulier : acheter quelques nouvelles affaires pour ma petite fille. J’ai parcouru plusieurs magasins, mais quelle déception! Je trouve la mode de cette année pour les petites filles vraiment déprimante. C’est la mode des petites blouses et des petit manteaux comme dans les années cinquante. Les couleurs sont tristes : violine, vieux rose, marron, gris. Ce sont des couleurs de mamies! Pas question que j’habille ma fille d’à peine deux ans comme si elle allait tourner dans une adaptation télévisée d’un épisode du commissaire Maigret!

Je suis donc rentrée à la maison les mains vides.

Cela faisait des mois que je n’étais pas allée aux Quatre Temps et une plongée de temps en temps dans l’univers de la consommation pure et dure ce n’est pas désagréable (à condition de ne pas en abuser, bien sûr).


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Bon Ă  tirer - BAT

Author: Laetitia
Tue, Oct 9, 2007


Aujourd’hui, j’ai reçu le bon à tirer de mon livre. Le bon à tirer est l’épreuve qui est envoyée par l’imprimeur. On peut y faire les dernières corrections ou bien l’envoyer sans correction. Il faut signer le document pour approbation et le renvoyer à l’imprimeur qui peut alors lancer la fabrication du livre. Ce document lui servira de repère pour son travail.

En fait, j’ai un peu pesté contre mon imprimeur car le coursier qui est venu livrer le bon à tirer n’avait pas le code de la résidence pour accéder chez moi, alors que je l’avais bien indiqué à l’imprimeur.

Le coursier a téléphoné, mais je n’ai pas pu décrocher à ce moment-là : j’étais en train de changer ma fille!

Finalement, le coursier a laissé un message et je l’ai rappelé. Il va repasser en fin d’après-midi.

Mais dans l’histoire, j’ai tout de même perdu vingt-quatre heures car si je l’avais reçu le matin, j’aurais pu le renvoyer aujourd’hui. La levée de la poste ayant déjà eu lieu, je suis contrainte de ne l’envoyer que demain matin... Voilà comment perdre vingt-quatre heures!
Mais, je reste zen.


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La maison du miel

Author: Laetitia
Thu, Oct 4, 2007


Aujourd’hui, j’ai vu mon amie Natasha et devinez où nous nous sommes retrouvées? Oui, chez Ladurée, rue Royale. J’ai été incroyablement raisonnable et j’ai simplement bu une tisane. Donc, pas de photo de pâtisserie aujourd’hui.

En rentrant vers Saint-Lazare, au lieu de prendre la rue Tronchet qui part de la place de la Madeleine et croise le boulevard Haussmann, nous avons emprunté la rue Vignon qui lui est presque parallèle en partant du boulevard de la Madeleine. C’est une petite rue bien sympathique avec de nombreuses boutiques... pour porte-monnaies bien remplis!

Mais, il y a une boutique que j’étais très contente de faire découvrir à mon amie : la maison du miel. C’est une très ancienne boutique qui date de 1905. Bien sûr, le magasin a été rénové depuis et il est même très agréable. On peut y déguster une quantité incroyable de miels différents et acheter des confiseries variées, du pain d’épices et autres gâteaux.

J’ai acheté du miel d’oranger pour ma petite fille car elle raffole du miel au petit-déjeuner et des bonbons au miel et à la réglisse pour moi. En fait, j’aime bien le miel, mais comme ça en dégustation à petites doses ou bien pour parfumer un gâteau. Je ne suis pas une véritable amatrice.

Par contre, mon amie Natasha adore le miel et elle a craqué pour un pot de miel de châtaignier et un pot de miel de caféier.

http://www.maisondumiel.com/page1.html

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Des impondérables

Author: Laetitia
Wed, Oct 3, 2007


Vous souvenez-vous qu’au mois d’août j’avais envoyé un mailing à mes clients pour leur annoncer la parution de mon prochain ouvrage? J’avais annoncé la parution pour la fin septembre, en prenant soin de tenir compte d’une certaine marge. Il y a toujours des impondérables.

Oui, il y a toujours des impondérables! Je l’ai à nouveau vérifié. Cette fois le dieu des impondérables n’
y est pas allé de main morte, il a carrément flingué l’ordinateur de mon père. Et c’est mon père qui réalisait la maquette du livre. Heureusement, mon père est prudent et il avait sauvegardé au fur et à mesure son travail sur une clé USB. Pas si grave donc, me direz-vous? Oui, mais comment fait-on pour terminer un livre sans ordinateur et quand on n’a pas prévu de s’en acheter un neuf?

Mon père est rentré à Paris et nous avons dû prendre une décision. L’autre problème qui était posé par l’achat d’un ordinateur neuf était que celui-ci ne nous aurait pas davantage permis de finir le livre. En effet, mon père travaille sur Mac OS9 qui n’est pas le système d’exploitation en cours sur les Mac.

Finalement, notre fournisseur, Jean-Marc, a proposé une solution à mon père : un ordinateur d’occasion, puissant et rapide, capable de fonctionner en système 9 et en système X. Exactement comme le mien.

Bref, tout s’est arrangé et ce matin, après quelques jours de travail avec mon père, j’ai pu faire partir le livre chez l’imprimeur. Je suis toute excitée et j’attends avec impatience de le recevoir. Surtout que mes clients commencent à s’impatienter.


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Chauffage or not chauffage?

Author: Laetitia
Tue, Oct 2, 2007


Nous avions jusqu’à dimanche pour nous décider pour ou contre la remise en route du chauffage dans la résidence.

Ceux qui étaient pour la remise en route du chauffage devaient signer la feuille punaisée au tableau d’affichage en bas de l’escalier.

C’est vrai qu’il ne faisait pas très chaud dans les appartements ces derniers temps et je mentirais si je vous disais que cela ne me gênait pas du tout.
Mais vous connaissez mon attachement à essayer de sauver la planète alors dès que je peux faire quelque chose pour elle et bien je le fais. Vivre deux semaines de plus dans un appartement à 17°7 en fait partie. Entre mettre un pull et relancer la chaudière, mon choix est tout fait.
Bon, c’est vrai aussi que le linge ne séchait pas bien, mais au lieu de faire mes lessives à la suite les unes des autres en début de semaine et bien je les faisais un jour sur deux.

Bien sûr, ont signé la feuille pour la remise en route les mêmes que ceux qui l’avaient signée pour qu’on n’arrête pas le chauffage au mois de mai dernier.

Hier soir, premier octobre, le chauffage n’était pas en route et j’ai pensé naïvement que peu de personnes avaient signé pour la remise en route. Mais ce soir, j’ai découvert en posant ma main sur un radiateur qu’il était en route.

Vous savez quelle température il faisait dehors aujourd’hui? 22 degrés!


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Cuisine et terroirs

Author: Laetitia
Thu, Sep 27, 2007


“Cuisine et Terroirs” est le nom du magazine de cuisine que j’achète tous les trimestres. Je l’aime bien parce qu’il y a des recettes appétissantes (bien sûr), mais également des reportages sur des restaurants ou des tables d’hôtes dans les régions et une belle sélection de vins à déguster avec les recettes.

Ces derniers jours, j’ai potassé fébrilement mes derniers numéros car ce soir nous avons des invités. Mon mari a invité deux collègues et leurs femmes à dîner. Ca fait très pompeux comme ça, mais c’est en fait un dîner tout à fait amical.

Ce qui m’embête dans les dîners ce sont toutes les allers et venues que l’on fait à la cuisine pour apporter les plats. On ne peut pas profiter de ses invités. Alors, j’ai décidé d’innover et de préparer plusieurs recettes à picorer qui constitueront le repas.

Voici donc le menu que j’ai choisi :
- Consommé de cerfeuil aux ravioles (je vous en ai déjà parlé)
- Friand de veau
- Salades de pâtes aux courgettes et aux pignons
- Clafoutis aux poireaux

J’espère que mon dîner sera réussi! Souhaitez-moi bon courage!


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Changements dans le quartier

Author: Laetitia
Wed, Sep 26, 2007


Il y a eu pas mal de changements dans les commerces de mon quartier durant l’été. Entre autre la fermeture d’un Franprix pour travaux qui a réouvert aujourd’hui et que je suis allée visiter parce que je suis curieuse!

Il est certain que le magasin est désormais beaucoup mieux. Avant s’y rendre c’était un peu comme faire un voyage dans les années 80. Tout faisait très daté : du sol, à la petite barrière à l’entrée, l’éclairage pas assez puissant, etc. Bref, c’était assez glauque. Maintenant, c’est un magasin normal : moderne et lumineux.

J’en profite donc pour vous rendre compte des autres changements. D’abord, le marchand de journaux Pascal a fait faillite et a quitté son magasin. Il va me manquer. Un autre monsieur a repris le magasin, a fait des travaux tout l’été et l’a rouvert début septembre. Il a l’air sympathique aussi. Mon voisin Jacques, qui a discuté avec lui, m’a dit que ce monsieur tenait également un autre magasin de journaux dans un quartier tout proche du nôtre.

Enfin, je vous annonce que la coiffeuse qui tenait le salon de coiffure pour mamies a pris sa retraite. Son salon est devenu le cabinet d’un ostéopathe.
Mais où est-ce que je vais aller me faire couper les cheveux maintenant?


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PremiĂšre sieste Ă  la halte-garderie

Author: Laetitia
Tue, Sep 25, 2007


Vous savez que ma petite fille va deux fois par semaine, le mardi après-midi et le vendredi matin, à la halte-garderie. Et cela depuis le 7 septembre. La rentrée a été un peu difficile pour elle et au début je ne la laissais qu’une heure le matin et une heure l’après-midi après la sieste.

Finalement, vendredi cela s’est tellement bien passé que les puéricultrices, après une mini réunion car elles prennent la chose très au sérieux, ont décidé d’essayer la sieste à la garderie. J’ai donc emmené ma fille ce midi à 13h15 après lui avoir longuement expliqué qu’elle allait “faire dodo à la garderie”, qu’elle y goûterait et qu’ensuite je viendrais la chercher.

Elle a un peu pleuré quand je l’ai laissée, mais au même moment elle a remarqué que les autres enfants jouaient avec des chevaux en plastique. Finalement, elle les a rejoint en pleurant prise entre son chagrin et son immense curiosité pour les chevaux.

Au moment où j’écris ce podcast, il est bientôt 16 heures et je n’ai pas eu d’appel de la garderie me demandant de venir chercher ma fille. C’est donc que tout doit bien se passer!

Cela me fait tout drôle d’être à la maison sans elle. Finalement, j’ai hâte d’aller la chercher.


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Brioche maison

Author: Laetitia
Thu, Sep 20, 2007


Ah, ah, ça y est, j’ai préparé ma première brioche maison dans ma nouvelle machine à pain! Il me fallait une occasion et ma visite prévue cet après-midi chez mon amie Caroline était l’occasion parfaite.

Je m’y suis mise tout de suite après le petit-déjeuner car le programme “brioche” sur ma machine à pain est tout de même assez long : plus de 3h30 pour une brioche d’un kilo.

Les préparatifs étaient assez rapides. J’avais repéré une recette de “brioche légère” sur le site
machine-a-pain.com. J’ai donc simplement suivi les instructions. En fait, quand on utilise une machine à pain, on ne réalise pas vraiment une recette. On dépose les ingrédients nécessaires à la recette dans un ordre bien précis dans le moule de la machine. On appuie sur quelques boutons et le tour est joué.

En fait, toute la difficulté consiste à adapter la recette à sa propre machine. En effet, chaque machine a son “taux d’humidité”. Il s’agit du rapport liquide/farine. Les recettes sont souvent données pour un taux d’humidité (TH) de 60 % alors que ma machine à pain a un taux de 65%. Je dois donc mettre un peu plus de liquide pour une même quantité de farine.

Pour ma première brioche tout s’est bien passé. Elle avait le même goût qu’une brioche de chez le boulanger et tout le monde chez Caroline s’est régalé!


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La dame du 22

Author: Laetitia
Wed, Sep 19, 2007


Aujourd’hui, j’étais à Monoprix, en train de regarder la composition d’une purée de courgettes, quand une dame dit bonjour à mon bébé et commence à lui faire la conversation.
- Tu es bien jolie toi! Oh, quel beau sourire tu me fais!

La dame me dit ensuite que j’avais une bien jolie petite fille. Cette dame, je la connaissais. Elle habitait l’immeuble en face de chez nous avant que nous ne déménagions. On se disait bonsoir lorsque par hasard nous fermions nos volets ensemble. J’ai toujours regretté d’être partie sans lui avoir dit au revoir. Depuis, je l’avais croisée plusieurs fois puisque nous habitons toujours le même quartier, mais je me rendais bien compte qu’elle ne me reconnaissait pas. Il faut dire qu’elle est assez âgée. C’était l’occasion de lui adresser la parole.
- Madame, vous habitez rue Balzac, n’est-ce pas?
- Oui...
- J’ai habité en face de vous au 24 pendant 7 ans. Nous avons déménagé il y a trois ans. Nous sommes rue des Bruyères, maintenant.

Elle ne se souvenait pas de moi, mais elle était très heureuse que je lui parle et nous avons discuté cinq minutes. Elle m’a dit qu’elle habitait son appartement depuis juin 1972!

Nous nous sommes quittées et elle m’a demandé de lui dire bonjour la prochaine fois que je la croiserais car ça lui fera bien plaisir.


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Week-end Ă  Lyon

Author: Laetitia
Tue, Sep 18, 2007


Hier soir, je suis rentrée en train de Lyon. J’y ai passé trois jours chez mes beaux-parents qui habitent en proche banlieue lyonnaise. C’était un agréable week-end prolongé! Surtout que chez mes beaux-parents, qui sont Italiens, on mange très bien!

Voilà un petit aperçu culinaire de notre week-end :
- samedi, de la focaccia. Il s’agit d’une pâte à pain cuite dans un moule rond, garnie de tomates et d’origan. On s’en découpe une part, on la recouvre d’une tranche de mortadelle et l’on mange avec les mains comme on le ferait pour une part de tarte. Hum, c’est très très bon!
- dimanche c’est le jour de la pasta asciutta. De longues pâtes ondulées simplement à la sauce tomate au jus de viande et recouvertes de fromage de chèvre frais râpé.
- Hier midi, le plat préféré de mon mari : des pâtes aux artichauts. Pour ce plat, ma belle-mère utilise des ditali qui sont comme des petits bouts de macaroni. Le plat est servi avec du pecorino râpé.

Nous avons aussi fait une promenade dans le vieux Lyon dimanche matin. Nous avons marché de Saint-Jean (une église), jusqu’à la place Bellecour où se trouve la statue de Louis XIV à cheval. Il faisait beau et chaud, c’était bien agréable. Beaucoup de magasins étaient ouverts. Je suis passée devant chez Giraudet dans l’espoir de pouvoir m’acheter quelques quenelles au brochet, mais, malheureusement, c’était fermé! Ce sera pour une autre fois.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Primatiale_Saint-Jean_de_Lyon
http://www.lyon-passionnement.com/decouverte/lieux/bellecour/index.htm

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Rencontre avec Chapeau

Author: Laetitia
Thu, Sep 13, 2007


Vous vous souvenez,il y a quelque temps, je vous ai parlé de mon boucher. Celui qui porte un chapeau et que j’ai d’ailleurs surnommé “Chapeau”. Vous vous souvenez certainement que je regrettais que Chapeau ait quitté sa boutique de banlieue pour celle qu’il venait d’ouvrir dans Paris. Je trouvais son remplaçant si peu aimable que je me demandais si j’allais continuer à y aller.

Et bien, aujourd’hui, en faisant des courses, j’ai rencontré Chapeau. Toujours aussi aimable et souriant.
- Bonjour Madame, ça me fait plaisir de vous voir. Vous allez bien?
- Oui, je vous remercie. Et vous? Je suis contente de vous voir. Vous nous manquez!
- Moi, ça va mieux, mais je suis passé par des moments difficiles.

Et c’est ainsi que j’ai appris que Chapeau n’était plus propriétaire de sa boucherie, qu’il avait perdu ses magasins (en banlieue et à Paris), son nom et sa maison parce que ses investisseurs l’avaient
mis à la porte (en résumé). J’étais atterrée. Chapeau est actuellement en procès avec ces investisseurs pour récupérer au moins son nom. Mais il est un homme de ressources et grâce à un ami il a pu reprendre une nouvelle affaire à Paris. Je lui ai promis de passer le voir bientôt!

Quand même, quelle histoire!
Je n’en reviens toujours pas!

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Coupe du monde de rugby

Author: Laetitia
Wed, Sep 12, 2007


Coupe du monde de rugby
Vous le savez certainement, la Coupe du monde de rugby a lieu en ce moment en France. Aujourd’hui, ma sœur est passée nous voir et nous avons discuté du fait qu’on en parlait peu.

C’est vrai, l’événement est partout : à la télé, dans les médias, dans les bars qui sont décorés pour l’événement mais nous en parlons très peu entre nous. Il n’y a pas d’ambiance comme au moment de la dernière Coupe du monde de football en Allemagne.

Au bureau, ma sœur a essayé de motiver ses collègues, mais ces dernières ne savaient même pas que la Coupe avait lieu en France. Remarquez, elle-même ne s’intéresse au rugby que depuis qu’elle vit avec son copain complètement fou de rugby.

Mon mari aime aussi beaucoup le rugby, même s’il est davantage fan de foot. Il suit donc de près les matchs. Il était surpris en en discutant avec ses collègues de découvrir que certains ne connaissaient absolument pas les règles de ce sport.

Voilà selon lui la vraie raison de ce manque d’ambiance : les gens connaissent peu le rugby.

Et moi, là-dedans? Je regarderai certainement la finale.


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Sissi Impératrice

Author: Laetitia
Tue, Sep 11, 2007


Hier, c’était l’anniversaire de la mort de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche. Elle a été assassinée le 10 septembre 1898 à Genève, en Suisse, par un anarchiste italien.
Je vous raconte cela parce que comme beaucoup de petites filles françaises, j’ai adoré suivre les aventures de “Sissi” à la télé. Il n’y avait pas un Noël sans que l’on ne nous repasse les quatre films qui ont fait le succès de l’actrice Romy Schneider.
J’ai encore l’article du magazine télé qui m’a révélé que Sissi avait été une vraie personne. Je pensais jusqu’à lors qu’il s’agissait simplement d’un personnage d’un conte de princesse.
A partir de ce moment-là, j’ai lu beaucoup de livres sur la véritable impératrice qui était un personnage fascinant. A dix-huit ans je me suis rendue à Genève le jour anniversaire de sa mort et j’ai cherché la plaque qui indiquait le lieu de l’assassinat au bord du lac de Genève. Je l’ai trouvée. Il y avait une rose accrochée à la plaque. J’ai appris plus tard qu’une rose était déposée à chaque anniversaire de sa mort, mais que personne ne savait qui la déposait.
Ce jour-là, un pétale était tombé, je l’ai ramassé et aujourd’hui encore il est précieusement rangé dans mon portefeuille. C’est mon souvenir de ce voyage à Genève, de cette Impératrice qui m’a tant fait rêver, qui m’a fait voyager, qui m’a permis des rencontres et qui m’a fait grandir.


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Flan monastique

Author: Laetitia
Tue, Sep 11, 2007


Flan monastique

Aujourd’hui, j’ai fait un peu de rangement dans les placards de ma cuisine. Il faut bien de temps en temps mettre un peu d’ordre et puis c’est l’occasion de se rendre compte qu’il nous reste encore un paquet de farine
bien planqué alors que justement on allait en acheter un nouveau.

Effectivement, il me restait encore un paquet de farine. Mais j’ai également fait une autre découverte : un sachet de préparation pour flan que j’avais acheté l’année dernière à la campagne, chez mon amie Michelle, dans une toute petite épicerie miraculeuse qui vendait des tas de produits originaux.

L’originalité de cette préparation pour flan est qu’il s’agit d’une préparation élaborée par les sœurs Cisterciennes de l’Abbaye de la Coudre! Ce flan “Véritable Trappe” (cela ne s’invente pas) est “d’origine monastique garantie”.
Ce n’est pas une blague! Je ne connaissais pas cette appellation, mais le logo “Monastic” au dos du sachet ne laisse aucun doute.

Bien sûr, j’ai préparé le flan pour m’en faire un dessert. Il suffisait de rajouter du lait à la préparation, de faire chauffer en remuant et ensuite de verser dans des ramequins et de laisser refroidir.

C’était très bon! Il n’en reste plus!


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Au parc

Author: Laetitia
Wed, Sep 5, 2007


Aujourd’hui, je suis retournée au parc avec ma petite fille. Et après la mer, la plage, les balades à Ploumanach ou sur le port de Perros, cela m’a un peu démoralisée de me retrouver au milieu d’ une grande pelouse entre des immeubles de bureaux, des dizaines de poussettes poussées par des nounous, des enfants qui crient et courent partout. Pourtant, il est beau ce parc. Il y a des fleurs, des petites promenades, de belles pelouses, des arbres pour se mettre à l’ombre ou encore des bancs pour s’asseoir.

Ma petite fille a voulu jouer au ballon avec des petits garçons qui n’ont pas fait attention à elle. La pauvre courait derrière eux en criant “ba ba” pour “ballon”. Enfin, elle a eu l’air de bien s’amuser.

J’ai discuté cinq minutes avec une dame qui garde un petit garçon. Nous avons fait connaissance avant les vacances.
Je me suis souvenue qu’elle était inquiète parce que le petit garçon qu’elle gardait ne marchait pas encore.
- Et le petit garçon que vous gardez, il va bien?
- Oui, ça y est il marche! Et très bien. Je l’ai revu hier matin. Je reprends mon poste demain. Oh, votre petite fille a bien grandi!
- Merci.

Finalement, ma fille a trouvé un petit rebord pour s’asseoir et nous avons regardé les gens passer jusqu’au moment où elle m’a donné le signal du départ pour rentrer à la maison : allez! Maman! allez!

En passant au dessus de la voie ferrée, nous avons vu un train. Nous avons fait coucou et le conducteur du train a klaxonné en retour et nous a aussi fait coucou.


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Prise de sang

Author: Laetitia
Tue, Sep 4, 2007


Prise de sang

Ce matin, je suis allée au laboratoire d’analyses pour une prise de sang.

Je suis arrivée à l’heure. J’ai remis mon ordonnance à la secrétaire qui m’a ensuite demandé ma carte Vitale. Ma carte Vitale lui a permis d’envoyer la feuille de soins directement à la Sécurité Sociale par télétransmission. Cela se passe exactement comme chez le pharmacien (je vous ai déjà raconté cela). Je n’ai payé au laboratoire que le différentiel entre le tarif des examens et la part remboursée par la Sécu. On appelle cela le “tiers payant”, le tiers étant ici la Sécurité Sociale.

La secrétaire a ensuite édité toute une série d’étiquettes à mon nom et m’a demandé d’attendre.
Un monsieur est arrivé du couloir qui mène au laboratoire et m’a appelée. Il était d’un certain âge, je me suis dit qu’il devait avoir de la pratique et qu’il ne me ferait pas mal.

Il m’a emmenée dans une petite salle avec un fauteuil confortable dans lequel il m’a priée de m’asseoir. Il a collé les étiquettes sur toute une série de petit tube et a préparé la seringue. Brrr.

Ensuite, il m’a passé une gros élastique autour du bras et m’a demandé de serrer le poing. Je n’ai pas regardé, mais j’ai bien senti la piqûre. Cependant, c’était à peine commencé que c’était déjà fini! J’ai pu ouvrir le poing, il a mis un coton sur mon bras puis un sparadra. Et voilà!

J’aurai les résultats de mes examens dès demain matin!


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Une rentrée studieuse

Author: Laetitia
Thu, Aug 30, 2007


Une rentrée studieuse

Aujourd’hui, c’était la rentrée pour mon amie Natasha et moi. Pas à l’école, non! simplement pour travailler. Et nous ne travaillons jamais aussi bien qu’autour d’une pâtisserie.

Nous nous sommes donc retrouvées chez Ladurée, rue Royale. C’est à deux pas de la Madeleine. C’est le salon de thé historique de la maison Ladurée, là où a commencé la fameuse ascension du macaron Ladurée.

L’endroit est beau, avec de jolies peintures au plafond, dans une ambiance très dix-neuvième siècle. On y verrait bien Marcel Proust venir y déguster quelques madeleines trempées dans une tasse de tilleul.

Cependant, c’est un endroit assez bruyant. Notre Ladurée préféré est celui de la rue Bonaparte, surtout la salle toute en tentures bleues à l’étage. Mais aujourd’hui, cela faisait un peu loin pour moi car je devais rentrer de bonne heure à la maison. C’est pour cela que nous sommes allées à celui de la rue Royale.

Le gâteau que j’ai pris est un carré au chocolat. Délicieux et parfait pour travailler dans de bonnes conditions. Natasha, elle, est une inconditionnelle du Saint-Honoré rose framboise.

Nous étions très heureuses de nous retrouver et nous avons bien travaillé!
www.laduree.fr


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Take a look at my girlfriend

Author: Laetitia
Wed, Aug 29, 2007


Aujourd’hui, je suis allée faire un tour dans un petit parc que j’aime bien à vingt minutes de chez moi. Ce parc s’appelle “La coulée verte” et tout comme “La coulée verte” de Paris, il s’agit d’un jardin aménagé sur le terrain d’une ancienne voie ferrée.

J’étais assise sur un banc, ma fille jouait tranquillement devant moi, et j’observais les gens dans le parc. Il y avait deux adolescents qui discutaient assis sur des marches. C’était une fille et un garçon avec l’air tout à fait mystérieux des adolescents qui ont des discussions hyper intenses. Je me demandais de quoi ils pouvaient bien parler.

A ce moment-là, ma fille me dit “Allez!” et me tendit la main pour partir. Nous sommes parties et en passant devant les adolescents, elle remarqua un joli caillou par terre et s’arrêta pour le ramasser. J’eus alors l’occasion d’entendre ce dont parlaient les ados.
- Au départ, c’est une chanson des Supertramp. On l’a écouté tout l’été et, en fait, c’est une reprise.
- Ah, bon, tu es sûre que c’est une reprise?
- Oui. Même que les paroles sont exactement celles de la chanson originale. David non plus ne voulait pas me croire, mais j’ai cherché sur Internet.
- Ah, ouais!
- Ouais.

C’est donc cela une discussion hyper intense d’ados!

Je crois d’ailleurs savoir de quelle chanson il s’agit car elle n’arrête pas de passer à la radio en ce moment.


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Retour sur Paris

Author: Laetitia
Tue, Aug 28, 2007


Le retour sur Paris
Après un été en Bretagne, me voici rentrée sur Paris. Le voyage de retour en train a été, je dois dire, assez pénible. Il faisait chaud et ma petite fille a vite perdu patience. Aucun jeu ne l’intéressait plus de cinq minutes. Quand je l’ai fait goûter, elle a renversé sa compote sur son doudou (ce qui l’a bien fait rire) et nos voisins ont commencé à nous regarder avec des soupirs et des regards désapprobateurs.

En fait, la seule chose qui lui plaisait c’était de se promener dans les allées du train. Sur les quatre heures qu’ont duré notre voyage entre Lannion et Paris, j’ai bien dû passer une heure et demi debout à faire des allers-retours dans le train.

Cela m’a rappelé un exercice en cours de sciences physiques au collège sur la vitesse d’un voyageur qui se déplace dans un train lui-même en mouvement. C’est le genre d’exercice qui embrouille facilement l’esprit.

Finalement, passablement épuisée, j’ai passé la dernière heure du voyage avec un bébé en crise sur les genoux, assise sur un strapontin entre deux wagons. J’étais bien contente lorsque nous sommes arrivées à Paris! Et en même temps, c’était étrange. Quelques heures plus tôt je déjeunais encore face à la mer... combien de temps avant de la revoir, de la sentir ou de m’y baigner? Certainement une longue année.


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Eclair au chocolat : un comparatif

Author: Laetitia
Thu, Aug 23, 2007


Eclair au chocolat : un comparatif


C’est ma derniĂšre semaine en Bretagne, je rentre samedi en rĂ©gion parisienne. Il y a quelque chose que j’avais envie de faire avant de partir : un comparatif entre les Ă©clairs au chocolat des deux grandes pĂątisseries de Perros.


Ce matin nous avons donc achetĂ© un Ă©clair chez chacune d’entre elles. Et ce midi, nous (mon pĂšre et moi) en avons mangĂ© une moitiĂ© chacun.


Auparavant, je les avais pesĂ©s. L’un pesait 89 grammes et l’autre 135 grammes!

Comme vous le voyez sur la photo qui accompagne cet épisode, leurs aspects étaient également trÚs différents.

D’ailleurs, on peut dire qu’ils avaient le goĂ»t de leur aspect : le plus sombre avait un fort goĂ»t de chocolat, qui l’emportait d’ailleurs sur la pĂąte Ă  choux alors que le deuxiĂšme avait un bon goĂ»t de chocolat qui accompagnait tendrement la pĂąte Ă  choux moelleuse.


Je crois que j’ai prĂ©fĂ©rĂ© le plus clair des deux. Enfin, un argument de choc, le deuxiĂšme ne coĂ»tait que 1,70 euros contre 2,40 euros pour le premier.


Comme vous le voyez sur la photo, nous avons aussi pris un Paris-Brest, trùs trùs bon. J’adore la crùme au beurre!



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La réponse de Teresa

Author: Laetitia
Wed, Aug 22, 2007


La réponse de Teresa


Hier, mon mari a reçu la rĂ©ponse de Teresa Ă  ma lettre traduite par le traducteur automatique en ligne. J’ai demandĂ© Ă  mon mari de me renvoyer le courrier Ă  Perros-Guirec car j’étais impatiente de lire la lettre de mon amie. Mais comme mon mari n’est pas bĂȘte il m’a proposĂ© une solution beaucoup plus rapide et Ă©conomique.


- Je pourrais te scanner la lettre et te l’envoyer par e-mail!

- C’est une super idĂ©e!


Il faut dire qu’en ce moment, mon mari est le roi du scanner. Il a entrepris de scanner toutes ses fiches de paye depuis qu’il a commencĂ© Ă  travailler! Les bulletins de paye sont tellement importants pour toucher sa retraite (ils sont la preuve que l’on a bien travaillĂ© en cas de litige avec les organismes de retraite).


Bref, moins d’une demi-heure aprĂšs le coup de tĂ©lĂ©phone de mon mari, je prenais connaissance de la lettre de Teresa directement sur l’écran de mon ordinateur. Elle m’avait renvoyĂ© les corrections de ma lettre “automatique?. C’était intĂ©ressant! Elle a trouvĂ© que la machine faisait des fautes que je faisais pas, mais que le ton de ma lettre Ă©tait plus personnel parce qu’elle avait Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e en français. Je crois qu’en attendant de reprendre des cours, je vais quand mĂȘme continuer Ă  utiliser ce systĂšme...




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Au marché

Author: Laetitia
Tue, Aug 21, 2007


Au marché


Vendredi dernier, je suis allĂ©e au marchĂ© toute seule avec ma petite fille. J’y suis allĂ©e Ă  pieds bien sĂ»r car le centre ville n’est qu’à une dizaine de minutes de l’appartement. Tous les marchands chez qui je suis allĂ©e ce matin-lĂ  se sont Ă©tonnĂ©s de l’absence de mon pĂšre.


- Ton pĂšre n’est pas lĂ , il est malade? m’a demandĂ© Marie-Françoise la marchande de confitures.

- Tiens, Michel a prĂ©fĂ©rĂ© rester au chaud aujourd’hui? m’a demandĂ© VĂ©ronique la marchande de lĂ©gumes Ă  qui j’ai achetĂ© un kilo de tomates, deux salades et deux artichauts.

- Ton pĂšre n’est pas venu aujourd’hui, a simplement constatĂ© Aude, la fille de Marie-Claire qui tient son stand pendant les vacances.


Et bien, non, il n’était ni malade, ni restĂ© au chaud, il attendait une livraison. La livraison de son nouvel appareil photo car le sien est tombĂ© en panne. Il l’a commandĂ© sur Internet en Allemagne. Et comme c’est les vacances l’expĂ©dition a un peu tardĂ©. Jeudi, le site du transporteur a annoncĂ© la livraison pour le vendredi. Mon pĂšre Ă©tait excitĂ© comme une puce.


En rentrant du marché, tout de suite, je lui ai demandé si le livreur était passé.

- Non, m’a-t-il rĂ©pondu.

Dans l’aprĂšs-midi, le site Internet du transporteur indiquait que le livreur Ă©tait passĂ© mais que “le commerce? de mon pĂšre Ă©tait fermĂ©.

- Ah, d’accord, a dit mon pĂšre, encore un livreur qui ne s’est pas donnĂ© la peine de venir.


Finalement, la livraison a eu lieu lundi matin et, à cause de ça, nous avons loupé le marché de Trégastel.

Tout le monde a dû se demander ce qui nous était arrivé!



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Neuf heures et quart

Author: Laetitia
Thu, Aug 16, 2007


Neuf heures et quart


Ce matin, ma fille et moi avons failli mettre mon pùre en retard! Pour avoir le pain que mon pùre aime, il faut partir de la maison à neuf heures et quart. Avant, ce n’est pas la peine, la “couronne? n’est pas encore sortie du four et aprùs on n’est pas certain qu’il en reste.


Il s’agit d’un gros pain en forme de couronne que mon pĂšre achĂšte par morceau de un kilo, un kilo deux cents. C’est vrai qu’il est bon et vous savez combien je suis difficile sur le chapitre du pain! Le pain est bien levĂ©, sa mie d’une belle couleur naturelle, et la croĂ»te d’une belle couleur sombre.


Ce matin, ma fille nous a rĂ©veillĂ© de bonne heure (comme d’habitude) alors j’ai pensĂ© que nous pourrions accompagner mon pĂšre (Ă  pieds) jusqu’à la boulangerie. J’aime bien l’ambiance de cette boulangerie avec sa petite patronne blonde toujours souriante entourĂ©e de ses vendeuses.


Ouf, bien que nous soyons partis un peu plus tard que d’habitude, il restait encore du “bon pain?.

Mon pÚre en a profité pour féliciter la boulangÚre à propos du gùteau au chocolat de samedi.

- Merci! Vous savez, mon mari voulait arrĂȘter de le faire, mais je lui ai dit “tu es fou, pourquoi arrĂȘter ce gĂąteau que tout le monde trouve dĂ©licieux!?.


A peine sortis de la boutique, ma petite fille a rĂ©clamĂ© son petit bout de pain chaud : “pain, pain, pain?.



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Des enveloppes originales

Author: Laetitia
Wed, Aug 15, 2007


Des enveloppes originales


Aujourd’hui, c’est fĂ©riĂ© car nous sommes le 15 aoĂ»t. C’est une fĂȘte religieuse catholique qui cĂ©lĂšbre l’Assomption. Je ne peux pas vous en dire plus!


Pour moi, c’est jour de mailing Ă  fond! Je prĂ©pare un mailing destinĂ© Ă  mes clients pour leur faire part de la parution d’un nouveau livre. Mes clients sont principalement des vignerons alors si je veux retenir un peu de leur attention, il faut que mon mailing leur parviennent avant le dĂ©but des vendanges qui ont lieu gĂ©nĂ©ralement courant septembre.


Lorsque je m’adresse Ă  mes clients, j’aime bien leur envoyer un document soignĂ© et qui s’éloigne le plus possible des publicitĂ©s courantes.


Ainsi, je fais attention au choix des enveloppes et mes envois sont affranchis avec des timbres de collection.


Cette fois, je suis trĂšs contente des enveloppes que j’ai trouvĂ©es. Il s’agit d’enveloppes recyclĂ©es. Enfin, pas dans le sens chimique du terme, car elles sont fabriquĂ©es Ă  partir de chutes de cartes gĂ©ographiques. On ouvre l’enveloppe et on dĂ©couvre un bout de carte. Je trouve ça super!


Allez, j’y retourne!


www.direcktrecycling.net



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Repas de famille

Author: Laetitia
Tue, Aug 14, 2007


Repas de famille

Samedi midi, nous avons reçu Ă  dĂ©jeuner ma sƓur et de son ami. Son ami a de la famille Ă  TrĂ©burden Ă  quelques kilomĂštres de Perros-Guirec et lui et ma sƓur vont y passer une semaine de vacances.


Pour ce repas de famille, mon pĂšre avait mis les petits plats dans les grands. En entrĂ©e, des huĂźtres parce qu’elles commencent enfin Ă  redevenir claires (la saison de la reproduction se terminant). Ensuite, un plat qu’il aime prĂ©parer : des crevettes Ă  la sauce tomate avec son assaisonnement secret. Il a utilisĂ© trois kilos de tomates. Celles de VĂ©ronique du marchĂ© conviennent bien parce qu’elles ne sont pas du tout acides, mais plutĂŽt sucrĂ©es. Pour l’assaisonnement, il y a des oignons, quelques Ă©pices indiennes et un peu de Tabasco, je crois. Enfin, mon pĂšre garde le secret. L’important est de se rĂ©galer!

Les crevettes à la tomates étaient accompagnées de riz.


Nous avons mangé quelques lichettes de fromage de Marie-Claire. Mon pÚre entrepose les fromages dans un petit garde-manger sur le balcon. Ils continuent leur affinage face à la mer.


Ensuite, le dessert! Un merveilleux gĂąteau au chocolat achetĂ© Ă  la boulangerie Ty Coz Ă  Perros. Ce gĂąteau s’appelle “RĂȘve?. Il est composĂ© de couches de gĂ©noise lĂ©gĂšre recouvertes d’une crĂšme mousseuse au chocolat. Miam miam!


Bien sûr, nous avons bu du vin (enfin, toujours pas moi) acheté chez le caviste du port. Un blanc délicieux de Vendée.


Tout le monde s’est rĂ©galĂ©!



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Traducteur automatique

Author: Laetitia
Thu, Aug 9, 2007


Traducteur automatique


Mon amie espagnole Teresa s’inquiĂ©tait de ne pas recevoir de mes nouvelles. Elle a tĂ©lĂ©phonĂ© il y a quelques jours Ă  mon mari demandant que je lui Ă©crive rapidement. Il faut dire que j’ai abusĂ©, cela fait plusieurs mois que je suis restĂ©e silencieuse.


En fait, c’est qu’écrire en espagnol devient de plus en plus long et compliquĂ©. C’est normal car je ne pratique pas et plus les annĂ©es passent et moins je me souviens. Il y a quelques annĂ©es de cela, je prenais des cours dans une super Ă©cole Ă  Paris pour maintenir mon niveau (j’ai appris l’espagnol Ă  l’école). J’adorais y aller, en plus c’était prĂšs de Saint-Michel, mais l’école a dĂ» fermer.


Pour ma lettre Ă  Teresa, cette fois, j’ai dĂ©cidĂ© d’innover. Je l’ai Ă©crite en français (c’était trĂšs Ă©trange de s’adresser Ă  Teresa en français) et je l’ai traduite Ă  l’aide d’un traducteur gratuit en ligne. Je ne savais pas lequel choisir alors j’ai fait un petit essai avec quelques phrases et j’ai pu me dĂ©cider.


Le rĂ©sultat m’a semblĂ© satisfaisant mais j’ai hĂąte de savoir ce que va en penser Teresa.


Ce que je trouve dommage, c’est que j’ai tapĂ© cette lettre Ă  l’ordinateur au lieu de l’écrire Ă  la main. J’aime bien Ă©crire Ă  la main. Quand je travaille sur quelque chose, je commence toujours par quelques notes Ă  la main dans mon carnet d’idĂ©es. Je trouve que l’on a les idĂ©es plus claires.


Bon, pour l’espagnol, je ne vois plus qu’une seule solution : il faut que je m’y remette!




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Une future propriétaire

Author: Laetitia
Wed, Aug 8, 2007


Une future propriétaire


Ce matin, je suis allĂ©e faire une course de mon cĂŽtĂ© pendant que mon pĂšre et ma petite fille se promenaient le long de la plage. Ma petite fille aime bien se promener lĂ  parce qu’elle n’est pas obligĂ©e de nous donner la main Ă  cause des voitures. Elle peut donc mener sa petite vie et se balader tout Ă  son aise, s’arrĂȘter pour ramasser un caillou si l’envie lui chante ou encore rester en admiration devant une vieille dame assise sur un banc (ça lui arrive souvent).


Lorsque je les ai rejoints, mon pĂšre me dit :

- J’en ai une bonne à te raconter!

- Ah, oui?

- Micaela se promenait les mains dans le dos quand on a croisĂ© un couple de personnes ĂągĂ©es. Ils avaient l’air un peu de la campagne. Le monsieur a dit “Ah, tiens, voilĂ  une future propriĂ©taire!?. Je lui ai demandĂ© pourquoi et il m’a rĂ©pondu : “Parce qu’on disait toujours en voyant quelqu’un qui marchait les mains dans le dos “Tiens, celui-lĂ , il a du blĂ© Ă  vendre?.


Nous avons bien ri! Et voyant cela, ma petite fille a ri de plus belle, l’air malicieux comme toujours!



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A la laverie

Author: Laetitia
Tue, Aug 7, 2007


A la laverie

Ce matin, nous sommes allĂ©s Ă  la laverie laver notre linge. Avant de laver mon linge de lit, je le secoue toujours par la fenĂȘtre. Et ce matin, je n’avais pas vu que ma taie d’oreiller Ă©tait restĂ©e dans la housse de couette! Donc, lorsque j’ai secouĂ© la housse de couette, la taie est tombĂ©e. Mais elle n’est pas tombĂ©e par terre, elle est tombĂ©e sur la balustrade du balcon du dessous.

Je suis rentrĂ©e prĂ©cipitamment dans l’appartement.

- Oh, zut! Papa, j’ai fait tombĂ© ma taie d’oreiller sur le balcon des voisins du dessous!

- Ah, ils ne sont pas lĂ  en ce moment! Mais attends, je vais bricoler un petit hameçon et nous allons partir Ă  la pĂȘche.


Mon pĂšre, qui est trĂšs bricoleur, a fabriquĂ© un assez gros crochet Ă  l’aide d’un fil de cuivre (parce qu’il n’avait que ça sous la main) autour duquel il a nouĂ© une ficelle. Ensuite, cela a Ă©tĂ© un jeu d’enfant de rĂ©cupĂ©rer la taie d’oreiller en perdition. Nous avons pu aller Ă  la laverie.


Il Ă©tait assez tĂŽt, mais il y avait dĂ©jĂ  quelques clients dont un monsieur certainement pas trĂšs rĂ©veillĂ©. Il Ă©tait en train de payer et s’étonnait que “ça ne marche pas?. Mon pĂšre qui avait dĂ©jĂ  chargĂ© notre machine lui dit alors “attendez, je vais essayer? et il paye. Notre machine s’est alors mise en route.


Je n’étais pas trĂšs rĂ©veillĂ©e moi-mĂȘme car ce n’est qu’en quittant la laverie pour aller faire un tour que j’ai rĂ©alisĂ© pourquoi la machine du monsieur ne marchait pas.

- Eh, Papa, le type de tout Ă  l’heure, sa machine ne pouvait pas marcher, il n’avait pas fermĂ© le hublot!



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Méprise

Author: Laetitia
Thu, Aug 2, 2007


Méprise


DĂ©cidĂ©ment, nous ne nous lassons pas de nous promener Ă  Ploumanac’h. Nous y sommes retournĂ©s aujourd’hui. Nos pas nous ont menĂ©s Ă  la plage de la Bastille. C’est une toute petite plage au bout d’un chemin dans les arbres. Elle donne sur l’entrĂ©e du port.


Un pÚre et ses deux enfants étaient installés sur des bancs en granit un peu au dessus de la plage. Ils pique-niquaient tranquillement. Soudain un monsieur grand et sec leur adressa la parole depuis la plage.


- Monsieur! Vous avez vu le panneau?

- C’est à moi que vous parlez?

- Oui, venez, faĂźtes le tour, venez voir le panneau!


Il y avait un panneau Ă  l’entrĂ©e de le plage. D’oĂč il Ă©tait le pĂšre de famille ne pouvait le voir. Il quitta son sandwich pour aller voir le panneau en question.


- “Interdit aux chiens?, oui, et alors?

- Il n’est pas à vous ce chien dans l’eau?

- Non.


Tout le monde se regarda sur la plage. Le grand sec se mit alors Ă  demander aux autres personnes sur la plage “il n’est pas Ă  vous ce chien??. Le beau labrador qui faisait trempette dans la mer n’était Ă  personne. Quelques enfants s’approchĂšrent de lui. Le grand sec se retrouva tout bĂȘte. Il faut dire que la façon dont il avait demandĂ© au pĂšre de famille de se lever pour aller voir le panneau, sans se renseigner si le chien Ă©tait Ă  lui, Ă©tait particuliĂšrement arrogante.


Mais la conversation repris entre les deux hommes.

- Excusez-moi, dit le grand sec.

- Oh, ce n’est pas grave. J’ai cru que vous alliez me dire que nous n’avions pas le droit de manger!

- Oh, non, quand mĂȘme pas!


Bien, sĂ»r, ce grand sec arrogant n’aurait pas poussĂ© jusque-lĂ ! Vous y croyez, vous?



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Insolite

Author: Laetitia
Wed, Aug 1, 2007


Insolite


Aujourd’hui, j’ai vu deux choses bizarres. Il fallait donc que je vous en fasse part!


Ce matin, aprĂšs les courses au supermarchĂ© de TrĂ©gastel, nous avons dĂ©cidĂ© de faire une petite promenade sur le port de Ploumanac’h (c’est un des plus jolis village de Bretagne, cĂ©lĂšbre pour son sentier des douaniers au milieu des rochers en granit rose, son phare, ses maisons de pĂȘcheurs, ses petites plages abritĂ©es). Il se trouve entre TrĂ©gastel et Perros-Guirec.


En route, devant nous, il y avait une voiture qui tirait sur une remorque un drĂŽle de chargement. Je n’aurais jamais pu vous dire exactement de quoi il s’agissait Ă  part que c’était une vieille machine rouillĂ©e.


Mais mon pÚre a pu éclairer ma lanterne. Nous avions devant nous une ancienne machine à vapeur (sans le moteur) qui devait certainement servir autrefois (ne me demandez pas de vous préciser exactement quand) à alimenter les moissonneuses batteuses ou autres machines pour les travaux des champs.


Seconde rencontre insolite sur le port de Ploumanac’h. Parmi les bateaux amarrĂ©s Ă  des bouĂ©es, l’un d’eux Ă©tait Ă  vendre. Le panneau de vente dĂ©posĂ© sur la cabine du bateau indiquait ceci : “A vendre bateau moteur en panne?. “Moteur en panne?, on a bien rigolĂ©! Et pourquoi pas “A vendre ordinateur sans disque dur??



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Bain de mer

Author: Laetitia
Tue, Jul 31, 2007


Bain de mer


Hier, aprĂšs un temps vraiment mauvais dimanche, nous avons eu un joli cadeau : une belle journĂ©e d’étĂ©, avec du soleil et de la chaleur.


Mon mari Ă©tait venu nous rendre visite pour le week-end et nous en avons profitĂ© pour des cendre en famille Ă  la plage. C’était en fin d’aprĂšs-midi, Ă  marĂ©e haute et les gens commençaient Ă  quitter la plage. Le moment idĂ©al pour en profiter!


La mer Ă©tait montĂ©e tout l’aprĂšs-midi sur le sable chaud et l’eau avait l’air bonne alors j’ai dĂ©cidĂ© de me baigner.


Bien sĂ»r, une fois les pieds dans l’eau, je l’ai trouvĂ©e froide. Elle ne dĂ©passait pas 17°C. Je me suis donc contentĂ©e de marcher le long de la plage et je ne me suis pas mouillĂ©e entiĂšrement.


Il n’empĂȘche que c’était bien agrĂ©able! On croise d’autres personnes et on se dit bonjour. Les enfants n’avaient pas l’air de trouver l’eau froide, eux. Il y en a beaucoup sur la plage qui veulent s’entraĂźner Ă  devenir de futurs surfers. Ils ont leur petite planche, leur combinaison noire et ont dĂ©jĂ  compris qu’un surfer doit avoir une coupe de cheveux Ă  la mode. ça me bien fait rire!


J’ai marchĂ© jusqu’au niveau des bateaux de l’école de voile et ensuite j’ai fait demi-tour pour rejoindre mon mari et mon bĂ©bĂ© qui s’amusaient dans le sable.



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Présence extraterrestre à Perros-Guirec

Author: Laetitia
Thu, Jul 26, 2007


Une présence extraterrestre à Perros-Guirec


J’aime bien le matin descendre de bonne heure faire un tour sur la plage avec ma petite fille. J’y vais Ă  pieds par la route. C’est une route sans trottoir, il y juste une ligne blanche, tracĂ©e Ă  la peinture blanche, qui dĂ©limite une zone pour les piĂ©tons.


Enfin, il y a aussi une piĂ©tonne qui est dessinĂ©e Ă©galement Ă  la peinture blanche pour bien indiquer que c’est dans cette zone que doivent passer les piĂ©tons. Et c’est ce dessin qui a attirĂ© mon attention au retour de ma promenade alors qu’essoufflĂ©e par la rude montĂ©e, je regardais le sol tentant de reprendre courage (eh, je pousse une poussette et un bĂ©bĂ© de douze kilos!).

C’est comme cela que j’ai remarquĂ© qu’au fur et Ă  mesure de la montĂ©e, que la piĂ©tonne, dessinĂ©e Ă  plusieurs reprises le long du parcours, se dĂ©formait. De la forme classique de la piĂ©tonne en robe au dĂ©but de la montĂ©e, nous arrivons Ă  une espĂšce de bonhomme qui n’a plus de robe, un gros ventre et une tĂȘte bien trop plate.


Au dĂ©but ça m’a fait rire! Puis, je n’ai pas pu m’empĂȘcher de trouver cela curieux. Ce bonhomme ressemble tellement Ă  l’idĂ©e que l’on pourrait se faire d’un extraterrestre. Cela ne fait pas longtemps que j’ai relu le livre de Eduardo Mendoza “Sans nouvelles de Gurb? qui raconte les aventures de deux extraterrestres dans Barcelone. C’est trĂšs drĂŽle! Donc, je n’ai pu m’empĂȘcher de penser qu’il s’agissait peut-ĂȘtre de la trace du passage d’un extraterrestre qui travaillait Ă  Perros et Ă  qui on aurait confiĂ© la tĂąche de repeindre les zones piĂ©tonnes. Cela semble logique, non? Enfin, si vous avez une autre explication Ă  me soumettre, n’hĂ©sitez pas vous connaissez mon adresse e-mail!




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Pénurie de miel sur la France

Author: Laetitia
Wed, Jul 25, 2007


Pénurie de miel sur la France


Je n’étais pas au courant de la pĂ©nurie de miel, c’est Marie-Françoise, la dame qui vend des confitures sur les marchĂ©s qui vient de m’en parler.


En fait, elle vend aussi du miel, qu’elle achĂšte Ă  un producteur local. En ce moment, sur son stand, le miel se vend mieux que les confitures. Mais elle sent qu’elle doit commencer Ă  se renseigner pour avoir d’autres fournisseurs Ă  cause de la pĂ©nurie de miel qui touche la rĂ©gion et la France entiĂšre d’ailleurs. D’aprĂšs Marie-Françoise, c’est Ă  un tel point que les supermarchĂ©s organisent des rĂ©unions de crise pour trouver des solutions Ă  leurs approvisionnements.


- C’est Ă  cause des pesticides? lui ai-je demandĂ© car comme beaucoup de Français j’ai Ă  l’esprit l’affaire du Gaucho accusĂ© (Ă  raison semblerait-il) de porter atteinte aux colonies d’abeilles.

- Non, enfin, pas seulement, m’a rĂ©pondu Marie-Françoise. C’est tout simplement que dans la rĂ©gion les abeilles meurent de faim car il y a de moins en moins de fleurs. Mon producteur a vu ses productions de miel baisser depuis trois ans. Un de ses collĂšgues a dĂ» fermer son affaire car il avait promis des quantitĂ©s qu’il n’a pu fournir!

- Oh, lĂ , lĂ !

- Enfin, en attendant, c’est avec le miel que je fais mon beurre. J’en vends, j’en vends! Tiens la semaine derniĂšre je suis encore aller en chercher deux cents pots. Et tu crois que mon fournisseur me ferait une remise? Rien. Alors que je le paye comptant. D’ailleurs, je sens le jour oĂč il ne voudra plus me vendre Ă  cause de la pĂ©nurie arriver. C’est pour ça que je dois trouver d’autres fournisseurs.


Bonne chance Marie-Françoise! En attendant, moi, je trouve tes confitures délicieuses!




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La Patrouille de France

Author: Laetitia
Tue, Jul 24, 2007


La patrouille de France


Leur venue était annoncée par des affiches partout dans la ville : les avions de la patrouille de France sont venus samedi faire leur show à Perros-Guirec (comme chaque année).


Depuis jeudi l’alignement de grosses bouĂ©es jaunes qui permet aux avions de se repĂ©rer pour leurs acrobaties flottaient sur l’eau, face Ă  la plage de Trestraou.


Pour signaler leur arrivée, un des alphajets de la patrouille est passé à basse altitude vendredi matin au dessus de la ville.


Mon pĂšre est un fana d’aviation alors dĂšs 15h30 vendredi aprĂšs-midi nous Ă©tions sur le balcon Ă  guetter les avions qui devaient faire leur entraĂźnement.


Nous avons dĂ» patienter jusqu’à plus de 16 heures avant d’entendre le bruit des moteurs Ă  rĂ©action approcher. Heureusement, le ciel Ă©tait dĂ©gagĂ© et nous avons eu un remarquable spectacle d’acrobaties. Le programme Ă©tait rapide, bien enchaĂźnĂ© et il y avait de nouvelles figures. Bien sĂ»r, le spectacle s’est terminĂ© par le “cƓur?. Les avions se sĂ©parent en trois groupes, deux groupes de trois avions qui dessinent avec leurs fumigĂšnes un cƓur rouge et bleu dans le ciel et un dernier groupe de deux avions qui passe dans le cƓur comme le ferait une flĂšche. C’est trĂšs spectaculaire et ça plaĂźt toujours beaucoup au public.


Malheureusement pour toutes les personnes qui ont fait le dĂ©placement samedi, le spectacle Ă©tait moins beau car il y avait des nuages bas qui ont empĂȘchĂ© certaines figures, le cƓur notamment.


http://www.patrouilledefrance.com/



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A la ferme

Author: Laetitia
Thu, Jul 19, 2007


A la ferme


Aujourd’hui, nous sommes allĂ©s rendre une petite visite Ă  Marie-Claire, la fermiĂšre qui vend ses fromages sur les marchĂ©s.


Nous sommes arrivĂ©s un peu tard, les chĂšvres et les brebis Ă©taient dĂ©jĂ  rentrĂ©es. C’est dommage, parce que c’est le moment que je prĂ©fĂšre. Marie-Claire se place Ă  l’entrĂ©e du prĂ© et crie Ă  ses animaux : “Allez, les filles, on rentre? et hop, toutes les chĂšvres et les brebis quittent leurs activitĂ©s pour rentrer Ă  la “crĂšche? (l’étable) avec des bĂȘlements joyeux. Les chĂšvres sont des coquines au pas lĂ©ger. Les brebis me font toujours rire Ă  dĂ©raper sur le moindre caillou.


Une fois qu’elles sont dans la crùche, Marie-Claire s’occupe de les traire. Et oui, avec ses mimines. Elle a un petit tabouret de bois et appelle les chùvres en premier.

- Allez, qui se fait traire la premiĂšre? Ti-tite. Ti-tite. Bon, vous venez! Personne ne veut se faire traire? Allez, toi, viens par ici. VoilĂ . Bouge pas, je te dis!


Et les chĂšvres se prĂ©sentent une Ă  une Ă  Marie-Claire. Ensuite, c’est le tour des brebis.

Marie-Claire récupÚre le lait dans un seau, puis quand il est plein verse le lait dans un bidon métallique.


AprĂšs les brebis, c’est le tour des deux vaches. Marie-Claire retourne Ă  l’entrĂ©e du prĂ© et apporte Ă  manger aux vaches. Pendant, qu’elles ont le museau chacune dans leur seau, Marie-Claire les trait.


Aujourd’hui, on est parti avant la traite des brebis parce que mon bĂ©bĂ©, tout Ă  la joie d’ĂȘtre au milieu des chĂšvres, commençait Ă  ĂȘtre recouverte de fumier. Il Ă©tait temps d’arrĂȘter les dĂ©gĂąts.



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Drapeau vert

Author: Laetitia
Wed, Jul 18, 2007


Drapeau vert


Depuis le balcon, je peux apercevoir le drapeau hissé au dessus du poste de surveillance de la plage de Trestraou (celle dont je vous parlais hier).


Aujourd’hui, le drapeau est vert, cela signifie que la baignade est sans danger particulier. Si le drapeau avait Ă©tĂ© orange, la baignade aurait Ă©tĂ© conseillĂ©e avec prudence. Le drapeau rouge signifie bien sĂ»r que la baignade est dangereuse.


A Perros-Guirec, la surveillance des plages est effectuĂ©e par une Ă©quipe de sauveteurs CRS. CRS est le sigle de la Compagnie RĂ©publicaine de SĂ©curitĂ©, c’est un corps de la Police Nationale. On peut les apercevoir qui observent les baigneurs avec des jumelles. Ils se promĂšnent aussi sur la plage. On les reconnaĂźt facilement avec leurs jumelles autour du cou, leur blouson rouge, leur air sĂ©rieux et leurs lunettes de soleil.


Leur canot de sauvetage, un zodiac, est toujours sur la plage, prĂȘt Ă  partir au secours des baigneurs en danger.


Ce que j’aime bien regarder quand je me promĂšne sur la plage, ce sont les infos notĂ©es tous les jours sur le petit panneau du poste de surveillance. C’est un petit rĂ©sumĂ© de la mĂ©tĂ©o de la plage pour la journĂ©e : tempĂ©rature de l’air, tempĂ©rature de l’eau, prĂ©visions pour le temps du matin, de l’aprĂšs-midi, force et direction du vent.


Bien sĂ»r, je ne peux pas voir tout cela depuis mon balcon. En revanche, je peux vous dire que bien qu’il fasse soleil aujourd’hui, il y a peu de monde dans l’eau. Elle doit ĂȘtre froide!


http://www.secourisme.info/dossiers/final.php3?NBTXT=138

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_r%C3%A9publicaine_de_s%C3%A9curit%C3%A9



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Feu d'artifices

Author: Laetitia
Tue, Jul 17, 2007



Vous savez que le 14 juillet est le jour de la fĂȘte nationale française. C’est la date de la prise de la Bastille (qui Ă©tait alors une prison) en 1789. J’ai trouvĂ© une page Internet qui relate les Ă©vĂ©nements de ce fameux jour exactement comme on me les a enseignĂ©s en classe.

Eh, tout ça pour vous dire que le 14 ou le 13 juillet, il y a en France, un traditionnel feu d’artifices. A Perros-Guirec, le feu d’artifices a Ă©tĂ© tirĂ© le 13, vendredi donc. Je trouvais cela dommage pour les estivants qui arriveraient le 14. En effet, les locations saisonniĂšres Ă  la semaine commencent le plus souvent le samedi.


Comme chaque annĂ©e le feu d’artifices Ă©tait tirĂ© de la plus belle plage de la ville, Trestraou, justement celle que nous voyons depuis l’appartement de mes parents. Nous Ă©tions donc aux premiĂšres loges pour le spectacle.


Coup de théùtre vendredi soir, aprĂšs une belle journĂ©e, et alors que la nuit venait de tomber, la pluie a dĂ©cidĂ© de se joindre Ă  la fĂȘte. On commençait Ă  se dire que peut-ĂȘtre le feu d’artifices serait reportĂ©. A 23H15 j’avais perdu espoir et j’étais allĂ©e me coucher quand quelques minutes plus tard j’ai entendu les premiĂšres explosions.


Ah, c’était un beau feu d’artifices, trĂšs colorĂ© et original, avec un magnifique bouquet final! Et cela malgrĂ© la pluie.

http://www.herodote.net/dossiers/evenement.php?jour=17890714



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Les mots du caviste

Author: Laetitia
Thu, Jul 12, 2007


Aujourd’hui, nous sommes passĂ©s chez le caviste qui est Ă  l’entrĂ©e de Perros, sur la route du port. J’avais dĂ©cidĂ© d’offrir Ă  mon pĂšre pour la fĂȘte des pĂšres (mieux vaut tard que jamais) un cubi de vin et je sais que ce caviste a une trĂšs belle sĂ©lection de vins. D’ailleurs, c’est simple j’adore ce magasin.


PremiĂšrement, il sent bon. DĂšs qu’on y pĂ©nĂštre on oublie totalement qu’on est au bord de la mer, les narines dĂ©licieusement troublĂ©es par une odeur de cave. On pourrait tout aussi bien ĂȘtre dans la cave d’un vigneron. D’ailleurs, l’immense salle du magasin est sombre rappelant davantage l’ambiance d’une vieille cave en pierre.


Ensuite, le monsieur qui tient le magasin est charmant et c’est tout un poĂšme de le laisser prĂ©senter ses vins. Il appelle chaque vigneron par son nom, connaĂźt le terroir de chaque domaine et peut vous donner l’impression rien que par des mots que vous avez trempĂ© vos lĂšvres dans un verre de vin. Nous avons pris un cubi de vin rouge du Tarn et au moment de payer, nous nous sommes rappelĂ©s que nous n’avions plus de vin blanc.


- Oui, c’est pour accompagner quel style de plat? nous a demandĂ© le caviste.

Je cherchais alors sous quel vocable rassembler les coquilles Saint-Jacques, les langoustines, les moules... lorsque mon mari dit tout simplement :

- des moules frites!

Les moules frites, le plat de base du touriste dans la région, mot impensable dans la bouche délicate du caviste.

- J’ai ce vin blanc aux notes beurrĂ©es qui accompagne parfaitement tous les plats de la mer.


Ah, “les plats de la mer? c’est tellement joli! Alors depuis on ne se lasse pas de le rĂ©pĂ©ter.

- Que pourrait-on manger demain?

- Si on s’achetait des moules au marchĂ©.

- Tu veux dire “un plat de la mer??



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Une étrange rencontre

Author: Laetitia
Wed, Jul 11, 2007


Aujourd’hui, le petit-dĂ©jeuner ayant traĂźnĂ© en longueur, nous avons dĂ©cidĂ© de nous sĂ©parer en deux groupes pour faire les courses pour le dĂ©jeuner. Mon pĂšre, ma fille et moi sommes allĂ©s Ă  pieds dans le centre de Perros et mon mari a ensuite pris la voiture pour se rendre au supermarchĂ© de TrĂ©gastel.


En sortant de l’ascenseur, bien couverts parce qu’il ne fait pas trĂšs chaud, nous sommes tombĂ©s face Ă  face avec une grande femme simplement vĂȘtue d’un peignoir blanc et de chaussons de salle de bain. Elle nous a dit bonjour, souriante, comme si notre rencontre Ă©tait la chose la plus naturelle du monde! Mais c’est la premiĂšre fois de ma vie que je croise quelque part une voisine en peignoir! Cela nous a fait rire.


Un peu plus tard Ă  table, nous parlions de faire du sport. Et mon pĂšre a mentionnĂ© le vĂ©lo d’intĂ©rieur que nous avions remarquĂ© Ă  notre retour des courses, tout neuf, curieusement dĂ©posĂ© Ă  cĂŽtĂ© des poubelles de l’immeuble.

- Ah, oui, dit alors mon mari, j’ai vu la femme qui l’a descendu. Elle avait l’air de bien s’embĂȘter Ă  transporter cet engin. Mais ce qui Ă©tait drĂŽle c’est qu’elle Ă©tait en peignoir!

- Ah, toi aussi tu l’as vue? On l’a croisĂ©e en sortant de l’ascenseur, dis-je.

Et nous avons tous rigolĂ© de l’incongruitĂ© de cette rencontre. Eh, oui, en France, on trouve cela trĂšs bizarre de sortir dehors en tenue d’intĂ©rieur.




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Le marché de Trégastel

Author: Laetitia
Tue, Jul 10, 2007


Hier, c’était jour de marchĂ© Ă  TrĂ©gastel. C’est une petite ville du bord de mer situĂ©e comme Perros-Guirec sur la fameuse CĂŽte de granit rose. Le marchĂ© est assez Ă©tendu en Ă©tĂ©. On y trouve surtout des marchands de produits alimentaires, mais aussi des stands pour touristes (vĂȘtements marins, peintures sur galets, bijoux celtiques et autres bricoles), et d’autres stands classiques sur les marchĂ©s : vente de matelas, de mobilier, de linge de maison, des baraques Ă  crĂȘpes, des camions pizzas et bien sĂ»r un ou deux musiciens.


Hier, voici quel a Ă©tĂ© notre parcours sur le marchĂ©. Nous sommes tout d’abord allĂ©s au stand de Marie-Claire, la fermiĂšre qui vend des fromages de chĂšvre, de brebis, de vache. Elle a une petite exploitation avec un troupeau de chĂšvres et de brebis et deux vaches. Son exploitation est situĂ©e tout prĂšs d’une riviĂšre Ă  quelques kilomĂštres de la mer ce qui fait que l’herbe a ce lĂ©ger goĂ»t salĂ© qui se transmet au lait puis aux fromages les rendant particuliĂšrement dĂ©licieux. Nous avons achetĂ© deux fromages de chĂšvre mi-sec et un fromage de brebis frais pour mon bĂ©bĂ©.


Ensuite, nous sommes passĂ©s chez le marchand de moules et d’huĂźtres acheter des moules pour le dĂ©jeuner. Mon pĂšre les a cuisinĂ©es Ă  la façon “mariniĂšre? c’est-Ă -dire avec des Ă©chalotes, du persil et un peu de vin blanc. C’est la saison des moules en ce moment et moins des huĂźtres qui sont grasses parce qu’elles vont bientĂŽt se reproduire.


Nous avons fait un crochet par le stand de Marie-Françoise pour lui faire la bise. Marie-Françoise prĂ©pare des confitures qu’elle vend sur les marchĂ©s, c’est une amie de mon pĂšre.


Pour finir, nous sommes allés voir Véronique qui tient une exploitation agricole et vend ses légumes sur les marchés. Tout est délicieux chez Véronique, les tomates ont un goût extra, les pommes de terre également et les courgettes sont fondantes et goûteuses.


Voilà nos quelques emplettes. Prochain marché, vendredi à Perros.



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Librairie Gwalarn

Author: Laetitia
Thu, Jul 5, 2007


Aujourd’hui, il ne faisait pas trĂšs beau... pour changer! Pour ceux qui ne suivent pas la mĂ©tĂ©o française, voilĂ  plus de trois semaines que la Bretagne est sous la pluie. Enfin, je ne me plains pas, j’ai la chance d’ĂȘtre en vacances. Et contrairement Ă  l’Angleterre, nous n’avons pas d’inondations.


Donc, quand il ne fait pas beau, rien de tel qu’un petit tour Ă  Lannion. C’est une ville d’importance moyenne situĂ©e dans les terres Ă  environ huit kilomĂštres de Perros-Guirec.


J’aime bien cette ville, elle a beaucoup de charme, notamment grĂące Ă  ses nombreuses Ă©glises, son couvent, ses trĂšs anciennes maisons, ses petites rues montantes, sa jolie promenade le long de la riviĂšre Le Leguer.


Mais ce que j’aime surtout Ă  Lannion c’est la grande librairie Gwalarn. C’est une librairie telle que je les aime : calme, accueillante et riche de nombreux ouvrages. Bref, on s’y sent bien pour trouver des livres. Et j’en ai besoin car j’ai presque terminĂ© le dernier roman de Jean Failler. C’est un auteur de romans policiers. J’aime beaucoup l’hĂ©roĂŻne de ses romans, Mary Lester, et aussi que chaque livre soit l’occasion de dĂ©couvrir une ville ou une rĂ©gion de Bretagne. En plus, j’ai la chance de connaĂźtre personnellement Jean Failler et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup.


VoilĂ  ma petite rĂ©colte du jour : un livre sur les brouillons d’écrivains, un recueil de nouvelles de Richard Brautigan (auteur que je ne connaissais pas) et “Un homme heureux? de Arto Paasilinna, vous savez l’auteur du “LiĂšvre de Vatanen? que j’ai vu au cinĂ©ma il y a quelques mois.


http://www.marylester.com/1fr/default.asp


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lannion



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Balade sur le port

Author: Laetitia
Wed, Jul 4, 2007


AujourdĂąïżœïżœhui, je suis allée faire une petite balade en famille sur le port de Perros. CĂąïżœïżœest à la fois un port de pÃÂȘche avec quelques petits chalutiers et un port de plaisance. Une des particularités du port est que cĂąïżœïżœest un port en eau. Les bateaux ne peuvent entrer ou sortir quĂąïżœïżœĂƒ  marée haute, en passant une écluse.


On commence toujours une balade sur la zone du port oÃÂč lĂąïżœïżœon répare les bateaux pour voir un peu ce quĂąïżœïżœil sĂąïżœïżœy passe. Ce que je préfÚre cĂąïżœïżœest voir la grue en action lorsquĂąïżœïżœelle retire un bateau de lĂąïżœïżœeau ou bien lĂąïżœïżœy remet. CĂąïżœïżœest une manĂ…ïżœuvre que je trouve trÚs impressionnante.


AujourdĂąïżœïżœhui, nous nĂąïżœïżœavons rien vu de tel, seulement un gros voilier qui bénéficiait de quelques soins au Karcher. Ce voilier était dĂąïżœïżœailleurs à vendre.


En marchant plus loin, nous avons croisé les marins dĂąïżœïżœun chalutier qui rembobinaient leurs filets grùce à une machine électrique. Ah, les filets entassés au soleil ça ne sent pas trÚs bon!


Nous avons ensuite fait un tour sur le port de plaisance. Je voulais voir de mes propres yeux que la grosse barge anglaise immatriculée à Hull nĂąïżœïżœĂƒÂ©tait plus là. Cela faisait plusieurs années quĂąïżœïżœelle et ses occupants (un couple) ĂąïżœïżœhabitaientĂąïżœïżœ le port de Perros. Ils ont dû partir ailleurs, dans un autre port. Si vous croisez cette grosse péniche quelque part, dßtes lui bonjour de ma part.



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Bienvenue à Perros Guirec

Author: Laetitia
Tue, Jul 3, 2007


AprÚs deux semaines de vacances pluvieuses dans le FinistÚre Sud, me voici toujours en Bretagne, à Perros-Guirec dans les CÎtes-dĂąïżœïżœArmor. Je peux profiter de la connexion Internet de mes parents et jĂąïżœïżœai donc le plaisir dĂąïżœïżœĂƒÂȘtre à nouveau sur les ondes. Comme je vous lĂąïżœïżœai annoncé au mois de juin, je passerai une bonne partie de lĂąïżœïżœĂƒÂ©té en Bretagne.

Du balcon de lĂąïżœïżœappartement de mes parents, je vois la mer et en face de moi une partie des sept ßles qui font la renommée de la région, en particulier lĂąïżœïżœĂƒÂźle Rouzic qui accueille une colonie de fous de bassan. De loin, à lĂąïżœïżœĂ…ïżœil nu, la colonie forme une tache blanche sur une partie de lĂąïżœïżœĂƒÂźle, mais en regardant avec des jumelles on peut distinguer les oiseaux en vol autour de lĂąïżœïżœĂƒÂźle.

Ce soir, alors que je vous écris, la mer sĂąïżœïżœest remplie de ce que mon pÚre appelle les Ăąïżœïżœpetites fourmis noiresĂąïżœïżœ. Ce sont les surfers qui tentent leur chance sur les vagues à marée montante. Il nĂąïżœïżœy a pas de trÚs grosses vagues, mais les petites fourmis ont lĂąïżœïżœair de bien sĂąïżœïżœamuser quand mÃÂȘme. Les plus douées restent peut-ÃÂȘtre quinze secondes sur leur planche de surf. Ah et nous disons quĂąïżœïżœelles sont noires parce quĂąïżœïżœelles portent toutes des combinaisons noires en néoprÚne qui les protÚgent du froid. Il faut dire que la température de lĂąïżœïżœeau nĂąïżœïżœest que de quatorze degrés!

En parlant des sept ßles je viens de voir rentrer la derniÚre vedette du soir. AprÚs une balade en mer autour des sept ßles, elle a déposé ses passagers sur la jetée au bout de la plage avant de dĂąïżœïżœaller sĂąïżœïżœamarrer pour la nuit à une bouée.

http://www.bretagne.com/fr/geographie/nature/iles/cotes_d_armor/rouzic



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Le potager de Jacqui et le regard sur la France de Nemesio

Author: Laetitia
Thu, Jun 28, 2007



Je m’appelle Jacqui et je suis Anglaise. J’habite dans un petit village en France avec mon mari et notre fils.

J’aime beaucoup faire du jardinage dans notre verger et notre potager, et comme d’habitude il y a chaque jour quelque chose à faire. Aujourd’hui, après un peu de désherbage j’ai planté mes poivrons forts à côté de mes courgettes.

Nous avons cinquante plants de poivrons et quarante plants de courges : des citrouilles, des melons, des courgettes rondes et des pâtissons. Nous avons planté des courgettes à la fin avril et cette semaine j’ai récolté les premiers légumes. Il y aura des courgettes à manger à chaque repas cet été!

Lorsque nos amis Anglais étaient chez nous l’année dernière, ils m’ont acheté un livre (en français) de recettes de courgettes. C’est super! Il y a de bonnes recettes dont celle de la ‘confiture de courgette’! Comme d’habitude je fais mes confitures avec les fruits des mes vergers; des prunes,des cerises, des poires, des pommes, des pêches et des coings. Cette semaine j’ai récolté beaucoup de cerises, peut-être pourrais-je faire les confitures de courgette et cerise................
Aller, on va faire d’autre récoltes. Au Revoir!!!

À travers les yeux d’un étranger à Paris.
Bonjour! Je m’appelle Nemesio Gil. J’habite aux Iles des Caraïbes et j’écoute le podcast de Laetitia tous les jours.

Quand je suis allé en France pour la première fois, j’étais ravi de quitter la salle de classe, où j’ai appris cette langue précieuse, pour avoir enfin un contact direct avec les Français de Paris.

J’étais aussi très curieux. On m’avait dit qu’il ne fallait pas dire « Dieu vous bénit » aux Parisiens dans n’importe quelle circonstance à cause de la laïcité. Je ne comprenais pas du tout ce que cela voulait dire. Eh, bien, j’ai essayé! Curieusement, et à ma surprise, la gentillesse et la tolérance des Français m’ont frappé d’une manière vraiment positive. « Merci beaucoup, Monsieur ! » « Ah, merci ! » étaient les réponses les plus chaleureuses que j’ai reçues.

Ainsi, j’ai appris que la laïcité française est vraiment un signe de la tolérance et du respect envers les autres soient-ils étrangers ou citoyens. Avec leur attitude, les Français et les Françaises que j’ai connus à Paris, ont donné à cet étranger des Iles des Caraïbes une vraie et importante leçon de tolérance et d’amitié « à la française ».
Que Dieu bénisse la France !


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Un pĂšre et son fils, plongeurs et comiques par Mike, Kansas City

Author: Laetitia
Wed, Jun 27, 2007


Ici à Kansas City, l'été tout comme un mauvais invité arrive en avance et s’en va bien tard. Donc, après mon travail hier j'ai décidé d’emmener mon neveu nager. C’est le fils cadet de mon frère.

L’immeuble où je vis possède une piscine privée que peu de résidents utilisent.
Mon neveu voulait apprendre à plonger. Il est aventureux et voulait commencer à plonger du plongeoir. Mais j'ai insisté pour qu'il commence par plonger du bord. Comme il s’est jeté à plusieurs reprises dans l’eau sans le style ou sans technique, une tache rouge est apparue sur son ventre. Mais il a continué sans se plaindre.

Cela m'a rappelé son père (mon frère cadet) qui était le jeune entraîneur d'une équipe de natation à la piscine publique pendant l’été il y a presque 30 ans.

Il y a eu à l’époque une rencontre sportive entre toutes les équipes de natation de piscines publiques et l’équipe de mon frère. L'équipe de mon frère était l'équipe qui accueillait les autres et comme d'habitude il avait organisé une petite farce. Il s'était inscrit en tant que participant au concours de plongeons.

Bien qu'il ait été un bon plongeur, il était vraiment un meilleur comique.

C'était le match de clôture de l’été et il y avait beaucoup de monde, les équipes et leurs familles étaient dans le public.
Un ami de mon frère était le présentateur. Et il annonçait chaque plongeon et le degré de difficulté.

Chaque plongeon de mon frère était très difficile, bien réalisé mais à chaque fois il faisait un plat au moment d’entrer dans l’eau qui faisait un grand "WHACK"!

Tout le monde était triste pour lui (sauf moi, ma famille et ses amis. Vraiment, j’avais du mal à ne pas rire ). Et à chaque fois qu'il a montait l'échelle il feignait d'avoir eu une grande déception. Et il a continué à faire la même chose jusqu'à la fin de la compétition.
Hier, je me suis bien amusé en observant mon neveu Kevin. Je souhaite que comme son père il soit capable de faire rire les autres. Parce que même si mon frère avait gagné la compétition, je ne m’en souviendrais probablement pas maintenant.

Ainsi quand j'ai laissé mon neveu essayer de plonger du plongeoir, j'ai attendu pour voir comment il réagirait. Et je n'ai pas été déçu. Comme son papa il a ri et il était prêt à essayer de nouveau!


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Le congrÚs évangélique de Cologne, par IrÚne * Mon pÚre, par Ann

Author: Laetitia
Tue, Jun 26, 2007


Ici, à Cologne, vient d’avoir lieu du 6 au 10 juin le 31ème congrès évangélique allemand. La ville était toute décorée de orange et remplie de monde. Il y avait de la musique et des discussions. Le jeudi 7 il y a aussi eu la procession de la Fête-Dieu des catholiques avec des drapeaux, des personnes habillées en costumes représentant les différents groupes comme chaque année.

Ceux qui avaient envie de prier ensemble se sont rencontrés dans une église catholique à 21 heures. Là, les frères de Taizé ont participé au congrès. Si vous avez envie d'écouter un peu:
http://www.absolutely-intercultural.com publiera une épisode qui vous permettra de partager un peu cette atmosphère.
C'est l' œkoumène, non?
Ah, et le samedi j'ai rendu visite aux confrères et soeurs protestants avec ma fille. On s'est bien amusé, mais ça c'est une autre histoire.

Amicalement
Irene

Irène ajoute l’adresse suivante à l’intention de ceux qui aiment les prières et les chants de Taizé sur
http://www.domradio.com/aprogrammaktuell/taize.htm (podcast qui publie la liturgie de la lumière pascale hebdomadaire)

Mon père, par Ann de Rome
Aujourd’hui j’ai dit au revoir à New York et je suis retournée à Rome
où j’habite depuis neuf ans. Je suis allée à NY pour rendre visite à ma
famille. Mon père est très malade et j’ai voulu donner un coup de main à ma mère et à ma soeur qui s’occupent de lui pendant ce moment difficile. Mon père était très content de me voir.
Il a souvent été malade ces dernières années parce qu’il souffre du
diabète.
Pendant mon séjour, j’allais tous les jours à la maison de santé où
il séjourne désormais depuis un mois. Avec mon père, nous sortons dans le jardin et nous prenons le pain qu’ils donnent avec le repas parce qu’il ne mange jamais ce
pain: il s’amuse à le donner aux oiseaux! Il dit
toujours «Les petits et les grands mangent tous ensemble sans se
disputer…Tu vois? Ils s’entendent très bien» Ensuite, il lève
son visage vers le soleil pour prendre un bain du soleil. En fait,
le premier jour lorsque je suis arrivée, je lui ai tout de suite dit : «Alors, on m’a dit que tu étais malade! Je te trouve plutôt bronzé comme après des vacances en Floride!»

Quand j’ai dit au revoir à ma mère, elle s’est couvert le visage et a
commencé à pleurer. Nous étions dans les bras l’une de l’autre et j’ai lui dit qu’un jour, je
l’emmènerai habiter avec moi en Italie et que nous irions ensemble
même visiter Paris! Mon père n’a pas pleuré. Il m’a demandé
seulement si j’avais assez d’argent sur moi et puis il m’a dit
“Fais ce que tu dois faire”.


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Une douche de noces, par Karen

Author: Laetitia
Thu, Jun 21, 2007


Dimanche soir, je rentrais d'une fête organisée pour ma sœur. Elle va se marier en juillet et j’ai organisé cette fête pour que tout le monde puisse la féliciter et lui offrir des cadeaux. En anglais, cette fête s'appelle "bridal shower," ou littéralement "douche des noces".

Lorsque je suis arrivée chez moi, j'ai garé ma voiture à côté des poubelles. Avant de sortir de ma voiture, j'ai jeté un œil vers les poubelles et j'ai remarqué quelque chose de très bizarre et d’inquiétant. Cela ressemblait à une peluche, un chat avec quelque chose autour du cou. C'était quoi, ce truc autour du cou? Cela ressemblait au goulot d'une bouteille cassée. Pendant que je regardais, le jouet a bougé! Ce n'était pas un jouet, mais un vrai chat, un tout petit chaton. Il n'avait pas plus de huit semaines. Sa fourrure était très sale. Un œil semblait fermé à moins qu’il ne l’ait perdu? Ce petit chat m'a beaucoup inquiétée et je me suis dit "Qu'est-ce que je dois faire? Qui est-ce que je dois appeler?" Le dimanche soir, c'est difficile de trouver un vétérinaire, mais enfin, j'ai trouvé le numéro de téléphone d’une clinique vétérinaire d’urgence. Mon amie l’a pris pendant que je nous ai conduits vers l'hôpital. Le vétérinaire a enlevé la bouteille et nettoyé les blessures. Comme le chaton était égaré, on a dû le laisser aux autorités, mais il sera possible de l’adopter après quelques jours.

Mon amie et moi, lui avons rendu visite mardi soir. Il était très beau, avec sa fourrure longue et soyeuse et ses beaux yeux verts (deux yeux, heureusement). On va l'adopter lundi prochain, dès qu’il sera guéri de ses blessures. On veut lui donner une belle vie pour qu'il oublie sa jeunesse traumatique!


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L'histoire du Monde, par Ahmed au Canada

Author: Laetitia
Wed, Jun 20, 2007


Ah, vous croyez que je vais vous raconter toute l’histoire du monde dans mon podcast, et en plus il s’agit de toute l’histoire du monde de la préhistoire à nos jours. C’est amusant, mais ce n’est pas très pratique « dans un podcast ». Donc, de quoi s’agit-il? En fait, il s’agit du dernier livre que j’ai lu. Les auteurs du livre (Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot) précisent que l’idée est simple, ambitieuse et modeste : celle d’écrire un livre court qui sert de récit à l’histoire du monde. Je viens de finir la lecture de ce livre au format de poche, et je l’ai trouvé amusant, même si comme les auteurs eux-mêmes l’ont signalé, il comporte parfois des points de vue personnels.

C’est très intéressant de rencontrer dans une seule œuvre Moïse, Jésus, Mahomet, César, Cléopâtre, Hannibal, Napoléon, Lénine, Fidel Castro, Alexandre, Jeanne d’Arc, Staline, Hitler, Molière, Ghandi, Mao Tse Tong, Michel-Ange, Charles de Gaulle, et d’autres. C’est aussi amusant de rencontrer autant de peuples et de civilisations dans un si petit livre.

En revanche, ce que je n’ai pas aimé c’est que les auteurs (peut être parce qu’ils sont Français) ont consacré plus de pages à l’histoire de France. C'est-à-dire que l’histoire des autres pays n’a pas occupé la même place dans le livre.

Mais quand même, j’ai aimé ce livre, et surtout le fait qu’il ne s’agisse pas d’un livre d’histoire chronologique, mais d’un livre écrit comme un roman. C’est donc davantage un conte d’histoire. J’ai aussi aimé les citations, comme celle de Boileau : « ce qui se conçoit bien, s’énonce bien ».


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